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22 avril 2013

Fantôme, la 9e enquête de Harry Hole, par Jo Nesbø

Lors de sa précédente enquête (Le léopard), Harry Hole, réfugié à Hong-Kong après l’affaire du Bonhomme de neige, avait dû oublier un temps sa déprime amoureuse, l’alcool, le jeu et l’opium, pour aller traquer, en pleine guerre des polices, un tueur en série dans les montagnes du Congo. Cette enquête était la plus sanglante et la plus violente de la série, un cauchemar. Paraît aujourd’hui la 9e enquête, celle qui fait revenir à Oslo un Harry Hole encore plus déboussolé et abîmé (on a l’habitude vous me direz). En son absence (trois ans), la ville a été reprise en main par les trafiquants de drogue – la drogue sera d’ailleurs le fil conducteur de ce thriller, la ligne (si je puis dire) de toute cette enquête moins sanglante mais plus construite encore que les précédentes – et la corruption a envahi tous les quartiers. Dans Fantôme, Harry Hole renoue également avec l’amour (compliqué) de sa vie, son fils étant mêlé à un meurtre, celui d’un dealer avec qui il s’était associé. Bien que démissionnaire de la police, l’inspecteur va une fois encore reprendre du service, renouant avec les méthodes les plus radicales et les plus personnelles puisque devant faire face à un mystérieux truand russe « Fantôme », à la haine de la police locale corrompue et à l’arrivée de la fioline, une nouvelle drogue qui fait des ravages dans la capitale norvégienne. Jo Nesbø nous avait habitué à charger la braque de son inspecteur. Là, il frappe vraiment très fort.

Pour vous donner un aperçu de cette nouvelle enquête, nous publions aujourd’hui un extrait. Pour info, les deux premiers chapitres de Fantôme peuvent être téléchargés gratuitement. Autre bonne nouvelle, Le bonhomme de neige est actuellement en promo : 3.99 € jusqu’au 1er mai (lire notre billet).

Les cinq enquêtes de Harry Hole de Jo Nesbø parues dans la collection Série Noire puis en Folio policier sont toutes disponibles en numérique : L’étoile du diable, Le Sauveur, Le bonhomme de neige, Le léopardFantôme ainsi que Chasseurs de tête (un roman policier qui ne fait pas partie de la série). Tous les romans de Jo Nesbø peuvent également être lus en anglais. Cliquez ici pour accéder à l’ensemble des titres disponibles sur le site de la librairie ePagine.

ChG

 

 

EXTRAIT DE FANTÔME DE JO NESBØ
NEUVIÈME ENQUÊTE DE HARRY HOLE


« Les cris l’appelaient. Telles des lances sonores, ils transperçaient tous les autres bruits du soir dans le centre d’Oslo, le ronronnement régulier de la circulation sous les fenêtres, la sirène lointaine qui montait et descendait, les cloches de l’église qui venaient de se mettre à sonner. C’était maintenant, à la tombée de la nuit, et éventuellement juste avant le lever du soleil, qu’elle partait en quête de nourriture. Elle promena son nez sur le linoléum crasseux de la cuisine. Enregistra et classa à toute vitesse les odeurs en trois catégories : comestibles, menaçantes ou sans intérêt pour la survie. Le parfum âcre de la cendre de tabac. Le goût doucereux et sucré du sang sur un coton. L’exhalaison amère de la bière dans une capsule de Ringnes. Des molécules de soufre, de salpêtre et de dioxyde de carbone s’élevaient d’une douille métallique vide adaptée à une balle de 9 x 18 mm, appelée aussi Makarov, d’après le pistolet pour lequel le calibre avait été conçu. La fumée d’un mégot encore chaud à filtre jaune et papier noir frappé de l’aigle impérial russe. Le tabac était comestible. Et là : des effluves d’alcool, de cuir, de graisse et d’asphalte. Une chaussure. Elle la flaira et constata qu’elle se laissait moins facilement manger que le blouson dans le placard, celui qui sentait l’essence et l’animal en décomposition dont il était fait. Son cerveau de rongeur se concentra donc sur la façon de franchir l’obstacle devant elle. Elle avait essayé par les deux côtés, tenté de glisser son corps de vingt-cinq centimètres et de moins de cinq cents grammes. En vain. L’obstacle gisait sur le flanc, dos au mur, et l’empêchait d’accéder au trou menant à son nid et à ses huit nouveau-nés aveugles et nus qui réclamaient de plus en plus bruyamment ses mamelles. La montagne de viande sentait le sel, la sueur et le sang. C’était un être humain. Un être humain vivant ; ses oreilles sensibles lui permettaient de distinguer les faibles battements de cœur sous les hurlements affamés de ses petits.
Elle avait peur, mais elle n’avait pas le choix. Nourrir sa progéniture passait avant tous les dangers, tous les autres instincts, au prix de tous les efforts. Elle s’immobilisa donc le nez en l’air, dans l’attente de la solution.
Les cloches sonnaient en rythme avec le cœur humain. Un coup. Deux. Trois, quatre…
Elle découvrit ses dents de rongeur.

