Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

9 janvier 2014

Interview d’Ayerdhal pour la sortie de « Bastards »

Le 6 janvier 2014, pour débuter une nouvelle année en fanfare, les éditions Au Diable Vauvert sortent une nouvelle pépite écrite par Ayerdhal : Bastards. Comme pour le précédent opus de l’auteur chez ce même éditeur, Rainbow Warriors, (lui sur 6 épisodes), la sortie numérique s’effectue ici sur 12 épisodes, s’étalant du 6 janvier au 6 février 2014. Là les deux premiers épisodes sont gratuits. Ce qui permet de se faire une très bonne idée du genre et de la manière d’écrire de l’auteur. Pour marquer cette sortie, nous avons interviewé Ayerdhal.

 

Entretien avec AYERDHAL

eP : Le premier épisode de Bastards est sorti ce 6 janvier. Peux-tu nous faire le pitch en quelques lignes (de ton cru) et nous donner le genre dans lequel s’inscrit Bastard ? S’il est pertinent de vouloir mettre une étiquette sur cette nouvelle parution, bien entendu.
Ayerdhal : Alexander Byrd ne parvient plus à écrire depuis qu’il a été récompensé par le prix Pulitzer. Colum McCann l’incite à arpenter New York en inventant mentalement des vies pour les inconnus qu’il croise et à lier ces vies autour d’un fait divers peu banal : une très vieille dame, non identifiée, qui a occis trois agresseurs avec un outil de jardin et l’aide d’un chat. Sur les traces de celle que les médias surnomment Cat-Oldie, Alexander arpente les cimetières du Queens en rollers avec, dans sa capuche, Folksy, son propre chat ou, plutôt, le chat qui le possède. Dans sa quête de l’inspiration, il cherche aussi conseil auprès de Paul Auster, Norman Spinrad, Jerome Charyn, Toni Morrison, Michael Chabon, Siri Hustvedt… C’est finalement sur la tombe d’Houdini qu’il retrouve Cat-Oldie, dont il découvre qu’elle a connu l’illusionniste, comme elle a fréquenté des personnalités aussi fascinantes que Ian Fleming, Robert Capa ou John Steinbeck, au cours d’une vie si longue qu’elle pourrait bien être la doyenne de l’humanité et si mystérieuse que plusieurs services secrets n’ont eu de cesse tour à tour de l’employer et de la pourchasser.
Une étiquette… pas facile ! Thriller un brin déjanté ?

eP : La première publication numérique va se faire sous forme d’épisodes, 12 au total, qui sortiront du 6 janvier au 6 février. Les deux premiers épisodes sont gratuits, les suivants téléchargeables pour la modeste somme de 0,99 € chaque épisode. Y aura-t-il, comme il y a eu pour Rainbow Warriors, une édition numérique complète reprenant tous les épisodes ?
Ayerdhal : Oui, il y aura une version complète numérique et une version papier.

eP : C’est donc, te concernant au Diable Vauvert, la deuxième « prépublication » sous forme d’épisodes. Est-ce Ayerdhal qui tient à cette prépublication, l’éditeur Au Diable Vauvert ou une réflexion commune vous amenant à travailler ainsi ?
Ayerdhal : Le Diable m’a soufflé l’idée et nous avons poursuivi la réflexion ensemble.

eP : Comment a été écrit Bastards ? A-t-il été écrit et pensé en feuilleton ? Était-il déjà écrit et ensuite a été découpé, ou est-il écrit « en temps réel », comme l’a fait Pierre Bordage cet été ?
Ayerdhal : Ni l’un, ni l’autre. J’avais écrit un peu plus de 200 pages lorsque la Diablesse en chef m’a demandé un pitch, auquel j’ai joint quelques chapitres. En discutant, nous nous sommes aperçus que Bastards ferait une bonne série TV. De là à passer à l’acte, il n’y avait qu’à remodeler ce qui était déjà écrit et à calibrer l’ensemble sur le principe des séries américaines. Environ 50 min de lecture par épisode, avec une scène pré-générique, une histoire interne développant une méta-histoire plus complexe et un cliffhanger. Pour ce qui était déjà écrit, j’ai dû tout reprendre à zéro, ce qui m’a permis de choper le rythme et de poursuivre sur la lancée… bon, j’ai un petit peu dû aussi modifier mon scénario et les personnages originels.

eP : As-tu des retours sur les ventes numériques concernant Rainbow Warriors ?
Ayerdhal : En novembre, nous atteignions un total de 1690 téléchargements.

eP : Le sujet est assez étonnant venant d’un auteur prolifique comme toi : le manque d’inspiration. Pourquoi utiliser ce sujet en trame de fond ?
Ayerdhal : Le syndrome de la page blanche est moins une trame de fond qu’un point de départ. C’est un phénomène que beaucoup d’auteurs connaissent de très près et que certains événements peuvent rendre totalement handicapant. Ainsi, Jean Carrière a éprouvé les pires difficultés à se relever du prix Goncourt décerné à L’épervier de Maheux en 1972 (il a d’ailleurs écrit Le Prix d’un Goncourt en 1987 pour expliquer ce qui lui est arrivé et ce qu’il a ressenti). Pour des raisons d’ordre personnel, j’ai moi-même traversé une période inféconde de plusieurs années. J’ai eu envie de jouer avec.

eP : Cette prépublication se fait en numérique. Lis-tu toi-même en numérique ? Si oui, que lis-tu ?
Ayerdhal : Je lis majoritairement en numérique, sur liseuse ou sur tablette, voire même sur ordinateur en usant de Calibre. Il m’arrive souvent de transformer en epub les fichiers doc ou odt des copains qui me demandent une « première lecture » pour travailler dessus plus confortablement.

eP : Est-ce qu’un auteur très remarqué et reconnu comme toi doit publier des œuvres en papier et d’autres en numérique ? Le fais-tu pour toucher un lectorat plus large, par goût du jeu, parce que tu es sensible aux évolutions technologiques, etc ?
Ayerdhal : J’écris pour être lu. Même si j’aime les livres papier et que la maison en déborde, je ne m’attache pas au support quand je travaille. Or le papier comme le numérique ne sont que des supports. L’ouvrage n’existe que par son contenu, et celui-ci est œuvre de l’esprit, comme le rappelle le Code de la Propriété Intellectuelle.

 

Merci à Ayerdhal pour ces réponses, et bonne lecture à vous, amateurs de thrillers déjantés !

David Queffélec.

Pour accéder à Bastards, épisode par épisode, cliquez ici

15 septembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 9 au 15 septembre 2013]

À partir d’aujourd’hui je proposerai chaque dimanche un billet dans lequel revenir sur la semaine écoulée. Vous y trouverez des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine mais aussi quelques mises en avant récentes de la librairie ePagine. En bonus aujourd’hui, un roman que je viens de terminer et qui m’a beaucoup plu, La main de Joseph Castorp de João Ricardo Pedro publié aux éditions Viviane Hamy.

