Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

1 février 2011

Rentrée littéraire de janvier 2011 (2)

Mise à jour du billet consacré à la rentrée littéraire de janvier 2011 (romans, récits, polars, essais, biographies et documents francophones et étrangers).

Vous trouverez ci-dessous une liste de livres homothétiques et d’ebooks 100% numérique entrés au catalogue ePagine depuis le 1er janvier 2011 (123 en tout), avec et sans DRM, en PDF ou en ePub, à lire sur ordinateur ou liseuse et, quand le format le permet, sur iPad & iPhone. Chaque titre cité renvoie à la fiche de présentation sur ePagine. Je vous rappelle que les premières pages de la majorité des textes disponibles sur ce site ainsi que sur ceux des libraires-partenaires peuvent être feuilletées en ligne et/ou téléchargées gratuitement en pdf ou en epub. Pour cela, consultez chaque fiche ou (pour les extraits en epub uniquement) rendez-vous ici. N’hésitez pas non plus à nous faire partager vos impressions. Prochaine mise à jour à la fin du mois.

ChG

au 30 janvier 2011, 123 ebooks de la rentrée dite de janvier : 62 récits et romans francophones, 3 romans étrangers, 10 romans policiers et 48 essais chez 21 éditeurs

Littérature francophone

Albin Michel
Géraldine Beigbeder, Larguée en périphérie de la zone politique et autres petits désordres organiques
Christine Orban, Le pays de l’absence
Jean-Marie Chevrier, Une lointaine Arcadie
Fabrice Colin, Bal de givre à New York
Juan-Manuel Florensa, Les mille et un jours des Cuevas

Au diable vauvert (sans DRM)
Xavier de Moulins, Un coup à prendre (premier roman)

Autrement
Gaëlle Josse, Les heures silencieuses (premier roman)
Jean-Paul Wenzel, Tout un homme

Calmann-Lévy
Gérard Mordillat, Rouge dans la brume
Nathalie Hug, L’enfant-rien
Jean-Baptiste Bester, Le cocher du Pont-Neuf (roman historique)

Denoël
Gilles Sebhan, Domodossola

Éditions de l’Olivier
Denis Grozdanovitch, La secrète mélancolie des marionnettes
Bertrand De Robillard, Une interminable distraction au monde
Frédérique Clémençon, Les petits

Fayard
Arhur Killian, Glory boom
Bessa Myftiu, Amours au temps du communisme
Anne Vallaeys, Edward dans sa jungle
Jean Védrine, La belle étoile
Laure Charpentier, Gigola
Maurice Denuzière, Un homme sans ambition

Flammarion
Aliocha Vandamme, La confession de Charleroi
Olivier Weber, Le Barbaresque

Gallimard
Philippe Delerm, Le trottoir au soleil (coll. Blanche)
Jacques Dalodé, Très bonnes nouvelles du Bénin (coll. Continents noirs)
Jean-Marie Rouart, La guerre amoureuse (coll. Blanche)
Alain Sevestre, Manuel de l’innocent (coll. Blanche)
Philippe Sollers, Trésor d’amour (coll. Blanche)
Akira Mizubayashi, Une langue venue d’ailleurs (coll. L’un et l’autre)
Michel Déon, Les poneys sauvages (coll. Blanche)
François Cavanna, Lune de miel (coll. Blanche)
Bruno Krebs, Sans rive (L’arpenteur)
Roger Grenier, Le palais des livres (coll. Blanche)
Franck Delaroche, Bio (coll. Blanche)

Grasset
Véronique Olmi, Cet été-là
Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi
Patrick Rambaud, Quatrième chronique du règne de Nicolas 1er
Christophe Donner, Vivre encore un peu
Dominique Fernandez, Pise 1951
Olivia Elkaim, Les Oiseaux de Massada
François-Guillaume Lorrain, L’homme de Lyon

JC Lattès
Sophie Bassignac, Dos à dos
Grégoire Delacourt, L’écrivain de la famille

P.O.L
Pierric Bailly, Michael Jackson
Mathieu Lindon, Ce qu’aimer veut dire

Publie.net (sans DRM)
Daniel Bourrion, Litanie
Christian Jacomino, Ès lettres
Christian Jacomino, Transparences
Guillaume Vissac, Accident de personne
Jacques Ancet, La tendresse
Mahigan Lepage, La science des lichens

Seuil
Charles Robinson, Dans les cités (Fiction & Cie)
Jean-François Rouzières, Le revolver de Lacan (premier roman, Cadre rouge)
Thierry Jonquet, Vampires (roman noir inédit)
Frédéric Werst, Ward (Ier-IIe siècle)

Stock
Christine Fizscher, La dernière femme de sa vie
Émilie Desvaux, À l’attention de la femme de ménage
Yann Suty, Les champs de Paris
Pascale Roze, Aujourd’hui les coeurs se desserrent
Yves Hugues, En chantier

