Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

21 septembre 2011

Minuit à l’heure numérique

Toutes les dernières parutions des éditions de Minuit sont désormais disponibles en numérique sur les sites des libraires proposant à la vente des livres numériques (3 exemples, de la Maison du Livre à Rodez jusqu’à Filigranes à Bruxelles en passant par Les Temps Modernes à Orléans). On l’annonçait ici le 1er septembre lors de la mise en ligne du premier roman de Vincent Almendros, Minuit se démarque de la plupart de ses confrères éditeurs diffusés par Volumen en proposant des textes contemporains sans DRM* à des prix raisonnables (entre 6 € et 10.50 €). Si les 5 premiers ePub concernent trois textes de la rentrée littéraire (celui de Vincent Almendros et ceux d’Hélène Lenoir et d’Éric Laurrent, des fidèles de la maison), on trouve également depuis quelques jours deux textes essentiels du catalogue de Minuit écrits dans les années 80-90 (collection de poche « Double ») : Sortie d’usine de François Bon et Exquise Louise d’Eugène Savitzkaya. Pour chacun de ces ebooks fabriqués par ePagine un extrait peut être téléchargé gratuitement. Il vous suffit pour cela de cliquer sur les liens ci-dessous ou sur les visuels de couverture. Bonnes découvertes !

* 3 autres éditeurs diffusés par Volumen proposent à la vente des livres numériques sans DRM, les éditions de l’Opportun, Sciences humaines et Métailié.

 

Vincent Almendros, Ma chère Lise (13.50 € dans sa version papier, 10 € en numérique). Un homme d’origine modeste et âgé de 25 ans tombe à la fois amoureux de l’adolescente (la fille d’un industriel) à qui il donne des cours mais également du nouveau milieu dans lequel il pénètre avec une certaine fascination. Cette ambivalence est exprimée ici avec une grande acuité. Et c’est grâce à ce sens du détail, à cette attention portée aux choses ainsi qu’aux multiples pas de côtés que ce roman en apparence simpliste va prendre de l’épaisseur (retrouvez la chronique complète consacrée à ce texte ici).

« De la fragilité des émotions, de la précarité des sentiments, des illusions amoureuses et des tromperies du désir… il y a tout ça, exprimé à fleur d’écriture, décrit à fleur de sensations, dans le très sensible premier roman de Vincent Almendros. » (Fabienne Pascaud, Télérama, 24 août 2011)

 

Hélène Lenoir, avec Pièce rapportée (14.50 € dans sa version papier et 10.50 € en numérique) poursuit sa plongée au coeur des familles ordinaires (leur cruauté, leurs non-dits, leurs bassesses et leurs petits arrangements) à travers un huis clos des plus suffocants.

« Belle héritière de Nathalie Sarraute, Hélène Lenoir fait de l’intime – ce qui traverse nos corps sous forme de mots – la pile atomique destinée tôt ou tard à faire exploser la communauté humaine et les apparences qui la maintiennent. (…) Elle va fouiller là où les mensonges sont aussi ravageurs que des mines antipersonnel, où les paroles blessent, où les silences tuent et propose ainsi au lecteur un art secret de la guerre sur l’échiquier intime dont nous sommes tous des pièces. » (Camille Laurens, Le Monde, 9 septembre 2011)

 

Éric Laurrent, avec Les découvertes (14 € dans sa version papier et 10.50 € en numérique) se retourne vers l’enfance, cherche et retrouve les icônes et les figures qui furent à la source de ses premiers émois, émotions et sensations érotiques.

