Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

3 juin 2013

28 titres de la collection bis aux éditions Viviane Hamy à découvrir en numérique

À l’occasion de l’arrivée de nouveaux titres le 1er juin en numérique dans la collection b i s chez Viviane Hamy, la maison d’édition passe les 28 titres du catalogue au prix unique de 6.99 € et offre un livre d’extraits à toutes celles et tous ceux qui achèteront un titre de la collection avant le 1er juillet 2013. Tous les revendeurs et sites de libraires peuvent participer à cette opération. Si vous achetez un titre de la collection sur ePagine, vous recevrez ce titre en ePub dans le même mail qui suivra la validation de votre achat.

 

 

S’il y a bien une collection aux éditions Viviane Hamy que je n’ai de cesse de conseiller c’est b i s, une collection créée il y a une dizaine d’années maintenant dans laquelle vous trouverez des inédits ou des titres de la maison d’édition qui avaient bénéficié d’une première édition et sont désormais proposés à des prix abordables. Cette collection semi-poche pour le papier (50 titres disponibles au catalogue) est aujourd’hui très adaptée à l’offre numérique. Moins de 7 euros pour des titres importants de la littérature internationale, des œuvres fortes qui ont au cœur de leurs histoires les mouvements et les sursauts de l’Histoire récente ou contemporaine. Conflits mondiaux et guerres civiles, naissance de la psychanalyse, conséquences du communisme, exils, déportations, c’est tout le XXe siècle que traverse cette collection aux écritures remuantes et aux histoires parfois décalées, souvent émouvantes où la création et l’amour ont bien entendu leur place. Prenez Strindberg (Le sacristain romantique de Rånö ou Le Bouc émissaire), ce grand dramaturge et romancier suédois qui torture ses personnages, qu’ils soient hyper-sensibles ou en fuite, ils ont tous maille à partir avec le réel et leur imaginaire. Prenez Léon Werth, ce grand auteur, farouche antimilitariste (cf. Clavel soldat qui est un violent réquisitoire contre la guerre paru en 1919), anticolonialiste et surtout un homme dont indépendance d’esprit était redoutable et qui devrait aujourd’hui faire partie des auteurs classiques les plus lus. Prenez Dezsö Kosztolányi, mon auteur hongrois préféré (lisez AlouetteAnna la Douce et Le Traducteur cleptomane pour découvrir son style inimitable entre ironie et douceur, humour noir et mélancolie). Prenez le taxi avec Gaïto Gazdanov et laissez-lui vous montrer ses Chemins nocturnes entre souvenirs de la Russie de son enfance et le Paris des années 20. Prenez Ruth Klüger, son refus de l’oubli et son non-témoignage sur les camps de concentration… Je pourrais aussi vous conseiller d’aller frapper à La Porte de Magda Szabó ou à celle de La Forteresse de Róbert Hász mais c’est à vous maintenant d’aller trouver votre b i s à lire et à partager. Ci-dessous, vous trouverez les 28 titres disponibles en numérique (prix unique de 6.99 €, sans DRM et un livre d’extraits de la collection au format ePub offert par la maison d’édition pour tout achat jusqu’au 1er juillet). Tous les titres sont classés par thème ou genre : humour, histoire, aventure, contes, témoignages, romans d’initiation, émotion et drame / suspense. Bonnes lectures !

ChG

 

 

les 28 titres de la collection b i s disponibles en numérique

De l’humour
Le Traducteur cleptomane de Dezsö Kosztolányi

De l’histoire
33 jours
Cochinchine
Clavel soldat
Impressions d’Audience. Le Procès Pétain.
de Léon Werth

De l’aventure
La Briganta de Maria Rosa Cutrufelli
La Forteresse
Le Prince et le moine
de Róbert Hász

Des contes
L’Heure du Roi de Boris Khazanov
Le Myrte et la Rose d’Annie Messina
Le Bouc émissaire d’August Strindberg

Des témoignages
La Maison blanche de Léon Werth
Refus de témoigner de Ruth Klüger
Chemins nocturnes de Gaïto Gazdanov