Verticales
François Bégaudeau, La blessure la vraie
Gaëlle Obiégly, Le musée des valeurs sentimentales

Littérature étrangère

Fayard
Alexandre Soljenitsyne, L’archipel du Goulag t.2 (tome 5 des Oeuvres Complètes), traduit du russe

JC Lattès
Robin Baker, Primal, traduit de l’anglais  par Denyse Beaulieu

Stock
Samantha Harvey, La mémoire égarée, traduit de l’anglais  par Catherine Pierre-Bon

Romans noirs / Polars / Enquêtes / Thrillers

Albin Michel
Sylvie Granotier, La rigole du diable (Spécial Suspense)
Lytta Basset, Une spiritualité d’enfant

Calmann-Levy
Tana French, Les lieux infidèles

Ex Æquo (sans DRM)
Fabio M. Mitchelli, Tueurs au sommet

Gallimard
Marcus Malte, Les harmoniques (Série noire)

JC Lattès
Frédéric Lenormand, La baronne meurt à cinq heures

LC éditions (sans DRM)
Florence Day, Les venins de la couronne

Publie.net (sans DRM)
g@rp, Motel et autres légendes (coll. Mauvais genres)
Philippe Carrese, Le Successeur (coll. Mauvais genres)
Thierry Crouzet, Bit, sex & bug

Essais, biographies et documents

Albin Michel
Jean-Louis Maunoury, La sagesse extravagante de Nasr Eddin (coll. Spiritualités vivantes)
Patrick Delaroche, Psychanalyse du bonheur
Michel Ragon, Ils se croyaient illustres et immortels
Bénédicte Ann, Le prochain, c’est le bon !
Laurent Gratias, La Grande peur de 2012
Daryush Shayegan, Henry Corbin, penseur de l’islam universel (Bibliothèque spirituelle)
Collectif, Changement de climat, changement d’économie
Edmund de Waal, La mémoire retrouvée
Sophie Coignard, Le Pacte immoral

Denoël
Natacha Henry, Frapper n’est pas aimer (coll. Impacts)
Stéphane Foucart, Le populisme climatique (coll. Impacts)

Fayard
Denis Cosnard, Dans la peau de Patrick Modiano
Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ?
Jean-Pierre Rioux, Les centristes
Jean-Claude Barreau, Un capitalisme à visage humain
Elizabeth Drevillon, Le secret de la roche percée
Fabrice Bouthillon, Nazisme et révolution
Jean-Marie Pelt, L’évolution vue par un botaniste
Gilles Finchelstein, La dictature de l’urgence
Airy Routier, Philippe Courroye, enquête sur un juge au-dessus de tout soupçon
Edgar Morin, La Voie

Flammarion
Guillaume Métayer, Nietzsche et Voltaire
Jean-Claude Moireau, Jeanne Moreau, l’insoumise

Gallimard
Laurent Guyénot, La mort féérique
PPDA, Bug made in France

Grasset
Laurent Cohen-Tanugi, Quand l’Europe s’éveillera
Agata Tuszynska, Wiera Gran l’accusée (biographie)
Jean Grondin, Hans-Georg Gadamer
Pierre de Gasquet, Antoine Bernheim, le parrain du capitalisme français
Pierre Lellouche, Illusions gaulloises
Laure Adler, Françoise

JC Lattès
Bertrand Dicale, Maudits métis
Natacha Kampusch, 3096 jours

La Martinière
J. B. Daumont, Les secrets d’un mentaliste

Mille et une nuits
Jacques Testart, Labo-planète ou comment 2030 se prépare
Fabrice Olivet, La question métisse

Numerik:)ivres (sans DRM)
Lorenzo Soccavo, De la bibliothèque à la bibliosphère

Publie.net (sans DRM)
François Bon, Après le livre

Seuil
Hubert Reeves, L’univers expliqué à mes petits-enfants
Collectif, Tous dans la rue ; le mouvement social de l’automne 2010
Hervé Kempf, L’Oligarchie, ça suffit, vive la démocratie (coll. L’histoire immédiate)
Philippe Charru, Quand le lointain se fait proche ; la musique, une voie spirituelle (coll. Les dieux, les hommes)
André Fourçans, L’économie expliquée à la fille t.2 ; les secrets de la prospérité
Jean Bauberot et Micheline Milot, Laïcités sans frontières (coll. La couleur des idées)
Catherine Chalier, Le désir de conversion (Essais religieux)
Philippe Askenazy, Les décennies aveugles ; emploi et croissance 1970-2010
Jean-Louis Brunaux, Voyage en Gaule

Stock
Eric Mouzin & Véronique de Bure, Retrouver Estelle

24 janvier 2011

Actualité numérique de la diffusion CDE

Petit à petit, éditeurs et diffuseurs se mettent à communiquer sur leur actualité numérique. Fin de semaine passée j’ai reçu pour la première fois la lettre d’information du CDE qui est chargé de la diffusion numérique de plusieurs éditeurs présents au catalogue ePagine, notamment les éditions Au diable vauvert, Denoël, P.O.L, La Table Ronde, Verdier, Le Bélial, Nouveau Monde ou encore Ginkgo.


