Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

24 mai 2013

Le Peuple des berges de Robert Giraud, Le Dilettante

Grâce aux bons soins d’Olivier Bailly, Le Dilettante vient de publier Le Peuple des berges de Robert Giraud, auteur entre autres de l’incontournable Vin des rues. Les amoureux de Paris (époque Doisneau) et les amateurs de gouailles parigotes, d’argot, de style ou du sens de la formule devraient aimer cet ensemble de portraits touchants, tendres, drôles ou plus noirs de ceux qui aujourd’hui, avec l’arrivée du politiquement correct, ne sont plus appelés clochards. Le regard de Robert Giraud, cette façon de parler aux/des hommes et femmes, pourra rappeler celui d’un Henri Calet (La belle lurette, par exemple) si ce n’est que l’auteur aura vécu (la journée disons) avec les clochards de Paris après la seconde guerre mondiale, les aura suivis dans leur quotidien, leurs errances, leurs débrouilles, leur misère, leur histoire. Ce texte est disponible dans sa version imprimée (12 €) et en numérique (5.99 €). L’occasion de rappeler que l’offre numérique du Dilettante s’étoffe chaque jour. Plus de 200 titres sont aujourd’hui téléchargeables sur le site de la librairie ePagine (maquette sobre, marquage sans DRM, prix très abordables), un catalogue où l’on retrouve à la fois des auteurs du XXe siècle que nous affectionnons (Henri Calet, Jean Forton, Georges Hyvernaud, Jacques Perret, Alexandre Vialatte…) et des auteurs contemporains (Franz Bartelt, André Blanchard, Pierre Charras, Anna Gavalda, Eric Holder, Vincent Ravalec, Isabelle Rivoal, Vincent Wackenheim…). Infra, un extrait de la préface du Peuple des berges ainsi qu’une revue de presse & web. ChG

 

« La cloche, en argot, c’est le ciel. Sont clochards tous ceux qui n’ont que le ciel pour toit. Paris compte quelque vingt-cinq mille individus dans ce cas. On ne saura jamais, et pour cause, l’effectif exact de cette légion de pouilleux, vivant en marge d’une société dite organisée. On vient ; on s’en va ; on meurt dans le plus strict anonymat dans le monde de la guenille. Les loques sont une sorte d’uniforme qui, semblables à tous les autres uniformes, ôtent toute personnalité à qui les endosse. »

Robert Giraud, Le Peuple des berges, Le Dilettante, 2013

 

Le Peuple des berges

« Du 8 octobre au 3 décembre 1956, semaine après semaine, l’hebdomadaire Qui ? Détective publie « La vie secrète des clochards de Paris », neuf articles signés Robert Giraud. Cette exploration de la Ville lumière côté ombre est aussi une chronique du petit peuple des rues, un hommage à ceux qui paient d’une incommensurable misère une liberté toute relative.
Héritier du Détective dirigé dès la fin des années vingt par Joseph et Georges Kessel, Qui ? Détective n’est plus l’hebdomadaire de grands reportages d’avant-guerre, mais il n’est pas encore devenu Le Nouveau Détective qui s’affiche à la devanture des kiosques en 2012. C’est alors une passionnante photographie de la France de la IVe République. Pas toujours exempte de sensationnalisme, certes. Chaque époque a ses tares et l’on rira peut-être demain de l’objectivité de principe (principes à géométrie variable) des médias qui fabriquent aujourd’hui l’opinion.
Bob collabore à Qui ? Détective depuis le mois de juin 1954. Il cosigne son premier reportage – l’enterrement en grande pompe d’Alexandre Bouglione, « le roi du cirque » – avec son vieux copain Pierre Mérindol. Avant qu’il ne devienne le fameux chroniqueur du banditisme lyonnais au sein de la rédaction du Progrès de Lyon, Mérindol a fait les 400 coups avec Bob. Brocanteurs, traînant leur charrette à bras sur le pavé, ils montent ensemble le cabaret les Escarpes au numéro 74 de la rue du Cardinal-Lemoine (pour la petite histoire au rez-de-chaussée de l’immeuble qui abrita Hemingway lorsqu’il écrivit Paris est une fête). Ils relancent la chanteuse Fréhel qui y fait ses dernières et pathétiques apparitions publiques et y organisent un bal des tatoués dont la presse se fait l’écho, notamment Qui ? Détective du 17 juillet 1950, dans un article signé Jean Le Conte et illustré de photos de… Robert Doisneau.
Cette paire de Robert se connaît depuis 1947, mais leur collaboration professionnelle ne débute qu’en 1950. Cette année-là, ils publient avec le commissaire Jacques Delarue Les Tatouages du milieu. En avril ils livrent « Étoiles noires de Paris » à la rédaction de Paris Presse – L’Intransigeant, une série de portraits de doux dingues que l’on peut alors croiser ici et là dans Pantruche. Il est probable que Doisneau ait introduit son compère à Qui ? Détective. Pourtant ce n’est pas lui qui illustre le reportage que nous pouvons lire dans ce recueil, mais Georges Dudognon. » (Extrait de la préface d’Olivier Bailly au Peuple des berges de Robert Giraud, Le Dilettante, 2013)