Des romans d’initiation
Alouette
Le Cerf-volant d’Or
de Dezsö Kosztolányi
Les Gestes blancs de Gianni Clerici
Le sacristain romantique de Rånö d’August Strindberg

De l’émotion
La Porte
La Ballade d’Iza
Le Faon
de Magda Szabó
Le Jeu sérieux de Hjalmar Söderberg
Benigna Machiavelli de Charlotte Perkins Gilman
Madame Angeloso de François Vallejo
Éveils de Gaïto Gazdanov
Sara et Simón d’Erich Hackl

Drame / Suspense
Le dernier été de Ricarda Huch
Anna la Douce de Dezsö Kosztolányi

17 mai 2013

Les littératures à l’honneur aux Etonnants voyageurs

À l’occasion du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo (du 18 au 20 mai 2013), la librairie ePagine propose sur son site une sélection de plus de 90 récits, romans, polars et essais à lire en numérique sur le thème du voyage, de l’imaginaire et du déplacement. Ici sont mis en avant les auteurs invités à participer à l’un des thèmes retenus cette année par le festival : « Le monde est un roman », « L’Afrique qui vient », « L’Amérique est une légende », « Littératures de l’imaginaire »… mais également des auteurs non invités à ce festival et dont le travail a à voir avec le voyage ainsi que des auteurs classiques. Avec ces récits de voyage ou initiatiques, ces romans historiques, policiers ou maritimes et ces romans d’aventures ou fantastiques écrits par des auteurs des quatre coins du monde, la mise en avant se veut la plus large possible. Les écrivains médiatisés, français ou étrangers, côtoient de jeunes auteurs. De la même manière, les éditeurs traditionnels et les éditeurs numériques n’ont pas été séparés ni les genres littéraires. On y trouve pêle-mêle Nick Stone, Catherine Mavrikakis, Deon Meyer, Alexander Kent, Albert Londres, Christian Garcin, Lionel Duroy, Ayerdhal, Jørn Riel, Arnaldur Indridason, Hubert Haddad, Jérôme Ferrari, Patrick Deville, Atiq Rahimi, Laurent Margantin, Julie Otsuka, Sorj Chalandon, Comte Kerkadek ou encore Maydan, l’anthologie d’auteurs turcs contemporains. Venez tenter l’aventure en numérique !

Tous ces titres peuvent être téléchargés sur l’ensemble des sites des librairies en ligne et des plateformes de vente de livres numériques, dont ePagine, au format ePub (à lire sur une liseuse, une tablette, un ordinateur ou un smartphone) et ses libraires partenaires. Si certains fichiers ne contiennent pas de DRM (seulement un tatouage numérique ou rien), d’autres au contraire sont proposés par l’éditeur avec la DRM Adobe. Le site de la librairie ePagine le signale à chaque fois. Enfin, tous ces titres en France sont vendus au même prix sur tous les sites, le prix étant fixé par la maison d’édition (dans cette liste, la fourchette varie entre 3.99 € pour le moins cher à 19.99 € pour le plus cher). Bonnes lectures !

ChG

 

Pour consulter les titres sélectionnés, cliquez ici.

20 avril 2013

Adolescence et dérives urbaines avec Martín Mucha et Guillaume Vissac

Aujourd’hui, double dérive urbaine avec Tes yeux dans une ville grise de Martín Mucha (roman traduit de l’espagnol (Pérou) par Antonia Garcia Castro, éditions Asphalte) et Coup de tête de Guillaume Vissac (publie.net/publie.papier).

 

 

