Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

15 octobre 2011

samedi numérique : Salon de la revue et médiathèque de Brétigny-sur-Orge

Ce samedi (on annonce un temps magnifique) sera joliment rempli. À 11 heures j’irai au 21e salon de la revue assister à la présentation de la revue de création numérique de Pierre Ménard, d’ici là, par Joachim Séné avec lecture par Anne Savelli de textes publiés dans les 8 premiers numéros. Je prendrai ensuite le RER C direction la médiathèque de Brétigny-sur-Orge où du 15 au 22 octobre est organisée une semaine numérique. Parmi les différents rendez-vous autour du livre et de la lecture numérique il y aura ce jour dès 15 heures une rencontre avec Cyril Cossardeaux du magazine web Culturopoing et moi-même pour ePagine (ce blog et le site). Deux pistes de réflexion : La culture sur le web, quels avantages, quelle visibilité ? Lire le numérique sur Internet, l’avenir du livre et des magazines papier. Samedi prochain, 22 octobre, toujours à 15 heures, la médiathèque recevra l’association 10200 Z’images qui fera une large présentation de l’usage des nouveaux outils numériques (smarphones, tablettes tactiles) et reviendra sur les enjeux éducatifs, culturels et économiques. Ce rendez-vous sera plus un atelier qu’un débat et des tablettes iPad seront mises à la disposition des participants. L’entrée est à chaque fois libre mais, pour l’atelier, pensez à réserver (01 60 85 20 97).

Bon week-end  !

ChG


21e Salon de la revue (du 14 au 16 octobre 2011)
Espace d’animation des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple 75004 Paris
Métro : ligne 1, Hôtel de ville ou Saint-Paul ou ligne 11, Rambuteau

Médiathèque de Brétigny-sur-Orge
Espace Jules Verne
rue Henri Douard
Tél. : 01 60 85 20 70
En voiture : A6 Lyon, sortie n°7 Fleury-Mérogis direction Brétigny, sortie Brétigny Centre.
En train : RER ligne C direction Saint Martin d’Etampes ou Dourdan, arrêt Brétigny.

21 juin 2010

En musique avec les livres numériques

Comme tout événement, La Fête de la musique permet aux libraires de faire des tables ou des vitrines spécifiques, de mélanger la nouveauté et les livres plus anciens – ce qu’on appelle le fonds. Dans ces cas-là, ils passent d’un rayon à l’autre, revisitent autrement leur assortiment, se souviennent de telle lecture,  sont heureux de pouvoir ressortir ce livre qu’ils n’ont pas conseillé depuis longtemps… C’est plaisant. Pensant à la Fête de la musique, je me suis amusé à chercher dans le catalogue ePagine quels livres numériques je pourrais mettre en avant. Je pensais ‘concert’, ‘leçon de piano’, ‘compositeurs’, ‘instruments’…  Au rock, au classique, aux biographies, aux romans… Et voilà comment  des livres qu’on n’aurait peut-être jamais vu ensemble se retrouvent soudain au même endroit. Cacophonique, vous avez dit ?

 

Du classique à l’opéra

Notes sur Chopin d’André Gide, Gallimard : « Pianiste lui-même, et fin musicologue, l’écrivain avait à coeur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l’interprétation qu’en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux oeuvres, à leurs «intentions». »

Le requiem de Franz de Pierre Charras, Mercure de France : « L’auteur s’efface derrière un homme à qui il a donné la parole et qui est en train de mourir : cet homme est jeune, talentueux, syphilitique, désargenté, romantique, sensible ; malgré la fièvre qui l’emporte et la fin de sa vie qui approche, ce qu’il entend n’est pas une voix mais des notes et ce qu’il perçoit n’est pas un nouveau lied, c’est un requiem. Mais cette messe des défunts, Franz Schubert aura-t-il le temps de la transposer ? » (chronique du 27 avril 2010)

Schumann de Sylvie Oussenko, Éditions d’Organisation / Eyrolles pratique. De la naissance à la mort de Schumann, l’auteur retrace son parcours intime et musical, dégageant ainsi ce qui fait la spécificité de son oeuvre. Chacune des grandes périodes de sa création fait l’objet d’une partie, elle-même découpée en chapitres, qui sont autant d’étapes significatives. Vivant, le texte est jalonné de citations. Pédagogique, il situe l’artiste dans son contexte historique et technique. CD audio offert.

Carnet d’opéra de La flûte enchantée de Mozart de Muriel Lameignère, Digit Books : ce carnet d’opéra est une invitation au voyage musical ! En écoutant la musique, des images, des costumes, des décors sont peu à peu venus à mon imaginaire. C’est juste une interprétation personnelle de ce que j’ai ressenti à partir de cet opéra magique !

