Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

6 janvier 2014

les 20 articles les plus consultés en 2013 sur le blog ePagine

Retour aujourd’hui sur les 20 articles les plus lus en 2013 sur le blog ePagine.

Sur les 875 billets écrits depuis la création de ce blog, 162 billets auront été postés en 2013 (contre 193 en 2012). En moyenne, tous les deux à trois jours, chroniques de lecture, extraits à lire en ligne, sélections et mises en avant, informations sur les livres numériques, projets des éditeurs traditionnels et 100% numériques, nouvelles traductions,…, auront ainsi été publiés en ligne. L’an passé, on aura également partagé quelques articles sur les outils développés par ePagine qui permettent aux libraires partenaires ou affiliés de proposer à leurs clients des livres papier et numériques (sites, applications, bibliothèque de lecture, ePagine Cloud Reader…). On aura d’ailleurs remis à jour la liste des éditeurs (présents au catalogue numérique) par diffuseur et distributeur et celle des libraires. Ce blog aura aussi tenté de relayer un maximum d’offres découvertes et promotionnelles proposées par les éditeurs.

En 2013, ePagine publications numériques (le studio ePub de ePagine), de son côté, aura  fabriqué six nouveaux livres numériques, dont Propos sur le métier de Libraire qui a fait l’objet d’un article dans Le Monde des livres (cf. le billet pour en savoir plus). Les huit ouvrages, tous Hors Commerce, sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres ou bien sur simple demande. Cliquez ici pour accéder à la liste complète.

En 2013, on aura également découvert les textes d’auteurs qui nous accompagneront longtemps (Bergsveinn Birgisson et Javier Marías entre autres).

Merci pour votre fidèle soutien et vos relais toujours aussi nombreux.

ChG

P.S. : Je vous rappelle que tous les livres numériques cités dans les billets sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente de tous les libraires partenaires ou affiliés à ePagine (liste à jour ici).

 

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Les 20 articles les plus consultés sur ce blog en 2013
parmi ceux publiés du 1er janvier au 31 décembre 2013

 

1► Liste des éditeurs par distributeur et diffuseur | mise à jour du 25 janvier 2013
2► La Nouvelle Revue de Psychanalyse numérisée | billet du 12 février 2013
3► Liste des librairies affiliées et partenaires d’ePagine | mise à jour du 13 novembre 2013
4► Rainbow Warriors de AYERDHAL (Au diable Vauvert) | billet du 11 mars 2013
5► Fantôme, la 9e enquête de Harry Hole, par Jo Nesbø (série noire) | billet du 22 avril 2013

6► Un numéro spécial de la revue Angle mort offert | billet du 17 janvier 2013
7► Six libraires et ePagine vous offrent Propos sur le métier de Libraire | billet du 9 octobre 2013
8► Notabilia, nouvelle collection de Brigitte Bouchard, éd. Noir sur Blanc | billet du 13 mars 2013
9► L’Art de la thérapie de Irvin Yalom (éd. Galaade) | billet du 9 avril 2013
10► Rentrée littéraire 2013 : des extraits à télécharger gratuitement | billet du 22 août 2013

11► ePagine et Numilog s’allient pour proposer une solution commune de bibliothèques personnelles de livres numériques | billet du 14 mars 2013
12► [note de lecture] La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson | billet du 23 septembre 2013
13► SILO de Hugh Howey en cinq épisodes avant intégrale | billet du 10 septembre 2013
14► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée | billet du 13 juillet 2013
15► L’intégrale de la saga de Krondor de Raymond E. Feist | billet du 20 novembre 2013

16► 400 titres de la collection Que sais-je ? en numérique | billet du 22 juin 2013
17► Quoi lire en numérique de Alice Munro, Prix Nobel 2013 ? | billet du 10 octobre 2013
18► [note de lecture] Comme les amours de Javier Marías | billet du 17 septembre 2013
19► Les 70 ans de l’édition américaine du Petit Prince de Saint-Exupéry | billet du 2 avril 2013
20► Création littéraire et numérique : les nouvelles traductions | billet du 1er mars 2013

14 novembre 2013

ePagine vous offre Le Bar de la Fourche d’Auguste Gilbert de Voisins

Après Les Dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont (juillet 2012), L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (décembre 2012), L’Homme en proie aux enfants d’Albert Thierry (février 2013), Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint (mars 2013), César Capéran de Louis Codet (juillet 2013), La Grande panne de Théo Varlet et le collectif de libraires Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres (octobre 2013), ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne un huitième titre : Le Bar de la Fourche de Auguste Gilbert de Voisins. Cet ouvrage et les sept précédents, Hors Commerce, sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres. Cliquez ici pour accéder à la liste complète.

Le Bar de la Fourche est un roman d’aventures (voire un western) d’Auguste Gilbert de Voisins sur les chercheurs d’or, dans l’Ouest américain. Il a été publié la première fois en 1909.
Ce roman a inspiré le film éponyme d’Alain Levent qu’il a réalisé en 1972, avec Jacques Brel, Isabelle Huppert et Pierre-François Pistorio pour incarner les personnages principaux.

Cette édition numérique comporte des illustrations originales d’André Collot, sans doute de 1943. En dépit de ses efforts, ePagine n’a pas retrouvé les ayants droit d’André Collot. Si vous disposez d’une information, merci de contacter le service Fabrication (Sébastien Cretin, Karen Etourneau, Damien Desroches et Xavier Mottez) qui a conçu de bout en bout cette édition numérique. Infra, la notice biographique d’Auguste Gilbert de Voisins réalisée par Karen Etourneau ainsi qu’un extrait du Bar de la Fourche.

 

Notice biographique d’Auguste Gilbert de Voisins

Marie Auguste Gilbert de Voisins naît le 7 septembre 1877 à Paramé (ancienne commune d’Ille-et-Vilaine). Il descend d’une vieille famille de noblesse parlementaire.
Il passe son enfance en Provence et s’installe à Paris à 21 ans. Il entreprend alors de voyager, en Europe d’abord, puis dans les colonies : Afrique du Nord, Sénégal et Dahomey (actuel Bénin).
Il publie ses premiers romans à 23 ans. Cinq ans plus tard, en 1905, paraît Sentiments au Mercure de France, son recueil d’essais littéraires. Il y loue certains de ses amis proches, qu’il admire, comme Pierre Louÿs et Paul Valéry. L’année suivante sortent Les Moments perdus de John Shag, poèmes en prose teintés d’exotisme, sans doute influencés par la consommation de l’opium et publiés sans nom d’auteur.
Le Bar de la Fourche, en 1909, lui vaut de ne pas être aujourd’hui totalement oublié. Tout comme le journal de bord de la mission archéologique de dix mois qu’il effectue la même année en Chine avec son ami Victor Segalen : Écrits en Chine, publié en 1913. Segalen en tirera, lui, Le Grand Fleuve. Accompagnés de Jean Lartigue, les deux hommes repartent en Chine l’année suivante pour une seconde mission archéologique et géographique, interrompue par la Première Guerre mondiale.
Auguste Gilbert de Voisins épouse en 1915 Louise de Heredia, fille du poète et écrivain José-Maria de Heredia, divorcée de Pierre Louÿs. Suit une production romanesque parfois qualifiée de « mièvre ». On sait peu de choses sur les dernières années de sa vie. Cette anecdote toutefois : il se rend chaque année à Venise pour rejoindre ses amis du « Club des longues moustaches », dont faisaient notamment partie les écrivains Abel Bonnard et Edmond Jaloux.
Il reçoit en 1926 le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
Il  meurt le 8 décembre 1939 à Paris.

