Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

6 juillet 2010

« Le Roi silence » de Samir Bouhadjadj chez Numerik:)ivres

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, , — Christophe @ 09:34

Le roi Silence de Samir Bouhadjadj (auteur de deux premiers textes au Bois de Jade et chez Madrepores) vient de paraître il y a un bon mois dans la collection « Nouvelles à lire debout » de la toute jeune maison d’édition 100 % numérique : Numerik:)livres. Les trois nouvelles assemblées ici (« Bataille navale », « Le roi Silence » et « Mal entendu(e) ») sont disponibles sur ePagine ainsi que sur les sites des libraires partenaires – tout comme L’essence du plaisir de Paloma Casanova, autre recueil de nouvelles, érotiques cette fois et publiées dans la collection « Petites vites » à la fin du mois de juin.

Après avoir écrit pendant 40 jours et 40 nuits sur Facebook le Roman d’Arnaud avec Gwen Catala et Christophe Sanchez, Jean-François Gayrard a créé une maison d’édition 2.0 dédiée aux contenus littéraires inédits en format numérique, Numerik:)ivres. Quatre collections avaient été annoncées en début d’année et les deux premiers titres viennent de paraître dont Le roi Silence de Samir Bouhadjadj dans la collection « Nouvelles à lire debout » et L’essence du plaisir de Paloma Casanova, dans la collection « Petites vites ». L’éditeur vient d’annoncer sur sa page Facebook que huit nouveaux titres seront bientôt disponibles, dès le 15 août a priori, dont l’intégrale du Roman d’Arnaud précédemment cité.

Comment trouver sa place dans le monde quand on est un jeune homme qui n’a jamais connu son père, quand en plus ce père a disparu de manière tragique pendant la seconde guerre mondiale ? Voilà une des questions que se pose Nathan, le jeune héros de « Bataille navale », la première et la plus longue des trois nouvelles du recueil Le roi Silence de Samir Bouhadjadj, la plus réussie et la plus originale également, où la narration et le sens du récit sont bien maîtrisés. Est-ce que sa première idée sera la bonne (à vous de lire jusqu’au bout) ? Mais dans tous les cas Nathan va choisir de marcher dans les pas de son père, à la fois énigme et héros pour lui puisqu’inconnu (à part deux photos…). Marcher dans les pas de son père, disais-je, voire le dépasser, faire mieux que lui pour tenter de s’en approcher… Un autre personnage important ici (sorte de faux double de Nathan) aura également à répondre à cette même question (quelle place dans le monde dans son rapport au père ?). Opiniâtreté, concurrence, obéissance, renoncement, amitié, sens du défi et sacrifice joueront ainsi à qui perd gagne durant une trentaine de pages jusqu’au dénouement surprenant et émouvant. Plongeant dans une première histoire qui laissera sa place à d’autres histoires au gré des événements soudains qui bouleversent souvent la trajectoire de nos vies, j’ai été saisi par cette manière qu’a l’auteur de nous faire traverser ainsi une trentaine d’années en si peu de pages. Et par ces filins à la fois discrets et solides qui relient les pères et les fils en passant par les militaires et les camarades de promotion.

Avec « Le roi Silence », nouvelle éponyme du recueil, nous quittons le monde occidental pour rejoindre le royaume de Silence, ce monarque qui aura fort à faire avec ces faiseurs de bruits et de guerres, ces brailleurs de première et beaux parleurs que sont les hommes. Dans cette nouvelle onirique, qui a tout du conte (style et thèmes), l’auteur en profite notamment pour revisiter à sa façon le mythe de Babel. « Mal entendu(e) », dernière nouvelle du recueil, nous ramène dans notre monde connecté – entre solitude et fantasmes ; elle est également le tremplin tout trouvé pour aller s’encanailler en compagnie des personnages de Paloma Casanova dans son recueil de nouvelles érotiques, L’essence du plaisir.

Belle et longue route à la maison d’éditions Numerik:)livres et à ses auteurs !

Christophe Grossi

5 juillet 2010

Chacun verra midi à sa table ePagine !

Filed under: Mises en avant numériques — Mots-clefs :, , , — Christophe @ 09:21

Comment faire table rase du printemps et penser aux vacances qui sont déjà là ou toutes proches sans oublier l’actualité ni les intemporels ? Par exemple, en remplaçant les livres numériques présentés sur les quatre tables en page d’accueil du site ePagine. En cliquant sur la couverture du livre de votre choix vous pourrez ainsi consulter sa fiche détail. Les premières pages de certains de ces romans, essais, documents,…, sont téléchargeables gratuitement et lisibles via le feuilleteur ePagine ou celui de l’éditeur. D’autres ouvrages font partie de nos dossiers thématiques et ont été chroniqués sur ce blog. Enfin, les livres distribués par Eden-Livres (groupes Gallimard, Flammarion, La Martinière) sont compatibles avec l’iPad. Voici donc nos sélections du moment. Et n’hésitez pas à consulter également celles des libraires partenaires du réseau ePagine.

Première table

Quelques romans et nouvelles à rafraîchir les idées, à lire au frais, à l’ombre de l’été. Mais qui dit ‘frais’ dit ‘froid’. Et rafraîchir n’est pas se faire refroidir. Voilà pourquoi quelques romans noirs et polars sont venus se glisser dans cette sélection estivale qui vous emmènera au moins jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Deuxième table

Il n’y a pas de saison pour le poil dans la main. Les paresseuses en savent quelque chose, elles qui s’arrachent ces livres toute l’année. Mais paresser ne signifie pas ne rien faire. Alors n’oubliez pas de lire… au lit, à la plage, dans le hamac, au bistrot !

Troisième table

Ce n’est pas parce que le soleil nous ramollit le cerveau et que les doigts de pieds s’imaginent déjà faire trempette dans la grande bleue qu’on doit oublier l’actualité. Surtout avec les affaires, les procès ou encore les coups tordus du moment ! Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé…

Quatrième table

Depuis une semaine qu’elle est là je ne cesse d’aller la regarder ! J’éprouve un réel plaisir à trouver désormais dans la catalogue ePagine la collection mythique « Les Cahiers rouges ». Auteurs cultes et textes intemporels vous attendent pour un voyage dans le rouge de la vie, au pays de la littérature au poing et qui a du ventre.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Christophe Grossi

3 juillet 2010

« Encyclopédie de mon père » de Bruno Léandri (extrait)

Filed under: Extraits en ligne — Mots-clefs :, , — Christophe @ 09:00

Il fallait bien ça, une encyclopédie, pour raconter l’histoire d’un type qu’il aurait bien connu : tout un poème (Encyclopédie de mon père de Bruno Léandri, Flammarion). Un gueulard de première des années 50 et 60, un obsessionnel qui ne passait pas inaperçu. Les agents de la Sécu ou de la SNCF, les médecins juifs et les commerçants de Bécon-les-Bruyères s’en souviennent encore. Un type attachant néanmoins. Qui sifflotait du Brassens et du Tino Rossi tandis que son fils tentait d’écouter les Stones et les Beatles, le rock des années 60. Qui maquillait son nez parce qu’il le trouvait un peu trop brillant. Qui pouvait entrer dans des colères digne d’un dieu grec. Un héros, donc, ce père, naturellement entré dans le dossier thématique consacré aux figures paternelles dans lequel vous pourrez notamment découvrir les premières pages de son récit. Et aujourd’hui, autre extrait qui vaut des points lui aussi. Une dernière chose : n’oubliez pas d’acheter vos livres à des libraires !

“DERNIÈRES ÉRUPTIONS
Les explosions de ses colères s’espaçaient, devenaient exceptionnelles. On était grands, les copains et moi, presque adultes, il avait vieilli, l’appartement où nous avions déménagé, et où j’avais enfin une chambre à moi, rendait les occasions d’altercations plus rares.
Lors des longues conversations destinées à refaire le monde dans ma chambre, Didier, toujours nerveux, aimait bien tripoter et manipuler machinalement n’importe quel objet. Ses mains ce jour-là était tombées sur une darbouka, sorte de double tam-tam maghrébin en terre avec une peau tendue que m’avait prêtée je ne sais qui. Et tout en parlant, ses doigts tapotaient l’instrument alors que Léandri père regardait la télé – ou lisait – dans la pièce voisine. Au bout de cinq minutes de tapotipota sur la peau, la porte de ma chambre s’ouvre.
- Didier, arrête avec ton tam-tam, ça m’énerve.
Didier obtempère, pose l’instrument, la porte se referme et nous voilà repartis sur l’exégèse enflammée du dernier disque des Stones. Dans la passion des controverses, ses mains qui explorent l’environnement retombent sur l’instrument au milieu d’une polémique comparative entre Beggar’s banquet et Her Satanic Majesty request. Dans le feu du discours, sans qu’il s’en rende compte, sans que je m’en rende compte, ses doigts recommencent à effleurer la peau, puis à la tapoter en sourdine, d’abord doucement, puis avec plus d’insistance. Et là, peut-être au milieu d’une tentative de traduction de Sympathy for the devil qui focalisait toute notre concentration, la porte de ma chambre ne s’ouvre pas, elle gicle, et mon père surgit, écumant, bavant, les yeux exorbités, les cheveux ébouriffés, fonce sur Didier couinant de terreur, lui arrache l’instrument et sans un mot, le jette de toutes ses forces contre le sol où il se fracasse en mille éclats de terre cuite. Ceci fait, il repasse la porte qu’il ferme dans une détonation de fin du monde, laissant derrière lui mon invité tétanisé, suffoqué, tremblant, passant du blême au verdâtre. J’ai mis beaucoup de temps à le rasséréner, il ne voulait plus sortir de ma chambre, il fallait traverser la salle à manger pour atteindre la porte d’entrée, et donc repasser devant le dangereux malade, il ne voulait pas me croire qu’après la crise, c’était vraiment fini, et que mon père, parfois penaud, en allait même jusqu’à s’excuser…”

Bruno Léandri, Encyclopédie de mon père, Flammarion

———

On les porte au pinacle, on règle notre pas sur le leur, on les déteste, on respecte leurs silences, on admire leurs engagements, parfois non ; on cherche à sonder leurs secrets, on les prend comme ils sont, on aimerait qu’ils soient plus ou moins présents ou investis ; on voudrait les tuer, on souhaiterait qu’ils ne meurent jamais ; on ne souffre pas leur air autoritaire, leur laxisme, leurs sentences, leurs paraboles ; on les cherche ou bien on les fuit. La liste pourrait s’allonger tant la figure du père n’en finira jamais de nous obséder. Le père. Les pères. Depuis la nuit des temps, ils hantent de leur présence-absence les récits des écrivains. Fêtés, aimés, questionnés, inventoriés, « encyclopédiés », ils sont au coeur des livres que nous vous proposons dans un dossier thématique intitulé Des pères et à télécharger gratuitement. Quatre auteurs, cinq extraits (format ePub) de livres récemment numérisés, à lire sur votre ordinateur ou votre tablette et autant de manières de parler du rapport père/fille-fils.

Dans le dossier Des pères, retrouvez les livres suivants :

L’homme
qui m’aimait
tout bas
Éric Fottorino
Gallimard
Questions
à mon père
Éric Fottorino
Gallimard


Une année
avec mon père
Geneviève Brisac
Éditions de l’Olivier
Fête des pères
Gilles Sebhan
Denoël


Encyclopédie
de mon père
Bruno Léandri
Flammarion

Christophe Grossi

2 juillet 2010

« Sur l’aile » de Régine Detambel (Mercure de France)

Régine Detambel vient de publier Sur l’aile au Mercure de France, vingt ans après L’Amputation, son premier roman paru chez Julliard (époque Christian Bourgois ; ouvrage épuisé aujourd’hui). Sur l’aile, en revanche, est bien disponible, et en papier, et en numérique ainsi que les 50 histoires fraîches parues au même moment chez Gallimard.

Sur l’aile est une histoire de drôles d’oiseaux : de sédentaires et de nomades. De collectionneurs de colombes et de secrets : de colombophiles. D’endroits où naître, se réfugier, s’extraire du monde tout en tentant de communiquer avec lui, où fuir : de colombiers. De vivants, de morts-vivants, de gens qui se reposent et d’autres qui ne reposeront jamais en paix : de colombariums. Une histoire d’ailes, sur le fil, le filin, la corde : de volières. Une histoire où l’on joue avec la corde, où l’on y danse aussi, une corde qu’on apprend à tresser, une corde qu’on accroche à une poutre, une corde pour se prendre ou regarder le monde d’en haut, de laquelle on tombe, une corde qui sauve la vie ou avec laquelle on joue sa vie à un fil.

