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le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

13 mars 2010

Téléchargements gratuits

Filed under: Mises en avant numériques — Mots-clefs :, , , , — Christophe @ 06:50

Sur la nouvelle version du site ePagine en ligne depuis aujourd’hui, vous pouvez désormais télécharger gratuitement des extraits de livres numériques (en format epub) – nos coups de cœur ou encore les derniers titres disponibles au catalogue. Nous vous proposons également de télécharger (toujours aussi gratuitement) des dossiers thématiques dans lesquels vous trouverez une sélection d’extraits de livres de notre catalogue. Les deux premiers dossiers portent sur l’amour et l’exil.  Aujourd’hui je vous parlerai de Fragments d’un éloge amoureux qui comporte cinq extraits de livres presque tous chroniqués sur ce blog.

Si, pour Roland Barthes, l’amour est philosophie, Alain Badiou, lui, rappelle dans la présentation de Éloge de l’amour (qui fait suite au dialogue public donné lors du Festival d’Avignon en 2008 entre le journaliste Nicolas Truong et lui) que quiconque – même le philosophe – peut succomber à « cette force cosmopolite, louche, sexuée » qui transgresse « frontières et statuts sociaux ». À partir de cet éloge, disponible désormais en format numérique, nous vous proposons une sélection d’extraits de romans, de contes et de nouvelles (sensibles, drôles, décalés ou sensuels) où l’amour est conjugué à tous les temps et décliné sous toutes ses formes : de la rencontre à la découverte de l’autre en passant par la jalousie. Composé comme un ensemble de fragments du sentiment amoureux, ce dossier est à partager avec l’être aimé, sans modération.

Comment réinventer l’amour ? Peut-on comprendre la philosophie sans avoir connu l’amour ? Pourquoi l’amour aujourd’hui est menacé (notamment par les sites de rencontres sur Internet qui prônent l’amour sans risques alors que tomber amoureux est en soi une prise de risque ; se tromper, souffrir, décevoir ne donnent-il d’ailleurs pas sens et ardeur à la vie) ? Quels liens entretient l’amour avec les philosophes, l’art ou la politique ? Comment le concept de vérité intervient-il dans la construction amoureuse ? Autant de questions que le philosophe Alain Badiou aborde dans cet éloge de l’amour, passionné et passionnant.
(Éloge de l’amour de Alain Badiou avec Nicolas Truong, Flammarion, chroniqué le 11 janvier 2010)

Au Japon, un Français reconnaît dans une délégation russe son premier amour clandestin, son « amant russe », rencontré onze ans auparavant en URSS, sous l’ère Brejnev : il était alors un jeune lycéen français de seize ans et son amant, lui, un étudiant de vingt-six ans. Gilles Leroy parvient à matérialiser le désir adolescent (impétueux, impérieux et impatient) et décrit avec subtilité comment deux personnes du même sexe dans un pays totalitaire parviennent à s’aimer malgré les surveillances et les interdits.
(L’amant russe de Gilles Leroy, Mercure de France, chroniqué le 13 janvier 2010)

À travers 17 nouvelles (sensibles, décalées, pathétiques, torrides…), comme autant de tranches de vies masculines modernes, l’auteur nous emmène du côté des histoires d’amour précaires, débridées, impossibles ou fantasmées. Et si une forme de désenchantement se dégage de ce recueil, nous retenons que le désir, lui, sait résister aux déceptions, ratages, frustrations, problèmes de communication et aux écrans qui nous séparent plus qu’ils nous rapprochent.
(Combien de fois je t’aime de Serge Joncour, Flammarion, chroniqué le 19 janvier 2010)

Victime d’un cambriolage à son retour d’Amérique, Mariana, artiste, se rend à la gendarmerie pour déclarer que son manoir, une maison de famille, a été saccagé. Elle y rencontre alors un homme (Daniel, chercheur en physique nucléaire) vêtu d’une combinaison de plongée – seuls effets qui lui restent suite au départ de sa femme qui a vidé tout l’appartement. Chacun constatant son propre désastre, ces deux-là peuvent alors tenter quelque chose ensemble. Mais pour cela, il faudra encore apprendre à se débarrasser des autres liens qui les attachent à leur vie passée. Aller vers le dénuement pour vivre, neufs, leur propre histoire.
(La femme promise de Jean Rouaud, Gallimard, chroniqué le 27 janvier 2010)