 

Bio-bibliographie

Robert Giraud (1921-1997) s’est distingué dans la Résistance, puis a collaboré, dès 1945, à Franc-Tireur, Paris-Presse, France-Soir et Qui ? Détective, avant d’aborder la carrière de bouquiniste. Après avoir écrit Le Vin des rues, il devint chroniqueur attitré de L’Auvergnat de Paris, croquant les innombrables bougnats alors tenus par des Auvergnats, des Limousins et des Aveyronnais. Plus parisien que nature, Robert Giraud, que l’on rencontrait surtout dans un bistrot à vins du pied de la butte Montmartre, Le Négociant, avait notamment écrit sur la langue des Titis. Outre Le Peuple des berges, quatre autres titres de Robert Giraud publiés eux aussi au Dilettante sont disponibles en papier et en numérique: Paris, mon pote, Faune et flore argotiques, Les lumières du zinc et Carrefour Buci. L’œuvre de Robert Giraud a également été publiée par d’autres maisons d’édition, notamment Denoël.

 

Ils en parlent

Jérôme Garcin – Le Nouvel Observateur
« Ces clochards parisiens des années 1950, Robert Giraud (1921-1997) les appelait « le peuple des berges », « le monde guenilleux » ou « l’armée des couche-dehors ». L’auteur du Vin des rues et de l’Argot du bistrot, qui était un peu le Henri Calet des bougnats, les connaissait bien… Giraud les portraiture sans les idéaliser ; il n’a pas son pareil pour attendrir la misère et rendre leur dignité aux humiliés. Son livre d’un autre temps, celui du noir et blanc de Doisneau, est terriblement actuel. C’est beau, c’est triste. »

Florence Bouchy – Le Monde
« Le journaliste a (…) de 1947 à 1950, « partagé l’existence des gueux ». Olivier Bailly, le préfacier, rappelle qu’à cette époque, au chômage, récemment divorcé, Giraud s’est laissé dériver avec les mendiants de Paris, partageant leur quotidien, apprenant les règles de cette société parallèle, même s’il n’a « jamais été clochard au vrai sens du mot, parce qu’(il a) toujours eu un domicile ». « La « cloche », en argot, c’est le ciel, rappelait souvent le journaliste. Sont clochards tous ceux qui n’ont que le ciel pour toit… Si « le miséreux a toujours été le meilleur gobeur de merveilleux », c’est que « celui-ci fait oublier tant de souffrances ».

Marc Villard – Blog Actu
« Il faut voir comment Robert présente tout son monde. On n’est pas dans l’étude chiffrée ; là nous sommes côté cœur avec un gros zeste de fiction parfois mais c’est tellement bon quand c’est Giraud qui parle. Olivier Bailly, qui tient un blog consacré à l’écrivain, a signé la préface et on me dit qu’il est à l’origine de cette édition. Mais Giraud n’est pas un inconnu au Dilettante qui a déjà publié notamment Paris mon pote, Carrefour Buci et Les lumières du zinc. Indispensable aux amoureux de Paris. Aux aminches et aux marlous des fortifs. »

Philippe Lacoche – Les dessous chics
Robert Giraud dresse dans un style élégant, efficace et sans graisse, le portrait des clochards de Paris au sortir de la guerre. (…) La plume de Robert Giraud est tour à tour tendre, réaliste, très française. Toujours belle. »