C’est une histoire dans laquelle un homme, Raphaël, veuf et père, se prépare à en finir avec la vie. Il fabrique sa corde, vise une poutre, grimpe mais ne se lance pas : il vient de trouver un sens à sa vie. Et ce sens a des plumes, un bec, des ailes. Alors cet homme va s’enticher de pigeons qui voyageront pour lui, qui lui serviront de support de lecture, de matière à poèmes. « Raphaël dit sentencieusement qu’on est grec dans la première partie de sa vie, on veut tout savoir et tout comprendre, on se bagarre avec d’autres types pour savoir qui a raison. Mais on devient chinois quand on vieillit. », écrit l’auteur. Sa sagesse à Raphaël est d’avoir réussi à se retirer du monde (ou presque), et de vivre en ermite dans sa volière, couvant ses petits, là où désormais il note des phrases sur des pages arrachées d’un carnet qu’il enroule à la patte de pigeons voyageurs qui reviendront (les phrases et les oiseaux). Mais dans quel état ? Avant cela, sa fille, Lila, s’est envolée sans fil à la patte, croyait-elle. Dans les airs, elle a dansé pour celui-là dont elle est tombée amoureuse avant que lui-même ne tombe à son tour (du ciel). Le père l’a oubliée et sa fille a tenté de faire de même : l’oublier, perdre jusqu’à son nom, jusqu’à sa langue mais c’est son mari qu’elle perdra. Match nul, balle au centre. Comme les pigeons voyageurs, elle reviendra dans la maison du père qui n’est plus qu’un arbre. Et elle restera là en compagnie de Raphaël, Alban, Charlotte et Cargo, le temps qu’il faudra, le temps du drame.

Sur l’aile est aussi une histoire de corps, de colombes, d’hommes et de femmes à qui on joue un mauvais tour, qui vont s’élever, se croiser et tomber. Mais la folie guette chacun des personnages – et peu d’issue favorable pour l’amour ; pour le sexe : un peu. En revanche, on passera sa vie à chérir la columba, à retrouver ce qui reste de la part d’enfance (odeurs, contes, « l’autre monde ») quand elle n’est pas violentée et délabrée (comme la mémoire).

C’est une histoire d’ailes écrite par un écrivain qui aime les écritures à contraintes et les mots, qui aime jouer avec eux. Alors nous ne serons pas étonnés de voir autant de « l » dans les prénoms des personnages, que ce soit Lila (variante de Leïla, anagramme presque parfait de « aile »), Raph-aile (Rapha-El : Dieu guérit), Alban le blanc ou Charlotte la forte. Tous, sauf celui qu’on nommera Cargo – à cause du culte de cargo ou bien parce qu’il a du plomb dans l’aile ou encore parce qu’il ne veut pas d’elle, de Lila ? On ne dira rien de plus de sa folie, de ce qui relie en creux les personnages entre eux. On peut juste ajouter qu’on retrouve ici la poésie primale de Régine Detambel, une phrase à la fois tendue et folle qui vient puiser dans les quatre éléments notre part d’animalité, de rêverie, d’enfance (entre imaginaire, cassure et violence).

À vous de vous lancer maintenant vers ces 69 chapitres et cette histoire qui se lit à-tire-d’aile. Qu’on peut feuilleter en ligne sur ePagine. Qu’on peut télécharger au même endroit ou chez les libraires partenaires (les premières pages sont gratuites). Qu’on peut partager (en PDF ou en ePub) avec d’autres colombophiles ou amateurs de Régine Detambailes. Et après… ? Eh bien, ruez-vous sur ses 50 histoires fraîches. C’est de saison, non ?

Régine Detambel est née en 1963. Depuis 1990, elle publie romans, nouvelles, textes brefs, essais, livres pour la jeunesse ainsi que des ouvrages numériques, chez publie.net. Son site rend compte de ses activités de conférencière et d’animatrice en bibliothèque.

© Photo de l’auteur prise sur son site.

Christophe Grossi Textes de Régine Detambel numérisés

1 juillet 2010

Les Palmarès L’express-Tite Live et le numérique

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, , , , — Christophe @ 09:30

Chaque semaine, de plus en plus de livres figurant aux premières places du Palmarès Tite Live-L’Express sont téléchargeables en numérique sur les sites des libraires partenaires du réseau ePagine. Grâce notamment à l’arrivée des éditeurs distribués par Numilog (Hachette, Albin Michel, Grasset, Fayard, Stock ou encore JC Lattès) et à la bonne santé des livres distribués par Eden Livres (Gallimard, Le Seuil, Flammarion ou encore L’Olivier). Ces ventes ont été réalisées en librairie entre le 14 et le 20 juin 2010 ; concoctées par Edistat, elles ont été publiées dans L’Express, mises en ligne sur leur site et reprises sur RTL.

Romans

Deux des trois meilleures ventes de romans figurent au catalogue ePagine, L’appel du sang ; la seconde vie de Bree Tanner de Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse), 2ème et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol (Albin Michel), 3ème. Belle performance également pour Cloé Korman, prix du Livre Inter 2010 avec Les hommes-couleurs au Seuil, qui entre directement à la 8ème place. Quatre autres romans figurent dans ce Palmarès : Katiba de Jean-Christophe Rufin, (Flammarion) qui rejoint à nouveau le Top Ten ; L’ombre de ton sourire de Mary Higgins Clark (Albin Michel), 11ème ; Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert (Albin Michel), 21ème et HHhH de Laurent Binet (prix Goncourt du premier roman 2010, Grasset), 25ème.

Essais

Du côté des essais, c’est encore plus impressionnant : 60 % des essais et documents les plus vendus en France sont disponibles en numérique sur ePagine (douze des vingt meilleures ventes – dont six sont dans le Top Ten). Avec l’intégration du catalogue ePlateforme (Editis, Média Participations) à l’automne, ces statistiques grimperont encore, c’est certain.

Certains des livres présentés ici ont fait l’objet d’une chronique sur ce blog : Les hommes-couleurs, Katiba, Le quai de Ouistreham, Questions à mon père et L’engrenage ; mémoires d’un trader.

@ suivre !

Christophe Grossi

30 juin 2010

Assemblée sanglante de Copropriétaires par Raphaël Majan (P.O.L)

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, — Christophe @ 09:17

Avis à tous les copropriétaires ! Cette contre-enquête du commissaire « Liberty » Wallance de Raphaël Majan est faite pour vous ! Mais je vous en prie, ne vous ruez pas tous en même temps sur ce livre publié par les éditions P.O.L, sinon il ne restera plus personne pour sortir le chien de la dame du 6ème. Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient tremper un orteil avant de plonger dans la piscine sanglante du commissaire Wallance, lisez donc les premières pages en ligne ou téléchargez ce même extrait sur votre ordinateur, votre liseuse ou votre iPad. Ces « contre-enquêtes » paraissent deux par deux, en général au printemps et à l’approche de l’hiver. Aujourd’hui, six d’entre elles ont été numérisées et sont téléchargeables sur ePagine ou chez les libraires partenaires du réseau.

C’est délirant, absurde, complètement immoral, parfaitement pervers et totalement cynique.
En un mot, extrêmement réjouissant !
(Michel Abescat, Télérama)

Connaissez-vous les « contre-enquêtes du commissaire Liberty » ? On vous en a peut-être parlé un jour ? Faux polars ? Polars de faussaire ? Ce n’est pas faux. Mais là n’est pas la question. Car il manque quelque chose. Vous-a-t-on dit qu’on mourait très souvent dans l’entourage de Wallance (le commissaire Liberty) et qu’on mourra également de rire dans le vôtre (d’entourage) quand vous lirez à haute voix des passages à votre voisine, maîtresse, collègue… ? D’accord donc pour confirmer que l’auteur connaît les codes du genre (le polar noir américain, par exemple Donald Westlake) et prêt aussi pour avancer qu’il a également lu (au moins) Proust et Perec. Mais au-delà des références littéraires ou cinématographiques (cf. John Ford également pour le surnom du commissaire) que j’aime tartiner sur les notes de lecture, Raphaël Majan, je l’imagine très bien au bout d’un comptoir, pleins comme un oeuf (lui et le comptoir), en train de préparer ses nouveaux coups (les meurtres du commissaire et l’arrestation des innocents) et de réfléchir à des tournures syntaxiques édifiantes. Oui, c’est là que je le vois préparer ses plus grands déboîtements, le coude sur le zinc derrière lequel pourrait également se trouver Jean-Marie Gourio qui noterait là quelques brèves qui n’auraient pas leur pareil. Au fait, l’auteur s’appelle Raphaël Majan et il en a déjà écrit une bonne vingtaine de ces contre-enquêtes. Vingt-six (exactement) ont été publiés par P.O.L. Six ans que ça dure et ce n’est pas prêt de se terminer.

Son héros est un serial killer de la pire espèce, froid, efficace et intelligent.
Pire encore, il est cultivé. Son créateur aussi. Quelle jubilation !
(Christine Ferniot, Lire)

Voici comment le commissaire Wallance (qui améliore à sa façon les statistiques de la police en coffrant les innocents de ses propres crimes) est généralement présenté : Vocation tardive : c’est à cinquante ans que le commissaire « Liberty » Wallance fait ses débuts dans la singulière carrière de serial killer au service de la sécurité. Il y montre d’emblée d’excellentes dispositions ainsi que la volonté, en bon lecteur de Proust, de rattraper le temps perdu. Hommes et femmes, jeunes et vieux, ceux qui le côtoient finissent aussi bien au cimetière qu’en prison. Quand il viole, les deux sexes passent à la casserole. Puisqu’il travaille pour la justice, n’est-il pas logique que Liberty tâche de réserver un sort égal à chacune de ses victimes ? (site de l’éditeur)

Et maintenant, quelques maximes et autres axiomes attribués à Wallance qui tient un journal intime dans lequel l’auteur vient piocher pour alimenter le récit : « Le crime idéal serait celui qu’il effectuerait lui-même en en faisant porter la chapeau à des êtres objectivement antipathiques dont la culpabilité proclamée ne ferait de peine à personne. [Wallance deviendra alors] le premier assassin qui ne choisira pas tant ses victimes que ses coupables. (…) Si on veut vraiment l’impunité zéro, plutôt un innocent en prison qu’un crime sans coupable. (…) Plutôt cent innocents en prison qu’un crime impuni. (…) Si, après chaque meurtre, on arrêtait immédiatement le premier ou le deuxième venu, il n’y aurait plus de crime impuni, et la police gagnerait un temps fou qu’elle pourrait consacrer à des opérations de sécurité pour rassurer la population. »

Si on a l’esprit un peu mal pensant et du goût pour l’absurde,
il faut lire Raphaël Majan.
(Astrid de Larminat, Le Figaro)

Si aujourd’hui j’ai choisi dans le catalogue Les Copropriétaires, contre-enquête publiée en 2007, ce n’est pas parce qu’elle serait la première, la meilleure ou la plus savoureuse de la série mais parce que la semaine dernière j’ai réalisé que l’assemblée générale de notre immeuble approchait à grands pas et que je n’avais toujours pas d’idées pour faire disparaître l’un ou l’autre de ceux qui ne payaient plus leurs charges depuis un an et demi ou passaient leur temps à en vouloir à ceux qui arrosent leurs jardinières ainsi que les parasols des voisins du dessous. Je me suis alors souvenu que le commissaire Liberty lui aussi s’était laissé entraîner dans une sale histoire de copropriétaires. Mais comme je ne savais plus comment il s’en était dépêtré j’ai relu cette contre-enquête afin de trouver là, parant du coup à mon manque d’imagination, d’imparables idées pour liquider le syndic, faire enfermer sa supposée maîtresse, s’arranger pour que l’ascenseur (qui joue toujours un rôle important dans les affaires de copropriétaires) devienne son complice, tenter de faire taire sa mère, la gardienne volage ou encore le SDF prétendument pédophile… Car, oui, tout le monde a un jour eu envie de faire disparaître l’un ou l’autre de ses voisins mais n’est pas Wallance qui veut ni commissaire et encore moins un commissaire serial killer qui a des principes moraux. « Ce n’est pas parce qu’on tue des gens qu’on n’est pas puritain », écrit-il dans ses carnets.