Il faut imaginer ce Jour de souffrance de Catherine Millet comme le négatif d’une photographie, celui du livre précédent, La Vie sexuelle de Catherine M., qui avait fait polémique lors de sa parution en 2001. Ici, point de voyeurisme mais un récit où la douleur et la jouissance, souvent liées, sont analysées et commentées ; très distancié, quasi clinique, ce livre – où nous découvrons également le parcours de cette spécialiste de l’Art Contemporain – est un essai très structuré sur les émotions et les réactions d’une femme jalouse qui découvre les nombreuses infidélités de son mari tandis qu’elle-même a la vie sexuelle libérée que l’on sait.
(Jour de souffrance de Catherine Millet, Flammarion)

À Tryphène, le roi Pausole (qui vit en compagnie de 366 femmes) accorde et recommande une grande liberté de mœurs à tous ses sujets, souhaitant le bonheur de son peuple, en proie au désarroi. Quand sa fille, la princesse Aline, s’échappe en compagnie d’une jolie danseuse déguisée en prince charmant, Pausole décide de partir à sa recherche, avec mule, eunuque, page et quarante soldats armés de lances ou de tulipes. Derrière un ton faussement léger, cet hommage à Voltaire (dernier roman à avoir été publié du vivant de l’auteur en 1901) cache des réflexions décoiffantes sur l’amour, la sexualité et la morale et surtout beaucoup d’humour – entre François Rabelais, Alfred Jarry et Jacques Tati.
(Les Aventures du Roi Pausole de Pierre Loüys, Flammarion /GF)

Christophe Grossi

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Livres numérisés contenus dans le dossier Fragments d’un éloge amoureux :

27 janvier 2010

Attention : irruption inopinée de l’amour !

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, — Christophe @ 06:11

Voici comment débuterait La Femme promise de Jean Rouaud, roman sur l’irruption inopinée de l’amour, publié chez Gallimard en 2009 et numérisé aujourd’hui : « Un homme, une femme, deux vies jusque-là un peu ratées, une rencontre improbable ».

Victime d’un cambriolage à son retour d’Amérique, Mariana, artiste, se rend à la gendarmerie pour déclarer que son manoir, une maison de famille, a été saccagé. Elle y rencontre alors un homme (Daniel, chercheur en physique nucléaire) vêtu d’une combinaison de plongée – seuls effets qui lui restent suite au départ de sa femme qui a vidé tout l’appartement. Chacun constatant son propre désastre, ces deux-là peuvent alors tenter quelque chose ensemble. Mais pour cela, il faudra encore apprendre à se débarrasser des autres liens qui les attachent à leur vie passée. Aller vers le dénuement pour vivre, neufs, leur propre histoire.

Comme l’écrit Jean-Claude Lebrun, dans L’Humanité, « leurs existences se donnent alors à voir, par fragments, tandis qu’avance lentement l’aventure enclenchée par la rencontre à la gendarmerie, chacun étant remué par ses désordres intimes. » Et leurs existences, voilà bien la chose qu’il leur importe de léguer à l’autre – pour mieux se connaître et jeter aux orties les hontes et les malheureux héritages (mort des parents pour l’un, antisémitisme et collaboration pour l’autre). Parallèlement à ce récit, nous assistons à une discussion dans une grotte entre un vieil homme (qui contemple les peintures rupestres) et sa fille, Mariana, discussion qui nous ramène avec bonheur vers Le Paléo-circus, texte que Jean Rouaud avait publié il y a plus de dix ans maintenant.

Pour ceux qui connaissent déjà Jean Rouaud, ils ne seront pas surpris de retrouver, comme dans L’Invention de l’auteur notamment, la présence dans celui-ci de l’écrivain lui-même. Se plaçant non loin des amants, il donnera (à la Flaubert, dirions-nous) son avis, jugera, se moquera tantôt de lui tantôt de nous, se livrera lui aussi, évoquera sa propre histoire, écrira de belles volutes phrasées (une écriture « consciente d’elle-même) » sur la rencontre amoureuse et aidera même les deux personnages à prendre leur décision.

Notons également que Publie.net a mis en ligne en novembre 2008 Les Villes fantômes, ensemble de textes sur la ville que Jean Rouaud avait remis précédemment à Place publique, « revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines (…) qui privilégie la raison à l’émotion, la durée à l’éphémère, [qui croise] les savoirs, les regards, les approches [et] permet la confrontation des projets. » Les Villes fantômes (formats pdf tablette, epub, mobi, pdf ou html) est consultable ici ou achetable . Dernière chose, pour plus d’informations sur l’auteur, voir son site.