Juillet. Merde. On ne meurt pas en juillet. J’entends vraiment les cloches d’une église ou y avait un hallucinogène dans ces saletés de balles ? OK, c’est la fin. Et qu’est-ce que ça peut foutre ? Ici ou ailleurs. Maintenant ou plus tard. Mais méritais-je vraiment de mourir en juillet ? Sur fond de chants d’oiseaux, de tintements de bouteilles, de rires au bord de l’Akerselva et de foutu bonheur estival juste sous mes fenêtres ? Méritais-je de me retrouver par terre dans une piaule de junkie infecte, avec un trou de trop dans le corps, par lequel tout s’écoule : la vie, les secondes et les flash-back de tout ce qui m’a conduit ici ? Les grandes et les petites choses, la masse de hasards et de choix qui n’en étaient pas tous. Est-ce moi, est-ce tout, est-ce ça, ma vie ? J’avais des projets, non ? Maintenant, il reste un sac de poussière, une blague sans chute, si courte que j’aurais eu le temps de la raconter avant que cette foutue cloche arrête de sonner. Ah, saloperie de lance-flammes ! Personne ne m’avait dit que ça ferait si mal de mourir. T’es là, papa ? Te barre pas, pas maintenant. Écoute la blague : Je m’appelle Gusto. J’ai vécu jusqu’à l’âge de dix-neuf ans. T’étais un sale type, qui s’est tapé une sale bonne femme. Neuf mois plus tard, j’ai débarqué et j’avais pas eu le temps de dire « papa ! » qu’on me confiait à une famille adoptive. Là-bas, j’ai fait toutes les conneries que j’ai pu, et eux, ils ne faisaient que m’envelopper un peu plus dans leur étouffante couverture de sollicitude, et me demander ce que je voulais pour me tenir tranquille. Une foutue glace ? Ils n’étaient pas fichus de comprendre que les gens comme toi et moi devraient être exécutés à la naissance, exterminés comme la vermine, que nous transmettons mort et maladies, et nous reproduisons comme des rats dès que l’occasion se présente. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais ils veulent aussi quelque chose. Comme tout le monde. J’avais treize ans la première fois que je l’ai vu dans les yeux de ma mère adoptive : ce qu’elle voulait.
« Comme tu es beau, Gusto », elle a dit. Elle était entrée dans la salle de bains – j’avais laissé la porte ouverte, sans faire couler la douche, pour éviter que le bruit la mette en garde. Elle est restée une seconde de trop avant de ressortir. Et j’ai ri, car à ce moment-là je savais. Voilà mon talent, papa : je sais ce que veulent les gens. Est-ce que je le tiens de toi ? Étais-tu comme ça, toi aussi ? Une fois qu’elle est sortie, je me suis regardé dans le miroir de la salle de bains. Elle n’était pas la première à le dire. Que j’étais beau. J’étais plus précoce que les autres garçons. Grand, mince, déjà large d’épaules et musclé. Des cheveux noirs et luisants, comme si la lumière ricochait dessus. Pommettes hautes. Menton carré. Une grande bouche avide, mais des lèvres pulpeuses comme celles d’une fille. Peau hâlée et lisse. Yeux marron, presque noirs. « Rat brun », m’avait surnommé un garçon de la classe. Didrik, c’était ça, son nom ? Il voulait devenir pianiste professionnel, en tout cas. Je venais d’avoir quinze ans et il l’avait dit tout haut dans la classe. « Ma parole, le rat brun ne sait même pas lire correctement. »
Je me suis contenté de rire, je savais pourquoi il le disait, bien sûr. Ce qu’il voulait. Kamilla, dont il était secrètement amoureux, était un peu moins secrètement amoureuse de moi. À la fête de classe, j’avais pu tâter ce qu’elle avait sous le pull. Pas grand-chose. J’en avais parlé à deux ou trois gars, Didrik l’avait su, et il avait décidé de me mettre sur la touche. Je ne tenais certes pas forcément à faire partie d’un groupe, mais l’éviction, c’est l’éviction. Alors je suis allé voir Tutu au club de motards. J’avais déjà dealé du shit pour eux à l’école, et je leur ai expliqué que si je voulais faire mon boulot correctement, il fallait qu’on me respecte. Tutu m’a dit qu’il allait s’occuper de Didrik. Lequel n’a par la suite jamais voulu expliquer à qui que ce soit comment il avait réussi à se coincer deux doigts juste au-dessous de la charnière supérieure de la porte des chiottes des garçons. Mais il ne m’a plus jamais appelé rat brun. Et – d’ailleurs – il n’est jamais devenu pianiste professionnel. Putain, ce que ça fait mal ! Non, c’est pas du réconfort qu’il me faut, papa, c’est un shoot. Juste un dernier shoot, et puis je quitterai ce monde bien tranquillement, promis. La cloche sonne de nouveau. Papa ? »