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 13.09.13 : ePagine publications numériques vous offre La Grande panne de Théo Varlet
ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne sur epagine.fr son sixième livre numérique : La Grande panne de Théo Varlet, un roman d’anticipation publié en 1930 par un passionné d’astronomie et de sciences, à la fois poète et auteur de science-fiction, un visionnaire souvent salué par la critique littéraire dans les années vingt et trente mais dont l’œuvre n’a quasiment pas été rééditée après sa mort. Ce texte et les cinq précédents sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. La préface est signée Xavier Dollo.

► 11.09.13 : Chroniques des Ombres, le feuilleton de Pierre Bordage (mise à jour)
Depuis le 24 juin, Pierre Bordage et les éditions Au diable vauvert nous invitent à suivre une aventure post-apocalyptique en 36 épisodes intitulée Chroniques des ombres. Trois épisodes par semaine (lundi, mercredi et vendredi) jusqu’à parution de l’intégrale en papier et en numérique. Comme annoncé sur le site ActuaLitté, un problème de santé a empêché Pierre Bordage de terminer son feuilleton dans les temps. La maison d’édition a donc mis à jour le calendrier de parution des prochains épisodes, à savoir : épisode 28 le 16 septembre ; épisode 29, le 18 ; épisode 30, le 20 ; épisode 31, le 23 ; épisode 32, le 25 ; épisode 33, le 27 ; épisode 34, le 30 ; épisode 35, le 2 octobre et épisode 36, le 4 octobre. Quant à l’intégrale, elle sera disponible dès le 7 octobre.

► 10.09.13 : SILO de Hugh Howey (Actes Sud, coll. Exofictions) en cinq épisodes avant intégrale
Après avoir été auto-édité aux États-Unis et vendu via Amazon US à plus de 500.000 exemplaires mais avant d’être adapté au cinéma, le roman de Hugh Howey, Wool, arrive en France (sous le titre SILO) grâce aux éditions Actes Sud qui profitent du lancement de ce titre pour inaugurer leur nouvelle collection de SF, « Exofictions ». Respectueux du procédé d’écriture et de diffusion de l’auteur, Actes Sud, avant de le proposer en papier dans les librairies, a choisi de le publier en numérique de manière fragmentée : toutes les semaines, le mercredi, un nouvel épisode est mis en ligne (du 4 septembre au 1er octobre) et le 2 octobre l’intégrale paraîtra conjointement en papier et en numérique.

09.09.13 : Les 10 articles les plus consultés en août 2013 sur le blog ePagine
Retour sur les dix articles les plus consultés au mois d’août 2013 sur ce blog, un mois très creux dans ses trois premières semaines et qui s’est rapidement rempli au moment de la rentrée littéraire et du salon international du livre insulaire à Ouessant où ePagine était invité dans le cadre de Numér’île.

 

— DEUX MISES EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Le généticien Albert Jacquard est mort cette semaine à l’âge de 87 ans. De son engagement, de son humanisme et de ses travaux, il nous reste la lecture de ses ouvrages. ePagine a sélectionné cinq titres parmi la petite vingtaine disponible en numérique. Cliquez ici pour accéder à plus de titres.

 

Vient de paraître Pietra viva de Léonor de Récondo (Sabine Wespieser éditeur) qui revient sur un moment douloureux de la vie de Michelangelo, roman qui suit pas à pas le Maître à Carrare en 1505. Cet été j’ai lu Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard (Actes Sud), roman sur la création, l’utilisation des artistes par les puissants et la confusion des sentiments, un texte très sensuel paru en 2010 qui met en scène un supposé autre épisode de la vie de Michelangelo, en 1506 cette fois : sur invitation du Sultan de Constantinople, le génie de la Renaissance va tenter de concevoir un pont grandiose sur la Corne d’Or, défi que n’aurait pas réussi à relever Léonard de Vinci. Je me suis souvenu aussi que les guides MAF (spécialistes de Vinci) avaient publié en mai dernier un guide où visiter la Toscane sur les pas du sculpteur, peintre et poète. D’autres titres (romans, essais, biographies,…) sont bien entendu disponibles en numérique mais regrouper au moins ceux-là me semblait important. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

 

— PARMI MES DERNIÈRES LECTURES —-

 

Dans ce que j’ai lu cette semaine, je retiendrai surtout La main de Joseph Castorp, premier roman traduit en français de l’auteur portugais João Ricardo Pedro (Viviane Hamy) tout fraîchement publié (disponible en papier et en numérique). Je ne connaissais pas l’auteur mais j’avais une grande confiance avant de l’aborder (souvenez-vous comme j’avais déjà été emballé l’an passé par l’inoubliable Un voyage en Inde de Gonçalo M. Tavares). A priori cet auteur n’a rien à voir avec Tavares ni sur la forme ni sur le fond sauf peut-être cette manière qu’il a lui aussi de renouveler le genre romanesque en racontant l’histoire d’une famille portugaise sur plusieurs générations sans se soucier de la linéarité ni de raconter les faits exacts. Il tourne autour des personnages, mélange les époques et les registres de langues, construit son roman-puzzle avec de courts chapitres qui peuvent être lus de manière autonome, comme des nouvelles. Il n’oublie rien des grandes blessures ni des sauvageries contemporaines (période salazariste, répressions, guerre d’Angola, exil massif…), s’empare de tout un pan de l’histoire de la musique classique, nous bringuebale dans tout le Portugal mais aussi en Europe et en Amérique du Sud, décrit à la Perec les faits et gestes de personnages, soigne les dialogues, les chutes, parle de l’amour, de la maladie ou de la mort avec une grande habileté, a un style époustouflant… Pour moi c’est du grand art. On me dit souvent que la littérature portugaise n’est pas facile à lire. Et si pour une fois vous alliez voir ce qui s’écrit, s’invente et se crée dans ce pays ?

 

ChG

11 septembre 2013

Chroniques des Ombres, le feuilleton de Pierre Bordage (mise à jour)

Mise à jour du 11 septembre 2013 : comme annoncé sur le site ActuaLitté, suite à un problème de santé de Pierre Bordage qui l’empêche de terminer son feuilleton dans les temps, sa maison d’édition vient de mettre à jour le calendrier de parution des prochains épisodes, à savoir : épisode 28 le 16 septembre ; épisode 29, le 18 ; épisode 30, le 20 ; épisode 31, le 23 ; épisode 32, le 25 ; épisode 33, le 27 ; épisode 34, le 30 ; épisode 35, le 2 octobre et épisode 36, le 4 octobre. Quant à l’intégrale, elle sera disponible dès le 7 octobre.