Je vous rappelle que Les Copropriétaires ainsi que toutes les autres contre-enquêtes numérisées du commissaire « Liberty » Wallance (six en tout) sont publiées par P.O.L. Qu’elles sont disponibles sur ePagine ou chez l’un des libraires partenaires du réseau. Que vous pouvez les feuilleter en ligne, télécharger (formats PDF et ePub) les premières pages et qu’elles sont lisibles sur iPad. Quant à l’auteur, Raphaël Majan, son éditeur nous informe qu’il serait né en 1963 à Saint-Sébastien et que, fonctionnaire, il aurait travaillé au ministère de l’Intérieur.

Christophe Grossi

Textes de Raphaël Majan numérisés à ce jour (chez P.O.L) :

Textes de Raphaël Majan non numérisés à ce jour (chez P.O.L) :

29 juin 2010

Partir dans les Caraïbes et les Antilles Françaises avec les guides Ulysse

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, — Christophe @ 09:10

Aller d’une île à l’autre, plonger au coeur de la complexité caribéenne, découvrir autant de cultures qu’il y a de territoires et d’États, se payer une croisière, partir sur les traces de ceux qui ont écrit un chapitre de l’histoire de l’humanité, voilà entre autres ce que vous propose Ulysse à travers ses guides et chapitres numérisés (en PDF).

Commençons par Cuba où vous trouverez deux guides complets, l’un sur La Havane et l’autre sur le pays en lui-même. De ce dernier, cinq chapitres ont été extraits : Ciego de Avila, Camaguey et Holguin, Santiago de Cuba et l’Oriente, Trinidad et les provinces du Centre, Varadero et la province de Matanzas, Isla de la Juventud et Cayo Largo. Après avoir découvert La Havane, Trinidad (ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO), les petites routes de montagne, les cigares, l’arrière-pays, Santiago, les plages paradisiaques et le rhum cubain, plus rien ne sera jamais plus comme avant. Le Guide Ulysse comprend également une description détaillée de tous les attraits, une sélection des meilleurs restaurants et hôtels dans toutes les catégories de prix, de nombreuses suggestions d’activités de plein air ainsi qu’un grand nombre de cartes, de plans précis et d’innombrables tuyaux pour voyager de manière autonome.

L’aventure continue. Face à Cuba, au nord, Les Bahamas (le guide couvre en détail une quinzaine d’îles de l’archipel, en plus des deux îles mondialement connues que sont New Providence (Nassau) et Grand Bahama (Freeport)), au sud, la Jamaïque (le guide au fort contenu culturel s’adresse à ceux qui choisiront de faire un luxueux séjour dans les stations jamaïcaines les mieux équipées ou une retraite édénique dans une petite villa perdue en pleine jungle caribéenne) et à l’est (pas de guide Haïti malheureusement) la République Dominicaine. De ce guide six chapitres ont été extraits et sont disponibles séparément : Punta Cana et ses environs, Péninsule de Samana, Puerto Plata et la côte atlantique, La côte Caraïbe, Santo Domingo, Le sud-ouest de la République dominicaine. Les éditeurs nous assurent que cette destination constitue l’une des préférées des voyageurs qui souhaitent allier soleil, nature et histoire. Des rues chargées d’histoire de Santo Domingo en passant par les splendeurs naturelles des parcs nationaux sans oublier les stations balnéaires de Puerto Plata, Sosua, Cabarete, Samana, Playa Grande, Playa Dorada, Punta Cana, Juan Dolio, Boca Chica, cette huitième édition comprend une description de tous les attraits, de nombreuses suggestions d’activités de plein air et des adresses d’hôtels et de restaurants pour toutes les bourses.

Si maintenant vous allez vers le sud-est en direction des Antilles Françaises, vous trouverez sur votre route la Guadeloupe (le guide propose notamment de magnifiques planches en couleurs pour identifier les oiseaux qui peuplent cette île), Saint-Martin et Saint-Barthélemy (pour les fous de plages, de casinos et de la jet-set, ce guide est le seul à être spécifiquement consacré à ces îles antillaises rattachées à la Guadeloupe), la Martinique (circuits de randonnée pédestre et planches en couleurs pour mieux connaître les oiseaux de cette île sont dans ce guide) et Sainte-Lucie (des jolis villages nichés au fond de calmes baies aux nombreux pitons d’origine volcanique, en passant par les plages de la côte caraïbe et la dense végétation des hauteurs de Soufrière, suivez le guide !).

Sachez également qu’Ulysse a réservé aux aficionados un guide des croisières dans les Caraïbes. Bonne route et surtout n’oubliez pas d’emporter des récits d’aventures avec vous !

Christophe Grossi

28 juin 2010

« La librairie », le guide 2010 du Syndicat de la librairie française est disponible en papier et en numérique

LA LIBRAIRIE, guide 2010 du Syndicat de la librairie française vient de paraître. La deuxième édition de ce guide professionnel de la librairie est en effet disponible depuis quelques semaines dans sa version papier (le guide est gratuit mais pas les frais de livraison). Quant à la version numérisée, elle a été réalisée par ePagine : elle peut être lue en ligne ou / et téléchargée ici.

Vient de paraître

Connaître l’actualité de la librairie en 2010, les chiffres et informations clés sur ce secteur, les formations, les aides aux librairies, les repères juridiques essentiels, les outils collectifs et les partenaires des libraires… Le Syndicat de la Librairie Française a souhaité rassembler dans la deuxième édition du guide professionnel de la librairie des informations indispensables aux libraires mais également à leurs partenaires des autres métiers du livre. À l’heure où de grands débats traversent le monde de l’écrit et celui de la librairie en particulier (défense du prix unique du livre, situation économique des librairies, labellisation et politiques publiques, évolution de la production éditoriale, meilleure reconnaissance du métier de libraire, nouvelle convention collective, développement des ventes sur Internet, dématérialisation du livre…), ce guide entend offrir une meilleure visibilité sur la réalité du métier de libraire, sur les enjeux collectifs de la librairie et sur les orientations de la profession pour son développement à venir.

Petite information mais qui a son importance : ce guide est gratuit mais pas les frais de livraison. Avant de les commander et d’adresser votre règlement par chèque, adressez-vous au SLF par mail. (1 exemplaire : 5 euros ; 4 exemplaires : 11 euros ; au-delà de 4 exemplaires, merci de justifier votre demande). Vous pouvez également lire en ligne ou / et télécharger la version numérisée par ePagine.

Édito
Après le succès rencontré par le premier millésime du Guide de la librairie, le Syndicat de la Librairie Française publie en 2010, en partenariat avec le Centre national du livre, une version enrichie et intégralement mise à jour. Les libraires, ainsi que leurs partenaires de la chaîne du livre ou des organismes publics, y trouveront une présentation des enjeux propres à ce secteur. Le guide rassemble également les chiffres clés de la librairie, les informations professionnelles et juridiques, les contacts des partenaires des libraires ainsi que des adhérents du SLF.
Le Guide de la librairie rend visible la mobilisation d’une profession autour de la reconnaissance du métier de libraire et des actions à conduire pour consolider l’économie des librairies et construire leur avenir. On peut ainsi se réjouir de plusieurs initiatives récentes ou en cours allant dans ce sens comme, par exemple, le lancement du label LIR par le ministère de la Culture et de la Communication, le renforcement de la loi de 1981 relative au prix du livre à l’issue de la mission conduite par Hervé Gaymard, l’exemption du secteur du livre du raccourcissement des délais de paiement qui menaçait directement les librairies, la réduction des coûts de transport grâce au nouveau “plan transport” déployé au niveau national, la mise en place d’une nouvelle classification des emplois en librairie qui permettra une meilleure reconnaissance des compétences et facilitera le déroulement des carrières en librairie…
2010 verra le lancement du “portail” collectif des libraires sur Internet. Il bénéficiera du soutien du ministère de la Culture annoncé par Frédéric Mitterrand. Ce dispositif donnera la possibilité à des centaines de libraires de participer, grâce à la mutualisation des investissements et à l’animation d’un nouveau réseau sur Internet, au nouveau marché du numérique. Il ne s’agit pas pour ces libraires de changer de métier mais, bien au contraire, de continuer à exercer leurs compétences sans être marginalisés sur le plan économique ainsi qu’aux yeux de leurs clients.
Ces actions, parmi beaucoup d’autres décrites dans le présent guide, mettent en lumière la mission “d’utilité publique” remplie par les libraires au service de la création et du lecteur. Cette “qualité des services rendus en faveur de la diffusion du livre”, telle que l’exprime la loi de 1981, doit être mieux reconnue par les éditeurs et les diffuseurs au moment où le marché du livre connaît des tensions inquiétantes. Elle est également à la source du partenariat ancien et renforcé avec les pouvoirs publics, au niveau national et local. Le Guide de la librairie, fruit d’une coopération entre le SLF et le CNL, en est à cet égard une illustration supplémentaire.
(Le Syndicat de la Librairie Française et Le Centre national du livre)


Christophe Grossi

LA LIBRAIRIE, guide 2010 du Syndicat de la librairie française est une publication du Syndicat de la librairie française
ISBN 978-2-9523239-1-8 – Gratuit – Date de parution : 28 mai 2009 – 209 pages
Version numérique réalisée par ePagine

Sommaire
Le Syndicat de la Librairie Française
Repères historiques : le syndicalisme en librairie
Représenter et défendre : les missions du SLF
Structures, composition et fonctionnement
Internet : les sites du SLF
Contacts

L’actualité de la librairie
2009-2010 : les actions du SLF
Le rapport Gaymard conforte le prix unique du livre
La librairie échappe au raccourcissement des délais de paiement
La nouvelle classification des emplois en librairie
Le label LIR
Les libraires, acteurs du numérique, défendent une régulation de ce nouveau marché
2010 : le portail de la librairie française sur Internet

Les ressources
Les chiffres clés
Le rôle de la librairie
Les formations
Les publications
Les rendez-vous 2010-2011

Les repères juridiques
Le prix du livre
La fiscalité

Les aides aux librairies
Les aides nationales
Les dispositifs généraux d’aide aux entreprises
Les aides régionales

Les annuaires
Les partenaires de la librairie
Les associations et groupements de libraires
Les adhérents du SLF

Les annexes : textes applicables
Le prix du livre
Les usages commerciaux
La définition fiscale du livre
Les délais de paiement

27 juin 2010

Le Palmarès Essai L’express-Tite Live et le numérique

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, , — Christophe @ 09:40

Que dit cette semaine le Palmarès Tite Live-L’Express ? Eh bien, pour la troisième fois consécutive, les 8 essais et documents publiés par Gallimard, L’Olivier et Flammarion et disponibles en numérique sur ePagine font toujours partie des livres les plus vendus en France. Parmi eux, trois titres figurent dans le Top Ten.

On prend donc les mêmes, on secoue bien et que voit-on ? En avant, route ! d’Alix de Saint-André (Gallimard) a encore gagné une place : Compostelle a bien le vent en poupe car le récit qu’en fait Alix de Saint-André atteint en 8 semaines le Top 5 des meilleures ventes d’essais en librairie. Un kilomètre à pied ça use les souliers… mais visiblement pas les lecteurs ! Florence Aubenas, quant à elle, fait quasiment figure de doyenne dans ce Palmarès concocté par Tite Live via Edistat : son Quai de Ouistreham (éditions de L’Olivier), après 17 semaines de présence, est toujours dans le Top Ten. Éric Fottorino se porte bien également : L’homme qui m’aimait tout bas (Gallimard) repart de plus belle grâce au Grand Prix des lectrices de ELLE reçu le mois dernier et Questions à mon père (Gallimard) atteint le Top Ten en seulement deux semaines. Du côté de Flammarion, la vie n’est pas mal non plus. Quatre de leurs auteurs figurent dans les 25 meilleures ventes, dont Régis Debray (À un ami israélien), Élisabeth Badinter (18ème semaine de présence dans le Palmarès avec Le Conflit. La femme et la mère), Fabrice Amadéo (La Face cachée d’Air France) et Jérôme Kerviel (L’engrenage, mémoires d’un trader) qui fait un bond de six places (12ème) dès la première semaine de son procès. À noter que du côté des romans, c’est toujours Jean-Christophe Rufin et son Katiba qui continue de séduire lectrices et lecteurs.

Si vous souhaitez tester la marchandise avant de l’acheter, vous savez peut-être que tous ces livres sont à feuilleter sur ePagine ou sur les sites de nos libraires partenaires, sinon c’est par ! Vous pouvez également télécharger gratuitement les premières pages des récits d’Éric Fottorino (ils font également partie du dossier Des pères) et de celui d’Alix de Saint-André. Tous ces livres sont compatibles avec l’iPad.