ACTUALITÉ NUMÉRIQUE DE LA DIFFUSION CDE



On en parle / 4 livres à la Une

Ce qu’aimer veut dire, Mathieu Lindon, éd. P.O.L
Feuilleter l’extrait

Un coup à prendre, Xavier de Moulins, Au Diable Vauvert
Feuilleter l’extrait
Télécharger
gratuitement les premières pages
Lire la chronique consacrée aux éditions Au diable Vauvert

Michael Jackson, Pierric Bailly, éd. P.O.L
Feuilleter l’extrait

Un léger passage à vide, Nicolas Rey, Au Diable Vauvert
Feuilleter l’extrait
Télécharger les premières pages

Lire la chronique consacrée aux éditions Au diable Vauvert


Parutions numériques prochaines

  • Saigon la rouge de Jacques de Miribel, éd. Table Ronde
  • Le Censeur de Baudelaire Alexandre Najjar, éd. Table Ronde
  • L’homme du livre de Driss Chraïbi, éd. Denoël
  • Le silence de ma mère d’Antoine Silber, éd. Denoël
  • Mr. d’Emma Becker, éd. Denoël
  • Terre sas mal de Martin Lessard, éd. Denoël
  • Grendel de John Gardner,  éd. Denoël
  • Drogues de Michel Henry, éd. Denoël
  • Le Christ s’est arrêté à Tizi-Ouzou de Salah Guemriche, éd. Denoël



Fonds numérique : LE BELIAL et GINKGO

Deux éditeurs du fonds disponibles en numérique sur ePagine depuis décembre 2010 :

22 janvier 2011

602 nouveautés sur ePagine du 15 au 21 janvier

Entre le 15 et le 21 janvier, 602 ebooks chez 54 éditeurs ont été ajoutés au catalogue ePagine (tous formats confondus, PDF, ePub, mP3…) : gros arrivage comme on dit chez les grossistes et autres soldeurs (paraît que c’est de saison). Et il y en a pour tout le monde (goûts, couleurs, tailles, pointures) : des romans (Mathieu Lindon et Pierric Bailly chez P.O.L), des essais (La Voie d’Edgar Morin chez Fayard), des manuels, des partitions, des livres à écouter, des guides de voyage Ulysse, des livres pour les geeks, pour la jeunesse, pour les mordus d’enquêtes, d’histoire, de marketing (si si il y en a) et de blagues de comptoir. Ce qu’on retiendra aussi de la semaine écoulée : l’arrivée de Gulf Stream éditeur avec sa collection de romans policiers historiques pour la jeunesse ; les « Profil d’une oeuvre » chez Hatier et autres « Connaissance d’une oeuvre », « Philothèque » et « Thèmes et débats » chez Bréal ou encore le débat autour de la place de l’auteur au coeur du numérique.

Je n’ai pas l’impression que la rentrée littéraire dite « de janvier » fasse beaucoup parler d’elle. En revanche, le numérique oui. Pour ceux qui n’auraient pas assisté au débat « L’écrivain au coeur du numérique » organisé par la Scam lundi 17 janvier et animé par Pierre Haski de Rue89, rendez-vous sur La Feuille, le blog d’Hubert Guillaud (vidéo incluse). Très commenté et largement relayé notamment sur Twitter, ce débat a amené François Bon, éditeur de la maison d’édition 100% numérique Publie.net, à baisser le prix de tous ses ebooks, notamment des derniers mis en ligne cette semaine : Ancet, Lepage, g@rp, Carrese… (c’était mardi) et Antoine Gallimard (représenté à la Scam par Alban Cerisier) à intervenir dans les colonnes du Monde (c’était jeudi).