 

 

 

Du 24 juin au 13 septembre 4 octobre, les éditions Au diable vauvert et l’auteur des Derniers Hommes (paru en feuilleton numérique il y a trois été chez le même éditeur) et d’une quarantaine d’autres titres disponibles sur ePagine vous invitent tout l’été à suivre une aventure post-apocalyptique en 36 épisodes, Chroniques des ombres de Pierre Bordage. Trois épisodes paraîtront chaque semaine (lundi, mercredi et vendredi) jusqu’à parution de l’intégrale en papier et en numérique. Les épisodes 1 et 2 sont gratuits et disponibles sur tous les sites de ventes de livres numériques, les suivants à 0.49 €.

« Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné une partie de la population mondiale dans des mégapoles équipées de purificateurs d’air. Les capitales sont regroupées en Cités Unifiées: la plus importante, NyLoPa, réunit New York, Londres et Paris. La sécurité est assurée par une armée suréquipée de super détectives, les fouineurs.

Soudain, dans toutes les villes et en quelques minutes, des centaines de meurtres sont perpétrés par d’invisibles assassins, les Ombres. On soupçonne la secte de la Fin des Temps d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir. Ils vont être entraînés hors des cités, dans le «pays vague», lieu de tous les dangers. »

Un grand feuilleton de SF en 36 épisodes à suivre en numérique cet été et cet automne puis à retrouver en librairie en septembre octobre. Pierre Bordage relève le défi des feuilletonistes du XIXe.

 

Pour accéder au premier épisode sur ePagine, cliquez ici !

9 septembre 2013

Les 10 articles les plus consultés en août 2013 sur le blog ePagine

Numérîle 2013 : Michèle Fitamant (BDP du Finistère) et Gwen Catalá (publie.net)

Retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés au mois d’août 2013 sur ce blog, un mois très creux dans ses trois premières semaines et qui s’est rapidement rempli au moment de l’arrivée massive des romans de la rentrée littéraire… On en parle justement dans les billets que vous trouverez dans la liste infra.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités sur ce blog sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente des libraires partenaires de ePagine (liste à jour ici).

La photo du mois a été prise lors du salon international du livre insulaire à Ouessant où ePagine était invité dans le cadre de Numér’île (photo prise lors de la rencontre avec Michèle Fitamant (BDP du Finistère) et Gwen Catalá (publie.net) le 20 août : « Lecture numérique : nouveaux comportements ou nouveaux lecteurs ? »).

Bonne rentrée (ou sortie ou continuation) et chouettes lectures à tout-te-s.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | août 2013


 

 

1 ► Rentrée littéraire 2013 : des extraits à télécharger gratuitement
| billet du 22 août 2013
2 ► La rentrée de la Fantasy française
| billet du 25 août 2013
3 ► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée à emporter partout cet été
| billet du 13 juillet 2013
4 ► Dernier billet avant la rentrée
| billet du 28 juillet 2013
5 ► Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, le feuilleton numérique à suivre tout l’été
| billet du 25 juin 2013
6 ► La rentrée littéraire 2013 sur ePagine
| billets du 30 août 2013
7 ► ePagine invité à Numér’île (Salon du Livre Insulaire de Ouessant)
| billet du 18 août 2013
8 ► Sur la route (le rouleau original) de Jack Kerouac en numérique
| billet du 29 mai 2012
9 ► La Nouvelle Revue de Psychanalyse numérisée
| billet du 12 février 2013
10 ► L’Art de la thérapie de Irvin YALOM (éd. Galaade)
| billet du 9 avril 2013

 

16 août 2013

Les 10 articles les plus consultés en juillet 2013 sur le blog ePagine

Cliquez sur cette image si vous souhaitez l'agrandir.

Avant de reprendre le chemin de l’école (dernières lectures, rentrée littéraire, nouveautés en tous genres, opérations commerciales,…), retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés au mois de juillet 2013 sur ce blog, un mois très riche aux propositions éclectiques qui ont été bien suivies malgré l’heure d’été, la farniente, la déconnexion, les grillades, le monde du bout du monde.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités sur ce blog sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente des libraires partenaires de ePagine (liste à jour ici).

La photo du mois a été prise Place Aimé Césaire (inaugurée très récemment) à Montreuil (Aimé Césaire, le poète et le militant).

À noter que ces lundi et mardi, la librairie ePagine sera l’une des invités de Numér’île, le salon international du livre insulaire à Ouessant qui démarre aujourd’hui, et interviendra notamment lors de la table ronde organisée mardi matin autour de la lecture numérique. Je ferai un court billet de présentation ce dimanche. D’ici là, portez-vous bien, un grand merci pour votre soutien, vos relais, vos messages et une bonne fin d’été à tout-te-s.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | juillet 2013


 

 

1 ► Le Tour de France 2013 : cinq nouvelles policières inédites chez 12-21
| billet du 3 juillet 2013
2 ► Jusqu’au 21 août, osez le bronzage intégral avec Bragelonne et Milady Romance
| billet du 17 juillet 2013
3 ► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée à emporter partout cet été
| billet du 13 juillet 2013
4 ► 9 Destinations Polar avec publie.noir jusqu’au 25 août
| billet du 21 juillet 2013
5 ► Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, le feuilleton numérique à suivre tout l’été
| billet du 25 juin 2013
6 ► Rainbow Warriors de AYERDHAL (Au diable Vauvert)
| billets du 11 mars 2013 et du 15 mars 2013
7 ► Philippe Rey : 10 ans d’édition, 10 titres à prix réduits + extrait de Enrico Remmert
| billet du 19 juillet 2013
8 ► Éditions Métailié : un été très noir à petits prix et programme de rentrée
| billet du 26 juillet 2013
9 ► ePagine publications numériques vous offre César Capéran de Louis Codet
| billet du 7 juillet 2013
10 ► Le bel été de Christian Bourgois éditeur : promos & nouvelles à lire en ligne
| billet du 24 juillet 2013

 

 

9 juillet 2013

Les 10 articles les plus consultés en juin 2013 sur le blog ePagine

Retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés le mois dernier sur ce blog. À l’approche des vacances d’été, des billets plus anciens ont à nouveau été plébiscités, notamment ceux sur les guides de randonnées. Quant à l’actualité, ce sont surtout les 440 premiers titres de la collection Que sais-je ? et l’arrivée de l’excellente maison d’édition Moyen Courrier spécialisée dans les documentaires littéraires qui ont le plus intéressé les internautes. À noter que deux autres billets (ne figurant pas dans cette liste) ont été largement lus et relayés par les amateurs de littératures de l’imaginaire ; ils concernent deux mises en avant de qualité qui ont été lancées en juin et ont pris fin dans les derniers jours du mois : La Décade de l’Imaginaire avec L’Atalante (un vrai succès) et la collection ArchéoSF qui fêtait ses deux ans. Vous trouverez les liens des dix billets du mois dans la liste ci-dessous.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités sur ce blog sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente des libraires partenaires de ePagine (liste à jour ici).