Photo : Auguste Gilbert de Voisins, 1899. Dédicace : « À mon cher Pierre, son ami, Voisins. »

 

EXTRAIT

L’averse venait de fuir. Sur l’horizon, un arc-en-ciel dessinait sa fabuleuse fusée.
Mon père m’appela :
— Si tu faisais attention à ton travail, grand imbécile, au lieu de regarder les nuages !
Je me trouvais chez nous, au fond de l’enclos des poneys.
C’était l’époque où l’on poussait vers l’ouest le chemin de fer du Nord entre Skykomish et Tocoma, dans l’extrême Far-West, au delà de l’Idaho.
— Hé !… Viens par ici !
Depuis seize ans que maman avait succombé en me mettant au monde, l’humeur de mon père était restée constante : je veux dire acariâtre, orageuse ou, pour le moins, bizarre.
— Arrive !… et plus vite que ça !
Ce jour-là, mon père se fâchait de peu. J’avais simplement oublié d’attacher le licol de Cruchette et Cruchette s’était échappée. Bien que l’on eût ramené la bête à l’écurie, tout aussitôt et sans accident, mon père m’injuriait.
— Regarde-moi dans les yeux, canaille ! Regarde-moi !
Je m’étais approché de lui, tenant par le bridon Loupard, un petit cheval bai que je menais chez le maréchal ferrant.
Je regardai mon père.
— Baisse les yeux, insolent !
En baissant les yeux, je haussai les épaules.
— Quoi… comment !… Tu…
Et il fit sa mauvaise action…
C’est bien à cause d’elle que je ne le pleurai pas, trois ans plus tard, quand j’appris sa mort.

Georges Saruex, mon père, était un homme instruit et, par certains points, un gentilhomme. Protestant du Jura, il avait traversé la moitié du monde pour faire fortune, et n’était arrivé à se composer qu’une aisance médiocre. Sans doute savait-il trop de choses. Si j’étais resté avec lui, au lieu de me promener sur la vaste terre, je serais peut-être plus savant, mais beaucoup moins renseigné. De plus, je n’aurais pas le sou. Toutefois, soyons juste : mon père m’apprit à regarder, à raisonner et à souffrir. La nature se chargea du reste en me fournissant de bons muscles.
Et puis, que voulez-vous ! La maison était intolérable ! Prières du matin, prières du soir, discours, exhortations, cantiques chantés tout le long des dimanches. Il y en avait trop !… Sans compter mille invectives qui se terminaient par des explosions de fureur.
Le grand ennemi du vieux, c’était le Pape. Je ne sais ce que le Pape lui avait fait, toujours est-il que mon père ne laissait pas s’achever une journée sans le prendre violemment à partie, dans les termes les plus crus.
Sans doute afin de lui être désagréable, il me donna le nom d’Olivier ! Le nom de Cromwell ! Quel beau nom : Olivier Saruex ! Quel beau nom de protestant !
Ah ! mon père connaissait bien le Ciel ! Il devinait les desseins de Dieu, il prévoyait ses désirs… et malheur à nous, si les prévisions étaient inexactes !
Vous concevez ?… Une telle vie manquait de charme ! Le vieux traitait les hommes de la ferme comme des chiens, son fils plus mal encore. Il avait beau nous parler de Dieu tant que durait le jour, il n’arrivait pas à nous la faire aimer, cette puissance invisible, cruellement ennemie du Pape, et qui, pour seul confident, avait pris un protestant jurassien, émigré dans le Far-West.

 

Parce que je haussais les épaules, mon père fit sa mauvaise action : il me cracha au visage.
À seize ans, j’avais le sang chaud. Ça ne pouvait s’arranger. Botter les fesses aux petits garçons, leur tirer les oreilles, très bien, mais cracher à la figure d’un homme de seize ans !… Oh ! Non ! non ! impossible ! Je pris mon lasso, pendu à la selle de Loupard, et j’en appliquai un cinglon sur le dos du vieux, un beau cinglon qui le fit tourner au pâle, de rouge qu’il était.
Le reste se passa vite. Le vieux courut à la maison, en rapporta la Bible, une bible couverte de notes qui avait appartenu à la mère de maman, et, sur cette bible, jura le grand serment qu’il ne me reverrait de sa vie ou bien me casserait la figure.
Ces histoires, c’est rarement utile. — Je n’avais pas l’intention de rester. — Je partis.
Il disait vrai, tout de même, le vieux ! S’il ne m’a pas cassé la figure, du moins ne m’a-t-il pas revu. Et, maintenant, il est mort, et, moi j’écris un livre ; mais ce matin-là, je m’en fus prendre une couverture et marchai vers la gare, où j’avais des amis. La gare était à huit heures de chez nous. J’arrivai comme tombait le soir. Le train venait d’entrer et allait passer la nuit. Oh ! comme je m’en souviens bien, après tant d’années, de cette nuit si vite close et qui rétrécissait le paysage ! Pas de lune, peu d’étoiles… On voyait à peine son chemin.
Cependant, la veine me toucha. L’homme qui devait nettoyer la machine était ivre. Alors, comme je me trouvais là, j’aidai à faire son travail, et, en guise de salaire, priai le mécanicien de me transporter, le lendemain, jusqu’aux chantiers de construction.
Ce fut ma première étape.

© extrait du Bar de la Fourche d’Auguste Gilbert de Voisins, ePagine publications numériques, 2013. Les illustrations originales sont d’André Collot.

9 octobre 2013

Six libraires et ePagine vous offrent Propos sur le métier de Libraire

Après Les Dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont (juillet 2012), L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (décembre 2012), L’Homme en proie aux enfants d’Albert Thierry (février 2013), Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint (mars 2013), César Capéran de Louis Codet (juillet 2013) et La Grande panne de Théo Varlet, ePagine, pour le compte de six librairies, vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne un septième titre : Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres. Cet ouvrage et les six précédents, Hors Commerce, sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande.

Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres est la réunion de six grands entretiens réalisés par Olivier Carrérot en avril 2013 avec sept responsables de six librairies françaises : Compagnie (Josette Vial) et Le Divan (Philippe Touron) à Paris, Millepages (Pascal Thuot) à Vincennes, Tonnet (Jean-Jacques Tonnet) à Pau, L’Arbre à Lettres Mouffetard (Isabelle Schulmann & Antoine Fron) à Paris et Ombres Blanches (Christian Thorel) à Toulouse. Ces six conversations « thématiques » sont précédées d’une introduction que nous reproduisons infra. Lors de ces échanges lucides et toniques sont passés à la moulinette tous les ingrédients du quotidien d’une librairie : de l’assortiment (stock, offre, fonds/nouveautés, rotation…) à la « mise en scène » du libraire dans son rapport au lieu, à son équipe, à ses clients, à son quartier, à sa ville, aux institutions en passant par le travail avec les diffuseurs, la gestion et le management, l’accueil, le conseil et la vente en magasin, l’animation (tables, vitrines, débats, lectures, signatures,…), la vente en ligne, le numérique ou encore la transmission. Une fois ses voix entendues se dessine plus précisément le portrait d’une grande partie de la librairie française actuelle voire même une forme de définition assez complète de ce métier en mutation constante. La passion, la patience, l’organisation et l’opiniâtreté sont également très partagées par ces sept expériences. La version papier à la Foire de FrancfortSans doute pourrons-nous y noter quelques manques (il y en a toujours) mais c’est à ça aussi que sert cet ensemble : ouvrir le dialogue, appeler « des réponses, des réactions, des contestations. Et pourquoi pas d’autres entretiens, d’autres professions de foi », comme l’introduction le souligne.