22 mai 2013

Réviser le bac de philo avec LePetitPhilosophe.fr

Sur le modèle de la collection LePetitLittéraire.fr (cf. nos billets précédents), Primento éditions, à quelques semaines des épreuves du bac de philo, vient de lancer une nouvelle série : LePetitPhilosophe.fr, une collection inédite et 100 % numérique conçue pour réviser les concepts majeurs de la philosophie sur tablette, liseuse, ordinateur ou smartphone. Afin de préparer les lycéens au bac 2013, chaque fiche notion (qui équivalent toutes à une quinzaine de pages) comprend une introduction générale sur la notion, les approches de cette notion par les principaux philosophes, une synthèse des aspects majeurs du concept, un choix de citations clés à propos de la notion avec des explications ainsi que les questions et les sujets du bac les plus fréquents. Pour l’heure, plus de 20 notions ou concepts sont disponibles au format numérique sur ePagine (le bonheur, Autrui, la liberté, l’inconscient, le vivant,…) et des dizaines d’autres arriveront très prochainement. Infra, le communiqué de presse de l’éditeur. Cliquez ici pour découvrir la collection sur ePagine.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dans un mois, les épreuves du baccalauréat commenceront par la philosophie. Avec lePetitPhilosophe.fr, réviser la philosophie sur son smartphone est désormais possible !

Redoutée plus que toutes les autres, la philosophie génère beaucoup de stress et d’inquiétude chez les lycéens. Sur les forums et les réseaux sociaux, les appels à l’aide se multiplient : « Au secours, le bac de philo arrive et je n’ai rien compris. Mon cours est trop brouillon. Que dois-je faire ? J’ai besoin de conseils ! » s’exclament de nombreux élèves. Pour réviser calmement et à leur rythme, les lycéens peuvent désormais compter sur lePetitPhilosophe.fr, la nouvelle collection d’ebooks pour comprendre les bases de la philosophie et ses concepts majeurs.

LePetitPhilosophe.fr propose des fiches d’une dizaine de pages sur toutes les notions à connaître pour réussir l’épreuve de philosophie. Stéphanie Felten, responsable de la collection, affirme : « Il existe un réel besoin pour des ressources numériques capables d’expliquer simplement la philosophie. Les fiches que nous avons développées permettent aux jeunes de mieux revoir les concepts-clés et l’approche des grands philosophes. L’apprentissage de la philo en est facilité ». Le gain de temps lors de l’étude est considérable et les concepts sont bien mieux maitrisés. De cette manière, lePetitPhilosophe.fr entend réduire l’échec des lycéens.

La collection est le fruit de 18 mois de travail avec des professeurs spécialisés dans l’enseignement de la philosophie. Elle sera prochainement enrichie de fiches sur les philosophes majeurs et de commentaires de textes-clés de l’histoire de la philosophie.

L’apprentissage devient mobile

En plus d’une approche pédagogique adaptée aux lycéens, lePetitPhilosophe.fr innove également en étant uniquement accessible en numérique. Thibault Léonard, directeur de Primento, explique : « toutes les études démontrent que les lycéens ont changé leur manière d’apprendre et délaissent de plus en plus les bibliothèques et les manuels scolaires au profit de leur smartphone ou de leur tablette ». Ce changement d’habitude a directement été intégré lors de la conception de la collection. Thibault Léonard ajoute : « LePetitPhilosophe est l’aide-mémoire de dernière minute, qui vous dépanne sur le chemin de l’épreuve du bac de philo, quand vous êtes dans le métro ou dans le bus ».

Toutes les ressources de la collection sont accessibles 24h/24 et ont été conçues pour une lecture sur tablette, smartphone et liseuse. Les fiches du PetitPhilosophe.fr sont vendues 3,99 euros sur toutes les plateformes de vente de livres numériques.

19 mai 2013

Les douze lauréats du Grand prix de l’Imaginaire 2013

Le GPI, ou Grand Prix de l’Imaginaire, est le prix français le plus ancien encore en activité – depuis 1974 – ainsi que le plus prestigieux consacré aux littératures de l’Imaginaire (le terme « Imaginaire » recouvrant la science-fiction, la fantasy, le fantastique, de même que diverses fusions de ces genres et encore les « transfictions »). Douze romans et nouvelles ou recueils (français et traduits), essais, BD, mangas,… recevront le Grand Prix de l’Imaginaire (GPI) 2013 à l’occasion du festival Étonnants voyageurs qui se tient à Saint-Malo depuis le 18 jusqu’au 20 mai 2013 (cf. notre billet). Cette année, dans la catégorie roman francophone, le Grand prix de l’Imaginaire sera décerné à Thomas Day pour son roman Du sel sous les paupières (Gallimard, Folio SF) et, dans la catégorie roman étranger, à Paolo Bacigalupi pour La fille automate (Au Diable vauvert), roman également récompensé pour sa traduction. Les prix seront remis officiellement aujourd’hui dimanche 19 mai à 18 h 15. Dans la liste infra, nous précisons, via des hyperliens, les titres qui sont disponibles en numérique sur le site de la librairie ePagine (7 titres sur les 12 récompensés). Pour retrouver tous ces titres sur une seule page, cliquez ici. ChG