Cette semaine ePagine a également accueilli dans son catalogue numérique Gulf Stream éditeur via sa collection Courants noirs qui publie des romans policiers historiques (roman d’énigme, roman noir, suspense, thriller et espionnage) pour la jeunesse. Balayant tous les événements politiques, religieux et sociaux depuis le Néolithique jusqu’à la seconde guerre mondiale (conflits armés, révolutions industrielles, colonialisme, esclavage, progrès de la science, inventions artistiques), ces romans invitent les jeunes lecteurs à découvrir de nombreux pays et civilisations (le Japon, l’Ouest américain, l’Irlande, la Scandinavie, l’Égypte, la Grèce, l’Asie du Sud-Est) à travers des enquêtes dans lesquelles l’événement historique joue un rôle important et nourrit la narration. Chaque roman se clôt sur un lexique, revient sur la chronologie ou encore sur les événements historiques et propose cartes et anecdotes. Pour l’instant, neuf romans sont entrés au catalogue (entre 10.63 € et 11.48 € – prix un peu élevés malheureusement, surtout que les ebooks sont proposés en PDF avec DRM) dont L’Oeil de Seth de Béatrice Egémar qui se déroule… en Égypte en 1165 avant JC et qui fait partie des 5 finalistes du prix du roman historique jeunesse de Blois 2011, catégorie 3ème/lycée. Bienvenue à eux en tout cas dans l’aventure numérique !

Côté parascolaire, on se prépare déjà aux différents Brevet, Bac et autres concours : 45 Profil d’une oeuvre (Hatier, 3,49 € en ePub ) viennent de faire leur entrée au catalogue ainsi que les collections « Connaissance d’une oeuvre », « La Philothèque », « Thèmes et débats » chez Bréal, nouvel arrivant en numérique (167 ebooks d’un coup).

Bon week-end à toutes et à tous !

Christophe Grossi

 

Liste des éditeurs dont des titres ont été ajoutés au catalogue cette semaine (nombre de nouveautés dans la parenthèse) : 5PM Consulting (5), Afnor (10), Almora (27), Archipel (4), Association Terra Incognita (23), Astroemail (5), BLF Europe (13), Bréal (167), Calmann-Lévy (1), Chouetteditions.com (1), Coëtquen éditions (2), Digit Books (2), Dunod (21), Eagle Counselling & Development (1), Éditions des Régionalismes (2), Éditions du Vermillon (1), ELP (10), Fayard (7), Flammarion (2), François Dhalmann (2), Gallimard (2 + 17 fichiers audio, coll. écoutez lire), Graphelia (1), Grasset (5), Grasset Jeunesse (4), Guides Ulysse (4), Gulf Stream Editeur (9), Hachette Éducation (65), Hachette Jeunesse (3), Harlequin K.K (28), Hatier (46), InterEditions (1), JBZ (1), JC Lattès (4), La Caboche (2), La Martinière (1), Larousse (2), LC éditions (1), Le Bélial (1), Le Manuscrit (14), Le Masque (9), Les Mots en soie (2), LME (2), Micro Application (36), P.O.L (2), Presses de l’Université d’Ottawa (1), Presses de l’Université du Québec (11), Publie.net (5), Rodarima (2), Septentrion (1), Seuil (1), SOCEF (1), Stock (1), Thriller éditions (10), Wayaka (1)

19 janvier 2011

Programme d’affiliation autour du livre numérique entre ePagine et Rue89

Après avoir développé de multiples partenariats autour de l’emploi et de la formation, du shopping, des voyages, du marché de l’occasion ou encore de l’apprentissage des langues étrangères, le site d’actualités Rue89 souhaitait offrir à ses lecteurs-internautes un nouveau service lié au livre numérique. Depuis vendredi dernier, c’est chose faite : Rue89 propose désormais sur toutes les pages de son site (voyez dans la colonne “services : Rue89 & ses partenaires”) un encart Livres numériques dans lequel découvrir des suggestions de lecture sélectionnées par ePagine (Fiction française et 100% numérique) ou automatisées via les flux (Meilleures ventes). Au total, ce sont neuf livres numériques recommandés (romans de la rentrée de janvier, nouvelles, essai sur le numérique, ateliers d’écriture, polars…) que vous pourrez télécharger sur votre ordinateur, votre liseuse, votre smartphone ou votre tablette. Pour certains d’entre eux, les premières pages sont feuilletables en ligne sur ePagine ou/et téléchargeables gratuitement. Pour en savoir plus, rendez-vous sur Rue89 et cliquez sur la couverture de l’ebook qui vous mènera directement à la fiche détail correspondante où vous trouverez une présentation du texte, les formats de lecture disponibles (ePub, PDF…) ainsi que les droits d’utilisation (avec ou sans DRM / verrous). Bonne visite !