Christophe Grossi

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Livres numérisés de Jean Rouaud :

Sélection d’autres ouvrages de Jean Rouaud :

19 janvier 2010

Un peu, beaucoup, à la folie… 17 fois Joncour

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, , — Christophe @ 06:41

Les deux derniers ouvrages de Serge Joncour, Combien de fois je t’aime et L’homme qui ne savait pas dire non, publiés chez Flammarion, viennent d’entrer au catalogue ePagine ; avant de les commander auprès du libraire-partenaire, vous pourrez les feuilleter ou télécharger un extrait gratuitement.

À travers 17 nouvelles (sensibles, décalées, pathétiques, torrides…), comme autant de tranches de vies masculines, l’auteur de Combien de fois je t’aime, Serge Joncour, nous emmène du côté des histoires d’amour précaires, débridées, impossibles ou fantasmées. Et si une forme de désenchantement se dégage de ce recueil, nous retenons que le désir, lui, sait résister aux déceptions, aux ratages, aux frustrations, aux problèmes de communication et aux écrans qui nous séparent plus qu’ils nous rapprochent.

Bien que ces histoires décrivent les relations amoureuses dans notre société contemporaine, mobile, textotée, internetée, ces nouvelles, par le biais d’un enfant ou d’un homme mûr qui tous parlent à la première personne, montrent l’universalité et l’intemporalité des histoires d’amour : l’attente, le désir, la rencontre, la découverte de l’être aimé et l’espoir mais aussi son envers : les désillusions, la séparation, l’adultère ou encore la maladie.

« Serge Joncour est né le 28. Très tôt il est allé à l’école, puis par la suite il en est sorti. Il a commencé des études de philosophie alors qu’il voulait faire nageur de combat, mais au bout de six mois il a tout laissé tomber, faute de temps. En fait il a toujours plus ou moins essayé de faire ce qui lui chante, tantôt cela lui aura été profitable, tantôt pas. La seule constante aura été les pages blanches, les seules à suivre les déménagements. » (biographie extraite du site du Dilettante) Il a également écrit le scénario du film Elle s’appelait Sarah, d’après le roman éponyme de Tatiana de Rosnay, avec Kristin Scott Thomas, sortie prévue au second semestre 2010 sur les écrans. Il est enfin, avec Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat et bien d’autres artistes et écrivains, l’un des protagonistes de l’émission de radio Des Papous dans la tête de France Culture.

Christophe Grossi

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Livres numérisés de Serge Joncour :

Combien de fois je t’aime, Flammarion, 2008
L’homme qui ne savait pas dire non, Flammarion, 2009

Autres livres de Serge Joncour :

Vu, Le Dilettante, 1998 ; Folio, 2000
U.V., Le Dilettante, 2003 ; Folio, 2005, Prix France Télévision 2003
Kenavo, Flammarion, 2000 ; J’ai lu, 2002
Situations délicates, Flammarion, 2001 ; J’ai lu, 2003
In vivo, Flammarion, 2002 ; J’ai lu, 2006
L’Idole, Flammarion, 2004 ; J’ai lu, 2009
Que la paix soit avec vous, Flammarion, 2006

Autres livres ou auteurs cités :
Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, éditions Héloïse d’Ormesson, 2007 ; Livre de Poche, 2008
Jacques Jouet
Hervé Le Tellier
Gérard Mordillat

11 janvier 2010

L’amour vu par Alain Badiou

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, , — Christophe @ 13:13

Si, pour Roland Barthes, l’amour est philosophie, Alain Badiou, lui, rappelle dans la présentation de Éloge de l’amour (qui fait suite au dialogue public donné lors du Festival d’Avignon en 2008 entre le journaliste Nicolas Truong et lui) que quiconque – même le philosophe – peut succomber à « cette force cosmopolite, louche, sexuée » qui transgresse « frontières et statuts sociaux ».

Comment réinventer l’amour ? Peut-on comprendre la philosophie sans avoir connu l’amour ? Pourquoi l’amour aujourd’hui est menacé – notamment par les sites de rencontres sur Internet qui prônent l’amour sans risques alors que tomber amoureux est en soi une prise de risque ; se tromper, souffrir, décevoir ne donnent-il d’ailleurs pas sens et ardeur à la vie ? Quels liens entretient l’amour avec les philosophes, l’art ou la politique ? Comment le concept de vérité intervient-il dans la construction amoureuse ? Autant de questions que le philosophe Alain Badiou aborde dans cet éloge de l’amour, passionné et passionnant.

Désormais disponible en format numérique, cet entretien, à partager sans modération avec l’être aimé, peut être feuilleté ou téléchargé ici.

Christophe Grossi

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Livre numérique chroniqué :

Autre auteur cité :

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