Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

23 septembre 2012

Festival America / Karla Suárez

Festival America : troisième et dernier rendez-vous. Après Home de Toni Morrison (vendredi) et Kuessipan de Naomi Fontaine (hier), extrait aujourd’hui de La Havane année zéro (roman traduit par François Gaudry et publié aux éditions Métailié) de Karla Suárez, née à La Havane, vivant actuellement à Lisbonne et qui fait partie des invités du festival. Auteur de Tropique des silences (prix du Premier Roman en Espagne) et de La Voyageuse (tous publiés aux éditions Métailié), Karla Suárez sera également le cinquième auteur en résidence à Vincennes, de septembre à fin décembre 2012. La Havane année zéro se déroule au début des années 90 à Cuba en pleine crise. Julia navigue entre trois hommes. Curieusement, tous sont fascinés par l’histoire d’un Italien émigré à La Havane qui aurait inventé le téléphone avant Graham Bell. Tous mentent, par jeu, par intérêt, par ennui et Julia cherche alors à démêler le vrai du faux, tout en pratiquant la survie active et quotidienne dans un pays au bord du gouffre. Karla Suárez met en scène avec brio une société épuisée, à court de vivres et de rêves, où chacun s’efforce cependant de garder intact tout ce qui peut rendre la vie supportable : l’amour, l’amitié, l’avenir… Si vous souhaitez rencontrer l’auteur, voici son programme du jour. Son roman, La Havane année zéro est disponible en papier et en numérique. Bonne fin de festival !

ChG

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Extrait de La Havane année zéro de Karla Suárez,
© éditions Métailié, 2012