D’après Frédéric-Alexandre Talec, directeur commercial de Rue89, les internautes fréquentant ce site – majoritairement des chefs d’entreprises, des artisans ou encore des cadres (on dit CSP+ en marketing), âgés de 35 à 49 ans et plutôt franciliens – ont une appétence pour la chose culturelle et sont relativement bien équipés en ordinateurs, smartphones, liseuses, tablettes… Vu que le site (dont l’une des particularités est de proposer des contenus engagés, alternatifs, ouverts au public et tournés sur le Monde, la Politique, la Société, l’Écologie, les Médias ou le Sport) propose déjà du contenu lié au livre (via la rubrique Culture ou le cabinet de lecture d’Hubert Artus) et aux nouvelles technologies (rubrique High-Tech), il était pertinent pour ses animateurs d’offrir un service lié à cette appétence et aux nouveaux devices. Par ailleurs, 2011 c’est aussi l’année où Rue89 souhaiterait développer la partie culturelle sur le site. Cet ensemble de conjonctions ont fait que Rue89 a eu à coeur de choisir un programme d’affiliation avec ePagine (trois mois pour commencer). Ce partenariat est également important pour ePagine qui cherche aujourd’hui à obtenir plus de visibilité dans la presse et notamment via un média numérique. Pensant que l’internaute intéressé par l’information en ligne de Rue89 l’est sans doute aussi par la lecture numérique, il était pertinent (comme un prolongement naturel de ses activités autour du livre dématérialisé) qu’ePagine vienne à rencontrer les responsables de ce site qui en quatre ans seulement (puisque créé en 2007) est devenu l’un des premiers grands médias numériques.

Depuis vendredi dernier, l’encart (dans la colonne de droite réservée aux services) propose trois entrées (même si la présentation risque de changer dans les prochains jours) : si la première affiche les trois meilleures ventes d’ePagine (cet onglet évolue sans cesse puisque Rue89 récupère automatiquement les flux d’ePagine), les deux autres (Fiction française et 100% numérique) sont des propositions d’ePagine en lien avec le site d’actualités.

Pour démarrer, vous trouverez dans l’onglet Fiction française :

- Naissance d’un pont de Maylis de Kerangal, roman publié par Verticales (chroniqué ici)
- Un coup à prendre de Xavier de Moulins publié aux éditions Au diable vauvert (chroniqué ici)
- Les Petits de Frédéric Clémençon à L’Olivier (chronique à venir)

Côté 100 % numérique, nous démarrons avec :

- Comment écrire au quotidien de Pierre Ménard chez publie.net (chroniqué ici)
- De la bibliothèque à la bibliosphère de Lorenzo Soccavo chez Numerik:)ivres (chronique à venir)
- Chiens féraux de Felipe Becerra Calderón chez LC éditions (chronique à venir)

Christophe Grossi

17 janvier 2011

Je n’oublie pas Haïti 2 : Corps mêlés de Marvin Victor (Gallimard) : extrait

à télécharger sur epagine.fr

Pour faire suite au billet du 12 janvier consacré à Haïti, je vous propose aujourd’hui  un extrait du premier roman du peintre, écrivain et réalisateur haïtien Marvin Victor, Corps mêlés qui vient tout juste de paraître en papier et en numérique dans la collection Blanche chez Gallimard. Ce texte, raconté par Ursulla Fanon, une Haïtienne de 45 ans, à la fois violent (misère, alcoolisme, prostitution…) et sensuel (odeurs, saveurs, troubles corporels) revient avec intensité sur le tremblement de terre qui a secoué l’île il y a un peu plus d’un an. Mais au-delà des thématiques abordées, c’est aussi le style de Marvin Victor qui étonne ici : les phrases sont longues, à la fois lyriques et mordantes ; sa langue est imagée, incarnée et noire ; sa musique, entêtante. Vérifiez plutôt ! Ce roman est disponible en epub et en pdf (avec DRM). Un extrait plus long que celui proposé sur ce blog peut être feuilleté en ligne et/ou téléchargé gratuitement sur ePagine et le site des libraires partenaires. Bonne lecture.