Martín Mucha est né au Pérou et vit à Madrid où il collabore au journal El Mundo. Guillaume Vissac vit à Paris et développe sur le web des projets littéraires parmi les plus remuants et les plus créatifs (voir nos billets précédents). Tous deux sont de jeunes auteurs et ils viennent de publier leur premier roman. Chacun fait dériver son personnage principal (un jeune homme entre fin de l’adolescence et début de l’âge adulte) dans des villes pourtant opposées (l’une est nommée, Lima, l’autre non) mais où l’enfance, le corps, la violence et la perte de repères pourraient être un des dominateurs communs. Comme le premier texte est une traduction et l’autre non, il est difficile de comparer les styles. On peut néanmoins noter que les deux auteurs procèdent par fragments, par touches non pas impressionnistes mais réalistes, via des proses le plus souvent poétiques : leur langue, le rythme saccadé et affolé, le style direct, oral voire brutal et l’utilisation du cut-up (pour Vissac) restituent avec gravité et vertige le côté heurté des corps. Ce qui les rapproche aussi, malgré la différence des lieux décrits, c’est ce regard que posent ces deux personnages (à l’âge des non limites) sur la ville et l’autre, entre peurs et fantasmes, défis et défiances, schizophrénie et hallucinations. Deux voix pour deux textes où s’entrechoquent des dizaines d’autres voix (dans la dernière partie de son roman, Mucha déplace le curseur en donnant la parole à ceux qui ont connu le personnage principal et Vissac, lui, n’hésite pas à jouer avec la ponctuation, l’anacoluthe et la typographie pour que s’interpénètrent des voix, celles du narrateur, des « fantômes » croisés et celles entendues dans la rue, le métro, sur un quai de gare. Dans ces deux romans, m’ont plu aussi ces deux dérives urbaines qui font osciller scènes vues et monologues intérieurs : on ne nous explique rien ou presque rien, on ressent ce que les personnages voient, pensent. Le lecteur est dans leurs yeux et dans leur tête. C’est souvent vertigineux.

 

« Parfois l’idée me vient de marcher comme si ma jambe et mon bras gauches étaient paralysés. C’est merveilleux de voir les gens s’enfuir ou prendre un air de pitié. Ils savent que la première des choses est de se tenir à distance.
Ils font deux pas sur le côté et me laissent passer. Les enfants s’approchent et me regardent comme s’ils savaient ce que je suis en train de faire et ils jouent avec mon bras ballant. Les parents les obligent à s’éloigner. Ils me présentent des excuses. Je cesse d’être humain parce que je suis comme ça.
Parfois, histoire de rire, je fais la manche en entrant dans un café. Les gens me donnent de l’argent. Pas beaucoup, mais assez pour déjeuner et prendre une bière.
Leur générosité leur fait croire qu’ils ont gagné le paradis. Du pur égoïsme. Au fond, je leur rends service. Cette fois-ci, j’entre sans trop de conviction.
Au-dessus du comptoir, il y a le nom du lieu. C’est un endroit sale avec une légère odeur de décomposition. Les gens commandent des bouteilles de bière d’un litre. Les dés roulent, on met les pièces sur la première table à gauche. Des rires. Des dents manquantes. Des mains calleuses. La peau fanée et des rides comme des sillons. Celui qui a la chemise à rayures rouges obtient cinq uns à la suite. Je vais vers lui avec mon bras et ma jambe abîmés.
Il fait comme s’il ne me voyait pas. D’un mouvement des hanches, je réussis à balancer mon bras inerte pour lui toucher l’épaule. La pression sociale est telle qu’il me donne une partie de ce qu’il a gagné. De ma main droite, je lui fais un signe de croix. Et il ferme les yeux. Il reçoit ma divine bénédiction.
Je m’en vais rapidement. Je me souviens que j’ai commencé à demander de l’argent quand j’étais gamin. Je n’avais pas de quoi acheter des images pour mon album. Je pleurais presque en m’accrochant aux jambes des filles et je disais que je n’avais pas assez d’argent pour rentrer chez moi. Elles me donnaient quelque chose. Et le tour était joué. Ma mère l’a appris. Ses cris résonnent encore. Je n’ai jamais retenu la leçon. J’ai appris peu de chose.
La table continue de se couvrir de bouteilles. Ils ont sans doute des enfants à nourrir. Je ne leur ai rien pris. Je peux même dire que je leur ai donné de la dignité.
Ce jeu m’amuse énormément. Je crois que mendiant est le meilleur métier du monde. L’argent est toujours sûr. Avec le temps, les rues ont été envahies par les clochards. Certains montent des spectacles époustouflants. Le plus étonnant est celui d’un cul-de-jatte, manchot de surcroît, qui avance entre les voitures propulsé par un mouvement du thorax. Quelqu’un l’accompagne et ramasse les pièces. Parfois les rues se remplissent de mendiants et ils marchent au ralenti. Ils sont si humains. »