Pour retrouver les Palmarès Tite Live-L’Express romans et essais, c’est par ici.

@ suivre !

Christophe Grossi

P.S. : ce post a été réalisé avant l’intégration de Numilog et ne prend pas compte des nombreux titres numérisés du catalogue qui figurent dans ce Palmarès.

Livres numérisés cités ici

25 juin 2010

L’offre commune d’Eden Livres, ePagine, ePlateforme et Numilog : 1ère phase

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, , , — Christophe @ 15:23

C’est donc parti pour la première phase de l’interopérabilité des plateformes de distribution numérique ! Après avoir lu ci-dessous le communiqué rédigé par Eden Livres, ePagine, ePlateforme et Numilog, n’hésitez pas à visiter les tables des libraires.

Comme annoncé dans le communiqué du 12 mai dernier par Eden Livres, ePagine, Eplateforme et Numilog, la mise en œuvre de l’interopérabilité des plateformes de distribution numérique des grands groupes éditoriaux français entre, dès aujourd’hui, dans sa première phase de déploiement auprès de 11 librairies, dont les sites de vente de livres numériques sont gérés par ePagine ou par Numilog.

Rendez-vous sur les sites suivants pour retrouver ces catalogues :

L’appel du livre
L’arbre à lettres
Cultura
ePagine
Le Divan
Le Furet du Nord
Gibert Jeune
Lamartine
Numilog
Ombres blanches
Virgin

Cette première phase permet de présenter un catalogue numérique homogène pour les éditeurs distribués par Eden (groupes Flammarion, Gallimard, La Martinière) et Numilog (groupe Hachette).

Cette mise en exploitation sera poursuivie durant l’été pour une ouverture élargie du service à de nombreuses librairies et au catalogue distribué par Eplateforme (groupes Editis, Media Participations) au mois de septembre.

Eden Livres / Eplateforme / ePagine / Numilog

Ceci signifie par exemple que sur ePagine vous trouverez désormais 16.580 livres chez 159 éditeurs. Comme ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit autant de monde d’un coup, je vais en profiter pour souhaiter la bienvenue à tous ceux qui viennent de nous rejoindre, auteurs et éditeurs entre autres d’Albin Michel, Armand Colin, Belin, Calmann-Lévy, Dunod, Fayard (Mille et une nuits, Pauvert), Grasset, Hachette (Jeunesse, Littératures et Pratique), Hermann, L’Archipel, L’Herne, La Musardine, Lattès, Le Livre de Poche, Le Rocher, Les Belles Lettres, Michel de Maule, Rue d’Ulm, Sedes, Stock ou encore Vuibert (pour connaître tous les éditeurs présents au catalogue, consultez la liste détaillée ici).

Christophe Grossi

Tous les styles 2010 ; du Louis XIII à l’Art Déco (Elina Sofedis)

L’édition 2010 de l’ouvrage Tous les styles ; du Louis XIII à l’Art Déco, publié par Elina Sofedis et tout juste numérisé, vient d’intégrer le catalogue des libraires du réseau ePagine. Le texte est signé Sylvie Chadenet et les dessins sont de Maurice Espérance.

Sylvie Chadenet, dans son ouvrage de référence, Tous les styles 2010 ; du Louis XIII à l’Art Déco, aborde à la fois de manière scrupuleuse et synthétique plus de 500 ans de mobilier à travers 16 styles : du Moyen Âge à nos jours en passant par les plus emblématiques, de Louis XIII à Louis XVI, de Napoléon Ier (Empire) à Napoléon III, du Modern Style au fonctionnel sans oublier l’Art Déco. Chaque chapitre décrit avec précision les meubles de l’époque (lits, tables, bureaux, armoires, sièges, consoles, appliques, buffets, commodes, encoignures, horloges, menuiseries, secrétaires, bibliothèques, psychés, guéridons…), ainsi que ses objets et ses accessoires (théières, légumiers, salières, coquetiers, soupières, pichets, carafes, écuelles, argenterie, verrerie, cristallerie…).

En préambule, un lexique permet aux débutants de s’y retrouver et aux amateurs de compléter leurs connaissances.  Chaque style fait ensuite l’objet d’une présentation où il est replacé dans son contexte historique et politique (avec dates et son équivalent à l’étranger). Par exemple, pour le style Empire (Regency en Angleterre, néo-classique en Italie ou Joseph Bonaparte en Espagne), Sylvie Chadenet rappelle qu’il « se veut délibérément un style de propagande. Conçu pour exprimer la prépondérance absolue de la majesté impériale, il est destiné à servir de cadre à l’épopée napoléonienne qui, de l’aveu même du maître, ne peut trouver d’équivalent historique que dans les conquêtes d’Alexandre le Grand ou la carrière fulgurante de César. C’est pourquoi la rupture avec les styles qui l’ont précédé paraît considérable, son inspiration néglige volontairement la tradition de grâce et d’élégance de l’ébénisterie française depuis la Régence, et recherche ce que l’art antique a produit de plus monumental : la Rome d’Auguste, la Grèce des oracles, l’Égypte des pharaons ou la Macédoine d’Alexandre le Grand paraissent seules susceptibles de servir de référence au pouvoir incomparable de l’empereur. » L’auteur entre alors dans le vif du sujet en détaillant le style lui-même (ce qui le caractérise, quels sont les matériaux utilisés et les techniques adoptées à l’époque, etc. ) tout en n’oubliant pas de citer à chaque fois les noms des artistes et des ateliers (peintres, graveurs, ébénistes) et de rappeler leurs chefs-d’oeuvre, leurs spécialités et leur influence sur le mobilier de leur temps. Afin de permettre à chacun de mieux s’y retrouver, une large place est également laissée aux nombreuses illustrations de Maurice Espérance (plus de 600 dessins) : des motifs décoratifs venant compléter admirablement le texte.

Véritable voyage dans le temps, l’ouvrage de Sylvie Chadenet, par le truchement des styles, des meubles, des objets et des accessoires de chaque époque, permet aux amateurs d’Histoire de saisir autrement chaque période traversée. Il est également un guide indispensable pour les collectionneurs ou les chineurs qui souhaiteraient acheter des originaux ou des copies sur les marchés aux puces, dans les brocantes et chez les antiquaires. Par ailleurs, il fait partie des contenus utilisés dans le cadre du Labo BnF, un lieu expérimental dédié aux nouvelles technologies de lecture et d’écriture et qui vient d’ouvrir ses portes le 2 juin 2010 dans le hall Est de la BnF | François-Mitterrand. Enfin, sachez que Tous les styles 2010 ; du Louis XIII à l’Art Déco sera bientôt adapté sous la forme d’une application iPhone. Cette dernière permettra à tous les amateurs de meubles, d’objets et d’accessoires d’époque d’accéder à l’intégralité de l’ouvrage (textes et illustrations) tout en bénéficiant de l’ergonomie tactile de l’iPhone. L’utilisateur pourra ainsi facilement identifier le style de ses trouvailles, les photographier et les envoyer par mail.

Un extrait de cet ouvrage peut être feuilleté en ligne ou/et téléchargé gratuitement sur ePagine ou sur les sites de nos libraires partenaires (vous y trouverez le sommaire détaillé ainsi que le chapitre entier consacré au style Empire, illustrations comprises).

Christophe Grossi

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Sommaire de Tous les styles 2010

Le lexique

Le style du Moyen Age

Le style Renaissance

Le XVIIe siècle

Le style Louis XIII

  • Les meubles (lits, tables, bureaux, armoires, sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Louis XIV

  • Les meubles (lits, tables, consoles d’applique, tables à écrire, bureaux, armoires, buffets, commodes et sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le XVIIIe siècle

Le style Régence

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les consoles d’applique, les bureaux, les armoires, les commodes et les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Louis XV

  • Les meubles (l’ornementation)
  • Les meubles de menuiserie (lits, sièges, tables, armoires)
  • Les meubles ébénisterie (tables, consoles, bureaux, commodes, chiffonniers, encoignures et horloges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Louis XVI

  • Les meubles (l’ornementation)
  • Les meubles de menuiserie (lits, sièges et autres)
  • Les meubles ébénisterie (commodes, encoignures, tables, bureaux, bibliothèques, consoles)
  • Les objets et les accessoires

Le style Directoire

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les secrétaires, les armoires, les consoles, les psychés et les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le XlXe siècle

Le style Empire

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les consoles, les bureaux, les armoires, les bibliothèques, les commodes, les chiffonniers, les psychés et les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Restauration

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les consoles, les psychés, les bibliothèques, les meubles de classement, les bureaux, les bas d’armoire, les meubles d’appui, les encoignures, les commodes et les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Louis-Philippe

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les consoles, les bureaux, les armoires, les bibliothèques, les commodes, les chiffonniers, les buffets, les psychés, les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le style Napoléon III

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les guéridons, les consoles, les bureaux et les secrétaires, les armoires, les bibliothèques, les meubles à hauteur d’appui, les buffets, les cabinets et les sièges)
  • Les objets et les accessoires

Le XXe siècle

Les styles 1900

  • Les meubles 1900 et Modern Style (l’ornementation, les lits, les tables, les armoires, les buffets, les commodes, les bureaux, les sièges, les petits meubles)
  • Les objets et les accessoires 1900 et Modern Style

Les styles 1925 Le style Arts Décoratifs

  • Les meubles (l’ornementation, les tables, les bureaux, les bibliothèques, les armoires, les psychés, les lits, les commodes, les sièges, la verrerie)
  • Les objets et les accessoires

Le style fonctionnel

  • Les meubles (l’ornementation, les lits, les tables, les bureaux, les armoires, les commodes et les sièges)

23 juin 2010

Les dossiers thématiques gratuits d’ePagine

Filed under: Mises en avant numériques — Mots-clefs :, , — Christophe @ 09:31

Depuis plusieurs mois maintenant, ePagine vous propose de télécharger gratuitement des dossiers thématiques (format epub) qui contiennent des extraits de livres numérisés. Après l’amour, l’exil, le contemporain numérique en janvier et février 2010, nous avons mis en ligne en mars et avril un dossier sur les nouvelles et les contes et un autre sur le roman noir français ; les romans sélectionnés lors du dernier Prix du Livre Inter ont également fait l’objet d’un dossier au mois de mai ainsi que huit auteurs des éditions P.O.L. Et le dernier né (nouvelle couverture, nouvelle typographie), qui met à l’honneur les pères à travers cinq romans et récits, est disponible depuis quelques jours… Trois nouveaux dossiers devraient vous être proposés dans les prochaines semaines, notamment une sélection de romans à lire pendant vos vacances ainsi que des essais et des documents récemment publiés par Flammarion. Grâce à nos dossiers, ePaginez vos lectures !