© chapitre 1 de la première partie de Fantôme de Jo Nesbø, roman traduit du norvégien par Paul Dott, Gallimard, 2013, pour la traduction française

28 mars 2013

Stéphane Marsan (Bragelonne) rend hommage à James Herbert

Filed under: + SF/Fantasy — Mots-clefs :, , , , , — Christophe @ 11:44

James Herbert, l’un des auteurs les plus importants en matière de littérature fantastique britannique et l’un des principaux auteurs du genre littéraire de l’horreur, est mort le 20 mars dernier. Concentrant ses romans autour des catastrophes et des invasions, de l’impuissance des autorités et de la misère humaine mais aussi des fantômes ou encore du paranormal (une vingtaine de romans et nouvelles au total), il est traduit et publié dans le monde entier et quelques-uns de ses romans ont été adaptés au cinéma. En France, plusieurs maisons d’édition l’ont publié, notamment Bragelonne et son label Milady. Suite à l’annonce de son décès, Stéphane Marsan, l’un des fondateurs et éditeurs de Bragelonne, a souhaité lui rendre hommage dans une vidéo postée sur YouTube (voir infra). Il dresse ici le portrait de James Herbert, évoque sa rencontre avec l’œuvre de cet écrivain à travers quelques titres importants puisés dans sa bibliographie et dit aussi sa fierté d’avoir fait traduire et publié quelques-uns de ses romans. Huit titres de cet auteur sont actuellement disponibles en numérique, notamment Les autres (entre thriller et paranormal), Fog (l’un de ses romans les plus angoissants) ou encore Le Secret de Crickley Hall, un roman d’épouvante sur fond de vieille demeure hantée. Ce titre sera d’ailleurs en promotion toute la journée (jusqu’à minuit). Cliquez ici pour en savoir plus. Si vous préférez lire James Herbert en anglais, une quinzaine de ses romans sont disponibles en numérique sur le site de la librairie ePagine (cf. ci-dessous ou suivez ce lien pour accéder à la liste complète).

ChG

 

 

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Titres de James Herbert disponibles en numérique sur ePagine

 

► En français, aux éditions Bragelonne et Milady (sans DRM)

Le Secret de Crickley Hall
La Conspiration des fantômes
Hanté
Fog
Survivant
Sanctuaire
Les Autres
Magic Cottage

 

► En version originale, chez Macmillan General Fiction Digital

Others
Lair
Jonah
Domain
Fluke
Survivor
Creed
Sepulchre
Nobody True
Secret of Crickley Hall
Rats
Shrine
Moon
Dark
Ash

 

► En version originale, chez Harper Collins Digital

’48
The Ghosts of Sleath

15 mars 2013

Rainbow Warriors de AYERDHAL, épisode 1 offert

Ainsi donc, comme je vous le signalais en début de semaine, voici le premier épisode de Rainbow Warriors, écrit par Ayerdhal.