“ C’était en 1993, année zéro à Cuba. L’année des coupures d’électricité interminables, quand la Havane s’est remplie de vélos et que les garde-mangers étaient vides. Il n’y avait plus rien. Pas de transport. Pas de viande. Pas d’espoir. J’avais trente ans et des problèmes à la pelle, c’est pour ça que je me suis laissé embringuer dans cette histoire, même si au début je ne me doutais pas que, pour les autres, les choses avaient commencé bien avant, en avril 1989, quand le journal Granma a publié un article intitulé “ Le téléphone a été inventé à Cuba ” où il était question de l’Italien Antonio Meucci. La plupart des gens ont dû oublier l’histoire, mais pas eux, ils avaient découpé et gardé l’article. Ne l’ayant pas lu, en 1993 je ne savais encore rien de l’affaire, jusqu’à ce que j’en devienne insensiblement partie prenante. C’était inévitable. Diplômée en mathématiques, je dois à ma formation méthode et raisonnement logique. Je sais qu’il y a des phénomènes qui ne peuvent se produire que lorsque certains facteurs sont réunis et, cette année-là, nous étions tellement dans la mouise que nous avons convergé vers un point unique. Nous étions les variables d’une même équation. Une équation qui ne serait résolue que des années plus tard, et sans nous, bien sûr.
Pour moi, tout a commencé chez un ami que j’appellerai, disons… Euclides. Voilà. Je préfère cacher les véritables noms des personnes impliquées pour ne pas heurter les sensibilités. C’est d’accord ? Euclides est donc la première variable de cette maudite équation.
Ce soir-là, nous sommes allés chez lui et sa mère nous a accueillis en annonçant que la pompe était de nouveau en panne et qu’il fallait se servir de seaux pour remplir les réservoirs. Mon ami a fait la grimace et j’ai proposé mon aide. Nous en étions là lorsque m’est revenue en mémoire la conversation à laquelle j’avais assisté pendant un repas quelques jours avant et je lui ai demandé s’il avait entendu parler d’un certain Meucci. Euclides a posé son seau par terre et m’a regardée en me demandant : Antonio Meucci ? Oui, bien sûr, il avait déjà entendu ce nom. Il a pris mon seau, versé l’eau dans le réservoir et prévenu sa mère qu’il continuerait plus tard parce qu’il était fatigué. La vieille a rouspété, mais Euclides a fait la sourde oreille. Il m’a prise par le bras pour me conduire dans sa chambre où – comme chaque fois qu’il ne voulait pas être entendu – il a branché la radio sur CMBF, la station de musique classique. Alors, il m’a demandé de lui raconter. Je lui ai dit le peu que je savais et j’ai ajouté que l’écrivain était en train d’écrire un livre sur Meucci. L’écrivain ? Quel écrivain ? il a fait, l’air renfrogné, ce qui m’a agacée : pourquoi toutes ces questions ? Euclides s’est levé pour aller chercher quelque chose dans l’armoire. Il y a pris un dossier et s’est assis sur le lit près de moi en disant : il y a des années que je m’intéresse à cette histoire.
Alors, il m’a expliqué. J’ai donc appris qu’Antonio Meucci était un Italien du XIXe siècle, originaire de Florence, et qu’il était venu à La Havane en 1835 pour travailler comme responsable technique du théâtre Tacón, le plus grand et plus beau théâtre d’Amérique de l’époque. Meucci était un scientifique, un inventeur passionné et, entre autres choses, il s’était consacré au début de sa carrière à l’étude des phénomènes électriques, ou du galvanisme comme on disait alors, et à leurs applications dans différents champs, surtout celui de la médecine. Il avait pour cela mis au point quelques inventions et c’est au cours d’une expérience d’électrothérapie qu’il a réussi, a-t-il affirmé, à entendre la voix d’une autre personne provenant de l’appareil qu’il avait créé. C’est ça, le téléphone, non ? Transmettre la voix par conduction électrique. Avec son invention, baptisée “ télégraphe parlant ”, il est parti à New York où il a continué à perfectionner son appareil. Quelque temps après, il a réussi à déposer une sorte de brevet d’invention provisoire qui devait être renouvelé tous les ans. Mais Meucci n’avait pas d’argent, il était fauché, les années ont passé et, un beau jour de 1876, Graham Bell a déposé son brevet de téléphone. Et lui avait de l’argent. Bell a fini par passer dans les livres d’histoire pour le grand inventeur et Meucci est mort pauvre et oublié, sauf dans son pays natal où il a toujours été reconnu.
Mais ils mentent, les livres d’histoire mentent, a dit Euclides en ouvrant son dossier. Il y avait la photocopie d’un article publié en 1941 par l’anthropologue cubain Fernando Ortiz, dans lequel il parlait de Meucci et de la possibilité que le téléphone eût été inventé à La Havane. Puis, plusieurs pages de notes, de vieux articles de Bohemia et de Juventud Rebelde, et plus récent, un exemplaire du journal Granma de 1989, où figurait un article intitulé : “ Le téléphone a été inventé à Cuba. ”
Je n’en revenais pas. Malgré tout ce temps écoulé depuis la publication des articles, je ne pouvais toujours pas profiter chez moi des avantages du téléphone, mais je me sentais fière de savoir qu’existait la lointaine possibilité qu’une telle invention ait vu le jour dans mon pays. Incroyable, non ? Le téléphone aurait été inventé dans cette ville où il ne fonctionnait presque jamais ! C’est comme si on avait inventé ici la lumière électrique, l’antenne parabolique ou Internet. Ironie de la science et des circonstances ! Une mauvaise blague. Comme pour Meucci, qui plus d’un siècle après sa mort était encore oublié, car personne n’avait réussi à démontrer l’antériorité de son invention par rapport à celle de Bell.
Terrible injustice historique ! je me suis exclamée lorsque Euclides a terminé ses explications. J’ai alors appris la suite. Euclides s’est levé, a fait quelques pas et m’a regardée : une injustice, oui, mais réparable. Je n’ai pas compris sa réponse, alors il s’est rassis, a pris mes mains dans les siennes et, baissant le ton de sa voix, il a dit : ce qui ne peut être démontré n’existe pas, mon amie, mais la preuve de l’antériorité de l’invention de Meucci existe, et je le sais parce que je l’ai vue. J’ai dû faire une drôle de tête, mais je suis restée silencieuse. Il m’a lâché les mains sans me quitter des yeux. Je pense qu’il s’attendait à une autre réaction, un sursaut, un cri, je ne sais pas, mais moi j’étais juste curieuse, alors j’ai dit : la preuve ? (…)
 ”

16 février 2012

Hemingway | Le vieil homme et la mer | nouvelle traduction

Note du 17 février 2012, 22h00 : Ce soir on en sait plus sur les raisons qui ont poussé les éditions Gallimard à demander de manière soudaine à tous les diffuseurs de retirer ce titre de leurs différentes plateformes. Alban Cerisier, secrétaire général de la maison d’édition, s’en est expliqué via le site ActuaLitté. « Si on suit strictement la règle, nous sommes en effet les seuls à pouvoir publier une traduction de cette œuvre. Mais vis-à-vis de la succession Hemingway, on ne pouvait pas faire autrement que de réagir en demandant le retrait de ces œuvres. Nous sommes tenus contractuellement de faire respecter ces droits. François Bon n’avait probablement pas connaissance de ces accords contractualisés ». Cette affaire, plus complexe qu’elle n’y paraissait au premier abord, est d’ailleurs très bien analysée par Hubert Guillaud, rédacteur en chef d’InternetActu.net. « Cette histoire (une de plus) me semble emblématique d’une incompréhension de plus en plus aiguë entre la création et le droit, entre le partage et la propriété », écrit-il sur sur le blog La Feuille, billet que je vous invite à consulter avant d’ouvrir à nouveau les fenêtres sur le monde.