La photo du mois a été prise cité de l’ameublement, Paris 11e.

Un grand merci pour votre soutien et vos relais. Et bonnes lectures à tou-te-s.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | juin 2013


 

 

1 ► liste des éditeurs par distributeur et diffuseur
| mise à jour du 25 janvier 2013
2 ► 18 Topo-guides numériques de Grande Randonnée
| billet du 23 juillet 2012
3 ► 400 titres de la collection Que sais-je ? en numérique
| billet du 22 juin 2013
4 ► Rencontres nationales de la librairie 2013 : LiA s’entretient avec Stéphane Michalon
| billet du 1er juin 2013
5 ► Les 3 premiers documentaires littéraires de Moyen-Courrier en numérique
| billet du 7 juin 2013
6 ► L’Art de la thérapie de Irvin Yalom (éd. Galaade)
| billet du 9 avril 2013
7 ► Liste des librairies affiliées et partenaires d’ePagine
| mise à jour du 20 avril 2013
8 ► Rainbow Warriors de AYERDHAL (Au diable Vauvert)
| billets du 11 mars 2013 et du 15 mars 2013
9 ► Fantôme, la 9e enquête de Harry Hole, par Jo Nesbø (série noire)
| billet du 22 avril 2013
10 ► Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, le feuilleton numérique à suivre tout l’été
| billet du 25 juin 2013

 

15 mars 2013

Rainbow Warriors de AYERDHAL, épisode 1 offert

Ainsi donc, comme je vous le signalais en début de semaine, voici le premier épisode de Rainbow Warriors, écrit par Ayerdhal.

Cet épisode, premier d’une série de huit, vous permettra de débuter une lecture qui vous mènera jusqu’au 2 mai. En effet, les éditions Au diable Vauvert publieront un épisode numérique par semaine. Ce premier étant gratuit, les 7 autres seront vendu au prix de 0,99 € pièce. Idéal donc pour découvrir la plume d’Ayerdhal, qui nous offre ici un joyeux thriller politique.

Ce premier épisode, comme à chaque fois avec Ayerdhal, démarrant sur les chapeaux de roue, nous permet de faire connaissance avec Geoffrey Henry Tyler, ancien colonel de l’armée américaine, mis d’office à la retraite par le bureau ovale. Cet ancien haut gradé est placé à la tête d’une armée de LGBT (Lesbian, Gay, Bi, Trans), en vue de faire tomber le régime de la République démocratique du Mambesi. Dès les premières lignes son portrait est dressé, et ceci d’une manière ciselée mais efficace, avec tout l’humour incisif dont est coutumier l’auteur. On découvre également certains de ses collaborateurs dont on assiste au recrutement. Ayerdhal cisèle ses personnages qui eux tranchent à la machette dans les idées reçues et la politique internationale.

Pour télécharger le premier épisode, cliquez ici.

Le second épisode sortira le jeudi 21 mars.

Ayerdhal sera aussi présent au salon du livre de Paris, sur le stand des éditions Au diable Vauvert (S65) et sur celui des éditions ActuSF (H57). Ne manquez pas d’aller lui dire tout le bien que vous pensez de ce premier épisode !

David Queffélec.

 

•••

 

En résumé, Rainbow Warriors c’est :

► une sortie papier le 21 mars

► en numérique, une mise en ligne chaque jeudi dès le 14 mars :

Rainbow Warriors épisode 1, 14 mars 2013, vendu 0,00 €
Rainbow Warriors épisode 2, 21 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 3, 28 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 4, 4 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 5, 11 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 6, 18 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 7, 25 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 8, 2 mai 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors version complète, 2 mai 2013, vendue 7,99 €

11 mars 2013

Parution de Rainbow Warriors d’Ayerdhal en 8 épisodes (Au diable Vauvert)

Ayerdhal sort enfin un nouveau roman aux éditions Au Diable Vauvert. Mais qui est Ayerdhal ? Il est d’abord un des plus grands auteurs français de science-fiction. Auteur de plus de 20 romans du genre (2 titres pour l’heure en numérique), il a par exemple commis l’excellent Demain une Oasis, réédité en 2006 Au Diable et récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 1993. Mais Ayerdhal, c’est aussi l’auteur de thrillers, et Transparences en est, jusqu’à présent, sa plus belle production. Ainsi Ayerdhal a renoué avec le thriller politique en écrivant d’une main de maître un roman jubilatoire, Rainbow Warriors. Il sortira au format papier le 21 mars, soit pile-poil pour le Salon du Livre de Paris. La vie littéraire est bien faite, quand même. Voici la 4ème de couverture : « Mis à la retraite sur requête du bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposé par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de reprendre du collier à la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain, soutenir le gouvernement transitoire le temps de la rédaction d’une constitution démocratique, et permettre la tenue d’élections en bonne et due forme. Ses moyens : à lui de les définir, l’argent n’est pas un problème. Son effectif : un encadrement d’une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans. »

Et en numérique, me direz-vous ? Pour le numérique, Le Diable renoue avec une pratique qu’il avait déjà initiée pour la sortie d’une réédition en numérique de l’ouvrage Les derniers Hommes de Pierre Bordage (pour rappel, cf. notre billet). Là, Rainbow Warriors sortira d’abord en 8 épisodes, au rythme d’un par semaine, à partir du 14 mars 2013. Et la version numérique complète le 2 mai 2013. Concernant le prix, là aussi Le Diable reprend la formule du Bordage, en mettant le premier épisode gratuit et les suivants à 0,99 €. Nous espérons que cette formule fonctionnera pour l’ouvrage d’Ayerdhal comme il a fonctionné pour celui de Pierre Bordage. En effet, en regardant les chiffres de téléchargement/ventes, il s’avère que le taux de transformation premier épisode gratuit vers second payant est de 10%, ce qui est un très bon ratio. Ensuite, toujours pour le Bordage, les ventes d’un épisode sur l’autre ont été constantes jusqu’au bout des 6 épisodes. Alors, pour résumer :

► une sortie papier le 21 mars

► en numérique, une mise en ligne dès le 14 mars :

Rainbow Warriors épisode 1, 14 mars 2013, vendu 0,00 €
Rainbow Warriors épisode 2, 21 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 3, 28 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 4, 4 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 5, 11 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 6, 18 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 7, 25 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 8, 2 mai 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors version complète, 2 mai 2013, vendue 7,99 €

Bien entendu, ces épisodes et l’ouvrage complet seront disponibles depuis la librairie ePagine, dès la sortie officielle du premier épisode gratuit. Souhaitons à Rainbow Warriors un bon vent, la réussite qu’il mérite et aux lecteurs d’ePagine une lecture jubilatoire et subversive !