ChG

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I

Par une nuit de décembre, un vendredi, comme d’autres entrent au Séjour des morts, me raconta un jour ma marraine, ma tante, elle, la sage-femme par excellence, je sortis des entrailles peureuses et gluantes de ma mère que les gens du pays de Baie-de-Henne donnaient pour une mule — cette bête hybride, issue de l’accouplement d’une jument et d’un âne et qui, selon eux, met bas soit des mouches, soit des abeilles — considérant qu’au bout des nombreuses liaisons qu’ils lui prêtaient, elle ne parvenait pas à tomber enceinte. Cette nuit-là, une foule de curieux, composée pour la plupart de femmes, se pressa autour de la maison qu’elle occupait encore, du haut de sa trentaine, avec mes grands-parents, jetant des coups d’oeil furtifs dans la pénombre de la grande pièce, avant que les plus braves n’y entrent, suivies de leurs enfants pleurnichards accrochés à leurs jupes malpropres. Toute cette foule scélérate entravait ses gestes, alors que j’étais une enfant qui se refusait à la vie, contraignant du coup ma mère à un état physique et mental déplorable, elle qui ne s’attendait plus d’ailleurs à se reproduire, de sorte qu’elle avait gardé le lit tout le long de sa grossesse, de crainte de me perdre suite à un faux pas dans la pierraille aiguë des sentiers du village. Pour déféquer, elle n’allait même plus s’asseoir sur le trône de lattes de mombin des latrines, dans l’arrière-cour, laissant à ma grand-mère la tâche de vider son pot de nuit — où flottaient ses selles ou l’écume de ses longues giclées de crachat — derrière la maison, dans ce ravin où ne coulait plus depuis longtemps aucune eau, non loin d’un petit bois où ma grand-mère allait aussi chercher des jeunes pousses de basilic avec lesquelles, après les avoir trempées dans une bassine d’eau fraîche, elle arrosait les quatre coins de cette petite chambre latérale qu’elle avait fait construire pour ma mère, quelques mois avant ma naissance.
« Plus d’une nuit de souffrance ! » s’exclama ma marraine, l’air de revivre plus que jamais la durée de ma naissance, se rappelant jusqu’à l’intonation de sa voix lorsqu’elle bramait à la foule que ma mère manquait d’intimité. Comme si elle voulait outrepasser le fait que nous fussions encore à l’époque pas si différents des bêtes, les femmes s’habillant très peu, les fripes américaines — qui allaient d’ailleurs bientôt décourager les couturiers du village réduits à ne faire que repriser — n’existant pas encore. Dire que les femmes s’éclaboussaient même nues dans la mer ou dans les eaux sombres de la rivière Palerme, parmi les hommes un peu plus loin, arborant une impudeur quasi édénique, sans arrière-pensée, les enfants encore plus. Pourtant, dans son récit, ma marraine était prête à me laisser croire que sa soeur ne supportait pas les regards de tout ce beau monde penché au-dessus d’elle, sur sa nudité, vu qu’elle transpirait comme quelque suppôt du diable. Mais il ne faisait pas chaud. De temps en temps, un courant d’air s’engouffrait dans la grande pièce, même s’il devenait presque aussitôt irrespirable, couvert par les puissantes exhalaisons de la foule : un mélange de poisson séché, de feuilles, de feu humide, de sueur, et de terre. Elle avait de très douloureuses contractions, elle tremblait. Cela, jusqu’à ce qu’elle eût rompu la poche des eaux : une avalanche chaude et visqueuse, tandis que ma marraine enfonçait sa main dans sa vulve, y fouillait de ses doigts charnus, lui ordonnant de pousser très fort, tout en appelant Célimène, son auxiliaire, la reine-chanterelle de son sanctuaire, à l’aide pour changer les couvertures moites de suc utérin. Je me refusais à quitter le corps de ma mère. Or, son ventre, pointu pendant toute la durée de sa grossesse, était considérablement descendu jusqu’au pubis, signe qui avait fait pronostiquer que je devais être un garçon, et du coup venir facilement au monde. Mais elle souffrait de plus belle, couchée sur le dos, les jambes écartées sur son sexe aux lèvres fort renflées en bas de son pubis mal rasé, plus hideux qu’une gueule de chouette, l’un des plus effrayants oiseaux de la nuit du pays de Baie-de-Henne, aux yeux des enfants, même des adultes, et surtout des femmes enceintes qui craignaient que leur bébé ne lui ressemble, me souffla ma marraine, sans gêne, lors de cette nuit où elle me fit le récit de ma naissance, convaincue qu’elle était que notre sexe n’est beau qu’une fois habité par son opposé, puisque ainsi on ne le voit point, ayant les yeux fermés sur une nuit — celle du plaisir physique — plus ténébreuse qu’aucune autre.