Note du 17 février 2012, 17h30 : Contrairement à ce que j’écrivais hier, ce titre ne peut plus être téléchargé pour l’instant, ni sur ePagine, ni sur les sites des libraires partenaires, les éditions Gallimard venant brutalement de demander à publie.net « de retirer cet ouvrage de la vente, dont la publication et la commercialisation constituent un acte de contrefaçon » ainsi qu’à tous les diffuseurs « de procéder à son retrait immédiat » de leur plateforme (cf. le billet de François Bon sur le tiers livre).
Pour l’instant, comme personne ne m’a encore demandé de « procéder au retrait immédiat » de ce billet avec extrait de la traduction du vieil homme et la mer par François Bon, je le laisserai en ligne. En soutien à tous les passeurs de textes, de savoir et d’émotions.
Je signale aussi à tous ceux qui ne connaîtraient pas et souhaiteraient découvrir ce que propose cette maison d’édition numérique d’aller jeter à œil à son catalogue exigeant (vous pouvez aussi visiter ce blog qui a chroniqué nombre de ses titres mis en ligne depuis 3 ans). Vous y trouverez là des écrivains classiques mais surtout des auteurs d’aujourd’hui. Vous y lirez de la poésie, des fictions, des polars, de la SF, des essais. Il n’y aura pas plus beau soutien (et agréable qui plus est) à cette maison d’édition (qui est une coopérative d’auteurs) passionnée par la diffusion de toutes les formes d’écritures, les langues singulières, les voix et les idées. Ce qui s’écrit là est notre mémoire de demain, la mémoire des hommes, la mémoire et la mer (« La marée, je l’ai dans le cœur/ Qui me remonte comme un signe »).

ChG


billet du 16 février 2012

Après Lovecraft, Melville et Kafka, un autre grand auteur du XXe siècle, Hemingway, vient de rejoindre le répertoire numérique de publie.net en bénéficiant lui aussi d’une nouvelle traduction. Si le Bartleby de Melville (cf. billet du 27 juillet 2011) et les histoires terrifiantes de Lovecraft sont traduites par Ruth Szafranski (cf. également ses récentes traductions de Dashiell Hammett), si les 57 récits brefs de Kafka (cf. billet du 6 février dernier) sont traduits par Laurent Margantin, Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway, lui, a été travaillé au plus près par François Bon. Voici d’ailleurs ce qu’il en dit : « Traduire c’est reprendre un texte comme du gravier, lentement. Par rapport aux autres textes d’Hemingway, presque un travail de statuaire : si peu de mots, et le tournoiement de leurs répétitions, des didascalies qui détourent les phrases comme un vitrail. Le jeu précis de miroitements entre les paroles que le vieil homme dit à haute voix pour le ciel, le poisson ou lui-même, et son monologue intérieur. Le travail comme sur du marbre entre homme et animal, et l’égalité terrible devant mort et destin. L’énorme défi de ce texte, c’est comment l’universel tient à ce rythme, et ce concret. Puis la violence de la fable, l’émergence crue de beauté qui en est le complément nécessaire, presque incestueux. »

Cette nouvelle traduction du vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway mise en ligne par publie.net peut être téléchargée sur toutes les plateformes de ventes de livres numériques, ePagine et ses libraires partenaires inclus (multi-formats dont ePub, marquage sans DRM, 2.99€).

Et tout de suite un long extrait qui rappellera bien des choses à tous les amateurs de ce monument de la littérature mondiale qui est aussi le dernier texte connu écrit par Hemingway avant son suicide en 1961.