Cette version électronique de Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres de Josette Vial, Philippe Touron, Pascal Thuot, Jean-Jacques Tonnet, Isabelle Schulmann & Antoine Fron et Christian Thorel a été réalisée par ePagine Publications numériques. Elle repose sur l’édition papier du même ouvrage publié par les Éditions Rue des Gestes. Publié sous un ISBN lié aux Éditions Rue des Gestes et en numérique sous un ISBN lié à ePagine publications numériques, ce livre collectif Hors Commerce ne peut être vendu mais offert.

ChG

Info de dernière minute : Stéphane Michalon, en direct de la Foire de Francfort, nous apprend à l’instant que le lancement de cet ouvrage est, selon des sources fiables, l’événement de cette première journée de la Foire. Les nombreux lecteurs qui avaient fait spécialement le déplacement étaient unanimes et enthousiastes, précise notre envoyé spécial.

 

EXTRAIT

 

« Il est rare que l’on ne soit pas sensible au devenir des livres, comme à celui de leur commerce. Or, jamais comme aujourd’hui le sort de nos librairies n’aura fait l’objet d’autant de commentaires, d’analyses, de spéculations, de projections. Si la librairie en tant que lieu paraît encore évident, comme procédant de la nature de nos villes, sa réalité reste peu connue, moins encore l’esprit avec lequel les libraires abordent la mission qui est la leur de veiller à mettre en lien les livres avec celles et ceux qui les lisent.
Il est apparu à quelques-uns parmi nous, libraires, que la mutation de notre société, le rapport à son commerce, les changements de modes de consommation, plus encore ceux qui affectent la lecture et les livres, nécessitaient une réponse coordonnée de notre part. Nous nous sommes retrouvés, sept libraires, de manière circonstancielle, entre affinités et nécessités, avec l’idée de rendre compte collectivement de ce qui agite chacun de nous individuellement. Dans ce livre projeté en avril et réalisé en juin, et face au discours crépusculaire dominant, nous avons voulu rendre compte de nos désirs, de notre enthousiasme, de nos espoirs comme de nos difficultés. Non seulement il s’est agi ici de faire le point sur les aspects dominants de notre profession, l’assortiment, la vente, la direction d’équipe, mais nous avons voulu solliciter le lecteur sur le métier, ses invariants, leur avenir, les évolutions. Il fallait convenir d’une forme. Nous avons opté pour une série de longs entretiens. Après une répartition préalable des grands thèmes du métier, ces six entretiens ont été conduits par Olivier Carrérot, qui en a entrepris la rédaction, donnant à l’ensemble l’homogénéité qui permettra à ce livre collectif de rendre au métier ce que chacun des libraires a pu y trouver comme expression singulière.
Il est souhaitable que de cet ensemble procède une meilleure connaissance des libraires, de l’objectivité de leurs problèmes comme de leurs modes de travail, de leur subjectivité comme de leur engagement.
Nous espérons aussi et surtout que l’on y trouve dans ce court livre la spontanéité et l’authenticité de son caractère éphémère. Ces « mots pour dire » la librairie ne sont pas une leçon, ils portent autant d’interrogations que d’assurances de la part de ce (fugace) Groupe des Sept. Ils appellent des réponses, des réactions, des contestations. Et pourquoi pas d’autres entretiens, d’autres professions de foi. Enfin, si ce livre est destiné plus particulièrement aux acteurs des professions du livre, nous serions heureux qu’il rencontre quelques échos, parmi tous les lecteurs de toutes les librairies de ce pays, ces lecteurs qui font part aujourd’hui de leur soutien à des modes de médiation dans lesquels le rôle des librairies est le premier. »

© Introduction de Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres, collectif Hors Commerce, éditions Rue des Gestes, 2013, pour l’édition papier et ePagine publications numériques, 2013, pour la version numérique.

15 septembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 9 au 15 septembre 2013]

À partir d’aujourd’hui je proposerai chaque dimanche un billet dans lequel revenir sur la semaine écoulée. Vous y trouverez des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine mais aussi quelques mises en avant récentes de la librairie ePagine. En bonus aujourd’hui, un roman que je viens de terminer et qui m’a beaucoup plu, La main de Joseph Castorp de João Ricardo Pedro publié aux éditions Viviane Hamy.

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 13.09.13 : ePagine publications numériques vous offre La Grande panne de Théo Varlet
ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne sur epagine.fr son sixième livre numérique : La Grande panne de Théo Varlet, un roman d’anticipation publié en 1930 par un passionné d’astronomie et de sciences, à la fois poète et auteur de science-fiction, un visionnaire souvent salué par la critique littéraire dans les années vingt et trente mais dont l’œuvre n’a quasiment pas été rééditée après sa mort. Ce texte et les cinq précédents sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. La préface est signée Xavier Dollo.

► 11.09.13 : Chroniques des Ombres, le feuilleton de Pierre Bordage (mise à jour)
Depuis le 24 juin, Pierre Bordage et les éditions Au diable vauvert nous invitent à suivre une aventure post-apocalyptique en 36 épisodes intitulée Chroniques des ombres. Trois épisodes par semaine (lundi, mercredi et vendredi) jusqu’à parution de l’intégrale en papier et en numérique. Comme annoncé sur le site ActuaLitté, un problème de santé a empêché Pierre Bordage de terminer son feuilleton dans les temps. La maison d’édition a donc mis à jour le calendrier de parution des prochains épisodes, à savoir : épisode 28 le 16 septembre ; épisode 29, le 18 ; épisode 30, le 20 ; épisode 31, le 23 ; épisode 32, le 25 ; épisode 33, le 27 ; épisode 34, le 30 ; épisode 35, le 2 octobre et épisode 36, le 4 octobre. Quant à l’intégrale, elle sera disponible dès le 7 octobre.

► 10.09.13 : SILO de Hugh Howey (Actes Sud, coll. Exofictions) en cinq épisodes avant intégrale
Après avoir été auto-édité aux États-Unis et vendu via Amazon US à plus de 500.000 exemplaires mais avant d’être adapté au cinéma, le roman de Hugh Howey, Wool, arrive en France (sous le titre SILO) grâce aux éditions Actes Sud qui profitent du lancement de ce titre pour inaugurer leur nouvelle collection de SF, « Exofictions ». Respectueux du procédé d’écriture et de diffusion de l’auteur, Actes Sud, avant de le proposer en papier dans les librairies, a choisi de le publier en numérique de manière fragmentée : toutes les semaines, le mercredi, un nouvel épisode est mis en ligne (du 4 septembre au 1er octobre) et le 2 octobre l’intégrale paraîtra conjointement en papier et en numérique.