« On ne dira jamais assez ce que la littérature doit aux heures magiques de l’enfance, à ce mélange d’attente et d’initiation qui caractérise les premiers corps à corps avec le monde. (…) Mêlant maniérisme et ironie, Éric Laurrent dit les effets de trouble et de fascination de la beauté, les muettes célébrations qu’elle entraîne, la grâce qui est sienne et fait fléchir les genoux. » (Richard Blin, Le Matricule des anges, septembre 2011)

 

François Bon, Sortie d’usine (7 € dans la collection Double en papier et en numérique). Ce premier roman de François Bon a paru en 1982 mais je ne l’ai découvert que dix années plus tard au moment de la parution de Temps machine aux éditions Verdier (texte rebaptisé Mémoires usine chez publie.net, édition numérique révisée et augmentée ces derniers jours). Ce texte se déroule sur quatre semaines (+ un prologue), quatre semaines durant lesquelles François Bon, au plus près du réel, décrit le quotidien d’un ouvrier en usine. Mais le réel est ici fictionné grâce à une langue travaillée, tournée, martelée et usinée (jeu avec les pronoms et la ponctuation, oralité, ruptures syntaxiques, utilisation des expressions toutes faites, des locutions idiomatiques…). Car c’est aussi de cela dont il est question ici, de la confrontation entre les mots de l’usine et ceux du dedans, une histoire de territoire en somme. Ou comment à chaque page (chaque phrase même) forgée dans le brut et le brutal rendre compte des gestes et des rituels, des grèves et de la solitude, des doigts coupés et des morts, des rancœurs et des non-dits, de la mécanique et de la géométrie, des allers et retours, de l’espace, des hommes-machines, des combines, des échappées… C’est sans aucun doute pour moi une des plus grandes claques reçues à ce jour.

« Non, ce matin-là traînait comme traîne l’immense suite des jours qui valident et reconduisent leurs lieux communs : ça va comme un lundi et puis le mercredi en voilà un bon de fait, jeudi ça va mieux qu’hier et moins bien que demain jusqu’à vendredi ça ira mieux ce soir puis encore une de faite qu’est plus à faire ou merci d’être venu. Les jours qui filent sans particulier ni mémoire, où l’heure n’est plus tout à fait un temps et disparaît se voile dans la succession rigide des actes, leur enchaînement mécanisé, on sait qu’il est neuf heures parce qu’on revient de prendre le casse-croûte ou le café, puis ce moment plus tard de creux des onze, cette heure à la fois plus légère et plus lente parce qu’on écoute l’estomac battre la durée, que l’échelonnement des services commence à la cantine, on se retrouve à se laver les mains et ce n’est plus travailler, cette heure quasi invisible du midi, même si l’on ne s’éloigne pas du poste ni qu’on sorte à la lumière, jusqu’à la sirène de la reprise, les deux coups à cinq minutes d’intervalle. Ce moment des mains libres où les habitudes, même régnant sans partage, ne sont pas celles auxquelles veille le chef, journal cigarettes parler, ou les cartes, ou rien. » (extrait)

 

Eugène Savitzkaya, Exquise Louise (6 € dans la collection Double en papier et en numérique). En 1992 paraît Marin mon cœur, roman dans lequel l’auteur entreprend de raconter au présent la découverte du monde par son fils, de sa naissance à ses deux ans environ. Un texte qui joue avec la dissonance et réussit à retrouver le merveilleux (un peu à la manière de Lewis Carroll) à travers les yeux, les gestes et les mots de Marin. C’est une langue pleine qui est au plus près de la nature, du corps, de l’imaginaire et des possibles. Dix ans plus tard Eugène Savitzkaya publie Exquise Louise où une fois encore le monde ne sera jamais plus le même après l’arrivée de cette nouvelle pierre « dure, obstinée et lisse » au milieu du jardin, cette Louise, cette fée qu’on ne peut attraper et dont « rien ne peut entraver sa marche ». Dans les deux textes nous sommes conviés à un véritable dialogue (découvertes, affrontements, expériences), là où tenteraient de se répondre petits d’hommes, éléments, saisons, insectes, minéraux et végétaux. C’est naïf (« dénué d’artifice, sans apprêt, naturel »), cruel, doux et mystérieux. C’est un pas de côté. Et deux très beaux textes.