ChG

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Extrait du vieil homme et la mer

« (…)

Juste avant la nuit, alors qu’ils passaient une grande île de sargasses qui se soulevaient et balançaient dans la lumière de la mer comme si l’océan faisait l’amour avec quelque chose qui se cachait sous une couverture jaune, un dauphin attrapa la ligne arrière. Il le vit tout d’abord quand il sauta en l’air, tout doré dans la dernière lumière du soleil, battant violemment dans son saut. Il sauta de nouveau et de nouveau, des sauts que la peur rendait acrobatiques, et il l’amena jusqu’à sa poupe, accroupi, tout en retenant la grande ligne de sa main et du bras droits, ramenant le dauphin de sa main gauche, retenant la ligne chaque brasse de son pied nu. Quand le poisson fut à toucher le canot, plongeant et se hérissant de tous les côtés par désespoir, le vieux se pencha sur le plat-bord, et souleva le poisson d’or poli avec ses taches mauves par-dessus la poupe. Ses mâchoires battaient convulsivement dans des morsures rapides contre l’hameçon, et il battait le fond du bateau de son long corps plat, de la queue et de la tête, jusqu’aux coups de gourdin sur la tête brillante et dorée qui le laissaient tressaillant, mais inerte.
Le vieux décrocha le poisson, remit un appât sur sa ligne avec une autre sardine et la remit à la traîne. Puis il revint laborieusement à la proue. Il lava sa main gauche et l’essuya sur son pantalon. Puis il passa la grande ligne de sa main droite à sa main gauche et lava sa main droite dans la mer tout en regardant le ciel plonger dans l’océan, et surveillant l’inclinaison de la ligne.
– Elle n’a pas changé du tout, dit-il. Mais suivant le mouvement de l’eau le long de sa main, il remarqua qu’ils avaient encore ralenti.
– Si je laisse les deux avirons à la traîne, ça devrait le ralentir encore pour cette nuit, dit-il. Il est bon pour la nuit et moi aussi.
Ce serait mieux de dépecer le dauphin un peu plus tard, pour que le sang reste dans la viande, pensa-t-il. Je peux faire ça dans un moment, quand je mettrai mes avirons à la traîne. C’est mieux de laisser le poisson tranquille maintenant, et de ne pas trop le déranger au crépuscule. Le coucher du soleil est un moment difficile pour tous les poissons.
Il sécha sa main droite dans l’air du soir, puis assura de nouveau sa prise sur la ligne et s’arrangea comme il put, se débrouillant pour s’allonger contre le plat-bord pour que le bateau ait sa part de la traction, et partage avec lui.
J’apprends comment le faire, pensa-t-il. Enfin, cette partie-là. Puis se souvint qu’il n’avait rien mangé depuis qu’il avait pêché ce thon gardé comme appât, et qu’il avait besoin de se nourrir. J’ai mangé le thon en entier, demain je mangerai le dauphin. Il l’appelait dorado. Peut-être que je devrais en manger un morceau quand je le viderai. Ce sera plus difficile à manger que la bonite. Mais ici rien n’est facile.
– Tu vas comment, le poisson, demanda-t-il à voix haute. Moi je me sens bien, ma main gauche va mieux, j’ai de quoi manger pour cette nuit et demain. Tire mon bateau, le poisson.
Il ne sentait pas si bien que cela, la douleur due à la corde en travers de son dos avait dépassé la simple douleur, était devenue un engourdissement dont il se méfiait. Mais j’ai traversé des choses bien pires, pensait-il. Ma main est seulement coupée et la crampe est partie de l’autre. Mes jambes vont bien. Et maintenant j’ai un avantage sur lui dans comment se nourrir.

(…) »

© Ernest Hemingway, Le vieil homme et la mer, traduction François Bon, publie.net, 2012.

10 janvier 2011

La collection « Comprendre » chez Ulysse disponible en epub

Jusque-là tous les guides et chapitres Ulysse disponibles en numérique sur ePagine (299 à ce jour) pouvaient être lus en PDF. Depuis quelques jours, la maison d’édition québécoise spécialisée dans les guides de voyage propose de télécharger les cinq guides de la collection « Comprendre » en ePub à 10,99 € (même prix que pour le PDF).