 

Les lauréats du Grand prix de l’Imaginaire 2013

 

 

Roman francophone
Du sel sous les paupières de Thomas Day (Gallimard)

Roman étranger
La fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)

Nouvelle francophone
Une collection très particulière (recueil) de Bernard Quiriny (Seuil)

Nouvelle étrangère
La petite déesse d’Ian McDonald (parue dans Bifrost n° 68)

Roman jeunesse francophone
Magies secrètes d’Hervé Jubert (Le Pré aux Clercs)

Roman jeunesse étranger
Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette)

 

 

Prix Jacques Chambon de la traduction
► Sara Doke pour La fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)

Prix Wojtek Siudmak du graphisme
► Shaun Tan pour La chose perdue et L’oiseau roi et autres dessins (Gallimard)

BD/comics
Les contes de l’ère du Cobra tomes 1 et 2 d’Enrique Fernandez (Glénat)

Manga
Billy Bat tomes 1 à 5 de Takashi Nagasaki et Naoko Urasawa (Pika)

Essai
Ces Français qui ont écrit demain de Natacha Vas Deyres (Honoré Champion)

Prix spécial
► les éditions Ad Astra pour la publication de l’intégrale du Cycle de Lanmeur (2 volumes) de Christian Léourier
& le label Délirium pour la publication des anthologies Creepy et Eerie.

17 mai 2013

Les littératures à l’honneur aux Etonnants voyageurs

À l’occasion du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo (du 18 au 20 mai 2013), la librairie ePagine propose sur son site une sélection de plus de 90 récits, romans, polars et essais à lire en numérique sur le thème du voyage, de l’imaginaire et du déplacement. Ici sont mis en avant les auteurs invités à participer à l’un des thèmes retenus cette année par le festival : « Le monde est un roman », « L’Afrique qui vient », « L’Amérique est une légende », « Littératures de l’imaginaire »… mais également des auteurs non invités à ce festival et dont le travail a à voir avec le voyage ainsi que des auteurs classiques. Avec ces récits de voyage ou initiatiques, ces romans historiques, policiers ou maritimes et ces romans d’aventures ou fantastiques écrits par des auteurs des quatre coins du monde, la mise en avant se veut la plus large possible. Les écrivains médiatisés, français ou étrangers, côtoient de jeunes auteurs. De la même manière, les éditeurs traditionnels et les éditeurs numériques n’ont pas été séparés ni les genres littéraires. On y trouve pêle-mêle Nick Stone, Catherine Mavrikakis, Deon Meyer, Alexander Kent, Albert Londres, Christian Garcin, Lionel Duroy, Ayerdhal, Jørn Riel, Arnaldur Indridason, Hubert Haddad, Jérôme Ferrari, Patrick Deville, Atiq Rahimi, Laurent Margantin, Julie Otsuka, Sorj Chalandon, Comte Kerkadek ou encore Maydan, l’anthologie d’auteurs turcs contemporains. Venez tenter l’aventure en numérique !

Tous ces titres peuvent être téléchargés sur l’ensemble des sites des librairies en ligne et des plateformes de vente de livres numériques, dont ePagine, au format ePub (à lire sur une liseuse, une tablette, un ordinateur ou un smartphone) et ses libraires partenaires. Si certains fichiers ne contiennent pas de DRM (seulement un tatouage numérique ou rien), d’autres au contraire sont proposés par l’éditeur avec la DRM Adobe. Le site de la librairie ePagine le signale à chaque fois. Enfin, tous ces titres en France sont vendus au même prix sur tous les sites, le prix étant fixé par la maison d’édition (dans cette liste, la fourchette varie entre 3.99 € pour le moins cher à 19.99 € pour le plus cher). Bonnes lectures !

ChG

 

Pour consulter les titres sélectionnés, cliquez ici.

15 mai 2013

Festival de Cannes 2013 : la sélection à lire en numérique

Ce soir, la 66e édition du festival de Cannes ouvrira ses portes en déroulant son tapis rouge (jusqu’au 26 mai). Comme chaque année, parmi les films sélectionnés certains s’inspirent plus ou moins directement d’œuvres littéraires classiques et contemporaines. Et parce qu’il y a là quelques textes que nous aimons conseiller, cette nouvelle édition était l’occasion pour nous d’aller fouiller dans le catalogue de la librairie ePagine et de sélectionner ceux qui sont (parfois non) disponibles en numérique ainsi que de remettre en avant ouvrages de référence sur le cinéma et titres qui s’inspirent du festival ou de la Croisette et/ou viennent de paraître.