« Aujourd’hui, la mer a rencontré Louise, en plein vent.
Une dent de lait de Louise à la mer ! Une dent de lait de Louise à la mer ! De la poche d’une chemise d’été elle a chu. Qui donc la prendra ? Une dent de lait de Louise à la mer ! Flottez cachalots, nagez requins !
Au requin sa dent est dédiée, au squale primitif, pas au porteur de galuchat. Sur le fond de la mer, inactif, il est posé, attendant qu’un reflux lui apporte la jeune molaire. Il la fera rouler dans un angle de ses mâchoires. » (extrait)

ChG

1 septembre 2011

Ma chère Lise de Vincent Almendros en ePub aux éditions de Minuit

On l’annonçait ici-même il y a quelques jours. C’est fait. Depuis ce matin le premier livre numérique au format ePub des éditions de Minuit est en ligne. Et ce premier ebook est (la chose est si rare chez cet éditeur qu’on peut la souligner) un premier roman : Ma chère Lise de Vincent Almendros. Ici un jeune étudiant habitant dans un HLM de banlieue devient le temps des vacances le précepteur de la fille d’un riche industrielle (j’écris « précepteur » mais on ne dit plus ça, aujourd’hui on donne des cours particuliers). Il a 25 ans, elle en a 15. Il vient d’un milieu modeste, elle est déjà une petite bourgeoise. C’est l’été, le temps des vacances et des heures étirées, celui de la langueur, des révisions et de la sensualité tant fantasmée et véhiculée par les magazines et l’imaginaire collectif. Il l’épie, elle le cherche, ils vont s’aimer. S’il semble à première vue un peu étriqué, complexé, rigide et jaloux, Lise a pour elle l’insolence de ses 15 ans, une cruauté mâtinée de fausse candeur et de réelle gaucherie. Au début le roman est comme ça, un peu convenu. Mais ce qui se joue à mesure qu’on avance est plus profond que ça. Ce que le narrateur montre petit à petit de lui c’est sa fascination, son aisance presque, pour ce nouveau milieu, celui des riches, une ambivalence exprimée ici avec une grande acuité. Et c’est grâce à ce sens du détail, à cette attention portée aux choses ainsi qu’aux multiples pas de côtés que ce roman en apparence simpliste va prendre de l’épaisseur.

Quand je dis que ce texte est le premier ebook des éditions de Minuit c’est un peu faux. L’éditeur avait déjà tenté une première aventure numérique il y a deux ans. Les Herbes folles, le film d’Alain Resnais venait de sortir au cinéma. Il était inspiré du roman L’Incident de Christian Gailly. En confiant ce roman à Stéphane Michalon, Minuit (et d’autres éditeurs dont Actes Sud, Viviane Hamy entre autres) a permis à ePagine de démarrer son aventure et de lancer son service de fabrication d’ePub. Ne cherchez pas ce roman de Gailly, il a été retiré de la vente depuis. Aujourd’hui c’est un nouveau départ pour la maison d’édition. Si Ma chère Lise est donc le « premier » ebook fabriqué par ePagine, commercialisé en ePub sans DRM, d’autres suivront et pas des moindres : Éric Laurrent, Les Découvertes et Hélène Lenoir, Pièce rapportée, le 8 septembre ; Eugène Savitzkaya, Exquise Louise et François Bon, Sortie d’usine, le 15 septembre (deux textes qui ont beaucoup compté et comptent encore pour moi, nous en reparlerons). Une chose encore et qui a son importance. Parmi les éditeurs traditionnels rares aujourd’hui sont ceux qui proposent des textes contemporains en numérique sans DRM et à petits prix. C’est le cas de Minuit. Leurs cinq premiers ebooks seront vendus entre 7 € et 10,50 €. Il me semblait important de le signaler. Enfin, comme d’habitude, vous retrouverez ces livres numériques en vente chez tous les libraires en ligne, d’Ombres Blanches au Furet du Nord, des Temps Modernes à Filigranes, du Divan à Bibliosurf en passant par ePagine ou Place des libraires numériques.

Ci-dessous un bout de la chronique de Fabienne Pascaud suivie des « premières pages » de Ma chère Lise de Vincent Almendros. Un extrait plus long peut être feuilleté en ligne et/ou téléchargé gratuitement en ePub. Pour ce faire cliquez sur un des liens proposés. Et la bienvenue aux éditions de Minuit !