David Queffélec

21 février 2013

La voix de Sébastien Ayreault, Loin du monde (Au diable vauvert)

Il y a tout juste un an, je découvrais le style de Sébastien Ayreault grâce à la maison d’édition numérique StoryLab qui publiait coup sur coup un roman, Sous les toits, et une nouvelle, Le cri de l’oiseau moqueur (lire le billet de janvier 2012). C’est d’abord son écriture qui a fait mouche, un style direct, à la Calaferte, mais également imprégné de littérature anglo-saxonne, américaine principalement (Bukowski ou Fante). Sébastien Ayreault, né à Cholet et qui aujourd’hui vit aux USA (Atlanta), tient également un blog, propose des textes et feuilletons en ligne sur d’autres sites et écrit des chansons. Ce fut ma deuxième rencontre avec lui, son autre voix. En décembre 2012, j’apprends qu’un nouveau roman, Loin du monde, va paraître aux éditions Au diable vauvert (en papier et en numérique) et que Sébastien Ayreault sera en France pour quelques jours. Rendez-vous pris, avec le texte d’abord, avec lui ensuite, place du Châtelet à Paris où le rencontrer (IRL et non plus via URL) et entendre sa voix, avec accent celle-là.

Pour lire Loin du monde il me fallait me défaire de ce que j’avais lu précédemment de lui. Parce que ce roman, dans son projet de trilogie, précède chronologiquement Sous les toits (qui sera retravaillé pour sa sortie Au diable vauvert). D’autre part, parce que si Sous les toits est une écriture simple et brutale, incarnée et viscérale, à la hauteur du personnage (David Serre a vingt ans et se bat avec une ville qui l’avale, Paris), Loin du monde se déroule en revanche dix ans plus tôt. Et parce que le personnage, ce même David, a dix ans (et non vingt), qu’il vit dans une petite ville de l’Ouest de la France (et non Paris), Sébastien Ayreault, pour rester à la hauteur du personnage devait lui trouver une voix autre, celle de la préadolescence. Et à la lecture de Loin du monde, c’est d’abord ça que je me suis dit, cette voix il l’a (re)trouvée. En quelques mots, son premier roman est aussi attachant que poignant et aussi drôle qu’incisif. On parle donc d’un premier volet, d’un premier roman aussi, et c’est vrai. Car même si Sébastien a publié d’autres textes avant celui-ci, Loin du monde est bien le premier roman qu’il a achevé et, qui plus est, « loin du monde » de ses dix ans puisque écrit de l’autre côté de l’Atlantique, à Atlanta, tandis que son fils venait de naître.

Pas évident pourtant de faire parler un gamin de dix ans, surtout quand ce gamin est en grande partie sa propre histoire. Pas évident non plus de faire machine arrière, de replacer au présent les années 80 sans tomber dans la nostalgie habituelle (lire aussi France 80 de Gaëlle Bantegnie), de nous faire entrer dans une famille ouvrière sans misérabilisme ou jugement, de parler de son enfance sans en exagérer les accrocs. Et surtout, quand on connaît la fin de ce premier volet, pas évident surtout de tenir le lecteur en haleine, de le garder sur la brèche, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la chute brutale. Ainsi Loin du monde décrit avec simplicité et efficacité (style fluide, à l’anglaise peut-être) le difficile passage de l’enfance à l’adolescence pour son personnage David, cet enfant précoce qui un matin va découvrir dans le même temps le plaisir sexuel et la culpabilité, Eros et Thanatos, le manichéisme et la dualité, Dieu et le Diable, la jouissance et la petite mort, les pulsions et la punition, un enfant qui, à partir de ce jour, n’aura qu’une obsession, découvrir ce que cache le sexe féminin. Et si de temps en temps, David convoque Dieu (qui est en haut du frigo), c’est avec l’originalité de ses dix ans.

© photo : dans le métro, sous la Place du Châtelet _ Sébastien Ayreault par Christophe Grossi, février 2013

Loin du monde retrace également avec minutie le quotidien d’une famille modeste dans les années 80 avec notamment en toile de fond le passage de l’ère industrielle à l’ère post-moderne (peur du chômage, changement plus fréquent de boulot, de ville…) mais aussi l’ennui, le bled pourri, les fugues avortées, les réunions de famille, la grand-mère qui n’a rien à envier à Céline et Artaud réunis, le sexe de la voisine et de la cousine, la mère distante et si mauvaise cuisinière, le père adoré, fan de Johnny et fumeur de Gauloises… La liste serait longue et l’essentiel n’est pas là mais dans sa restitution, dans le style, dans la justesse du ton.

En septembre ou en janvier prochains paraîtra la version retravaillée de Sous les toits. Dans le troisième volet de la trilogie (non écrit à ce jour), David Serre aura cette fois trente ans et il sera père… Ne passez pas à côté de cette voix, lisez Loin du monde ! Le livre broché coûte 15 €, la version numérique 4.99 € sur ePagine (sans DRM).

ChG

 

Titres de Sébastien Ayreault disponibles en numérique sur ePagine :

Loin du monde, Au diable Vauvert, 2013
Le cri de l’oiseau moqueur, StoryLab, 2012

7 octobre 2012

32 extraits gratuits de la rentrée littéraire chez 10 éditeurs dans un seul fichier

Fin juillet, Christian Bourgois éditeur et Anne-Marie Métailié mettaient simultanément à disposition sur les sites de vente livres numériques un fichier gratuit au format ePub qui contenait des extraits de leur rentrée littéraire (romans et polars français ou traduits (voir notre billet du 25 juillet). Début septembre, ce sont Gallimard, Seuil et Actes Sud qui faisaient de même (voir notre billet du 3 septembre). Ils ont ensuite été rejoints par les éditions Robert Laffont. Cette semaine, 10 éditeurs diffusés par Gallimard et le C.D.E ont choisi de se regrouper et d’offrir un dossier au format ePub dans lequel vous retrouverez les premiers chapitres de 32 titres de la rentrée littéraire 2012. Il s’agit de Au Diable Vauvert (3 titres), Balland (1 titre), Denoël (1 titre), Gallimard (11 titres), Joëlle Losfeld (1 titre), La Table Ronde (2 titres), Liana Levi (3 titres), Mercure de France (4 titres), P.O.L (4 titres) et Verdier (2 titres). Les prétendants au prix d’automne et les auteurs médiatisés français ou étrangers côtoient ici des écrivains moins connus ou débutants (Santiago H. Amigorena, Gwenaëlle Aubry, Sebastian Barry, Aurélien Bellanger, Tahar Ben Jelloun, François Cusset, Philippe Djian, Tristan Garcia, Pierre Jourde, Leslie Kaplan, Andy Mulligan, Alessandro Piperno, Nicolas Rey, Mathieu Riboulet, par exemple).