Cet épisode, premier d’une série de huit, vous permettra de débuter une lecture qui vous mènera jusqu’au 2 mai. En effet, les éditions Au diable Vauvert publieront un épisode numérique par semaine. Ce premier étant gratuit, les 7 autres seront vendu au prix de 0,99 € pièce. Idéal donc pour découvrir la plume d’Ayerdhal, qui nous offre ici un joyeux thriller politique.

Ce premier épisode, comme à chaque fois avec Ayerdhal, démarrant sur les chapeaux de roue, nous permet de faire connaissance avec Geoffrey Henry Tyler, ancien colonel de l’armée américaine, mis d’office à la retraite par le bureau ovale. Cet ancien haut gradé est placé à la tête d’une armée de LGBT (Lesbian, Gay, Bi, Trans), en vue de faire tomber le régime de la République démocratique du Mambesi. Dès les premières lignes son portrait est dressé, et ceci d’une manière ciselée mais efficace, avec tout l’humour incisif dont est coutumier l’auteur. On découvre également certains de ses collaborateurs dont on assiste au recrutement. Ayerdhal cisèle ses personnages qui eux tranchent à la machette dans les idées reçues et la politique internationale.

Pour télécharger le premier épisode, cliquez ici.

Le second épisode sortira le jeudi 21 mars.

Ayerdhal sera aussi présent au salon du livre de Paris, sur le stand des éditions Au diable Vauvert (S65) et sur celui des éditions ActuSF (H57). Ne manquez pas d’aller lui dire tout le bien que vous pensez de ce premier épisode !

David Queffélec.

 

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En résumé, Rainbow Warriors c’est :

► une sortie papier le 21 mars

► en numérique, une mise en ligne chaque jeudi dès le 14 mars :

Rainbow Warriors épisode 1, 14 mars 2013, vendu 0,00 €
Rainbow Warriors épisode 2, 21 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 3, 28 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 4, 4 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 5, 11 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 6, 18 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 7, 25 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 8, 2 mai 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors version complète, 2 mai 2013, vendue 7,99 €

11 mars 2013

Parution de Rainbow Warriors d’Ayerdhal en 8 épisodes (Au diable Vauvert)

Ayerdhal sort enfin un nouveau roman aux éditions Au Diable Vauvert. Mais qui est Ayerdhal ? Il est d’abord un des plus grands auteurs français de science-fiction. Auteur de plus de 20 romans du genre (2 titres pour l’heure en numérique), il a par exemple commis l’excellent Demain une Oasis, réédité en 2006 Au Diable et récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 1993. Mais Ayerdhal, c’est aussi l’auteur de thrillers, et Transparences en est, jusqu’à présent, sa plus belle production. Ainsi Ayerdhal a renoué avec le thriller politique en écrivant d’une main de maître un roman jubilatoire, Rainbow Warriors. Il sortira au format papier le 21 mars, soit pile-poil pour le Salon du Livre de Paris. La vie littéraire est bien faite, quand même. Voici la 4ème de couverture : « Mis à la retraite sur requête du bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposé par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de reprendre du collier à la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain, soutenir le gouvernement transitoire le temps de la rédaction d’une constitution démocratique, et permettre la tenue d’élections en bonne et due forme. Ses moyens : à lui de les définir, l’argent n’est pas un problème. Son effectif : un encadrement d’une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans. »

Et en numérique, me direz-vous ? Pour le numérique, Le Diable renoue avec une pratique qu’il avait déjà initiée pour la sortie d’une réédition en numérique de l’ouvrage Les derniers Hommes de Pierre Bordage (pour rappel, cf. notre billet). Là, Rainbow Warriors sortira d’abord en 8 épisodes, au rythme d’un par semaine, à partir du 14 mars 2013. Et la version numérique complète le 2 mai 2013. Concernant le prix, là aussi Le Diable reprend la formule du Bordage, en mettant le premier épisode gratuit et les suivants à 0,99 €. Nous espérons que cette formule fonctionnera pour l’ouvrage d’Ayerdhal comme il a fonctionné pour celui de Pierre Bordage. En effet, en regardant les chiffres de téléchargement/ventes, il s’avère que le taux de transformation premier épisode gratuit vers second payant est de 10%, ce qui est un très bon ratio. Ensuite, toujours pour le Bordage, les ventes d’un épisode sur l’autre ont été constantes jusqu’au bout des 6 épisodes. Alors, pour résumer :