 

 

Parce que présenté hors compétition en ouverture du Festival dans le grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals, nous avons immédiatement pensé à The Great Gatsby (Gatsby le Magnifique) de Francis Scott Fitzgerald, roman qu’adapte cette fois Baz Luhrmann (c’est la quatrième adaptation depuis la parution du roman en 1924) avec Leonardo di Caprio dans le rôle titre. De nombreuses traductions sont disponibles en numérique sur le site de la librairie ePagine et le texte est également téléchargeable dans sa version originale. Pour info, Folio propose de télécharger une nouvelle traduction de Gatsby au prix de 3.99 € jusqu’au 27 mai inclus (cliquer ici pour accéder à la liste complète). De l’ouverture, nous passons immédiatement à la clôture du festival avec Zulu, thriller de Jérôme Salle (avec Forest Whitaker et Orlando Bloom) et adapté de l’impressionnant roman éponyme de Caryl Férey publié à la Série Noire, disponible en papier et en numérique. Caryl Férey est sans aucun doute l’un des auteurs actuels de romans noirs les plus importants et Zulu est tout bonnement un chef d’œuvre. Fond et forme, intrigue et style, sens de la narration et de la psychologie des personnages, regard politique et poétique, tout est maîtrisé dans ce roman qui parle de l’après apartheid, de drogue, de VIH, de bandes armées dans une ville sud-africaine très violente. Avec Caryl Férey on n’est pas là pour rigoler même si l’auteur parvient parfois à adoucir son univers très très noir. Reste à voir ce qu’en a fait Jérôme Salle. Parmi les autres films sélectionnés, nous avons repéré Jimmy P. (Psychotherapy of a Plains Indian) d’Arnaud Desplechin qui est une adaptation du premier ouvrage de l’ethnopsychanalyste Georges Devereux, Psychothérapie d’un Indien des plaines paru en 1951. Dans cet essai clinique sont exposées, transcrites et analysées les quatre-vingt-cinq séances d’une cure par la parole menée avec Jimmy Picard, Indien Blackfoot, qui a combattu en France lors de la Seconde Guerre mondiale, homme alcoolique, déraciné et sujet à des troubles violents (ce titre publié aux éditions Fayard pour l’instant n’est disponible que dans sa version imprimée). Michael Kohlhaas, le nouveau film d’Arnaud des Pallières, lui, est adapté d’une nouvelle d’Heinrich von Kleist. Pour l’instant, ce texte n’est disponible qu’en anglais chez Melville House digital, la traduction en français qui sera publiée aux éditions Mille et une nuits (en papier et en numérique) est annoncée pour la fin du mois. Le nouveau film de Roman Polanski avec Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner, La Vénus à la fourrure, est adapté de la pièce de David Ives (inédite en français) qui elle-même s’inspirait du roman éponyme de Leopold Sacher-Masoch, œuvre fondatrice du masochisme. Ce titre est disponible en numérique, en anglais et en français. Signalons aussi Behind the Candelabre, le film de Steven Soderbergh (avec Michael Douglas) qui revient sur la vie du chanteur et pianiste homosexuel Douglas Eye Liberace dont Amanda Sthers avait romancé son histoire en 2010 (éditions Plon, disponible en papier et en numérique). Par ailleurs, deux films s’inspirent de BD & manga : La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche est adapté de la bande dessinée Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh (l’album est publié par Glénat et ne figure pas au catalogue ePagine) et Wara No Tate de Takashi Miike est adapté d’un manga de Kazuhiro Kiuchi (inédit en France).


Tous les titres disponibles en numérique figurent dans notre sélection Festival de Cannes 2013 en compagnie d’une quinzaine d’autres ouvrages récents ou incontournables (romans, essais, biographies, techniques du cinéma…) parmi lesquels pêle-mêle vous trouverez Les pas perdus de Gilles Jacob l’actuel président du festival, Le festival de Cannes de Frédéric Mitterrand, Bresson par Bresson de Robert Bresson, L’Apocalypse cinéma de Peter Szendy, Quentin Tarantino, un cinéma déchaîné (collectif), Cinéma d’Élie Faure, Histoire du cinéma français de Jean-Pierre Jeancolas, Dictionnaire amoureux du cinéma de Jean Tulard ou encore Yes, you cannes (amour, paillettes et tapis rouge) de Marie Laurence De Rochefort.

ChG

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