J’ai téléchargé ce fichier sans DRM et l’ai lu sur iPad. Pour éviter les susceptibilités, l’ordre alphabétique par auteur a été privilégié. La table des matières permet néanmoins de naviguer à sa guise dans ce fichier qui contiendrait presque 600 pages s’il avait été imprimé. Chaque premier chapitre est précédé d’une présentation de l’auteur (avec photo) et d’un résumé.

Le fichier d’extraits gratuits et les 32 titres sont téléchargeables sur tous les sites de vente de livres numériques, notamment sur ePagine ainsi que chez les libraires partenaires (liste ici). Ci-dessous la liste des 32 auteurs et de leur roman. Si vous cliquez sur l’un des liens, vous pourrez consulter la fiche, télécharger gratuitement un extrait ou acheter le titre sélectionné.

• Santiago H. Amigorena – La Première Défaite – P.O.L
• Clélia Anfray – Le coursier de Valenciennes – Gallimard
• Gwenaëlle Aubry – Partages – Mercure de France
• Silvia Avallone – Le Lynx – Liana Levi
• Sophie Avon – Les amoureux – Mercure de France
• Sebastian Barry – Du côté de Canaan – Éditions Joëlle Losfeld
• Aurélien Bellanger – La théorie de l’information – Gallimard
• Tahar Ben Jelloun – Le bonheur conjugal – Gallimard
• Viken Berberian – Le cycliste – Au Diable Vauvert
• Alain Blottière – Rêveurs – Gallimard
• Lucile Bordes – Je suis la marquise de Carabas – Liana Levi
• Olivier Bouillère – Le Poivre – P.O.L
• François Cusset – A l’abri du déclin du monde – P.O.L
• Thierry Dancourt – Les ombres de Marge Finaly – Éditions de la Table Ronde
• Philippe Djian – « Oh… » Gallimard
• Tristan Garcia – Les cordelettes de Browser – Denoël
• Emmanuelle Guattari – La petite Borde – Mercure de France
• Fabienne Jacob – L’averse – Gallimard
• Pierre Jourde – Le Maréchal absolu – Gallimard
• Leslie Kaplan – Millefeuille – P.O.L
• Douna Loup – Les lignes de ta paume – Mercure de France
• Andy Mulligan – Trash – Balland
• Xavier Patier – Chaux Vive – Éditions de la Table Ronde
• Alessandro Piperno – Inséparables – Liana Levi
• Maria Pourchet – Avancer – Gallimard
• Nicolas Rey – L’amour est déclaré – Au Diable Vauvert
• Mathieu Riboulet – Les Œuvres de miséricorde – Verdier
• Régis de Sá Moreira – La vie – Au Diable Vauvert
• Anne Serre – Petite table, sois mise ! – Verdier
• Joy Sorman – Comme une bête – Gallimard
• Philippe Videlier – Dîner de gala – Gallimard
• Florian Zeller – La jouissance – Gallimard

8 juin 2012

Au diable Vauvert : 10 nouveautés numériques

Six romans et récits français (dont un vrai-faux guide de Vincent Ravalec), un roman anglais (de John King !), un document important sur les tortures en Algérie, un témoignage (affaire DSK) et une biographie de Balzac (à vingt ans) : ce sont au total dix titres des éditions Au diable Vauvert qui ont fait, ces dernières semaines, leur entrée dans le catalogue numérique ePagine et sur tous les sites des libraires partenaires. Des titres qui parfois viennent de paraître conjointement dans leur version imprimée, d’autres qui sont issus du fonds de la maison d’édition mais restent d’actualité. Ambiances décalées, domestiques, immobilières ou destroy, sujets sensibles ou violents, devoir de mémoire, féminisme, culture skin, condamnation des violences sexuelles en passant par la tauromachie, cet été nos lectures numériques vont résonner aux cris du diable (qui ne s’habille toujours pas en DRM et préfère, c’est bien connu, les tatouages) !

Petite présentation ci-dessous de toutes ces nouveautés avec liens, couvertures et prix (versions papier et numérique à chaque fois). Tous ces titres peuvent en partie être feuilletés en ligne (accès libre) et certains contiennent même un extrait à télécharger gratuitement. Pour ce faire, cliquez sur les liens ou les couvertures.

ChG

 

> Document

La torture aux aveux (Guerre d’Algérie : l’appel à la reconnaissance du crime d’Etat)
ouvrage préfacé et présenté par Charles Sylvestre
4.99 € en numérique, 12 € la version imprimée

Paru en 2004 dans sa version papier à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’insurrection algérienne, cet ouvrage vient d’être numérisé et a été mis en ligne quelque temps après le cinquantième anniversaire des accords d’Évian (mars 1962). Mais peu importe les dates, ce document reste très important, essentiel même, pour comprendre pourquoi la France a torturé en Algérie et comment cette torture a été longtemps tue alors même qu’elle était dénoncée comme un système appliqué sous l’autorité de plusieurs gouvernements. Souvenez-vous, tout a redémarré en octobre 2000 quand, dans L’Humanité et sur France Inter, douze témoins de la guerre d’Algérie (Henri Alleg, Josette Audin, Simone de Bollardière, Nicole Dreyfus, Noël Favière, Gisèle Halimi, Alban Lietchi, Madeleine Rébérioux, Laurent Schwartz, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet) ont appelé l’état français à faire la vérité et à répondre enfin de ses actes face à ce crime d’État qui n’est toujours pas officiellement reconnu. Au fil d’entretiens accordés à L’Humanité, rassemblés et préfacés ici par Charles Silvestre, ces douze témoins racontent, expliquent et dévoilent les non-dits de la mémoire nationale. Un document inédit, indispensable à la connaissance de ce « mal absolu » toujours d’actualité.

 

> Roman anglais

Skinheads de John King, traduit de l’anglais par Alain Defossé
12.99 € en numérique, 22 € la version imprimée

Dans la veine naturaliste et sans concession qui a fait son succès, John King, à travers trois personnages, plonge dans les racines de la culture skinhead britannique, une authentique culture prolétaire qui s’enracine d’abord dans la musique, comme toujours en Angleterre, et une musique de pauvres (le reggae qui va s’épanouir dans le ska des années 1970, en rupture avec l’époque, alors hippie). Une culture qui s’accomplit aussi dans l’amour de la sape, de la bière, et du pays.