Dans la foule, certaines femmes masquaient leur rire par une toux forcée, et d’autres, par un ahan évoquant mieux la plus haute dérision qu’une souffrance partagée, toutes disposées à les traiter de vieilles folles à lier, les deux ensemble : ma marraine et ma mère. Mais elles n’en firent rien, gardant encore patience, sans doute à cause de la présence de ma grand-mère, assise au chevet de sa vieille fille, et de celle de mon grand-père. Ce dernier faisait les cent pas dans la cour, ingurgitant au goulot son éternel blanc agricole, au milieu d’un ballet de ces lucioles qui nous arrivaient en bandes serrées, du haut des mornes, en cette période-là, à peine la nuit tombée. À un moment donné, pris d’un accès de transe ou d’ivresse, il surgit dans la pièce et parla d’une voix forte, expliquant que seule la mer pourrait délivrer ce qu’elle avait enchaîné. Ces paroles stupéfièrent la foule, soudain prompte à écouter cet homme d’habitude très peu loquace, au visage de pierre, le fixant avec de grands yeux, constatant qu’il n’était pas tout à fait ivre, qu’il mesurait pleinement ses mots, et que par sa bouche parlait l’esprit de la mer. Il conseilla à ma marraine d’emmener ma mère à la mer, articulant mal, avec de grandes convulsions, les yeux tournant au fond de leurs orbites, et réclama une bouteille de blanc et une bougie, que ma grand-mère lui apporta aussitôt. Puis, il l’alluma, cette bougie, tout en faisant une libation au pied du lit d’accouchement, les paupières closes, humant profondément l’air fétide de la pièce, posant sa main sur le ventre de ma mère. De fines coulées de sueur marbraient ses joues et les ailes épaisses de son nez, et il porta la bouteille à sa bouche, pour en souffler trois jets mêlés de salive entre les jointures de ses membres qu’il frictionna énergiquement, marmonnant une prière,avant de demander d’aller chercher une planche, au fond de la cour, sous le flamboyant, avec laquelle il fit un brancard pour transporter ma mère qui, quittant son lit, fondit en larmes, déféquant et urinant abondamment, prenant son ventre de ses deux mains, hurlant plus qu’aucune bête qu’on éventre. Puis, aidée par Célimène et ma marraine, elle sortit dans cette nuit compacte où la lune ne s’était pas levée, et où il n’y avait nulle autre lueur que celle des torches que la foule avait volontiers allumées, suivant mon grand-père sur un sentier de traverse tracé dans un pan de falaise colonisée par des oiseaux marins, de jour. À peine eut-elle mis les pieds dans l’eau, les jambes bien écartées, à genoux dans les vagues, qu’elle fut prise d’une très forte contraction, tandis qu’une masse déchirait sa vulve : mes fesses arrivèrent, en premier, puis mes jambes, repliées contre mon petit corps d’insecte avec les genoux en tailleur, et les pieds près des fesses. Je ne criai pas. J’étais couverte d’un onguent épais que ma marraine enleva à l’aide de son index, me brandissant en l’air, avant qu’elle ne coupe mon cordon ombilical avec un coutelas stérilisé au citron vert et au rhum blanc, confiant à mon grand-père la tâche d’aller l’enterrer, selon la coutume, au pied du calebassier de notre cour. Mais ce cordon, n’est-ce pas, les chiens faméliques du pays de Baie-de-Henne, descendus en meute des mornes, bientôt le dévorèrent. Car mon grand-père, enfin ivre et surtout rendu à sa condition d’homme parmi les hommes, oublia de le mettre dans le trou qu’il avait creusé sous l’arbre.
« Tout le monde sort de quelque part, on sème d’abord, on récolte après, espérant la meilleure part de la terre, cette terre sèche du pays de Baie-de-Henne qui ne donne plus grand-chose, encore moins le ciel. Oui, cette terre sertie de pierraille si près de laquelle nous vivons et où nous serons rendus tous un jour ou l’autre… », soupira ma marraine, au milieu de son récit des origines, tandis que je m’apprêtais à m’allonger sur ma natte de feuilles de bananier tressées, au pied de son lit. « Mais c’est selon », renchérit-elle tout de suite, d’une voix bouchée par sa dernière prise de tabac en poudre mêlé de camphre, sachant qu’avant d’être issue des entrailles de ma mère, j’étais quelque part, dans le néant, jugea-t-elle bon de mentionner, sur ce ton emphatique que je lui connaissais si bien et qui m’exaspérait, souvent, lorsqu’elle était en mal de débroussaillage des origines. Or, elle croyait plus que tout autre — surtout lorsqu’elle avait les yeux révulsés et le corps traversé des spasmes de la transe, et qu’elle entonnait, dans une langue que nul ne connaît, ses cantiques pour invoquer nos dieux —, avouons-le, que nous venions tous du large des côtes d’Afrique, d’où notre haine envers la mer, cette haine séculaire qui nous conduit tous à tourner le dos à son immensité houleuse, autre façon peut-être de nous laisser mieux engloutir par elle.