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Dans le dossier Nouvelles et contes, retrouvez les livres suivants :

Misères et grandeurs
ordinaires
Adamou Idé
La Cheminante
Contes & Légendes
populaires
du Maroc
Doctoresse Légey
Éditions du Sirocco


La mort d’Edgar
Franz Bartelt
Gallimard
Des bibliothèques
pleines de fantômes
Jacques Bonnet
Denoël


L’Homme qui tua Roland Barthes
et autres nouvelles
Thomas Clerc
Gallimard/L’arbalète

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Dans le dossier Un bouquet de romans noirs, retrouvez les livres suivants :

Une Histoire
d’amour
radioactive
Antoine Chainas
Gallimard/Série noire
Bien connu
des services
de police
Dominique Manotti
Gallimard/Série noire


La commissaire n’aime
point les vers
Georges Flipo
Table Ronde
Droit de véto
Léo Lapointe
Ravet-Anceau

Polars en nord


Quai des enfers
Ingrid Astier
Gallimard/Série noire
Lille – Québec
aller simple
Lucienne Cluytens
Ravet-Anceau

Polars en nord

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Dans le dossier 9 romans du Livre Inter, retrouvez les livres suivants :

Une année
avec mon père
Geneviève Brisac
Éditions de l’Olivier
Savoir vivre
Hédi Kaddour
Gallimard


La grande sauvagerie
Christophe Pradeau
Éditions Verdier
Bakou,
derniers jours
Olivier Rolin
Seuil/Fiction et cie


L’horizon
Patrick Modiano
Gallimard
Les hommes-couleurs
Cloé Korman
Seuil
Prix du
Livre Inter 2010


La blessure et la soif
Laurence Plazenet
Gallimard
Choir
Éric Chevillard
Éditions de Minuit


J’aimerais revoir Callaghan
Dominique Fabre
Fayard

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Dans le dossier Huit auteurs P.O.L, retrouvez les livres suivants :

Thriller
Iegor Gran
Polichinelle
Pierric Bailly


Beau rôle
Nicolas Fargues
Une fille du feu
Emmanuelle
Bayamack-Tam


Précisions
sur les vagues
Marie Darrieussecq
Vaches
Frédéric Boyer


Toute ma vie
j’ai été une femme
Leslie Kaplan
Petits-déjeuners
avec quelques écrivains
célèbres
Christine Montalbetti

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Dans le dossier Des pères, retrouvez les livres suivants :

L’homme
qui m’aimait
tout bas
Éric Fottorino
Gallimard
Questions
à mon père
Éric Fottorino
Gallimard


Une année
avec mon père
Geneviève Brisac
Éditions de l’Olivier
Fête des pères
Gilles Sebhan
Denoël


Encyclopédie
de mon père
Bruno Léandri
Flammarion

Bonnes lectures !
Christophe Grossi

22 juin 2010

Du Chili au Mexique avec les guides Ulysse

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs : — Christophe @ 08:40

Les guides Ulysse (plus de 260 numérisés en PDF à ce jour) vous emmènent aujourd’hui du Chili à Cancún en passant par le Panamá ou encore le Guatemala. Que vous fassiez de petits ou de longs séjours, que vous voyagiez à pieds avec votre sac-à-dos ou en voiture avec chauffeur, avec votre jet privé ou à bord d’un voilier prêté par votre meilleur ami du moment…, il y en aura pour tous les goûts et tous les styles. Si certains guides se concentrent sur un pays ou une région particulière, il faut savoir aussi que les éditeurs des guides Ulysse ont mis à disposition de leurs lecteurs des chapitres qui peuvent être téléchargés séparément des autres en PDF. C’est notamment le cas pour le Panamá, le Costa Rica ou la région de Cancún et de la Riviera Maya. Dans tous les cas, n’hésitez pas à les feuilleter sur le site ePagine ou chez l’un de nos libraires partenaires.

L’Amérique latine : du sud au centre

Afin de bien démarrer votre voyage, Ulysse vous propose deux guides complets pour arpenter le Chili (du désert d’Atacama au Nord jusqu’aux paysages fascinants de la Patagonie au Sud, en passant par Santiago, Valparaiso et Viña del mar, Rapa Nui et l’Île de Pâques) et le Pérou (de Cusco, l’ancienne capitale inca à Lima, la capitale du pays en passant par les ruines du Machu Picchu, les sites archéologiques importants, le lac Titicaca ou encore Nasca). Chaque guide vous propose un portrait historique et culturel du pays, des plans et des cartes pour mieux préparer vos itinéraires, ainsi que des adresses pour tous les budgets, des conseils et des tuyaux pratiques.

Direction le Nord vers Panamá où le guide Ulysse vous emmène à la découverte de son canal, ouvrage d’art unique par lequel transite une grande partie du commerce mondial, et vous convie à l’exploration de la capitale, Panamá city, véritable carrefour ethnique. Paysages tropicaux, plages, forêts, 14 parcs nationaux, 10 000 espèces de plantes et 1000 espèces d’oiseaux : voilà une parcelle de ce qui vous attend. Vous y trouverez également de nombreuses propositions d’activités de plein air, de la plongée sous-marine à l’escalade du volcan Barú, en passant par l’exploration de la forêt tropicale humide. Il vous conduit aussi au pays des Kunas, ce peuple autochtone aux fascinantes traditions. Pour ceux qui souhaiteraient seulement visiter la capitale, son canal et ses plages, Ulysse a extrait du guide complet un chapitre, La Ciudad de Panamá, le canal et les plages, téléchargeable séparément.

Depuis 1990, avec la parution de son tout premier guide sur le Costa Rica, Ulysse a su faire découvrir et apprécier cette magnifique destination d’Amérique centrale à des milliers de voyageurs. Encore aujourd’hui, ce guide s’avère la meilleure référence en la matière. Il comprend un portrait géographique, historique et culturel étoffé, une description détaillée de tous les attraits dont les réserves et parcs nationaux, une sélection des meilleurs restaurants et hôtels dans toutes les catégories de prix, de nombreuses suggestions d’activités de plein air, un lexique français-espagnol ainsi que plus de 30 cartes et plans précis vous permettant de créer un itinéraire à votre mesure. Et désormais, six chapitres de ce même guide sont téléchargeables séparément suivant que vous choisissiez de visiter Le Sud, la Côte Pacifique Centrale, le Guanacaste et la Péninsule de Nicoya, la Côte Caraïbe, la Vallée Centrale ou encore San José.

Toujours un peu plus vers le Nord, les guides Ulysse vous emmènent dans trois pays d’Amérique centrale :

- le Nicaragua : un des seuls guides sur le Nicaragua existants en français. Très complet, il explore la capitale Managua, la station touristique de Montelimar et les autres stations balnéaires du pays, dont certaines plages semblent infinies et désertes. Il permet de visiter les villes de León ou Granada et d’explorer les rivières tumultueuses et les sites de cratères volcaniques.

- le Honduras : l’auteur de ce guide vous invite à découvrir à la fois la civilisation précolombienne, la culture hispano-américaine, la nature tropicale (flore exubérante et faune exotique) et les plages idylliques du pays. Vous y croiserez les ruines mayas de Copán, la Ruta Lenca et ses montagnes parsemées de villages coloniaux ; vous pagaierez,  vous arpenterez les parcs nationaux, vous plongerez à la découverte des récifs kaléidoscopiques qui ceinturent les Islas de la Bahía et enfin vous bullerez sur les éblouissantes plages de la côte Caraïbe.

- le Guatemala : berceau de la culture maya, pays de volcans et de cités coloniales, le Guatemala se révèle être une des régions du monde les plus propices aux découvertes et au dépaysement. Antigua, la Ciudad de Guatemala, les ruines de Tikal, le Lago de Atitlán, de Cobán et de Quetzaltenango n’auront plus de secrets pour vous ! L’héritage des peuples qui ont adopté ce pays et qui y ont vécu au cours des siècles, et de ceux qui l’habitent aujourd’hui, raconte une histoire des plus riches qui s’écrit encore.

Vous arrivez au Mexique.

Outre une visite de Guadalajara, les guides Ulysse se concentrent sur la région de Cancún et la Riviera Maya. Un guide complet pour découvrir de fabuleux sites archéologiques, vestiges de la civilisation maya, et l’île de Cozumel, paradis de la plongée. Vous y trouverez aussi les meilleurs sites pour la baignade et les sports nautiques ainsi qu’un grand nombre de suggestions d’hôtels, de bars et discothèques pour profiter pleinement de l’animation régnant dans les complexes touristiques. Plages, attraits, activités, boutiques et restaurants y sont aussi décrits de façon détaillée. Ce guide comprend également une vingtaine de plans précis, 16 planches en couleurs et un lexique français-espagnol. Par ailleurs, sachez que 5 chapitres sont à télécharger séparément pour ceux qui n’auraient besoin que d’informations sur Chichen Itza, la Riviera Maya en elle-même, Cozumel, Isla Mujeres ou tout simplement Cancún.

Les premières pages de tous les guides et chapitres présentés ici peuvent être feuilletés en ligne sur le site ePagine ou encore sur ceux des librairies Kléber ou Lamartine, par exemple. Pour ceux qui en auraient besoin, pensez à prendre avec vous ce guide pratique : L’Espagnol pour mieux voyager en Amérique latine.

Christophe Grossi

21 juin 2010

En musique avec les livres numériques

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, , — Christophe @ 09:30

Comme tout événement, La Fête de la musique permet aux libraires de faire des tables ou des vitrines spécifiques, de mélanger la nouveauté et les livres plus anciens – ce qu’on appelle le fonds. Dans ces cas-là, ils passent d’un rayon à l’autre, revisitent autrement leur assortiment, se souviennent de telle lecture,  sont heureux de pouvoir ressortir ce livre qu’ils n’ont pas conseillé depuis longtemps… C’est plaisant. Pensant à la Fête de la musique, je me suis amusé à chercher dans le catalogue ePagine quels livres numériques je pourrais mettre en avant. Je pensais ‘concert’, ‘leçon de piano’, ‘compositeurs’, ‘instruments’…  Au rock, au classique, aux biographies, aux romans… Et voilà comment  des livres qu’on n’aurait peut-être jamais vu ensemble se retrouvent soudain au même endroit. Cacophonique, vous avez dit ?

Du classique à l’opéra

Notes sur Chopin d’André Gide, Gallimard : « Pianiste lui-même, et fin musicologue, l’écrivain avait à coeur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l’interprétation qu’en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux oeuvres, à leurs «intentions». »

Le requiem de Franz de Pierre Charras, Mercure de France : « L’auteur s’efface derrière un homme à qui il a donné la parole et qui est en train de mourir : cet homme est jeune, talentueux, syphilitique, désargenté, romantique, sensible ; malgré la fièvre qui l’emporte et la fin de sa vie qui approche, ce qu’il entend n’est pas une voix mais des notes et ce qu’il perçoit n’est pas un nouveau lied, c’est un requiem. Mais cette messe des défunts, Franz Schubert aura-t-il le temps de la transposer ? » (chronique du 27 avril 2010)

Schumann de Sylvie Oussenko, Éditions d’Organisation / Eyrolles pratique. De la naissance à la mort de Schumann, l’auteur retrace son parcours intime et musical, dégageant ainsi ce qui fait la spécificité de son oeuvre. Chacune des grandes périodes de sa création fait l’objet d’une partie, elle-même découpée en chapitres, qui sont autant d’étapes significatives. Vivant, le texte est jalonné de citations. Pédagogique, il situe l’artiste dans son contexte historique et technique. CD audio offert.

Carnet d’opéra de La flûte enchantée de Mozart de Muriel Lameignère, Digit Books : ce carnet d’opéra est une invitation au voyage musical ! En écoutant la musique, des images, des costumes, des décors sont peu à peu venus à mon imaginaire. C’est juste une interprétation personnelle de ce que j’ai ressenti à partir de cet opéra magique !

L’opéra de Sylvie Oussenko, Éditions d’Organisation : « Des origines à nos jours, ce guide propose un panorama complet de l’opéra, constituant ainsi une référence accessible sur le sujet. Pour chaque période historique, il présente les grandes dates, les principaux compositeurs et les oeuvres majeures du genre. 23 fiches consacrées aux opéras incontournables, 1 index des compositeurs et 1 index des oeuvres.

Rock d’ici et de là-bas

666, quatre études sur le rock’n'roll de Claude Chastagner, publie.net : « Claude Chastagner est le premier à avoir développé dans un département universitaire (le département d’anglais de Montpellier 3), dès 1994-1995, un fonds de ressource et une approche spécifique du rock’n'roll. De l’autre côté de l’Atlantique, et on l’a su par Greil Marcus ou bien d’autres, longtemps qu’on sait que cette explosion des rituels, ce qu’ils sous-tendent pour les moeurs, l’idée de la musique, le comportement des foules, ou tout simplement l’instance symbolique des mutations sourdes ou violents d’une société, est une tâche urgente et nécessaire. »

Alain Bashung, Monsieur rêve encore de Patrick Amine, Denoël (lire la chronique du 18 juin 2010) : « Augmenté d’entretiens, de témoignages et de documents inédits (un chapitre est notamment consacré à la maladie et à la mort du chanteur, un autre à la sortie de Bleu pétrole, son dernier album), ce livre est une réelle plongée au coeur de l’univers « Bashung » et évite toutefois le voyeurisme ou l’impudeur. »

Variété française

Une histoire d’Etienne Daho de Christophe Conté, Flammarion : « Au-delà de Daho, figure tutélaire de plusieurs générations d’artistes, c’est plus largement toute l’histoire de la musique en France qui apparaît en filigrane dans ce récit, de l’après-punk jusqu’à aujourd’hui. »

Renaud ; Briographie de Christian Laborde, Flammarion : « Dans cette « briographie », entreprise durant la tournée « Rouge Sang », Christian Laborde retrace, avec une précision qui n’exclut pas la fantaisie, le parcours artistique d’un chanteur, à la fois tendre et révolté, dont les refrains et les mélodies ne cessent de nous émouvoir. »

Un roman, un essai, une revue

La musique d’une vie d’Andreï Makine, Le Seuil : « Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. Fin du long purgatoire que sa famille a vécu durant les années de terreur. Promesse d’oubli, de célébrité future, de nouvelles rencontres parmi la jeunesse dorée de la capitale… Or ce concert n’aura pas lieu. La vie d’Alexeï se jouera sur une partition différente, marquée par l’amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité des vaincus. »

Le toucher des philosophes (Sartre, Nietzsche et Barthes au piano) de François Noudelmann, Gallimard : « Le jeu musical transporte une gamme d’affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur la touche. »

D’ici là t.3 : « la musique savante manque à notre désir », publie.net. En partant du vers de Rimbaud qui donne son titre à ce troisième numéro de la revue trimestrielle de création numérique d´ici là, 40 auteurs contemporains sont invités à autant de créations autour de la musique.