 

> Littérature française

Le chauffe-eau (Histoire de l’humanité I) d’Antoine Martin
1.99 € en numérique, 5 € la version imprimée

On reproche souvent aux auteurs français de ne pas avoir de projets littéraires ambitieux. On les trouve égotistes, étriqués. Bref, on critique leur manque de vision. L’écrivain Antoine Martin, lui, a décidé, de ne plus donner raison à tous ces détracteurs et il n’ira pas par quatre chemins pour nous le démontrer. Trois suffiront. En trois actes ou plutôt en trois actes mais sous la forme de fragments, il a décidé de s’emparer du quotidien via l’histoire de l’humanité. Mais pas n’importe quelle humanité et pas n’importe comment (c’est là qu’il est malin Antoine Martin – on pensera d’ailleurs plus d’une fois aux Mythologies de Barthes, à La Vie mode d’emploi de Perec ou encore à La Carte et le Territoire de Houellebecq): en allant trifouiller dans la tuyauterie, celle qui parle à tous, LA PLOMBERIE, celle qui nous esclavagise, celle qui nous domine, nous refroidit sur-le-champ ou nous brûle les ailes. Celle qui nous inonde de son arrogance, celle qui choisit le plus souvent la fuite en avant ou nous plombe. La plomberie c’est notre épopée moderne (c’est d’ailleurs le sous-titre de son livre). La plomberie c’est une expérience humaine sans précédents, une histoire de désirs, de peurs, de manques et de frustrations, l’histoire d’un défi que se lancent les hommes d’aujourd’hui, contre la technique, l’histoire de l’homme moderne face au doute existentiel, celle du citoyen-bricoleur face à Cumulus qu’il va falloir séduire, dompter, calmer, refroidir (selon la situation). Voilà, tout est (et rien n’est) dit : ce premier fragment est très drôle et vivement le prochain ! (extrait de notre chronique du 5 mai dernier)

 

Proprio de Vincent Ravalec
9.99 € en numérique, 15 € la version imprimée

Parue durant l’été 2011 dans Le Monde Magazine, la novela Proprio est ici accompagnée d’un véritable guide pratique expliquant, étape par étape, les démarches à accomplir pour devenir réellement propriétaire. Proprio n’est pas vraiment un roman ? et pourtant c’en est un car d’un certain point de vue, l’immobilier est incroyablement romanesque, et l’architecture éminemment littéraire. Proprio n’est pas vraiment un guide ? et pourtant c’en est un, car l’immobilier est une jungle impitoyable nécessitant un balisage rigoureux, sous peine de se faire dévorer dans l’instant. Proprio (ou comment financer sa retraite en devenant (un bon) propriétaire) de Vincent Ravalec est illustré par Jean-C. Denis.

 

Ce parfait ciel bleu de Xavier de Moulins
4.99 € en numérique, 17.5 € la version imprimée

Ce parfait ciel bleu de Xaviers de Moulins dresse le double portrait d’une vieille dame, Mouna (88 ans), qui a peur de mourir mais qui va redonner espoir à son petit-fils, Antoine (37 ans), qui lui a peur de vivre sa vie. On retrouve dans ce roman ce mélange de tendresse et de désenchantement ironique ainsi que les formules au couteau entre lucidité et mélancolie qui font la patte de Xavier de Moulins, auteur de Un coup à prendre qui avait été chroniqué sur ce blog en janvier 2011.

 

Miroirs de Julien L. de Yves Charnet
4.99 € en numérique, 20 € la version imprimée

Yves Charnet a transformé sa passion pour la tauromachie (qui, comme beaucoup d’aficionados, le conduit chaque été par le train sur la route des arènes) en errance et en objet poétique. Avec ses Lettres à Juan Bautista, la figure du torero s’était déjà installée comme celle d’un double du poète, au centre de sa quête du sens et de soi. Trains, hôtels, femmes, attentes, gradins : la puissance du spectacle taurin fait que regarder le torero des gradins, le suivre de triomphes en échecs, le deviner, le guetter pour seulement l’entrevoir, place l’écrivain en posture de voyeur de sa propre condition, et le torero en muse de ses états d’âmes. Fragments dévoilés au rythme d’interrogations, de réminiscences ou de dialogues volés, de voyages, de rencontres, de choses banales, entre journal et prose… Il en résulte des pages sublimées par le dialogue intime entre littérature et tauromachie.

 

Insurrections en territoire sexuel
et
La Mère, la Sainte et la Putain
de Wendy Delorme
4.99 € en numérique, 17.5 € les versions imprimées

Wendy Delorme est écrivaine, enseignante à l’université et performeuse. Sur scène elle incarne des personnages féminins et masculins, déjouant les codes du genre dans des spectacles burlesques avec les troupes Kisses Cause Trouble et Drag King Fem Show. Elle a publié un roman sur la « folie » familiale déclinée au féminin pluriel, Quatrième Génération (Grasset, 2010) puis, Au diable Vauvert, Insurrections (où elle fait œuvre de chair avec les mots, travaille le corps et le langage avec amour et avec rage) et La Mère, la Sainte et la Putain qui vient de paraître et où, dans une langue vraie et lucide, souvent cinglante, une amazone libre s’adresse à son futur enfant pour lui raconter sa joie d’être amoureuse, la douleur des désenchantements, mais surtout son désir de mère et son amour.

 

> Biographie

Honoré De Balzac à 20 ans (L’esclave de sa volonté)
par Anne-Marie Baron
4.99 € en numérique, 12.5 € la version imprimée

À vingt ans, malgré sa certitude précoce d’être un génie, Balzac porte les stigmates d’une enfance mal aimée. « Lire Balzac à 20 ans, c’est découvrir le modèle même de tous les jeunes gens pauvres qui, dans La Comédie humaine, « montent » à Paris pour, comme Honoré l’a fait lui-même, y chercher la gloire littéraire et le succès auprès des femmes. Souvent en vain. Lui l’obtiendra de son vivant, car sa peinture de la société de son époque portera une telle vérité qu’elle fera de lui le grand romancier du siècle. Cette œuvre visionnaire ne lui permettra ni de s’enrichir, ni de passer les portes de l’Académie Française, comme il l’espérait, mais fondera la littérature et le cinéma modernes, et surtout réalisera avec éclat son rêve le plus cher : illustrer glorieusement le nom de Balzac. »

 

> Témoignage

Le bal des hypocrites de Tristane Banon
3.99 € en numérique, 15 € la version imprimée