L’opéra de Sylvie Oussenko, Éditions d’Organisation : « Des origines à nos jours, ce guide propose un panorama complet de l’opéra, constituant ainsi une référence accessible sur le sujet. Pour chaque période historique, il présente les grandes dates, les principaux compositeurs et les oeuvres majeures du genre. 23 fiches consacrées aux opéras incontournables, 1 index des compositeurs et 1 index des oeuvres.

Rock d’ici et de là-bas

666, quatre études sur le rock’n'roll de Claude Chastagner, publie.net : « Claude Chastagner est le premier à avoir développé dans un département universitaire (le département d’anglais de Montpellier 3), dès 1994-1995, un fonds de ressource et une approche spécifique du rock’n'roll. De l’autre côté de l’Atlantique, et on l’a su par Greil Marcus ou bien d’autres, longtemps qu’on sait que cette explosion des rituels, ce qu’ils sous-tendent pour les moeurs, l’idée de la musique, le comportement des foules, ou tout simplement l’instance symbolique des mutations sourdes ou violents d’une société, est une tâche urgente et nécessaire. »

Alain Bashung, Monsieur rêve encore de Patrick Amine, Denoël (lire la chronique du 18 juin 2010) : « Augmenté d’entretiens, de témoignages et de documents inédits (un chapitre est notamment consacré à la maladie et à la mort du chanteur, un autre à la sortie de Bleu pétrole, son dernier album), ce livre est une réelle plongée au coeur de l’univers « Bashung » et évite toutefois le voyeurisme ou l’impudeur. »

Variété française

Une histoire d’Etienne Daho de Christophe Conté, Flammarion : « Au-delà de Daho, figure tutélaire de plusieurs générations d’artistes, c’est plus largement toute l’histoire de la musique en France qui apparaît en filigrane dans ce récit, de l’après-punk jusqu’à aujourd’hui. »

Renaud ; Briographie de Christian Laborde, Flammarion : « Dans cette « briographie », entreprise durant la tournée « Rouge Sang », Christian Laborde retrace, avec une précision qui n’exclut pas la fantaisie, le parcours artistique d’un chanteur, à la fois tendre et révolté, dont les refrains et les mélodies ne cessent de nous émouvoir. »

Un roman, un essai, une revue

La musique d’une vie d’Andreï Makine, Le Seuil : « Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. Fin du long purgatoire que sa famille a vécu durant les années de terreur. Promesse d’oubli, de célébrité future, de nouvelles rencontres parmi la jeunesse dorée de la capitale… Or ce concert n’aura pas lieu. La vie d’Alexeï se jouera sur une partition différente, marquée par l’amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité des vaincus. »

Le toucher des philosophes (Sartre, Nietzsche et Barthes au piano) de François Noudelmann, Gallimard : « Le jeu musical transporte une gamme d’affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur la touche. »

D’ici là t.3 : « la musique savante manque à notre désir », publie.net. En partant du vers de Rimbaud qui donne son titre à ce troisième numéro de la revue trimestrielle de création numérique d´ici là, 40 auteurs contemporains sont invités à autant de créations autour de la musique.

Créer : composez, jouez, chantez

L’art d’écrire une chanson de Claude Lemesle, Éditions d’Organisation : « Rédigé par l’auteur de « L’été indien », cet ouvrage prodigue un ensemble de conseils, techniques et exercices pratiques pour apprendre à écrire une chanson. De manière dynamique et drôle, l’auteur y distille le récit de ses rencontres avec les plus grands de la chanson française (Joe Dassin, Serge Reggiani, Michel Sardou, Michel Fugain, Dalida…), et relate la manière dont sont nés la plupart de leurs succès. »

Rêve de la rue Rosa Bonheur Bruno Giner, éditions François Dhalmann. Conducteur de poche. Partition pour orchestre symphonique d’élèves d’après un texte de Jacques Roubaud. Commande de l’Ariam Ile de France. Nomenclature : 2.2.2.2/1.2.1.0/Perc (2)/Crd. Difficulté : moyen-intermédiaire. 3 – 5 mn. (Gratuit)

La technique vocale de Hervé Pata, Éditions d’Organisation : « Ce guide conçu par un professionnel propose une méthode complète pour apprendre à poser sa voix ou à chanter. Il est illustré d’exercices contenus sur un CD-audio. »

Quelqu’un a-t-il pensé aux enfants ?

Le pays sans musique d’Angèle Delannois et Pierre Houde, éditions de l’Isatis / Tourne-pierre : « Dans un pays très lointain, un sultan interdit la musique dans tout son royaume. Un jour, il décide d’aller vérifier si sa loi est bien respectée par ses sujets. Les humains obéissent mais qu’en est-il du merle, du loup, du ruisseau et de la propre fille du sultan ? Une histoire invraisemblable ? Pas si sûr… »

Tous ces livres numérisés sont à feuilleter et à télécharger sur ePagine ou chez les libraires partenaires du réseau. Maintenant, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles et surtout, pensez à écouter de la musique tous les jours. Et à lire !

Christophe Grossi

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