09.09.13 : Les 10 articles les plus consultés en août 2013 sur le blog ePagine
Retour sur les dix articles les plus consultés au mois d’août 2013 sur ce blog, un mois très creux dans ses trois premières semaines et qui s’est rapidement rempli au moment de la rentrée littéraire et du salon international du livre insulaire à Ouessant où ePagine était invité dans le cadre de Numér’île.

 

— DEUX MISES EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Le généticien Albert Jacquard est mort cette semaine à l’âge de 87 ans. De son engagement, de son humanisme et de ses travaux, il nous reste la lecture de ses ouvrages. ePagine a sélectionné cinq titres parmi la petite vingtaine disponible en numérique. Cliquez ici pour accéder à plus de titres.

 

Vient de paraître Pietra viva de Léonor de Récondo (Sabine Wespieser éditeur) qui revient sur un moment douloureux de la vie de Michelangelo, roman qui suit pas à pas le Maître à Carrare en 1505. Cet été j’ai lu Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard (Actes Sud), roman sur la création, l’utilisation des artistes par les puissants et la confusion des sentiments, un texte très sensuel paru en 2010 qui met en scène un supposé autre épisode de la vie de Michelangelo, en 1506 cette fois : sur invitation du Sultan de Constantinople, le génie de la Renaissance va tenter de concevoir un pont grandiose sur la Corne d’Or, défi que n’aurait pas réussi à relever Léonard de Vinci. Je me suis souvenu aussi que les guides MAF (spécialistes de Vinci) avaient publié en mai dernier un guide où visiter la Toscane sur les pas du sculpteur, peintre et poète. D’autres titres (romans, essais, biographies,…) sont bien entendu disponibles en numérique mais regrouper au moins ceux-là me semblait important. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

 

— PARMI MES DERNIÈRES LECTURES —-

 

Dans ce que j’ai lu cette semaine, je retiendrai surtout La main de Joseph Castorp, premier roman traduit en français de l’auteur portugais João Ricardo Pedro (Viviane Hamy) tout fraîchement publié (disponible en papier et en numérique). Je ne connaissais pas l’auteur mais j’avais une grande confiance avant de l’aborder (souvenez-vous comme j’avais déjà été emballé l’an passé par l’inoubliable Un voyage en Inde de Gonçalo M. Tavares). A priori cet auteur n’a rien à voir avec Tavares ni sur la forme ni sur le fond sauf peut-être cette manière qu’il a lui aussi de renouveler le genre romanesque en racontant l’histoire d’une famille portugaise sur plusieurs générations sans se soucier de la linéarité ni de raconter les faits exacts. Il tourne autour des personnages, mélange les époques et les registres de langues, construit son roman-puzzle avec de courts chapitres qui peuvent être lus de manière autonome, comme des nouvelles. Il n’oublie rien des grandes blessures ni des sauvageries contemporaines (période salazariste, répressions, guerre d’Angola, exil massif…), s’empare de tout un pan de l’histoire de la musique classique, nous bringuebale dans tout le Portugal mais aussi en Europe et en Amérique du Sud, décrit à la Perec les faits et gestes de personnages, soigne les dialogues, les chutes, parle de l’amour, de la maladie ou de la mort avec une grande habileté, a un style époustouflant… Pour moi c’est du grand art. On me dit souvent que la littérature portugaise n’est pas facile à lire. Et si pour une fois vous alliez voir ce qui s’écrit, s’invente et se crée dans ce pays ?

 

ChG

13 septembre 2013

ePagine publications numériques vous offre La Grande panne de Théo Varlet

 

Après Les Dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont (juillet 2012), L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (décembre 2012), L’Homme en proie aux enfants d’Albert Thierry (février 2013), Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint (mars 2013) et César Capéran de Louis Codet (juillet 2013), ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne sur epagine.fr son sixième livre numérique : La Grande panne de Théo Varlet, un roman d’anticipation publié en 1930 par un passionné d’astronomie et de sciences, à la fois poète et auteur de science-fiction, un visionnaire souvent salué par la critique littéraire dans les années vingt et trente mais dont l’œuvre n’a quasiment pas été rééditée après sa mort. À lire la préface que Xavier Dollo consacre à ce roman et dans laquelle il revient sur cette découverte qui a modifié son parcours de lecteur, une préface que nous publions en partie infra.

Ce texte et les cinq précédents sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. Avec cette collection, ePagine souhaite planter sa forêt numérique : éditer, au gré des idées et des envies de toute son équipe, des œuvres libres de droits et partager ces textes qui, le plus souvent, n’ont jamais été édités en ePub ou ne sont disponibles que sur des sites concurrents des librairies indépendantes. Ainsi, plutôt que de produire à la volée des centaines de textes issus du domaine public, ePagine préfère publier peu mais avec la garantie que les fichiers sont soignés et de qualité (composition et correction). ePagine propose donc des textes choisis à l’unanimité par son « comité éditorial », des textes qui bénéficient du savoir-faire de Sébastien Cretin et de son équipe (Karen Etourneau, Damien Desroches et Xavier Mottez) : graphisme, écriture xhtml, feuilles de style (CSS, navigation interne, activation des tables des matières, index, hyperliens, nouvelles compositions typographiques (mise en page, polices, lettrines, taille des titres, des signatures,…)), relecture, recherches et notices bio-bliographiques. Ces éditions sont presque toutes enrichies d’une préface ou d’une dédicace qui fait sens ainsi que d’une bio-bibliographie fouillée et soignée.

Toute l’équipe de ePagine tient à remercier Xavier Dollo, auteur de la préface de cette édition numérique de La Grande panne.

ChG

 

Extrait de la préface de La Grande panne par Xavier Dollo

« Il est des écrivains que, parfois, l’on croit être seul à connaître et aimer. On trouve même cet état de fait profondément injuste et frustrant, parce que l’on admire l’écrivain. Sans contestation possible, Théo Varlet entrerait dans cette catégorie des mal aimés et des mal connus. (…) Grand oublié, à mon sens, de l’omnibus consacré à la science-fiction ancienne dirigé par Serge Lehman, Chasseurs de Chimères, Théo Varlet n’en reste pas moins une figure marquante du merveilleux scientifique, lui qui était doté d’un style attrayant, d’une langue maîtrisée et d’un imaginaire vraiment original, éclectique et atypique. De la poésie au roman, Varlet aura exploré de nombreuses facettes de la science-fiction ; avec André Blandin, par exemple, il signe une belle uchronie avant l’heure, La Belle Valence, explore une poésie classique – il aime le sonnet – mais originale dans son approche thématique, le terme de poésie « cosmique » étant assez parlant ; avec Les Titans du Ciel (premier volume de l’Épopée Martienne), en collaboration avec Octave Joncquel, il imagine un système solaire rempli de vie extraterrestre où la Terre prend contact avec les martiens et les joviens, où les martiens – voir ici l’influence déjà très forte de H.G. Wells – ont des intentions nocives envers notre planète.
(…) La Grande Panne, paru en 1930, raconte l’épopée d’une jeune femme intrépide, Aurore Lescure – Varlet se démarque déjà de son époque par cette utilisation d’un personnage féminin fort – qui a tenté d’atteindre la Lune dans une fusée construite par son père, un savant américain. Cependant, elle rapporte dans ses bagages un organisme qui se nourrit d’électricité ! (…) Derrière un récit d’aventures très bien mené, Varlet explore à sa manière des questions de société, l’avenir de l’humanité et les conséquences des progrès scientifiques. »

Xavier Dollo,
auteur et éditeur de science-fiction

 

Théo Varlet : quelques éléments bio-bibliographiques

Né en 1878 à Lille, Théo Varlet passe une grande partie de sa jeunesse à voyager en France et en Europe. Après trois recueils publiés avant la première guerre mondiale, il traduit dans les années 20 et 30 de nombreux auteurs anglo-saxons dont Stevenson, Melville et Kipling et publie également une vingtaine de recueils de poésie, de récits et de romans d’anticipation, souvent salués par la critique. Malgré les éloges, quasiment aucun de ses ouvrages n’a été réédité après sa mort survenue en 1938.