Mais moi, je suis poussière, je veux bien le croire. Et je retournerai un jour à la poussière, comme me le sermonna une fois, agitant à ma figure son exemplaire à la couverture bleu marine du Nouveau Testament, ma vieille voisine de palier de l’immeuble de la rue Magloire-Ambroise. Elle ne pouvait me sentir. Car elle soupçonnait que je la méprisais, elle dont, pourtant, avant de descendre dans la rue, en cette fin d’après-midi de janvier, pour suivre Simon, je tirai le corps des ruines de son salon. Elle était retenue prisonnière par de gros-ses dalles de béton, et j’avais entendu sa voix qui sortait des pierres et des gravats, juste avant qu’elle ne rende l’âme. Je n’entendrai plus ses chants d’Espérance du fond de son salon miteux, l’après-midi, tous les vendredis, lorsqu’elle s’asseyait sur l’un de ses canapés recouverts encore après des années du plastique d’origine, parmi ses soeurs de l’église baptiste de la rue Nicolas, toutes en madras blanc et les corps reclus dans des robes coupées dans du polyester sombre et dans leurs odeurs fades de trop d’années d’inusité, et de privations. Elle était devenue si arriérée, avais-je appris, à la suite de la mort en couches de son unique enfant : un garçon, et outre la haine qu’elle me portait, elle ne manqua jamais de se signer lorsqu’elle voyait ma fille. Car ma fille allait presque nue, perchée sur des centimètres de talons aiguilles, préférant l’intelligence du corps à celle des micmacs et salamalecs du monde, niquant la terre entière et le ciel, disait-elle, toujours prête non seulement à me renier, moi, mais plus encore les dieux, les saints et les anges qu’elle jugeait ne lui avoir rien donné, sinon sa paire de jambes interminables au grain des plus irréprochables, et surtout sa poitrine qu’elle disait parfois — soucieuse peut-être de me faire la part belle — tenir de moi, n’ayant foi en rien d’autre qu’en un grand lit ouvert, voire dans le ciment gris et froid du couloir de notre immeuble, pour s’y débaucher exprès devant la porte de la vieille voisine hystérique qui se demandait alors, en hurlant, quelle Jézabel les chiens dévoraient dehors dans la nuit, frappant en même temps bruyamment du plat de la main un meuble de son salon encombré de ce que ma fille appelait ses chinoiseries, à cause de ce réveil rococo en plastique made in China qui ne donnait plus aucune heure, de ses bibelots de porcelaine, de ses bouquets de fleurs artificielles, de ses reproductions sur vitre de nature morte et de marine, et de ce tapis accroché sur toute la largeur d’un mur représentant le dernier repas du Christ avec ses apôtres. Désormais, elle, ma voisine, et ma fille, me dis-je, sont entrées dans la vérité, et moi, je suis restée dans le mensonge.
Je suis de la poussière à jamais vouée à la terre, et non cette fleur de sel dont, petite, me parlait ma mère, la conteuse à deux sous qui courait obstinément sur les talons de ma marraine. Aujourd’hui, j’en viens à me demander ce qu’est un enfant dont l’histoire de naissance a été trafiquée puis effacée, cela, plus facilement encore que jadis l’empreinte de mes pas dans le sable des plages du pays de Baie-de-Henne, par le flux des vagues, et surtout dans la bouche de ma marraine qui me racontait, toujours avec un large sourire, que j’étais cachée dans l’éclat d’une lumière trop blanche pour que l’on puisse me voir à l’oeil nu. On ne parle pas de ce que l’on ne connaît pas, souffla-t-elle pour me persuader de la véracité de son histoire, cette même nuit, à la lueur de notre lampe-tempête, les narines en grande eau sous l’effet de sa prise de tabac, fronçant ses sourcils comme si ce qu’elle disait alors ne me concernait plus, et, si forte de son instinct devin, elle me semblait aller chercher très loin sa parole, notamment au moment où elle me lâcha qu’on s’accorde à dire que le néant existe, puisqu’il est nommé, c’est le territoire des anges et des enfants mort-nés. Ici, je ne dirai pas le nom de mon père. Son nom restera à jamais caché au plus loin de la mer hennoise, dans le coeur des Sirènes, et emporté avec la voix de ma mère. À la vérité, je sais que personne ne l’a jamais su, ou n’a jamais voulu le révéler à mon oreille. Aujourd’hui, ce secret me fait dire qu’un spermatozoïde ne vaut pas mieux qu’un ovule, et d’ailleurs, quoi qu’il arrive, tout finit au plus loin de la terre ou de la mer : les draps maculés non du sang lourd et serré des menstrues mais de celui, étincelant et parfumé, de la défloration des jeunes filles, au lendemain de leur lune de miel, afin que l’amour du couple soit aussi immense qu’elle ; la haine aussi, ce jet de crachat poisseux qu’on y lance, murmurant dans le vent plusieurs fois le nom de l’ennemi ou de celui ou celle qui a trahi, levant face à cet énorme ventre d’eaux une main ouverte, et encore plus menaçante qu’aucun coupe-coupe; oui, ainsi que la petite culotte souillée de muqueuses de la femme-jardin que l’épouse attitrée — ayant barbouillé du bout d’une tige de goyavier le fond de la crotte de trois chattes sauvages sacrifiées — un jour jette à la dérive afin que son homme cesse de découcher, de se frapper la poitrine en signe de maître et seigneur des savanes, sachant qu’une femme-jardin est la figure à la fois la plus moderne et la plus bafouée de la femme, au pays de Baie-de-Henne. Poétique appellation que les épouses ne doivent plus octroyer à leurs rivales, encore moins celle de matelote qui se disait d’une brave fille arrachée à son village avec laquelle un matelot de passage prenait le grand large.

© Marvin Victor, Corps mêlés, Gallimard, janvier 2011.

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