« Le 5 février 2007, lors de l’émission 93, faubourg Saint-Honoré présentée par Thierry Ardisson, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de s’être livré à des violences sexuelles à son encontre au cours d’un entretien pour le livre qu’elle préparait. L’affaire est évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus Politicus en 2006 et fait l’objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, une biographie autorisée. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon conteste cette version de sa rencontre avec DSK.
Ce témoignage revient bien sûr au premier plan le 15 mai 2011, lorsqu’éclate comme un coup de tonnerre mondial l’Affaire DSK au États-Unis. Elle suscite immédiatement en France des soutiens à l’homme politique injurieux pour les femmes qui révèlent une régression importante de la société française sur le respect du droits des femmes et la condamnation des violences sexuelles. L’affaire devient nationale, les féministes se mobilisent et l’intérêt mondial, relancé par l’abandon du procès pénal contre Nafissatou Diallo qui met en cause une justice de classe, s’aiguise. On connaît la suite: fuyant les médias qui la harcèlent, des menaces et les demandes d’interviews du monde entier, Tristane Banon ne parlera plus qu’à travers son avocat David Koubbi, mais maintiendra ses accusations et portera finalement plainte le 4 juillet 2011 pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn. Aujourd’hui, elle incarne pour les femmes, dans et au-delà de nos frontières, une cause qui la dépasse. Avec une dignité et une sincérité qui forcent l’admiration, elle raconte ici ces six semaines au cours desquelles sa vie a basculé. »

5 mai 2012

plomberie & humanité (histoire moderne) | Le Chauffe-eau, Antoine Martin

On reproche souvent aux auteurs français de ne pas avoir de projets littéraires ambitieux. On les trouve égotistes, étriqués. Bref, on critique leur manque de vision. L’écrivain Antoine Martin, lui, a décidé, de ne plus donner raison à tous ces détracteurs et il n’ira pas par quatre chemins pour nous le démontrer. Trois suffiront. En trois actes ou plutôt en trois actes mais sous la forme de fragments, il a décidé de s’emparer du quotidien via l’histoire de l’humanité. Mais pas n’importe quelle humanité et pas n’importe comment (c’est là qu’il est malin Antoine Martin – on pensera d’ailleurs plus d’une fois aux Mythologies de Barthes, à La Vie mode d’emploi de Perec ou encore à La Carte et le Territoire de Houellebecq) : en allant trifouiller dans la tuyauterie, celle qui parle à tous, LA PLOMBERIE, celle qui nous esclavagise, celle qui nous domine, nous refroidit sur-le-champ ou nous brûle les ailes. Celle qui nous inonde de son arrogance, celle qui choisit le plus souvent la fuite en avant ou nous plombe. La plomberie c’est notre épopée moderne (c’est d’ailleurs le sous-titre de son livre). La plomberie c’est une expérience humaine sans précédents, une histoire de désirs, de peurs, de manques et de frustrations, l’histoire d’un défi que se lancent les hommes d’aujourd’hui, contre la technique, l’histoire de l’homme moderne face au doute existentiel, celle du citoyen-bricoleur face à Cumulus qu’il va falloir séduire, dompter, calmer, refroidir (selon la situation). Voilà, tout est (et rien n’est) dit : ce premier fragment est très drôle et vivement le prochain !

Le chauffe-eau (épopée) (Histoire de l’humanité, fragment 1) d’Antoine Martin est édité aux éditions Au diable Vauvert. Disponible dans sa version papier (5 €) il est également téléchargeable au format ePub (1.49 €) sur tous les sites de vente de livres numériques (même prix partout en France). Il peut être lu depuis un ordinateur, une liseuse, une tablette, un smartphone et il ne contient pas de DRM mais un tatouage numérique (watermark). Si vous aussi vous avez des problèmes de plomberie et que vous souhaitez acquérir ce mode d’emploi qui est aussi une formidable histoire de l’humanité (comme détaillée supra avec la clé à molette du diable), rendez-vous sur ePagine ou sur l’un des sites des libraires partenaires du réseau ePagine (liste à jour ici). Et maintenant, passons à la pratique en lisant un fragment du Chauffe-eau, intitulé « La Cuve ».

ChG

___________

La Cuve

Dans un coin sombre du garage, le chauffe-eau existait, impénétrable et muet comme un Moloch stoïque. C’est vrai qu’on en savait peu sur lui et, d’ailleurs, la famille ne s’en souciait guère. On savait quoi, au juste ? Que ses entrailles, électriquement stimulées à des heures fixes, fabriquaient une onde très chaude. Et cela paraissait science suffisante. De l’eau chaude, il faut l’avouer, la famille en consommait plus que de raison, en toute indifférence, avec surtout l’ingratitude puissante que procure l’inconscience. On en puisait à flots pour les usages d’hygiène. On barbotait inlassablement dans des bains bien tempérés. On lavait la vaisselle à grand débit, enfin, sans s’interroger sur quoi demain pourrait être fait, sans jamais songer à célébrer, hélas, les surnaturelles vertus du chauffe-eau.
L’entité, au demeurant, présentait les dehors d’une placide fidélité domestique. C’était un long cylindre blanc, une cuve émaillée selon les meilleurs canons de l’esthétique électroménagère, une simple cuve de trois hectos où se vérifiait, pourtant, la théurgie silencieuse de la transfiguration : l’eau entrait froide d’un côté, fumante à soixante et quelques bons degrés elle sortait de l’autre. Pendant plusieurs années, la famille vécut insouciante de la grandeur du prodige. On ne s’inquiétait pas de découvrir d’où jaillissait le fluide lustral. Après tout, c’était pour remplir cette charge thermique, nulle autre, qu’on avait acquis et fait onéreusement installer le calorifère par un homme de l’Art plombier.
Le culte ordinaire du chauffe-eau s’accommode d’observances très brèves. Deux fois par jour, en ces heures précisément où l’étincelle électrique animait ses organes cachés, il laissait échapper quelques décilitres résiduels, goutte après goutte, à travers un robinet spécialement voué à cette fonction. Un seau rouge judicieusement placé sous le robinet spécial (que le père, au fil des tribulations qu’on verra, apprit à nommer groupe de sécurité) suffisait à contenir cette miction modeste. Nul ne s’avisa alors que le fond incarnat du récipient pâlissait sous les affronts têtus d’un ennemi, plus sournois que cent bouillons débandés de bactéries, qu’on saurait bientôt désigner sous l’appellation redoutée de tartre.
Bref, pour la famille, ce fut un moindre embarras que de vider, quand il s’avérait nécessaire, le produit du trop-plein. C’était une servitude somme toute légère, si on la comparait à l’agrément de pouvoir se doucher chaud ad libitum.
On était loin, à vrai dire, de comprendre le pourquoi de la chose, mais on chassa comme impie l’idée d’une fuite. On préférait croire que le liquide excédentaire était comme une transpiration de l’appareil, comme une preuve implicite qu’il exécutait honnêtement son office. On ignorait que, une comparaison en valant une autre, le goutte-à-goutte quotidien promettait plutôt les larmes prochaines.

© Antoine Martin, Le chauffe-eau (épopée) (Histoire de l’humanité, fragment 1), Au diable Vauvert, 2012.

Older Posts »

© ePagine - Powered by WordPress