Créer : composez, jouez, chantez

L’art d’écrire une chanson de Claude Lemesle, Éditions d’Organisation : « Rédigé par l’auteur de « L’été indien », cet ouvrage prodigue un ensemble de conseils, techniques et exercices pratiques pour apprendre à écrire une chanson. De manière dynamique et drôle, l’auteur y distille le récit de ses rencontres avec les plus grands de la chanson française (Joe Dassin, Serge Reggiani, Michel Sardou, Michel Fugain, Dalida…), et relate la manière dont sont nés la plupart de leurs succès. »

Rêve de la rue Rosa Bonheur Bruno Giner, éditions François Dhalmann. Conducteur de poche. Partition pour orchestre symphonique d’élèves d’après un texte de Jacques Roubaud. Commande de l’Ariam Ile de France. Nomenclature : 2.2.2.2/1.2.1.0/Perc (2)/Crd. Difficulté : moyen-intermédiaire. 3 – 5 mn. (Gratuit)

La technique vocale de Hervé Pata, Éditions d’Organisation : « Ce guide conçu par un professionnel propose une méthode complète pour apprendre à poser sa voix ou à chanter. Il est illustré d’exercices contenus sur un CD-audio. »

Quelqu’un a-t-il pensé aux enfants ?

Le pays sans musique d’Angèle Delannois et Pierre Houde, éditions de l’Isatis / Tourne-pierre : « Dans un pays très lointain, un sultan interdit la musique dans tout son royaume. Un jour, il décide d’aller vérifier si sa loi est bien respectée par ses sujets. Les humains obéissent mais qu’en est-il du merle, du loup, du ruisseau et de la propre fille du sultan ? Une histoire invraisemblable ? Pas si sûr… »

Tous ces livres numérisés sont à feuilleter et à télécharger sur ePagine ou chez les libraires partenaires du réseau. Maintenant, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles et surtout, pensez à écouter de la musique tous les jours. Et à lire !

Christophe Grossi

20 juin 2010

« Des Pères » à télécharger gratuitement sur ePagine

Filed under: Mises en avant numériques — Mots-clefs :, , — Christophe @ 08:53

Les pères sont à l’honneur dans le nouveau dossier thématique à télécharger gratuitement sur ePagine. Quatre auteurs (Éric Fottorino, Geneviève Brisac, Gilles Sebhan et Bruno Léandri), cinq extraits (format ePub) de livres récemment numérisés, à lire sur votre ordinateur ou votre tablette et autant de manières de parler du rapport père/fille-fils.

à télécharger gratuitement

On les porte au pinacle, on règle notre pas sur le leur, on les déteste, on respecte leurs silences, on admire leurs engagements, parfois non ; on cherche à sonder leurs secrets, on les prend comme ils sont, on aimerait qu’ils soient plus ou moins présents ou investis ; on voudrait les tuer, on souhaiterait qu’ils ne meurent jamais ; on ne souffre pas leur air autoritaire, leur laxisme, leurs sentences, leurs paraboles ; on les cherche ou bien on les fuit. La liste pourrait s’allonger tant la figure du père n’en finira jamais de nous obséder. Le père. Les pères. Depuis la nuit des temps, ils hantent de leur présence-absence les récits des écrivains. Fêtés, aimés, questionnés, inventoriés, « encyclopédiés », ils sont également au coeur des livres que nous vous proposons dans ce dossier thématique à télécharger gratuitement. Quatre auteurs, cinq extraits (format ePub) de livres récemment numérisés, à lire sur votre ordinateur ou votre tablette et autant de manières de parler du rapport père/fille-fils. Si la mort du père déclenche le geste d’écrire, les thèmes abordés ne sont pas forcément morbides et surtout chaque auteur se distingue par la manière dont il va traiter la question et, bien entendu, par le style.

Par deux fois, Éric Fottorino revient dans ce dossier. Tandis qu’il vient de remporter le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010, catégorie « documents », avec L’homme qui m’aimait tout bas (récit sur Michel, son père adoptif qui s’est suicidé en 2008, homme vénéré qui lui a donné tant de choses et notamment son nom : Fottorino), il vient de publier Questions à mon père, chez le même éditeur (Gallimard), où cette fois l’auteur choisit d’aller vers son père naturel, Maurice Maman, atteint d’une maladie orpheline. Ces deux livres ont fait l’objet de chroniques sur ce blog, les 1er et 4 juin 2010.

Comment continuer de vivre avec ce père qu’elle connaît bien et mal, qui a toujours tout tenu à bout de bras mais qui se trouve très affaibli après la mort de son épouse dans un accident de voiture ? Voilà à quoi s’attelle Geneviève Brisac dans Une année avec mon père (L’Olivier), avec une colère froide parfois, beaucoup d’humour, de la retenue surtout (dans les gestes, les émotions), des chansons, des comptines et des vers qui scandent le récit de la femme (fille, femme et mère) et de l’écrivain qu’elle est. Ce livre a été chroniqué sur ce blog le 9 mai 2010.

Avec Gilles Sebhan, on change complètement de registre. Proche de l’univers d’un Sade ou d’un Pasolini, l’auteur met en scène dans Fête des pères (Denoël) un serial killer qui répète sans fin le même crime, recherchant à travers ces meurtres odieux un idéal masculin ou plutôt la figure du père (à travers leur hypothétique relation). Derrière cette voix ainsi que cette manière précise et cruelle de raconter, c’est la peine de l’enfant que fait entendre l’écrivain.

Autre livre, autre père, autre époque. Et celui de Bruno Léandri est un drôle d’oiseau : irascible, révolté, attachant et drôle, il ne passait pas inaperçu dans le Bécon-les-Bruyères des années 50-60. Voilà donc, comment l’auteur, à travers nombre d’anecdotes, crée ici une encyclopédie à la gloire du père dans laquelle il fait revivre toute une époque révolue ainsi qu’un tas de personnages hauts en couleurs autour de cette figure cocasse, amusante, énervante et qui tient une place importante dans sa vie et son coeur. (Bruno Léandri, Encyclopédie de mon père, Flammarion)

Dans ce dossier, retrouvez des extraits des livres suivants (tous peuvent être également téléchargés séparément) :

L’homme qui m’aimait tout bas

Éric Fottorino

Gallimard

Blanche

Questions à mon père

Éric Fottorino

Gallimard

Blanche



Une année avec mon père

Geneviève Brisac

Éditions de l’Olivier

Fête des pères

Gilles Sebhan

Denoël



Encyclopédie de mon père

Bruno Léandri

Flammarion

Christophe Grossi

19 juin 2010

Techniques de soi : un atelier à la Colline et des livres numériques

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, , — Christophe @ 08:00

Aujourd’hui, samedi 19 juin à 14 heures, Ars Industrialis organise une réunion publique consacrée à la thématique des techniques de soi qui se tiendra au Théâtre de La Colline, 14 rue Malte Brun, Paris 20° (métro Gambetta). Cette séance, au cours de laquelle devraient intervenir Robin Renucci, Marc Valleur, Alain Giffard et Julien Gautier, prolongera notamment les travaux de l’Atelier « techniques de soi » que vous pouvez retrouver sur le site Ars Industrialis. L’entrée est libre.

L’association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 à l’initiative de Bernard Stiegler (philosophe). Georges Collins (philosophe et critique d’art), Marc Crépon (philosophe), Catherine Perret (philosophe et critique d’art) et Caroline Stiegler (juriste) l’accompagneront. Dans le Manifeste rendu public à cette occasion, Ars Industrialis se présente comme une « Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit ». Les premières activités de ses membres comme de ses animateurs sont l’étude et la réflexion, individuelle et collective, le mûrissement et l’échange de points de vue. C’est aussi une association politique qui intervient dans le débat public et s’efforce, chaque fois que c’est possible, de mettre en œuvre ses propositions par des expérimentations ou des actions. Posant qu’il n’y pas de vie de l’esprit sans instruments spirituels, Ars Industrialis s’est fixé pour but d’imaginer un nouveau type d’agencement entre culture, technologie, industrie et politique autour d’un renouveau de la vie de l’esprit. Depuis sa création Ars Industrialis organise débats, séminaires et anime un atelier des techniques de soi. Le précédent atelier (17 avril 2010) a été enregistré en deux parties ; chaque mp3 peut être téléchargé ici et le prochain a lieu cet après-midi à 14 h au Théâtre de la Colline, notamment en compagnie d’Alain Giffard qui donne ci-après une définition de la culture de soi et des techniques de soi :

Pour Ars Industrialis, synthétiquement, la culture de soi et les techniques de soi, c’est, d’un point de vue négatif, ce que nous opposons à la confluence des industries culturelles, du marketing et des industries de l’information, et, d’un point de vue positif, c’est au sens large une affaire de « design », c’est à dire d’imagination, de conception et d’appropriation de ces techniques. Évidemment, la liste possible des pratiques ou techniques de soi d’aujourd’hui est différente de la liste classique qu’il faut « actualiser » (écriture, lecture, déambulation, retraites, régimes, etc.). C’est un travail qu’Ars Industrialis voudrait entamer. D’un certain point de vue, le noyau central semble bien être le même, d’où l’importance de la relation entre écriture, lecture et méditation. D’un autre point de vue, il paraît que toute technique (ce pour quoi il faut une pensée générale de la technique) peut être réorientée comme une technique de soi dès lors qu’elle est envisagée dans la perspective du souci de soi. L’art des jardins, au Japon, ou celui de la cuisine, en sont des exemples. Mais même l’observation ou le calcul, techniques apparemment caractéristiques de la connaissance objective, peuvent (doivent) être reprises dans cette perspective, dans un temps où l’expérience est industrialisée (exemple des traders). Alain Giffard

Pour vous familiariser avec l’association Ars Industrialis, voici une liste de livres numérisés suivie d’autres ouvrages conseillés par les animateurs de l’atelier « techniques de soi ».

Livres disponibles en numérique

Prendre soin de la jeunesse et des générations de Bernard Stiegler (en particulier chap. 7 à 9), Flammarion : « La reconstitution d’un système de soin exige de renverser la logique du psychopouvoir pour mettre en oeuvre une politique de l’esprit. Cela requiert l’élaboration d’une pharmacologie qui analyse les caractéristiques des psychotechnologies contemporaines et d’une thérapeutique qui les mette au service d’un nouveau système de soin. »

Pour en finir avec la mécroissance (quelques réflexions d’Ars Industrialis) de Bernard Stiegler, Alain Giffard, Christian Faure, Flammarion Essais : « Penser un nouveau modèle où les technologies numériques seront mises au service d’une nouvelle intelligence collective et d’un nouveau commerce social – pour autant qu’émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s’engage la lutte pour en finir avec la mécroissance. »

Humain, inhumain, trop humain (réflexions sur les biotechnologies, la vie et la conservation de soi à partir de l’oeuvre de Peter Sloterdijk), de Yves Michaud, Climats / Flammarion : « Faut-il poursuivre et même accélérer sur la voie de la mutation, en inventant le nouvel homme, c’est-à-dire le surhomme ? Ou faut-il à nouveau penser la nature humaine dans sa finitude et, contre la mobilisation infinie, en appeler à la dé-mobilisation et à la voie du Tao, mais au risque de l’étouffement dans la mesure, la sagesse et l’ennui ? »

De l’intérieur du monde (pour une philosophie et une science des relations) de Michel Bitbol, Flammarion, Bibliothèque des savoirs : « Une réflexion originale permettant de comprendre comment une épistémologie peut avoir partie liée avec la quête existentielle. »

L’apprentissage de soi de Xavier Pavie, Éditions d’Organisation : « Exercices spirituels inspirés d’exemples concrets tirés de la pratique quotidienne de philosophes célèbres et destinés à vivre sa vie du mieux possible, à réguler les émotions trop fortes, les peines trop grandes comme les joies éphémères. »

Le toucher des philosophes ; Sartre, Nietzsche et Barthes au piano de François Noudelmann, Gallimard : « Le jeu musical transporte une gamme d’affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. »

Livres conseillés par l’atelier Technique de soi

Pour prolonger notre incursion du côté des interventions, travaux et ouvrages des membres et animateurs de l’association Ars Industrialis, nous proposerons bientôt un dossier thématique dans lequel vous pourrez télécharger gratuitement des extraits de plusieurs livres numérisés qui ont trait aux sujets effleurés sur ce blog aujourd’hui.