ChG

 

• Ce qu’en dit Fabienne Pascaud (Télérama)

« De la fragilité des émotions, de la précarité des sentiments, des illusions amoureuses et des tromperies du désir… il y a tout ça, exprimé à fleur d’écriture, décrit à fleur de sensations, dans le très sensible premier roman de Vincent Almendros. (…) Et tout à coup l’écriture transparente et tranquille, au ras des objets et des sentiments de Vincent Almendros, une écriture presque tactile, se met à se jouer du lecteur (…) dans ce roman d’initiation magnifiquement délicat que n’aurait pas renié Françoise Sagan. »

 

• Extrait (début du texte)

Lise s’amusait d’un rien, en l’occurrence de moi.
Ce vendredi-là, une imposante voiture noire nous attendait en bas de chez elle. C’était la fin de journée. Le ciel d’automne lentement s’assombrissait. Le chauffeur, en nous voyant approcher, était sorti de la Mercedes pour nous ouvrir les portes. Assis à l’arrière de la grosse berline, nous avions longé les quais de la rive gauche jusqu’au pont d’Iéna pour atteindre quinze minutes plus tard la rue Bois-le-vent où résidait Moune, la grand-mère de Lise. Le chauffeur était à nouveau sorti et avait aidé la vieille dame à s’asseoir à l’avant. Je m’étais présenté, nous avions échangé quelques mots, puis la voiture était presque aussitôt repartie. Après le pont de Grenelle, nous avions bifurqué vers le sud pour rejoindre l’autoroute, sur laquelle nous roulions maintenant depuis quarante kilomètres.

Lise venait de poser son sac entre nous. Elle en avait retiré un carnet à dessin ainsi qu’une trousse en cuir molle. Son crayon à la main, elle m’observait. Sur la feuille, elle se mit à tracer de grands traits noirs en mordillant sa lèvre inférieure. Très concentrée, elle penchait de temps en temps la tête. Moi, je ne portais sur le dessin qu’une vague attention, ramenant toujours mon regard sur la route. Ne voyant pourtant que mon profil, elle avait choisi de me représenter de face. C’était comme si elle se moquait de la réalité et préférait se concentrer sur sa vision des choses, sur la perception qu’elle avait de moi.
Ou, plus simplement, elle ne savait pas dessiner.

Voilà plusieurs semaines que j’étais devenu son professeur particulier. Peu importe où nous nous étions rencontrés, je me souviens seulement que c’était elle, du haut de ses quinze ans, qui m’avait sollicité pour lui donner des cours. Nous nous voyions chez elle une ou deux fois par semaine. À ce que j’avais cru comprendre, ses parents voyageaient souvent, sans cesse par monts et par vaux, aussi étions-nous généralement seuls dans cette grande maison, qui n’était pas à proprement parler une maison d’ailleurs, mais plutôt un appartement, un grand triplex au cœur du Quartier latin. Je n’avais croisé sa mère qu’en coup de vent, un jour qu’elle était sur le départ alors que j’arrivais. Elle s’en était excusée. Elle s’appelait Florence. Je conservais d’elle le souvenir d’une grande dame très mince et très gracieuse dans sa longue robe noire.

Ce vendredi-là, les parents de Lise lui avaient proposé qu’ils se retrouvent tous au Bignon-Mirabeau. La maison n’était qu’à une heure de Paris, dans le Loiret, et là-bas c’est trop bien. C’est trop bien, avait répété Lise. Je n’avais pas compris tout de suite pourquoi elle m’avait raconté ça. Je ne sais au juste ce qui s’était dit entre elle et ses parents, mais voilà, j’étais invité à passer le week-end chez eux, à la campagne. Et maintenant, la présence du chauffeur m’intimidait.
Vêtu d’un costume bleu nuit, l’homme était un quinquagénaire à moustache, une moustache épaisse mais bien taillée, qui lui donnait un air bonhomme et contrastait avec son austère silence. Moi j’avais vingt-cinq ans et je savais que rien dans ma vie ne justifiait que je sois conduit par un chauffeur. Non, je songeais, je ne sais pas pourquoi, à la pile d’assiettes sales que j’avais laissées dans mon évier en partant. N’avais-je pas laissé derrière moi bien d’autres choses encore, plus floues et impalpables, et n’étais-je pas en train de me diriger vers d’autres, toutes aussi floues et impalpables ?