La collection « Comprendre », créée par les éditions Ulysse, vous donnera les clés essentielles pour mieux vous ouvrir aux cultures riches et complexes que sont les cultures chinoises, japonaises, thaïlandaises, brésiliennes ou cubaines. Vous trouverez dans chacun de ces cinq guides un tableau vivant des us et coutumes de chaque pays, les règles à respecter lors de rencontres, d’invitations ou d’événements spéciaux ainsi que des conseils pour éviter tout faux pas. Ces guides, qui proposent de solides résumés pour découvrir  notamment l’art de vivre local, sont des outils indispensables aux voyageurs d’affaires ainsi qu’aux étudiants ou aux expatriés qui doivent s’installer dans ces pays. Mais ces livres intéresseront aussi les voyageurs curieux qui veulent en savoir plus sur le mode de vie de leurs hôtes. Pour découvrir toute la collection « Comprendre » désormais disponible au format ePub afin de pouvoir être lue sur toutes les liseuses et tablettes, cliquez ici ; sachez qu’un extrait de chacun de ces guides peut être feuilleté en ligne via ePagine. Il vous suffira de vous rendre sur la fiche détail du guide qui vous intéresse en cliquant sur son titre.

Comprendre la Chine par Annabelle Masclet : Les différences culturelles constituent une formidable barrière qui empêche le développement de relations fructueuses entre les peuples. Aujourd’hui la Chine devient un acteur prédominant sur la scène mondiale et ce livre vous apportera toute l’aide souhaitée pour mieux réussir dans votre approche de celle-ci. Que votre déplacement en Chine soit dans un but commercial, académique, culturel, politique ou touristique, Comprendre la Chine vous permettra de mieux profiter de votre voyage et d’améliorer vos relations avec le peuple chinois. Ce livre vous apporte l’essentiel à savoir sur l’histoire et la culture chinoise ; il vous donne les clés du calendrier et de ses fêtes ainsi que des croyances dont il faut tenir compte. Il vous permettra d’éviter les faux pas qui vous placeraient dans l’embarras. Comment se débrouiller dans la vie quotidienne ? Comment se régaler de la gastronomie chinoise ? Comment respecter les règles de politesse ? En affaires et dans toutes transactions, comment négocier au mieux avec ses interlocuteurs chinois ? Pour mieux s’intégrer sur place, pour réussir en affaires, pour favoriser les échanges culturels ou sportifs, pour le rapprochement humain ou simplement pour mieux découvrir les richesses du premier pays au monde par sa population, il faut Comprendre la Chine.

Comprendre le Japon par Martin Beaulieu : Ce guide brosse un tableau des us et coutumes du pays pour transformer votre séjour au Japon en une expérience réussie. Que votre voyage en ce pays ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre le Japon vous permettra de nouer des relations avec le peuple japonais. Il présente un portrait de la vie quotidienne ainsi que des croyances courantes dans la société japonaise, en plus de s’attarder aux règles de l’étiquette à respecter lors de rencontres, d’invitations ou d’événements spéciaux. Il comporte de plus de nombreux conseils pour les francophones désireux de faire des affaires au Japon.

Comprendre la Thaïlande par Olivier Girard : La Thaïlande projette dans l’imaginaire occidental des images fortes mais la complexité de cette société peut constituer une difficulté dans le développement des rapports entre visiteurs et habitants. Ce livre a pour but de vous aider à réussir dans votre approche de la Thaïlande. Que votre déplacement en Thaïlande ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre la Thaïlande vous permettra de nouer des relations avec le peuple thaïlandais et de mieux profiter de votre voyage. Ce livre vous apporte l’essentiel à savoir sur l’histoire et la culture thaïlandaises ; il donne les clés du calendrier et de ses fêtes, des us et coutumes ainsi que des croyances dont il faut tenir compte. Il vous permettra également d’éviter les faux pas. Comment se débrouiller dans la vie quotidienne ? Comment se régaler de la gastronomie thaïlandaise ? Comment respecter les règles de politesse ? Comment négocier au mieux avec ses interlocuteurs siamois ? Pour mieux s’intégrer sur place, pour réussir en affaires, pour favoriser les échanges et le rapprochement humain, ou simplement pour mieux découvrir les richesses de ce pays, leader économique de l’Asie du Sud-Est et destination touristique phare, il faut Comprendre la Thaïlande.

Comprendre le Brésil par Natasha Prévost : Comprendre le Brésil est un ouvrage pour tous les voyageurs qui se rendent au Brésil pour y travailler, pour y étudier ou pour un court ou un long séjour. Comprendre le Brésil est aussi destiné à tous ceux qui par leur travail ou leurs loisirs sont en relations avec le Brésil ou la culture brésilienne. Ce guide vous aidera à mieux saisir les us et coutumes de ce géant économique et culturel de l’Amérique du Sud. Une section sur l’histoire et la géographie vous permettra de mieux cerner les enjeux sociaux, culturels, politiques et économiques du Brésil et les différences entre les régions qui le composent. Des textes sur la diversité des arts brésiliens, sur la passion du peuple brésilien pour la musique et la danse, et sur le syncrétisme religieux vous révèleront les particularités de la culture brésilienne. Un chapitre complet sur la vie quotidienne au Brésil et sur la façon d’y faire des affaires vous permettra de nouer plus facilement des relations avec les résidants.