Bon week-end !

Christophe Grossi

18 juin 2010

« Alain Bashung, Monsieur rêve encore » de Patrick Amine (Denoël)

Le 4 juin 2009, deux mois et demi après la mort du chanteur, Patrick Amine publie chez Denoël Bashung, Monsieur rêve encore, édition refondue de son précédent livre sur Alain Bashung (Monsieur rêve, Flammarion, 2002, aujourd’hui épuisé). Augmenté d’entretiens, de témoignages et de documents inédits (un chapitre est notamment consacré à la maladie et à la mort du chanteur, un autre à la sortie de Bleu pétrole, son dernier album), ce livre est une réelle plongée au coeur de l’univers « Bashung » et évite toutefois le voyeurisme ou l’impudeur. Désormais disponible en numérique, le premier chapitre de ce livre peut être feuilleté et téléchargé sur ePagine ou chez l’un des libraires partenaires du réseau. « Bombez le torse bombez ! Prenez des forces bombez ! »


« J’ai tambouriné tambouriné / au seuil de sa bonté / un judas m’a lorgné / et j’ai pris l’hiver en grippe » quand j’ai appris la mort d’Alain Bashung devant la maison de la presse de Saint-Valery-sur-Somme, en mars 2009. C’était pourtant déjà un peu le printemps. Et comme tous ceux qui aimaient l’univers de ce chanteur, j’ai repensé aux chansons que j’avais pu écouter des centaines de fois. Difficile de ne pas être triste pourtant. Puis je me suis rappelé ce concert auquel j’avais assisté dans le temple réformé de Saintes-Marie-aux-Mines en 2005 dans le cadre du festival « C’est dans la vallée ». D’abord le troublant Cantique des cantiques avec Chloé Mons puis Angora, La nuit je mens, Nights in white satin, Samuel Hall ou encore Bijou bijou. Avec Rodolphe Burger (ex Kat Onoma) en guest star. Dans une ambiance intimiste, sans effusions ni discours et avec classe, Alain Bashung a quitté le temple. Chapeau, manteau et lunettes. Noirs. Dernier salut. Je me souviens que je n’ai pas quitté mes lunettes noires pendant deux jours. C’est la dernière fois que je l’ai vu sur scène. Bien entendu je me suis également demandé quand je l’avais entendu la première fois. C’était sûrement pour Gaby oh Gaby, à la radio, et si je regarde sa discographie, j’avais huit ou neuf ans. Ce morceau figure sur l’album Pizza et c’est justement une pizza au saumon que j’ai mangé le soir de sa mort. Je dois dire aussi que ça m’a fait quelque chose quand j’ai vu que le roman d’Arnaud Le Guilcher, En moins bien, était dédié à Alain Bashung.

Je ne lis jamais les biographies de chanteurs ni les entretiens, je préfère en général les écouter. La manière dont un artiste parle de lui à travers ses créations me suffit. J’ignorais d’ailleurs que Patrick Amine avait publié un livre d’entretiens sur Alain Bashung (Monsieur rêve) en 2002 chez Flammarion lors de la sortie de L’imprudence, son avant-dernier album. Puis j’ai vu arriver sur ePagine Bashung, Monsieur rêve encore (Denoël), je l’ai feuilleté et j’ai lu ceci :

« Je crois qu’on ne peut plus écrire des biographies comme aux deux siècles derniers, où l’on pistait l’artiste, jour après jour, heure par heure, consignant toutes ses rencontres, rapportant ses simples faits et gestes quotidiens, lesquels sont souvent sans relation avec son oeuvre. La biographie d’un artiste, c’est elle que constituent ses oeuvres. Si son expérience de la vie et son expérience spirituelle s’interpénètrent dans son oeuvre, comme sa part d’intériorité, c’est par le style de sa musique qu’elles se révéleront. C’est le parti pris de ce livre qui consiste à écouter l’expérience d’Alain Bashung à travers son oeuvre musicale. » (Patrick Amine)

Je me suis dit que l’auteur de ce livre semblait à première vue avoir une démarche authentique et que je devrais m’y retrouver. C’est en effet le cas. Partant des Victoires de la musique 2009, quelques jours avant la mort de Bashung, Patrick Amine revient ensuite sur ce qu’il nous laisse, près de quarante années de création, de concerts dont le dernier album Bleu pétrole. Parole à ceux qui l’ont côtoyé et ont travaillé avec lui ensuite, entre autres Matthieu Chédid (M), Joseph d’Anvers, Boris Bergman et bien sûr Jean Fauque.

« Alain était un grand réalisateur, un grand performer. Il avait une vraie vision. Bahung était le premier à prouver que l’on pouvait faire du rock’n'roll en français qui sonne ! » (Boris Bergman)

Mais le plus important vient ensuite : trois entretiens avec le chanteur où parler des débuts, des eighties, du new-wave, des rencontres, des paradoxes, des passages à vide, du rapport homme-femme, des relations humaines, un des sujets les plus traités dans les chansons, ou encore de la place de l’orchestration dans ses compositions.

« Je commence souvent par une mélodie apparemment « normale » avec certains accords, et tout d’un coup, il manque une certaine liberté. Car il y a immédiatement une connotation d’un style particulier de musique. Pour échapper à ce carcan, il faut concevoir la musique autrement ; où l’instrumentalisation et l’orchestration des ambiances sont créées par le groupe des musiciens, dont le jeu répond à ce que l’on dit. Trois notes peuvent constituer des mélodies dans un contexte particulier. (…) Il faut profiter aussi de ses lacunes. Ce n’est pas l’ordre technique. Il s’agit d’avoir une identité, d’avoir quelque chose que personne ne possède. (…) Il ne faut pas perdre de vue que je fais cette musique avec l’esprit de quelqu’un qui a toujours adoré le rock d’abord. » (Alain Bashung)

© Photo AFP

Comment convaincre les producteurs, les maisons de disque, comment avoir assez d’argent pour terminer un album, comment voler une journée ou deux de studio pour enregistrer Gaby oh Gaby par exemple, chanson qui deviendra un tube ? Comment les albums se sont faits ? Et les aventures, les galères, les euphories, les dépressions, les nuits de fête ? Les concerts contre le racisme, les années SIDA, Mitterrand, ses désillusions face à une gauche qui ne sera pas à la hauteur de ses engagements, de ses promesses. Alain Bashung raconte tout ça. Posément. Avec intelligence et finesse. Comme il parle de cette époque où il se rue sur les livres de science-fiction, rencontre Enki Bilal, Moebius, découvre Philip K. Dick, Asimov, se passionne pour Star Wars ou Dune. Et puis bien sûr, il y a aussi ces rencontres déterminantes, celles qui seront à jamais liées à son parcours, de Boris Bergman à Jean Fauque en passant par Jean-Baptiste Mondino. Et au milieu de tout ça, Patrick Amine revient sur les chansons, les textes, pose des questions au chanteur, s’interroge sur le sens de Happe, Sommes nous, Tel ou La nuit je mens.

« Elle a été écrite par étapes à cause de l’histoire du Vercors. Quand j’étais gamin, je voyais un bouquin où était écrit « Vercors » et plus tard j’ai appris que ça avait à voir avec la Résistance. Puis s’est greffée dessus l’idée de faire croire à une fille de seize ans qui ne connaît pas très bien les dates que j’avais été un héros pendant la guerre. Mais je me posais aussi la question : Qu’est-ce que j’aurais fait sous l’Occupation ? Comment je me serais comporté ? C’est pour ça qu’il y avait l’histoire du mensonge. Je pensais à tous ces héros de l’ombre qui pendant la Résistance jouaient parfois les faux-culs, jouaient sur deux tableaux. Le jour, ils faisaient semblant d’être collabos, quitte à passer pour des traîtres ou des salauds, et la « nuit », faisaient sauter les trains. Ce n’est pas loin de Superman comme idée. » (Alain Bashung)

Le livre de Patrick Amine, Bashung, Monsieur rêve encore, est publié chez Denoël. Le premier chapitre de la version numérique peut être feuilleté et téléchargé sur ePagine ou chez l’un des libraires partenaires du réseau.

« Journaliste, parolier, critique d’art et de rock, Patrick Amine a prouvé sa capacité à dépasser la notion de genre, et à porter en permanence un regard critique sur les évolutions du monde. Après une jeunesse Marseillaise, il étudie la composition au conservatoire de musique de Marseille et entre dans les premières classes de jazz et de musique électroacoustique. Passionné à la fois de musique et de littérature, il se tourne ensuite vers le  journalisme et s’installe à Paris. Il écrit pour Libération, Rock n’ Folk, Art Press, Musique en jeu, le Matin de Paris, Actuel puis pour le Monde des Livres de Poche, la revue des Deux Mondes et Janus (Belgique). Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, essais, entretiens ou biographies (Calaferte, Bashung, Goldman) ainsi que d’un Petit Éloge de la colère. Conférencier à l’Institut supérieur des études du  langage plastique à Bruxelles, il est aussi commissaire d’expositions d’art en Europe. » (source fluctuat.net)

Christophe Grossi

17 juin 2010

Le Palmarès Essai L’express-Tite Live et le numérique

Filed under: Journal de bord — Mots-clefs :, — Christophe @ 09:25

Comme la semaine dernière (d’après le Palmarès élaboré par Tite Live via Edistat à paraître dans L’Express ce jeudi et repris sur leur site ainsi que sur RTL), trois des dix essais les plus vendus en librairie entre le 31 Mai et le 6 juin 2010 sont sur ePagine. Mieux encore : huit titres numérisés (chez trois éditeurs seulement) font partie des 23 meilleures ventes.

Eric Fottorino fait une entrée fort remarquée avec son dernier livre, Questions à mon père (directement à la douzième place) tandis que son récit précédent, L’Homme qui m’aimait tout bas, fort de son Grand Prix des Lectrices de ELLE, revient à la 23ème place (alors que ce titre était déjà resté 18 semaines dans ce classement). Notons également que Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas se porte toujours aussi bien après 16 semaines de présence : gagnant encore 3 places, il rejoint le Top 5. Si Alix de Saint-André avec son récit sur ses voyages à Compostelle (En avant, route !) perd une toute petite place (6ème), Régis Debray, lui, atteint le Top Ten (8ème) en compagnie d’Élie Barnavi (À un ami israélien). Trois autres livres publiés par Flammarion figurent dans les vingt essais les plus vendus, celui d’Elisabeth Badinter (Le Conflit. La femme et la mère, 17 ème semaine), la bombe crashant Air France de Fabrice Amadeo (La Face cachée d’Air France) ainsi que l’ouvrage de Jérôme Kerviel (L’Engrenage. Mémoires d’un trader) tandis que son procès n’avait pas encore démarré à ce moment-là.

Ces huit titres numérisés par trois éditeurs, dont L’Olivier (1 titre), Gallimard (3 titres) et Flammarion (4 titres), sont tous lisibles sur iPad. Les premières pages de chacun de ces livres peuvent être feuilletées directement depuis leur fiche détail.  Pour en savoir plus, rendez-vous sur ePagine et chez tous les libraires partenaires du réseau. Par ailleurs, certains des livres cités ici ont été chroniqués sur le blog (cf. la liste ci-dessous). Enfin, retrouvez chaque semaine le Palmarès complet Tite Live – L’Express ainsi que le Palmarès Pro d’Edistat ici.

@ suivre !