► une sortie papier le 21 mars

► en numérique, une mise en ligne dès le 14 mars :

Rainbow Warriors épisode 1, 14 mars 2013, vendu 0,00 €
Rainbow Warriors épisode 2, 21 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 3, 28 mars 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 4, 4 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 5, 11 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 6, 18 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 7, 25 avril 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors épisode 8, 2 mai 2013, vendu 0,99 €
Rainbow Warriors version complète, 2 mai 2013, vendue 7,99 €

Bien entendu, ces épisodes et l’ouvrage complet seront disponibles depuis la librairie ePagine, dès la sortie officielle du premier épisode gratuit. Souhaitons à Rainbow Warriors un bon vent, la réussite qu’il mérite et aux lecteurs d’ePagine une lecture jubilatoire et subversive !

David Queffélec

30 octobre 2012

Jusqu’au 7 novembre, 12 titres de W. Wilkie Collins à prix unique

Jusqu’à présent, quatre titres de W. Wilkie Collins (romans et nouvelles) étaient disponibles en numérique chez Phébus et Libretto (on en avait parlé ici-même il y a quelques mois). Cette semaine, huit autres titres de l’inventeur du thriller contemporain (1824-1889) ont été mis en ligne sur tous les sites de vente de livres numériques. Vendus habituellement entre 8.49€ et 14.99€ (tous sans DRM), ces 12 titres font d’ores et déjà l’objet d’une opération commerciale mais une surprise attend les lecteurs d’ici la fin de l’année avec une autre opération lancée par Phébus et Libretto.


Tout d’abord, du 24 octobre au 7 novembre 2012 inclus, les 12 titres de W. Wilkie Collins seront tous proposés au prix de lancement de 8.49€ (alignement sur le prix le moins cher des titres de l’auteur).

Ensuite, du 19 novembre au 2 décembre 2012 inclus, une nouvelle gratuite en numérique (Monkton le fou) sera offerte aux lecteurs de Wilkie Collins. On en reparlera bientôt ! Infra, les 12 titres du maître du noir qui savait comme personne dépeindre l’hypocrisie de la haute société victorienne (les 4 titres déjà en ligne et les 8 nouveaux).


Histoires regrettables, Phébus, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 8.99€ ensuite)
Un jeune amoureux se livre au chantage, une malédiction poursuit les membres d’une famille, un imposteur simule l’amour avec art, un mort renaît à la vie, un policier manipulé, deux frères accusés d’un meurtre, un détective malmené par la vérité… Une étrange tristesse, mêlée au célèbre humour cher à Collins, plane sur ces huit histoires étranges, compromettantes et regrettables qui sont comme autant de condensés des romans qui feront la gloire de l’auteur de La Dame en blanc. Leur ambition n’est pas moindre, ni leur incroyable force de persuasion.

Mari et femme, Phébus, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 14.99€ ensuite)
Un homme de bonne famille se débarrasse sans effusion de sang de son épouse devenue encombrante, pour épouser une riche héritière. Une lecture astucieuse de la loi suffit à le rendre libre. Mais les femmes, même réduites au pire, possèdent des réserves insoupçonnées de courage et de clairvoyance.

Profondeurs glacées, Libretto, 8.49€
Londres, 1845. Un bal célèbre le départ prochain de deux navires vers le pôle Arctique, lancés à la recherche du mythique passage du nord-ouest. L’Angleterre sera sans nouvelle de l’équipage durant près de dix ans avant que n’éclate le scandale : décimé par le froid et la faim, les hommes se seraient livrés au cannibalisme…

Armadale, Libretto, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 14.99€ ensuite)
Aussi dissemblables que possible, deux jeunes gens se retrouvent attirés l’un vers l’autre par une force défiant toute cohérence. Les deux portent le même nom, héritage d’une histoire tragique qui leur fera vivre un cauchemar éveillé. L’un, surtout, sait ce que l’autre ignore et l’un des deux, semble-t-il, est de trop sur cette terre… Frissons et égarements garantis avec Armadale, considéré comme l’un des chefs d’œuvre de W. Wilkie Collins, où l’indécence est au service du suspense.