Quelques œuvres marquantes : Heures de rêve (Ninez et Lecocq, 1898), Notes et poèmes (éditions Du Beffroi, 1905), Les Titans du ciel (en collaboration avec Octave Joncquel, E. Malfère, 1921), L’Agonie de la terre (en collaboration avec Octave Joncquel, E. Malfère, 1922), La Belle Valence (en collaboration avec André Blandin, E. Malfère, 1923), Le Roc d’or (Plon et Nourrit, 1927), Ad astra et autres poèmes (A. Messein, 1929), La Grande Panne (éditions des Portiques, 1930), Aurore Lescure, pilote d’astronef (L’Amitié par le livre, 1943).

9 septembre 2013

Les 10 articles les plus consultés en août 2013 sur le blog ePagine

Numérîle 2013 : Michèle Fitamant (BDP du Finistère) et Gwen Catalá (publie.net)

Retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés au mois d’août 2013 sur ce blog, un mois très creux dans ses trois premières semaines et qui s’est rapidement rempli au moment de l’arrivée massive des romans de la rentrée littéraire… On en parle justement dans les billets que vous trouverez dans la liste infra.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités sur ce blog sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente des libraires partenaires de ePagine (liste à jour ici).

La photo du mois a été prise lors du salon international du livre insulaire à Ouessant où ePagine était invité dans le cadre de Numér’île (photo prise lors de la rencontre avec Michèle Fitamant (BDP du Finistère) et Gwen Catalá (publie.net) le 20 août : « Lecture numérique : nouveaux comportements ou nouveaux lecteurs ? »).

Bonne rentrée (ou sortie ou continuation) et chouettes lectures à tout-te-s.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | août 2013


 

 

1 ► Rentrée littéraire 2013 : des extraits à télécharger gratuitement
| billet du 22 août 2013
2 ► La rentrée de la Fantasy française
| billet du 25 août 2013
3 ► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée à emporter partout cet été
| billet du 13 juillet 2013
4 ► Dernier billet avant la rentrée
| billet du 28 juillet 2013
5 ► Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, le feuilleton numérique à suivre tout l’été
| billet du 25 juin 2013
6 ► La rentrée littéraire 2013 sur ePagine
| billets du 30 août 2013
7 ► ePagine invité à Numér’île (Salon du Livre Insulaire de Ouessant)
| billet du 18 août 2013
8 ► Sur la route (le rouleau original) de Jack Kerouac en numérique
| billet du 29 mai 2012
9 ► La Nouvelle Revue de Psychanalyse numérisée
| billet du 12 février 2013
10 ► L’Art de la thérapie de Irvin YALOM (éd. Galaade)
| billet du 9 avril 2013

 

30 août 2013

La rentrée littéraire 2013 sur ePagine

La rentrée littéraire a démarré le 21 août. Cette année, la grande majorité des romans, récits, recueils de nouvelles, essais, biographies, documents et histoires pour la jeunesse arrivent conjointement sur les tables des libraires et sur les sites des librairies en ligne. En moins de dix jours, j’ai identifié près de 280 titres déjà disponibles ou à paraître sur le site de la librairie epagine.fr. Autant dire tout de suite qu’il y en aura près de 400 à la fin septembre.

Comme pour la librairie physique, le plus délicat maintenant pour l’auteur, l’éditeur, le libraire en ligne et le lecteur internaute est de retrouver ses petits dans cette profusion, les titres arrivant en masse chaque nuit de différents entrepôts numériques (titres de fond et nouveautés mêlés, en littérature ou en sciences humaines mais également d’autres plus techniques sans oublier les titres en V.O).

Pour tenter d’y voir plus clair, ePagine a commencé à « taguer » les nouveautés en littérature française, littérature étrangère, polars & thrillers, littératures de l’imaginaire, essais & documents. Actuellement n’apparaissent pas encore les sous-domaines ni la jeunesse, par exemple. Manquent également pour l’instant certains titres publiés par les maisons d’édition 100% numérique, ce que ePagine nomme « création numérique » (bien que logiquement à l’écart de cette tradition littéraire française, ils continuent néanmoins de publier de belles choses et il serait dommage de ne pas signaler leurs nouveautés).

Par ailleurs, un lien menant vers les extraits à télécharger gratuitement a été ajouté ainsi qu’un autre mettant en avant les titres lus au fil des jours et que la librairie ePagine recommande (je ferai un billet là-dessus très prochainement).

Pour accéder aux nouveautés, cliquez sur les liens dans la liste présente à la fin de ce billet. Vous aurez ensuite la possibilité de trier les titres par éditeur, par prix, par date de parution, par exemple. Certains de ces titres contiennent des DRM (verrous), d’autres un marquage (ou tatouage ou watermarking) et quelques-uns rien du tout (on le précise à chaque fois). Je rappelle que c’est l’éditeur qui fait le choix de poser ou non des DRM sur ses titres et non les libraires qui, en revanche, doivent respecter cette décision et appliquer les protections demandées (comme c’est l’éditeur en France qui fixe le prix de vente, ce prix étant donc le même partout, sur tous les stores et chez l’ensemble des revendeurs de livres numériques).

Je terminerai en vous rappelant que cinq livres numériques au format ePub, fabriqués et publiés par ePagine publications numériques sont en permanence offerts sur le site de la librairie (avec ou sans achat, avec téléchargement payant ou gratuit ou encore sur simple demande). Si jamais vous aviez envie de télécharger un livre numérique de la rentrée littéraire, vous aurez également la possibilité de lire sur liseuse ou tablette, smartphone ou ordinateur, après validation de votre panier, ces cinq titres parmi lesquels vous trouverez L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono, Les dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont, Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint ou encore César Capéran de Louis Codet (pour plus d’informations, lire nos billets).

Bonnes lectures !

ChG

 

Rentrée littéraire 2013
mise à jour du 30 août 2013
(nombre de titres parus et à paraître)

 

Romans francophones
(147 titres)

Romans traduits
(75 titres)

Polars & Thrillers
(15 titres)

Littératures de l’imaginaire
(33 titres)

Essais & documents
(24 titres)

Extraits gratuits
(16 titres)

Toutes les nouveautés
(277 titres)*

Les choix d’ePagine
(7 titres)

 

* certains titres peuvent se retrouver dans plusieurs catégories

16 août 2013

Les 10 articles les plus consultés en juillet 2013 sur le blog ePagine

Cliquez sur cette image si vous souhaitez l'agrandir.