© Tes yeux dans une ville grise de Martín Mucha, éditions Asphalte, extrait du chapitre 39

 

Le personnage de Martín Mucha, Jeremías, vit à Lima, dans une ville coupée en deux, séparée par un mur, et ultra-violente où les règlements de compte entre bandes rivales sont quotidiens. S’il est né du mauvais côté du mur, il a néanmoins réussi à poursuivre ses études. Et le roman se situe à ce moment-là, dans le bus ou le combi que Jeremías prend matin et soir entre l’Université et chez lui (quand il ne préfère pas descendre avant son arrêt, jouer aux jeux vidéos avec un copain, voir une fille ou errer dans la ville). Défilent alors les stations, la misère ou l’opulence des quartiers de Lima, les voyageurs de classes très différentes (ceux que le narrateur repère sont pour la plupart perdus, frustrés, hallucinés, pervers). Défilent aussi là ceux qui ont eu vingt ans dans les années 90 et qui ont connu la misère, les crises économiques et n’ont pas réussi à s’intégrer dans la société. Roman poétique, social et politique, il dresse également deux portraits, celui d’une famille écorchée, marquée par la séparation, la maladie, la pauvreté et celui du narrateur, Jeremías, symbole d’une génération paumée, personnage touché et touchant, vulnérable, perdu, à bout de forces malgré son jeune âge, un perdant magnifique.

 

« Je suis vraiment sérieux, je lui gueule dans la nuque chaude, file-moi ta came ou je te découpe.

Le vieux savait pas de quoi je lui parlais. Il tremblait même des coudes et je le sentais chialer.

Il me lâche du fric que je ramasse pas.
Il me dit putain c’est vrai c’est tout ce que j’ai.

Même les vieux disent putain, Ajay, t’y crois ?

Je l’assomme avec la main. Essaye. La main de l’X est peut-être lourde, bien bois massif, mais derrière j’ai pas la force qu’il faudrait

Pas vraiment de la violence, juste passer le temps.

pour que vraiment ça latte. Alors voilà comment je m’y prends : d’abord genou dans les rotules, coude sous la gorge, ensuite au sol. Par terre plusieurs coups dans la tempe contre un feu rouge déraciné : combien déjà qui ratent ?

Je crois pas qu’il était dans les vapes. Je crois juste qu’il attendait que j’arrête.

Je rentre la main, ferme mon sac. Nettoie le sang qui coule encore. Ramasse le fric, garde les billets, balance le reste. Je compte même pas le butin, j’avale seulement salive récalcitrante et planque en douce les billets froissés du jour. Dans un dernier coup de latte un peu trop sourd je lui crache mon nom qui me tombe des dents comme un sanglot.
Te dire mon nom c’est commencer mon histoire, je lui dis, alors écoute, écoute un peu pour voir. »

© Coup de tête de Guillaume Vissac, publie.net / publie.papier, extrait du chapitre …….

 

Le personnage de Guillaume Vissac est également une comète, un écorché vif, une bombe à retardement, un jeune homme en fuite, qui a perdu un bras en jouant avec une bouteille de gaz avec ses potes (à cause du titre, Coup de tête, j’ai souvent pensé à Patrick Dewaere, à sa fureur de vivre, mais me sont surtout revenues lors des déambulations des pages de Ripley Bogle de Robert McLiam Wilson). Depuis Je erre dans la ville caniculaire parmi d’autres corps, à la recherche de son membre manquant, sac Lafuma dans l’autre main, entre squats et quêtes amoureuses, entre recherche du double et fuites pulsionnelles avant de connaître la rue (quand on dit ça en général le personnage est mal barré). Parce qu’on est avec lui, dans sa tête, sa gorge et son oreille, qu’il nous fait entendre ses pensées, sa voix et celles de la ville, lorsqu’il fait des rencontres (Ajay, Nil, LUI, Arjeen Mangel, Ercini-Fort, Karl, personnages récurrents, doubles, mentors, paumés, militants, sensuels…), parfois on ne sait plus qui parle. Aussi parce qu’il y a des manques et des douleurs qui sont plus essentielles que les histoires. Aussi parce qu’il y a la solitude, la rue, la perte de repères, la violence du quotidien, celle des nuits. Mais toute cette hypersensibilité (lucide, dirais-je parce qu’il y a une distance entre le coup de poing permanent et le point sur la page) n’empêche pas la poésie, au contraire (voir le passage sur les distributeurs de barres chocolatées et de madeleines industrielles par exemple) ni l’humour noir (voir la scène dans le supermarché). Et si des images reviennent souvent (celles par exemple d’une compétition de natation), c’est surtout la longue et lente descente dans la nuit fauve que l’auteur va articuler, désarticuler, émietter, jusqu’à l’épuisement.