Lise observa le dessin à bout de bras. Elle pouffa.
Excepté l’angoisse qui en ressortait, c’était assez peu ressemblant : les traits étaient durs, les sourcils touffus, les cernes sombres, la bouche épaisse, les oreilles dentelées. Je commençais à penser qu’elle me trouvait laid. Elle ajouta avec application une curieuse moustache en guidon, très noire, menaçante. Elle me tendit le carnet à dessin. Je regardai avec plus d’attention le portrait. Peut-être voulait-elle me montrer qu’elle faisait de moi ce qu’elle voulait.

© Vincent Almendros, Ma chère Lise, éditions de Minuit, septembre 2011.

26 août 2011

Bourgois, L’Olivier, Métailié, Minuit, Seuil, rentrée 2011

Vincent Almendros, François Bon, John Burnside, Francesco De Filippo, Patrick Deville, François Emmanuel, Dalibor Frioux, Patrick Grainville, David Grossman, Katharina Hacker, Arnaldur Indridason, Éric Laurrent, Hélène Lenoir, Michel Manière, Xabi Molia, Christian Oster, Patrice Pluyette, Lydie Salvayre, Eugène Savitzkaya, Shumona Sinha, Bernard Thomasson et Alan Warner composent actuellement la « rentrée littéraire numérique » de cinq éditeurs diffusés par Volumen (Bourgois, L’Olivier, Métailié, Minuit, Seuil). Si beaucoup de choses ne changent pas en cette rentrée (prix souvent trop élevés et ebooks avec DRM sauf Métailié et Minuit), il y a une petite nouveauté et une légère avancée à annoncer : pour certains titres uniquement on pourra cette année télécharger gratuitement un extrait sur toutes les plateformes de ventes de livres numériques dont ePagine ou Place des libraires numériques. Pour ce faire, cliquez sur les liens ci-dessous. Ceux-ci vous permettront d’accéder à la fiche de présentation des titres annoncés, là où télécharger les extraits (quand ils sont proposés par les éditeurs).

Christian Bourgois éditeur
Alan Warner, Les étoiles dans le ciel radieux, 19.99 €, 25 août
Katharina Hacker, Les fraises de la mère d’Anton, 11.99 €, 8 septembre

Métailié
Collectif, Rentrée littéraire – Sélection Métailié, Gratuit, 25 août
John Burnside, Scintillation, 14.99 €, 25 août
Francesco De Filippo, L’Offense, 8 septembre
Arnaldur Indridason, Betty, 27 octobre

Éditions de Minuit
Vincent Almendros, Ma chère Lise, 10.00 €, 1er septembre
Éric Laurrent, Les Découvertes, 10.50 €, 8 septembre
Hélène Lenoir, Pièce rapportée, 10.50 €, 8 septembre
Eugène Savitzkaya, Exquise Louise, 6.00 €, 15 septembre
François Bon, Sortie d’usine, 7.00 €, 15 septembre

Éditions de l’Olivier
Christian Oster, Rouler, 11.99 €, 18 août
Shumona Sinha, Assommons les pauvres !, 10.99 €, 25 août

Éditions du Seuil
Patrice Pluyette, Un été sur le Magnifique, 13.99 €, 18 août
Dalibor Frioux, Brut, 16.99 €, 18 août
François Emmanuel, Cheyenn, 10.99 €, 18 août
Michel Manière, L’homme qui n’y croyait pas, 13.99 €, 18 août
Bernard Thomasson, Ma petite Française, 13.99 €, 18 août
Xabi Molia, Avant de disparaître, 14.99 €, 18 août
Lydie Salvayre, Hymne, 13.99 €, 18 août
David Grossman, Une femme fuyant l’annonce, 17,99 €, 22 août
Patrick Deville, Kampuchéa, 15.99 €, 1er septembre
Patrick Grainville, Le Corps immense du président Mao, 15.99 €, 1er septembre

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