Avant de reprendre le chemin de l’école (dernières lectures, rentrée littéraire, nouveautés en tous genres, opérations commerciales,…), retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés au mois de juillet 2013 sur ce blog, un mois très riche aux propositions éclectiques qui ont été bien suivies malgré l’heure d’été, la farniente, la déconnexion, les grillades, le monde du bout du monde.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités sur ce blog sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente des libraires partenaires de ePagine (liste à jour ici).

La photo du mois a été prise Place Aimé Césaire (inaugurée très récemment) à Montreuil (Aimé Césaire, le poète et le militant).

À noter que ces lundi et mardi, la librairie ePagine sera l’une des invités de Numér’île, le salon international du livre insulaire à Ouessant qui démarre aujourd’hui, et interviendra notamment lors de la table ronde organisée mardi matin autour de la lecture numérique. Je ferai un court billet de présentation ce dimanche. D’ici là, portez-vous bien, un grand merci pour votre soutien, vos relais, vos messages et une bonne fin d’été à tout-te-s.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | juillet 2013


 

 

1 ► Le Tour de France 2013 : cinq nouvelles policières inédites chez 12-21
| billet du 3 juillet 2013
2 ► Jusqu’au 21 août, osez le bronzage intégral avec Bragelonne et Milady Romance
| billet du 17 juillet 2013
3 ► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée à emporter partout cet été
| billet du 13 juillet 2013
4 ► 9 Destinations Polar avec publie.noir jusqu’au 25 août
| billet du 21 juillet 2013
5 ► Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, le feuilleton numérique à suivre tout l’été
| billet du 25 juin 2013
6 ► Rainbow Warriors de AYERDHAL (Au diable Vauvert)
| billets du 11 mars 2013 et du 15 mars 2013
7 ► Philippe Rey : 10 ans d’édition, 10 titres à prix réduits + extrait de Enrico Remmert
| billet du 19 juillet 2013
8 ► Éditions Métailié : un été très noir à petits prix et programme de rentrée
| billet du 26 juillet 2013
9 ► ePagine publications numériques vous offre César Capéran de Louis Codet
| billet du 7 juillet 2013
10 ► Le bel été de Christian Bourgois éditeur : promos & nouvelles à lire en ligne
| billet du 24 juillet 2013

 

 

28 juillet 2013

Dernier billet avant la rentrée

Dans ce dernier billet avant la rentrée vous trouverez quelques conseils de lecture au cas où vous seriez en panne, les dernières mises en avant, promos et feuilletons proposés par les maisons d’édition, la liste des livres offerts en permanence sur ePagine et quelques liens vers des extraits de romans qui paraîtront dès le 21 août mais que vous pouvez télécharger en avant-première.

Le site ePagine reste bien entendu ouvert tout le mois d’août même si je n’animerai plus pendant deux bonnes semaines le site, le blog et les réseaux sociaux. Retour ici même après le 15 août. En attendant, où que vous soyez, quoi que vous fassiez, gardez les yeux ouverts pour le lirécrire ! ChG

 

 

1. Conseils de lecture

• Les titres recommandés par ePagine ces derniers mois [cliquez ici]
• Un tour du côté de la création numérique [cliquez ici]
• Quelques BD digitales [cliquez ici]
• En route vers les littératures de l’imaginaire (SF, Fantasy, Bit-lit…) [cliquez ici]

 

 

2. Promos, mises en avant et feuilletons d’été

JUILLET 2013

Philippe Rey a 10 ans : 10 titres à 4.99 €
jusqu’au 31 juillet 2013 [lire notre billet]
3 polars à prix Hamy
jusqu’au 31 juillet 2013 [lire notre billet]
23 titres chez Christian Bourgois éditeur à 11.99 €
jusqu’au 31 juillet 2013 [lire notre billet]

AOÛT 2013

28 albums à 2.99 €
jusqu’au 4 août 2013 [lire notre billet]
Pour ses 25 ans d’édition, Omnibus propose 76 Maigret à prix réduit
jusqu’au 19 août 2013
Les Intégrales Bragelonne & Milady Romance
jusqu’au 21 août 2013 [lire notre billet]
9 Destinations Polar avec publie.noir
jusqu’au 25 août 2013 [lire notre billet]
11 romans noirs chez Métailié à 9.99 €
jusqu’au 31 août 2013 [lire notre billet]
Pour l’achat de 2 titres de la collection PAVILLONS POCHE, Robert Laffont vous offre un roman [lire notre billet]
jusqu’au 31 août [cliquez ici pour accéder au catalogue complet] [cliquez là pour connaître les conditions de l’offre]

SEPTEMBRE 2013

Chroniques des ombres de Pierre Bordage
jusqu’au 13 septembre 2013 [lire notre billet]

OCTOBRE 2013

L’adaptation de la saison 1 de la série Borgen par les éditions Gaïa
jusqu’au 17 octobre 2013 [lire notre billet]

 

 

3. ePagine publications numériques

Livres numériques offerts en permanence sur ePagine : [lire notre billet]

César Capéran de Louis Codet
Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint
L’homme en proie aux enfants de Albert Thierry
L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono
Les dimanches de Jean Dézert de Jean de la Ville de Mirmont

 

 

4. Rentrée littéraire 2013

► Toute la pré-rentrée littéraire en un clic

► Extraits de la rentrée à télécharger gratuitement :

Julliard
La Martinière Jeunesse
Métailié
Nil éditions
Robert Laffont

7 juillet 2013

ePagine publications numériques vous offre César Capéran de Louis Codet

Après Les Dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont (juillet 2012), L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (décembre 2012), L’Homme en proie aux enfants d’Albert Thierry (février 2013) et Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint (mars 2013), ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne son cinquième livre numérique, César Capéran de Louis Codet. Pour rappel, tous les textes de ePagine publications numériques sont offerts en permanence sur la librairie epagine.fr avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande.

Avec cette collection, ePagine souhaite planter sa forêt numérique : éditer, au gré des idées et des envies de toute son équipe, des œuvres libres de droits et partager ces textes qui, le plus souvent, n’ont jamais été édités en ePub ou ne sont disponibles que sur des sites concurrents des librairies indépendantes. Ainsi, plutôt que de produire à la volée des centaines de textes issus du domaine public, ePagine préfèrera publier peu mais avec la garantie que les fichiers seront soignés et de qualité (composition et correction). ePagine proposera donc des textes choisis à l’unanimité par son « comité éditorial », des textes qui bénéficieront du savoir-faire de Sébastien Cretin et de son équipe (Karen Etourneau, Damien Desroches et Xavier Mottez) : graphisme, écriture xhtml, feuilles de style (CSS, navigation interne, activation des tables des matières, index, hyperliens, nouvelles compositions typographiques (mise en page, polices, lettrines, taille des titres, des signatures,…)), relecture, recherches et notices bio-bliographiques. Ces éditions seront presque toutes enrichies d’une préface ou d’une dédicace qui fait sens ainsi que d’une bio-bibliographie fouillée et soignée.

Pour en savoir plus sur le projet de ePagine publications numériques et les modalités pratiques, je vous invite à consulter ce billet sur lequel tout est expliqué : ePagine jour après jour plante sa forêt numérique. Toute l’équipe de ePagine tient également à remercier la famille de Louis Codet qui a gentiment accepté que le portrait de l’écrivain soit reproduit dans le fichier ePub et ici même (photo également mise en ligne par l’association des lecteurs de Claude Simon sur le site qui lui est consacré, le père de Louis Codet étant un cousin germain de la mère de Claude Simon).