ChG

 

REPÈRES

Tes yeux dans une ville grise de Martín Mucha
éditions Asphalte
traduit de l’espagnol (Pérou) par Antonia Garcia Castro
version imprimée (16 €), version numérique (6.99 €)
playlist de l’auteur sur le site des édition Asphalte
son compte twitter
la page facebook de son roman

 

Coup de tête de Guillaume Vissac
publie.net / publie.papier
version imprimée (15.98 €), version numérique (4.99 €)
son site Fuir est une pulsion
ses autres textes disponibles sur ePagine
son compte twitter
la page facebook de son roman

11 avril 2013

14 titres Folio & Gallimard Jeunesse à 3.99 € jusqu’au 1er mai

Du 11 avril au 1er mai 2013 (inclus), les éditions Gallimard proposent une opération promotionnelle autour de 4 de ses collections : Folio (4 titres), Folio Policier (4 titres), Folio SF (4 titres) et Gallimard Jeunesse (2 titres). 14 titres en tout, chacun à 3,99 € (jusqu’à 50% de réduction pour certains d’entre eux). Cliquez ici ou sur l’image infra pour accéder à la liste complète sur ePagine.

Cette sélection est très ouverte et touchera à la fois le grand public, les lecteurs de polars et de SF mais aussi ceux qui n’ont pas peur d’entrer dans des textes parfois plus difficiles. On y trouve des auteurs français : Jean-Christophe Rufin, Éric Fottorino, Tonino Benacquista (avec l’un de ses premiers romans noirs, du très bon, tandis que vient de paraître un recueil de nouvelles, Nos gloires secrètes), Elsa Marpeau (lire notre billet d’octobre 2010) mais aussi un des auteurs les plus importants de la fin du XXe siècle, Louis Calaferte. Du côté des auteurs traduits, du beau monde là aussi : Jo Nesbø (l’un des auteurs scandinaves les plus lus en France et d’ailleurs bonne nouvelle pour les inconditionnels, la nouvelle enquête de Harry Hole, Fantôme, paraît demain et les deux premiers chapitres peuvent toujours être téléchargés gratuitement), Ferdinand von Schirach (un auteur à découvrir) ou encore l’incontournable Robert Silverberg. Les plus jeunes n’ont pas été oubliés dans cette histoire puisque le premier tome de Animorphs de K.A. Applegate et celui de Louise Rennison, Le journal de Georgia Nicolson, font partie de l’opération. La liste complète et détaillée est dessous (avec liens pour chacun des titres).

ChG

 

Du 11 avril au 1er mai 2013 : 3,99 € chaque titre
Folio, Folio Policier, Folio SF, Gallimard Jeunesse