Basil, Libretto, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 9.99€ ensuite)
Écrit en 1852, Basil est, sous la crinoline des robes victoriennes, le plus sexué des romans de Collins : un jeune homme innocent, introverti et issu de l’aristocratie anglaise s’engage dans un mariage qui ne tarde pas à se révéler le pire des traquenards…
Sans pitié pour son lecteur, Collins ne lui fait guère de cadeau et puise dans ses observations quotidiennes pour raconter cette étonnante histoire.

Cache-cache, Libretto, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 10.99€ ensuite)
Sur fond de révélation de secret de famille inavouable, W. Wilkie Collins distille dans Cache-cache ses plus délicieux poisons et met à nu la respectabilité bourgeoise, aux prises dans ce roman trouble avec un désir de vengeance qui ronge les personnages autant que le lecteur… Un thriller faussement feutré qui préfigure les œuvres à venir et le talent du maître du roman noir.

Secret absolu, Libretto, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 11.99€ ensuite)
En cette nuit du 23 août 1829, Mrs Treverton, dicte à sa dame de chambre une mystérieuse confession qu’elle lui fait promettre de ne jamais détruire, dans le secret. Des années plus tard, alors que le fils du nouveau propriétaire s’apprête à épouser Rosamond Treverton, une étrange domestique fait son apparition. Le passé, insidieusement, revient hanter l’existence des futurs époux que tout promettait au bonheur…

Seule contre la loi, Libretto, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 11.99€ ensuite)
Que faire lorsque l’homme que vous aimez et qui vient de vous épouser se révèle porter un autre nom ? Comment réagir, bien qu’unie pour le meilleur et pour le pire, à la découverte que tout l’accuse du meurtre de sa première épouse ? Intimement persuadée de l’innocence de son mari, Valeria va remonter l’écheveau d’une histoire bien différente de celle souhaitée par toute la bonne société mortellement sournoise… Thriller labyrinthique, vibrant portrait d’une héroïne libre et intraitable, Seule contre la loi passe pour le premier roman policier dont le détective est une femme.

Passion et repentir, Phébus, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 10.99€ ensuite)
Sur le front franco-allemand, durant la guerre de 1870, le hasard réunit deux jeunes Anglaises, Grace et Mercy. Lorsqu’un obus frappe la première, Mercy décide aussitôt d’usurper son identité pour rompre avec un passé infamant et vivre enfin une vie meilleure. Mais la fausse Grace, de retour parmi les siens, est bientôt rejointe par la vraie, qui a miraculeusement survécu… W. Wilkie Collins poursuit avec audace sa critique sociale et offre l’un de ses plus beaux portraits de femme, celui d’une Marie-Madeleine des temps modernes.

Pauvre Miss Finch, Phébus, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 11.99€ ensuite)
Lucilla, jeune fille de bonne famille, aveugle de naissance, est amoureuse d’Oscar, brave garçon dont la beauté et les qualités se résument pour elle au son de sa voix. Opérée de la cataracte, elle retrouve la vue… sans se douter qu’à la faveur d’un complot un autre va prendre la place d’Oscar en se faisant passer pour lui.

Quand la nuit tombe, Phébus, (8.49€ jusqu’au 7/11 ; 10.99€ ensuite)
Quand la nuit tombe fut publié en 1856. W. Wilkie Collins réunit six nouvelles de jeunesse qui ont pour fil conducteur le journal de Leah. Celle-ci est l’épouse de Mr Kirby, un peintre atteint de cécité, obligé de gagner sa vie en écrivant des contes qu’il dicte à sa femme à la tombée de la nuit. Vengeances, complots, machinations, amours contrariées, le lecteur retrouve ici tout l’art de la démesure de W. Wilkie Collins, dans des décors propices à ces aventures échevelées, les bals masqués italiens et la France de la Terreur…

Une belle canaille, Phébus, (8.49€)
Si Frank Softly se porte comme un charme, c’est bien car être malhonnête lui va parfaitement et qu’au grand jeu de la vie sociale les tricheurs triomphent effrontément. Qui aura déjà vu un tel vaurien, sympathique et mal élevé, balancer si magistralement les vérités comme autant de gifles bien appliquées ? Ces confessions tapageuses d’un escroc racontées par lui-même, Collins aura mis plus de vingt ans avant de se décider à les publier. C’est dire s’il savait la volée de bois vert qui l’attendait avec ce court roman où toutes les bonnes sociétés en prennent pour leur grade

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