 

Présentation de César Capéran et bio-bibliographie de Louis Codet

Cette novela (entre la longue nouvelle et le court roman) raconte l’histoire d’un personnage énigmatique et original prénommé César Capéran, « Gascon gasconnant », « Gascon taciturne » et « digne campagnard » selon le narrateur. Ce provincial tout en paradoxes (retenues et exultations soudaines) est également un être plein d’ambitions même s’il préfère la plupart du temps se taire ou faire parler « la tradition » symbolisée par Pascal, Bossuet, Diderot ou Poussin. Monté à Paris pour des raisons d’abord obscures mais avec en tête de vagues projets littéraires, il passe la plupart de son temps à… ne rien faire sinon boire le vin de son pays, fumer et parler avec le narrateur dans sa chambre ou dans sa mansarde au Ministère des Colonies. En vrai dilettante, le jeune Gascon, sorte de Bartleby ou de Jean Dézert, aura un destin que n’envieront sans doute pas ses aïeux, les personnages balzaciens. Texte désopilant, pince-sans-rire et original, écrit au tout début du siècle par un auteur mort sur les Champs d’honneur.

César Capéran de Louis Codet a d’abord été publié dans la revue Les Marges, puis par Gallimard en 1918 et a été accueilli chaleureusement par les critiques.

Louis Codet est né à Perpignan le 8 octobre 1876. Fin dandy, cette personnalité artistique parisienne reconnue a fréquenté les précurseurs du surréalisme et s’est lié d’amitié avec Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin. Il a collaboré à plusieurs revues indépendantes (La Revue blanche, La Vogue et Les Marges), a participé au premier numéro de la Nouvelle Revue française et a publié La Rose du jardin (son premier roman) chez Fasquelle en 1907 et La Petite Chiquette, son œuvre la plus connue, en 1908 (même éditeur).
Mobilisé dès le début de la guerre, il est blessé à Steenstrate (Flandres belges) le 5 novembre 1914, touché à la gorge par un éclat d’obus. Il est alors évacué au Havre mais, mal soigné, il meurt six semaines plus tard. Il est enterré dans son village de Saint-Junien.
L’œuvre de Louis Codet est en grande partie posthume : César Capéran en 1918, La Fortune de Bécot en 1921 et Louis l’indulgent en 1926.

 

Louis Codet | César Capéran (extrait)
________________________________________________________________

I
LE PENSEUR DU CAFÉ VACHETTE

Je fis la connaissance de César Capéran au café Vachette, du temps que j’étais étudiant.
Imaginez un grand gaillard de vingt-deux ou vingt-trois ans, dodu, ventru, fleurant la santé, ayant l’œil très noir et la joue bien pleine, avec quelque chose de napoléonien dans le menton. Toujours propre, toujours rasé, il était coiffé d’un grand feutre noir, et ne portait qu’un vêtement noir ample et sévère.
Il s’asseyait, tout seul, et passait la soirée en fumant sa pipe silencieusement, non loin du coin où nous faisions notre poker. Je l’avais remarqué, pour son air majestueux. On eut dit un Curiace de l’Odéon, ou, encore, un moine romantique, un moine vénitien.
Un soir, quelqu’un nous le présenta et il s’assit à notre table. Je me souviens que ce jour-là le poker prit fin de bonne heure et que l’on entama une discussion philosophique ; je demandai à Capéran, le nouveau venu, quel était son avis.
Il me regarda, ôta lentement de ses lèvres sa longue pipe Jacob et posa une main sur ma hanche.
— Moi, je ne discute jamais, mon ami. Je suis simplement un homme qui pense, me dit-il.
Je souris, nous sourîmes tous, devant une telle déclaration, prononcée d’une belle voix de baryton qu’ennoblissait encore l’accent de Toulouse. Mais déjà César Capéran s’était retiré en lui-même et s’enveloppait d’un nouveau nuage de fumée.
Cependant, à dater de ce jour, Capéran fit partie de notre bande au Vachette : entendez qu’il s’asseyait sur la banquette à côté de nous, car il ne se mêlait point à nos jeux. Jamais je ne le vis toucher une carte. Il ne lisait pas non plus les journaux ; il ne faisait rien ; il fumait.
C’était vraiment un drôle de corps. S’il arrivait, de loin en loin, qu’il énonçât son opinion, il s’exprimait en des termes synthétiques et lapidaires. Par exemple, quand on agitait entre nous les mérites de quelque peintre ou d’un écrivain :
— C’est de l’art français, dans la tradition ! disait Capéran.
Ou, au contraire :
— Ce n’est pas dans la tradition !
Et, ayant dit, jamais il ne s’expliquait davantage.
Lorsqu’il s’agissait de payer les consommations, il tirait de son gousset une pièce de cinq francs, qu’il nommait un écu, et il me jouait son verre contre le mien « au jeu ancien de pile ou face ! »
Vous avez sans doute observé déjà que les gens d’humeur silencieuse ne peuvent nous être indifférents. Il faut qu’on juge un homme qui se tait. Il faut qu’on se dise, ou : « c’est un sot » ou : « c’est un homme très intelligent, au fond. C’est un artiste, un érudit… » Je crois que nous inclinions vers ce dernier parti ; Capéran nous en imposait véritablement.
Certes, on le plaisantait parfois ; on l’appelait le Penseur, ou le Gascon Taciturne : un étudiant normand glissé dans notre bande avait trouvé ce second surnom, qui le peignait assez bien. Mais nul ne demeurait si grand, si impassible sous la plaisanterie. Et Poupoun lui-même y perdait ses flèches. Celui que nous nommions Poupoun était un petit étudiant en droit, brun comme une taupe, portant lorgnon et barbe en pointe ; un Méridional, comme Capéran, mais c’était le Méridional maigre et rageur, qui gesticulait, qui pétaradait, et qui fonçait à tout propos sur le prochain.
— Si notre Penseur national, si Sa Majesté Capéran Premier voulait bien nous faire l’honneur, au lieu de ricaner dans sa pipe, de nous exposer là-dessus le point de vue de la tradition ? s’écriait Poupoun.
Capéran répondait avec placidité de sa voix enflée, noble et grave, de sa voix de prédicateur :
— Je ne vous écoutais pas, mon ami. Je rêvais aux belles filles de chez moi…
Poupoun haussait les épaules, et, ricanant lui-même, revenait à l’attaque. On eut dit le combat du jaguar et du superbe éléphant.
Leurs assauts les plus remarquables se livrèrent à propos de la question religieuse.
En ce temps-là, on discutait la Séparation à la Chambre, et nous en causions quelquefois ; Poupoun figurait parmi nous l’anticlérical à tous crins, le féroce mangeur de curés. Ce fut pour Poupoun une belle journée lorsque nous apprîmes par hasard que Capéran allait à l’église.
Je ne sais qui l’avait aperçu à je ne sais quelle cérémonie, dans Notre-Dame. Non ! vous ne pouvez concevoir la joie de Poupoun, et combien de fois par soirée il traitait l’autre de calotin, de tartufe, de théatin, d’enfant chéri de Loyola, de chevalier du goupillon…
Une des plaisanteries de Poupoun consistait à renifler les vêtements de Capéran :
— Mais tu sens l’eau bénite rance, mon pauvre Penseur ! Voyons, entre chez le barbier et colle-toi du parfum, pour combattre ce vieux relent de sacristain ?…
Capéran répondait avec sérénité :
— Sachez que je suis un incrédule, mon ami !… Et néanmoins, toute ma vie, j’irai à la messe et aux vêpres, afin de rendre hommage aux pompes magnifiques de l’Église romaine !
— Hardi, Capéran ! faisions-nous en chœur. Mords-le ! Défends-toi !
— Et si vous n’avez jamais assisté, reprenait la voix de Capéran, si vous n’avez jamais assisté à une des cérémonies de Notre-Dame, je crois que vous n’êtes pas digne de lire !…