► Jean-Christophe Rufin, La salamandre
Folio (3,99 € au lieu de 5,49 €)
► Ferdinand von Schirach, Crimes
Folio (3,99 € au lieu de 6,49 €)
► Louis Calaferte, La mécanique des femmes
Folio (3,99 € au lieu de 5,99 €)
► Eric Fottorino, Baisers de cinéma
Folio (3,99 € au lieu de 6,49 €)
► Jo Nesbø, Le bonhomme de neige
Folio Policier (3,99 € au lieu de 7,99 €)
► Thomas H. Cook, Les liens du sang
Folio Policier (3,99 € au lieu de 6,99 €)
► Elsa Marpeau, Les yeux de morts
Folio Policier (3,99 € au lieu de 7,49 €)
► Tonino Benaquista, Trois carrés rouges sur fond noir
Folio Policier (3,99 € au lieu de 5,99 €)
► David Brin, Jusqu’au cœur du soleil (Le cycle de l’Elévation, T1)
Folio SF (3,99 € au lieu de 8,49 €)
► Robert Silverberg, L’oreille interne
Folio SF (3,99 € au lieu de 7,49 €)
► John Kessel, Lune et l’autre
Folio SF (3,99 € au lieu de 7,49 €)
► H. Courtade, Loup, y es-tu ?
Folio SF (3,99 € au lieu de 7,49 €)
► K.A. Applegate, Animorphs (tome 1)
Gallimard Jeunesse (3,99 € au lieu de 7,49 €)
► Louise Rennison, Le journal de Georgia Nicolson (tome 1)
Gallimard Jeunesse (3,99 € au lieu de 5,99 €)

2 avril 2013

Les 70 ans de l’édition américaine du Petit Prince de Saint-Exupéry : une sélection de livres numériques

On ne le sait pas toujours mais la première édition du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, il y a 70 ans (en 1943), n’a pas été publiée en France mais aux États-Unis. Écrit, dessiné et aquarellé à Long Island en 1942, le manuscrit est remis en toute fin d’année à son éditeur américain Eugene Reynal qui le fait traduire en anglais et le publie simultanément en anglais et en français le 6 avril 1943 tandis que Saint-Exupéry s’apprête à rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord. La première édition française du Petit Prince ne sera publiée par les Éditions Gallimard qu’en 1946, deux ans après la mystérieuse disparition en mer de l’auteur et aviateur. Le manuscrit original du Petit Prince est toujours conservé à la Pierpont Morgan Library de New York.

Les 70 ans de l’édition américaine du Petit Prince font déjà l’objet de nombreuses manifestations, lectures, rencontres, créations… Un site avec contenus originaux et boutique intégrée a également été mis en ligne. Pour en savoir plus sur la naissance du projet ou les hommages qui lui seront rendus dans le monde entier, rendez-vous sur le site dédié au Petit Prince.

Pour célébrer cet événement, la librairie ePagine a mis en avant sur sa page d’accueil une sélection de textes de Saint-Exupéry disponibles au format numérique (son conte, ses romans et lettres) mais également des essais, adaptations et études autour de l’homme, de son parcours et de son œuvre (Cliquez ici pour accéder à l’ensemble de la sélection). Vous y trouverez notamment la biographie de Virgil Tanase que vient de faire paraître, simultanément en papier et en numérique, Folio biographies, dans laquelle nous est raconté le parcours d’un homme « persuadé que la vie ne vaut que par le sacrifice qu’on en fait au nom d’un devoir absolu, d’une évidence indiscutable, envers les autres, ce que l’on nommait autrefois honneur ». Dans cette sélection, ePagine a également déniché une petite curiosité (lisez en ligne les premières pages ou téléchargez-les gratuitement pour voir ça de près !) : Saint-Exupéry tel que je l’ai connu de Léon Werth, un album qui d’une part nous fait découvrir Léon Werth, un auteur trop méconnu, farouche antimilitariste (cf. Clavel soldat qui est un violent réquisitoire contre la guerre paru en 1919), anticolonialiste et surtout un homme dont indépendance d’esprit était redoutable, et d’autre part cet album nous entraîne via le journal de Léon Werth mais aussi à travers de nombreux dessins, lettres et photographies inédites sur les traces de leur amitié (souvenez-vous que Saint-Ex a dédié Le Petit Prince à Léon Werth et que sa Lettre à un otage devait initialement s’intituler Lettre à Léon Werth). Saint-Exupéry tel que je l’ai connu aurait dû faire partie du journal de Werth publié en 1946 sous le titre Déposition. Il sera finalement publié à part en 1948. Les éditions Viviane Hamy, en nous donnant la possibilité aujourd’hui de le découvrir en numérique (sans DRM, avec tatouage), célèbrent d’une bien belle manière les 70 ans de l’édition américaine du Petit Prince.

ChG

 

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