Christophe Grossi

Livres numérisés cités ici

16 juin 2010

« La guerre des vanités » en numérique et Marin Ledun au Comptoir des mots

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, , , — Christophe @ 09:56

Marin Ledun (La guerre des vanités) est après Antoine Chainas (Une histoire d’amour radioactive), Dominique Manotti (Bien connu des services de police) ou Ingrid Astier (Quai des Enfers), la nouvelle voix de la Série noire chez Gallimard. Numérisé comme ceux de ses confrères, son roman, qui met à mal les secrets des habitants de Tournon tous empêtrés dans une série de suicides d’enfants et d’adolescents, a fait couler beaucoup d’encre… noire. On aime son sens du récit ou on est agacé. Les avis sont tranchés. Comme le style de Marin Ledun. Comme les manières d’enquêter du lieutenant Korvine. Pour vous faire vous-même votre opinion, vous pouvez feuilleter, télécharger ou acheter La guerre des vanités dans sa version numérique chez ePagine mais aussi à L’Alinéa à Martigues ou encore sur le site de Bibliosurf.  L’auteur sera également vendredi 18 juin à 20h à la librairie Le Comptoir des Mots (239, rue des Pyrénées, Paris 20, M° Gambetta) et la rencontre sera animée par Didier Coviaux. On le retrouvera le lendemain, samedi 19 juin, à la librairie Terminus Polar (1 rue Abel Rabaud, Paris 11 – M° Goncourt) pour une après-midi et une soirée consacrées à la collection « Le Poulpe ».

Tournon : petite ville où tout le monde sait tout sur tout le monde avec vue sur le Rhône et Tain L’Hermitage.
Tournon : en banlieue de Valence, qui souffre de ses embouteillages, de la drogue, de l’alcool, de ses silences de plomb.
Tournon : ses familles amputées, brisées, endeuillées, claquemurées dans leurs secrets trop longtemps gardés ; ses notables ; son laboratoire.
Tournon : ses cinq suicides d’enfants et d’adolescents en une matinée (plus d’autres qui suivront).
Tournon : entre sexe, mensonge et vidéo ; entre jeux de rôle, lâcheté et webcams.
Tournon : son lieutenant (Korvine, une enfance difficile) qui la connaît trop bien ; une ville qui ne connaît pas encore ses méthodes brutales. Et bien qu’usé, crachant ses poumons, cet homme est prêt à remuer ciel chargé et terre glaise pour démêler le faux du vrai : « Quels sont les noms de ceux qui savent et qui mentent ? Pourquoi se taisent-ils ? (…) Et surtout, pourquoi ces films ont été tournés ? Qui servent-ils ? Quel est leur but ? (…) Pourquoi est-ce que les enfants sourient sur les vidéos ? »
Tournon : ses faux témoins, son suspect idéal, sa fatalité.
Tournon : sa guerre des vanités.

Coup de coeur : « Figure montante du jeune polar français, Marin Ledun signe un thriller noir au rythme époustouflant, haletant au sens premier du terme. Tranchant, rugueux, aussi violent que le récit qu’il anime, son style est à l’image de son propos : engagé, révolté et sans concession. À 35 ans, il s’impose comme une voix tranchante et singulière du polar français, pour qui l’écriture est avant tout un engagement citoyen. Après deux premiers romans parus au Diable Vauvert, cet écrivain prolifique a signé pas moins de trois romans et un essai au cours des derniers mois. Qu’il s’inscrive dans des collections connues et étroitement codifiées (Le Poulpe, avec Un singe en Isère, éd. Baleine, 2010 ; Mona Cabriole, avec Le Cinquième clandestin, éd. La Tengo, 2009) ou qu’il entre dans la prestigieuse Série Noire de Gallimard (La guerre des vanités, 2010), il ne lâche rien de ses convictions, ni de sa volonté de scruter les dérives sociales, technologiques ou culturelles qui entravent notre monde et nos libertés individuelles. » (Didier Coviaux, libraire au Comptoir des mots)

Emballement : « Outre un excellent polar par son rythme, son suspense et sa structure, La Guerre des Vanités est aussi un livre de société traitant de thèmes graves et dénonçant les troubles de la société actuelle. » (lecteur à la Fnac)

Sur sa fin : « Marin Ledun n’a pas totalement réussi à me convaincre que de si petites causes puissent entraîner de si grosses catastrophes. Mais je suis peut-être passé à côté, et cela n’enlève rien aux réelles qualités de ce roman. Juste l’impression d’être passé à côté de quelque chose de beaucoup plus fort. » (blog de Jean-Marc Laherrère, actu-du-noir)

Contre : « Pour ce texte de Ledun, j’annonce la couleur tout de suite, j’ai définitivement calé à la page 110. Le lieutenant Korvine continuera les 300 suivantes sans moi. (…) Je ne doute pas une seconde que de nombreux lecteurs passeront un bon moment avec le Lieutenant Korvine, j’en suis heureux pour eux et pour l’auteur. Mais vous l’avez compris, c’est pour moi définitivement impossible. » (Thierry Godefroid, lecteur sur Bibliosurf)

Né en 1975, docteur en communication politique, Marin Ledun a été un spécialiste des questions liées au vote électronique, a publié un essai sur la démocratie assistée par ordinateur en 2005, et ses recherches actuelles portent sur l’émergence de nouvelles pathologies liées à l’organisation du travail. Son écriture est influencée par les univers romanesques et poétiques d’Erskine Caldwell, Dashiell Hammett, David Peace, Haruki Murakami ou Akutagawa Ryünosuke, mais aussi par les travaux de Louis Althusser, Norbert Elias, Michel Foucault, Cornélius Castoriadis ou Theodor W. Adorno. Il anime également un blog.

Christophe Grossi

15 juin 2010

Partir aux Etats-Unis avec le guide ou les chapitres Ulysse en PDF

Filed under: Le Livre-Avenir (conseils de lecture) — Mots-clefs :, — Christophe @ 08:39

Plus de 230 guides Ulysse et chapitres issus de ces guides de voyage (tous au format PDF) ont dernièrement intégré le catalogue des libraires partenaires du réseau ePagine. Après le Québec et la Tunisie, je vous propose aujourd’hui de partir aux États-Unis : de la côte atlantique au pacifique, du Colorado à la Nouvelle Angleterre en passant par la Floride ; randonnées, restaurants, visites des grandes villes ou de Disney World, Ulysse vous emmène aussi jusqu’à Hawaii. Guides complets, guides thématiques et chapitres vous aideront à préparer votre voyage ainsi qu’à passer de bons moments lors de votre séjour. Je vous rappelle qu’ils peuvent tous être feuilletés avant d’être téléchargés : vous trouverez là les premières pages des guides ou chapitres (cartes, sommaire, infos pratiques…). America, here we go !

La façade atlantique

Pour les amoureux ou les curieux du nord-est des États-Unis, les guides Ulysse ont quadrillé le secteur. Celui sur la Nouvelle-Angleterre, tout d’abord, offre tout ce qu’il y a de mieux aux amateurs d’auberges de charme ou de camping sauvage, de petites routes bucoliques ou de sites historiques, d’activités de plein air ou de magasinage, ainsi qu’aux férus d’histoire, de culture, de mer et de nature. De Boston au Cape Cod, de l’Acadia National Park aux plages de d’Ogunquit, les auteurs du guide n’ont rien oublié. Et pour ceux qui souhaiteraient simplement un des chapitres de ce guide, Ulysse propose également de les télécharger séparément en PDF. Quatre chapitres sont disponibles : New Hampshire, Massachusetts, Vermont, Le Maine. Pour la ville de Boston, hormis le guide complet, Ulysse propose de télécharger un chapitre entier sur les restaurants. Pour ceux qui veulent découvrir les histoires du clan Kennedy dans le village de Hyannis, le charme bourgeois et pittoresque de Chatham, l’excentrique et artistique Provincetown, sans oublier les demeures historiques qui bordent l’Old King’s Highway (route 6A), ou encore l’ambiance huppée et les beautés naturelles de Nantucket et de Martha’s Vineyard, les éditeurs vous proposent un guide complet : Cape Cod et les îles de Nantucket et de Martha’s Vineyard. Vous êtes plutôt nature sauvage et chaussures de marche ? Jetez-vous alors sur le guide de Randonnée pédestre au Nord-Est des États-Unis. Sachez que quatre chapitres ont été extraits de ce guide pour ceux qui ne randonneraient que dans Le Maine, Le New Hampshire, Le Vermont ou l’État de New York.

Les grandes villes sont bien entendu représentées, notamment l’inévitable New York (le chapitre sur les restaurants de New York est téléchargeable séparément), Washington, D.C., et du côté des Grands lacs, Chicago, dont le chapitre sur les restaurants de la ville a été extrait.

Direction le sud-est maintenant. Si vous choisissez de visiter la Floride, vous n’aurez que l’embarras du choix. Ulysse propose le guide complet de cet État ainsi que 5 chapitres à télécharger séparément (Tampa et St. Petersburg, Le sud-ouest de la Floride, Daytona Beach et ses environs, La Space Coast et Les Keys). Sachez qu’il existe également un guide complet réunissant Miami et Fort Lauderdale. Enfin, pour les fanatiques de Disney World, un guide complet donne tous les repères pour mieux profiter de cet immense centre du divertissement situé à Orlando au cœur de la Floride. Sept chapitres en ont été extraits : Epcot, SeaWorld Orlando, Universal’s Islands of Adventure, Universal Studios, Disney’s Animal Kingdom, Magic Kingdom et Disney’s Hollywood Studios.

Le sud-ouest et la côte pacifique

Ulysse propose à tous ceux qui souhaiteraient visiter l’une des régions les plus spectaculaires des USA un guide complet. Celui-ci vous ouvrira les portes de la Californie, du Nevada, de l’Utah, du Colorado, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. « Des grandes villes telles Los Angeles ou San Francisco aux grands parcs nationaux comme celui de Yosemite, de la Death Valley à la Monument Valley et au Grand Canyon, le guide Ulysse Sud-Ouest américain vous en mettra plein la vue », précisent ses éditeurs. Par ailleurs, quatre chapitres ont été extraits de ce guide et sont téléchargeables séparément ; ils concernent le Nouveau-Mexique, la Californie, l’Utah et le Colorado. Un autre guide a été conçu spécialement pour ceux qui aimeraient arpenter l’Arizona et le Grand Canyon (là aussi, trois chapitres en ont été extraits : Grand Canyon, Tucson et ses environs et Phoenix et ses environs). Côté grandes villes, San Francisco et Los Angeles ont chacune leur guide. Et pour chacune le chapitre sur les restaurants de la ville est disponible séparément : pour San Francisco, c’est ici et pour Los Angeles, c’est .

Revenons dans les terres (le désert plutôt), dans la capitale mondiale du jeu : Las Vegas. Là, Ulysse propose d’après les éditeurs le guide le plus complet rédigé en français sur cette destination : découverte des casinos et des spectacles à grand déploiement bien sûr (une section est d’ailleurs réservée aux rudiments des différents jeux) mais aussi randonnée au Red Rock Canyon ou une visite au Hoover Dam, entre autres.

Hawaii

Seul guide pratique de langue française à couvrir l’ensemble des îles hawaïennes, cet ouvrage vous fera découvrir tous les charmes de cet archipel mythique. Volcans bouillonnants, végétation luxuriante, majestueuses cascades, arcs-en-ciel immenses qui enjambent de vertes vallées et plages paradisiaques telle la célèbre Waikiki, voilà quelques-unes des merveilles qui vous y attendent. Le guide vous mène à la découverte de l’île d’O'ahu, la plus développée des îles avec la capitale Honolulu ; de Big Island, la plus grande et celle qui abrite le plus de volcans encore actifs ;  de Maui, la deuxième île la plus visitée avec ses paysages aussi diversifiés qu’époustouflants ainsi que des îles moins connues que sont Lana’i, Moloka’i et Kaua’i. Le guide présente des textes fouillés sur la culture, l’histoire et les attraits, une panoplie d’adresses pratiques, tous les repères pour pratiquer des activités de plein air et une soixantaine de cartes et de plans pour mieux vous orienter. Chacune des îles fait l’objet d’un chapitre qui peut être téléchargé séparément, à savoir Kaua’i, Moloka’i, Lana’i, Hawaii Big Island, O’ahu et Maui.

Voilà, cette fois la balle est dans votre camp. Bonne lecture, bonne préparation et bon voyage ! Une dernière chose pour ceux qui ne parleraient pas bien l’anglais ou « l’américain », j’ai trouvé dans le catalogue ce guide qui vous sera peut-être utile : L’anglais pour mieux voyager en Amérique.

Christophe Grossi

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