 César Capéran de Louis Codet, ePagine publications numériques, 2013

8 avril 2013

Les 10 articles les plus consultés en mars 2013 sur le blog ePagine

Retour aujourd’hui sur les 10 articles les plus consultés le mois dernier sur ce blog, un mois de mars très riche en nouveautés, en événements, en annonces et donc en billets (19 au total). Premier événement, le salon du livre de Paris. De nombreux billets auront été postés juste avant et au moment de ce 33e salon du livre : alliance entre ePagine et Numilog afin de proposer une solution commune de bibliothèques personnelles de livres numériques, présentation de la Reading Room, lancement du site Paris Librairies dédié aux livres papiers et aux livres numériques avec géolocalisation ainsi que celui de la librairie Mollat (pour les livres numériques uniquement), tous deux conçus par ePagine, mise en ligne du quatrième titre réalisé par ePagine Publications numériques (Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint) avec cette fois l’aide précieuse de la librairie Ombres Blanches à Toulouse… En mars, un lancement ne sera pas passé inaperçu, celui du nouveau roman de AYERDHAL proposé en huit épisodes par Au diable Vauvert (épisode 1 offert). La nouvelle collection des éditions Noir sur Blanc, Notabilia, aura également été mise à l’honneur ainsi que celle réservée aux romans noirs chez Viviane Hamy, Chemins Nocturnes (avec promo jusqu’à la fin du mois d’avril). Petit plaisir personnel : vous aurez été nombreux à suivre les deux billets consacrés à la création numérique et littéraire (focus sur les éditions Émoticourt et sur les nouvelles traductions). Et du côté des chroniques, ce sont celles consacrées aux Avenirs de Hafid Aggoune et à L’Usine de Philippe Napoletano qui auront retenu votre attention. Retrouvez tous les liens vers ces billets dans la liste ci-dessous.

Je vous rappelle que tous les livres numériques cités dans les billets sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente de tous ses libraires partenaires (liste à jour ici).

Un grand merci pour vos lectures, soutiens et relais, de plus en plus nombreux.

ChG (photo et billet)

 

Les 10 billets les plus consultés sur ce blog | mars 2013


 

 

1► Rainbow Warriors de AYERDHAL
| billets du 11 mars 2013 et du 15 mars 2013
2► ePagine et Numilog s’allient pour proposer une solution commune de bibliothèques personnelles de livres numériques
| billet du 14 mars 2013
3► Création littéraire et numérique : les nouvelles traductions
| billet du 1er mars 2013
4► Ombres Blanches & ePagine offrent un livre numérique à leurs lecteurs
| billet du 21 mars 2013
5► Émoticourt éditions sur ePagine | une sélection
| billet du 6 mars 2013
6► Jusqu’au 30 avril 2013, 45 polars incontournables de la collection Chemins nocturnes à 9,99 €
| billet du 16 mars 2013
7► Présentation de la Reading Room (le salon de lecture numérique de ePagine)
| billet du 27 mars 2013
8► Notabilia, la nouvelle collection de Brigitte Bouchard aux éditions Noir sur Blanc
| billet du 13 mars 2013
9► Les Avenirs d’Hafid Aggoune (édition revue et corrigée) chez StoryLab
| billet du 18 mars 2013
10► L’Usine de Philippe Napoletano, une dystopie moderne
| billet du 19 mars 2013

 

21 mars 2013

Salon du livre de Paris 2013 : Ombres Blanches & ePagine offrent un livre numérique à leurs lecteurs

« Un écrivain en arrivera toujours à parler de l’avantage que la solitude lui procure. J’aime être seul jusque dans la foule, oui, seul parmi les autres alors que pour beaucoup il s’agirait là de la pire des choses. Dans le flot, la cohue même, rien ne me distingue ou presque et je peux devenir très étrange en moi, jusqu’à être libre, si ça me chante, de ne plus me ressembler […] et il faut croire que j’ai besoin aussi de continuer à m’accrocher au réel, un temps au moins. C’est ce temps exaltant où l’esprit bouillonne, où tout s’écrit vivement à l’intérieur de soi, au risque que certaines idées, que l’on estime originales, se perdent en chemin. » Pascal Dessaint, Quelques pas de solitude

 

À l’occasion du Salon du Livre de Paris et de la parution prochaine aux éditions Rivages de Maintenant le mal est fait (le 3 avril), la librairie Ombres Blanches à Toulouse et ePagine offrent à tous les lecteurs un récit de Pascal Dessaint, Quelques pas de solitude.

Après Les Dimanches de Jean Dézert de Jean de La Ville de Mirmont, L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono et L’Homme en proie aux enfants d’Albert Thierry fabriqués par ePagine publications numériques, un quatrième titre vient en effet d’être mis en ligne sur la librairie epagine.fr : Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint, auteur de polars, de chroniques (et bientôt d’un roman) aux éditions Rivages, une œuvre dans laquelle il est beaucoup question des rapports complexes et parfois ambigus que l’Homme entretient avec la Nature.

Ce titre, contrairement aux trois autres, est le fruit d’une association entre la librairie Ombres Blanches à Toulouse et ePagine. Tout d’abord, l’été dernier, la librairie Ombres Blanches a édité hors commerce et à tirage limité le récit Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint. Ce texte (bientôt collector dans sa version papier) a ensuite été remis à Sébastien Cretin et à toute l’équipe du studio ePub (Karen Etourneau, Damien Desroches et Xavier Mottez) et depuis quelques jours il est également disponible en format numérique.

Comme pour les précédents titres disponibles sur le site de la librairie epagine.fr, ce récit de Pascal Dessaint sera offert en permanence avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits mais également sur simple demande. Et comme ePagine sera sur le Salon du Livre de Paris du 22 au 25 mars 2013, Quelques pas de solitude sera offert à tout visiteur (pas besoin de créer de compte ou de s’identifier, c’est cadeau !). Rendez-vous sur le stand ePagine (Allée E, stand 21), demandez le livre numérique et commencez à lire !

En offrant à ses lecteurs ce texte de Pascal Dessaint, variation sur le thème de la solitude, la librairie Ombres Blanches à Toulouse et la librairie ePagine.fr souhaitent remercier tous ceux qui restent fidèles aux livres et aux librairies, sociétés de toutes nos solitudes, lieux de partage de toutes les lectures et de toutes les productions singulières ou collectives.

Pour en savoir plus sur le projet de ePagine publications numériques et les modalités pratiques, je vous invite à consulter ce billet : ePagine jour après jour plante sa forêt numérique.

ChG

 

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