Comprendre Cuba par Hector Lemieux : Comprendre Cuba est un ouvrage pour les voyageurs curieux, séduits par l’île communiste et qui veulent en savoir plus sur la société cubaine, sa culture et sa vie quotidienne. Au-delà des clichés, des vieilles voitures et des slogans révolutionnaires, Cuba demeure méconnue des milliers de touristes et voyageurs qui s’y rendent chaque année. Le guide Comprendre Cuba, écrit par un reporter international spécialiste de Cuba, Hector Lemieux, vous aidera à mieux saisir les us et coutumes d’une société passionnante et plus complexe qu’il n’y paraît, façonnée par une histoire tumultueuse unique. Cet ouvrage est ponctué de témoignages de Cubains rencontrés par l’auteur aux quatre coins de l’île, qu’il s’agisse d’entrevues avec des compagnons de Che Guevara aux confessions des jineteras, ces escortes qui accompagnent les touristes jusqu’à des âges canoniques. Ce livre à nul autre pareil vous en apprendra davantage sur le régime politique, la religion, les classes socioéconomiques et les systèmes de santé et d’éducation de Cuba. Il vous révélera tout ce que vous devez savoir sur la musique cubaine, l’histoire du rhum, l’industrie du cigare et la passion du baseball. Il vous surprendra en abordant des sujets plus délicats comme la dissidence et le rêve d´exil des Cubains, le tourisme sexuel à Cuba ou la libreta, ce système de ravitaillement et de rationnement de la nourriture. L’émergence du tourisme médical à Cuba est également abordée, de même que l’univers des médias cubains. L’auteur s’attarde aussi à décrire le système économique bien particulier de Cuba. Il conseille les entrepreneurs étrangers pour qu’ils puissent composer avec la bureaucratie, négocier avec les Cubains et gérer les ressources humaines. Que votre voyage à Cuba ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre Cuba est un ouvrage essentiel pour approfondir vos connaissances et améliorer votre compréhension du pays de Fidel.

ChG

2 octobre 2010

Destination Ulysse : Comprendre Cuba

Depuis la mi-septembre ePagine vous propose chaque samedi de partir à la découverte d’un pays, d’une région ou d’une ville en compagnie des guides et chapitres Ulysse numériques. En plus du guide de voyage qui vous aidera à bien préparer votre séjour, nous sommes allés piocher dans le catalogue numérique pour vous conseiller des livres qui vous permettront de découvrir autrement les régions visitées. Notre proposition est donc assez simple : une destination = un guide numérique + des conseils de lecture. Aujourd’hui, nous tenterons de mieux comprendre Cuba. Bon voyage !

Comprendre Cuba est un ouvrage pour les voyageurs curieux, séduits par l’île communiste et qui veulent en savoir plus sur la société cubaine, sa culture et sa vie quotidienne. Au-delà des clichés, des vieilles voitures et des slogans révolutionnaires, Cuba demeure méconnue des milliers de touristes et voyageurs qui s’y rendent chaque année. Le guide Comprendre Cuba, écrit par un reporter international spécialiste de Cuba, Hector Lemieux, vous aidera à mieux saisir les us et coutumes d’une société passionnante et plus complexe qu’il n’y paraît, façonnée par une histoire tumultueuse unique. Cet ouvrage est ponctué de témoignages de Cubains rencontrés par l’auteur aux quatre coins de l’île, qu’il s’agisse d’entrevues avec des compagnons de Che Guevara aux confessions des jineteras, ces escortes qui accompagnent les touristes jusqu’à des âges canoniques. Ce livre à nul autre pareil vous en apprendra davantage sur le régime politique, la religion, les classes socioéconomiques et les systèmes de santé et d’éducation de Cuba. Il vous révélera tout ce que vous devez savoir sur la musique cubaine, l’histoire du rhum, l’industrie du cigare et la passion du baseball. Il vous surprendra en abordant des sujets plus délicats comme la dissidence et le rêve d’exil des Cubains, le tourisme sexuel à Cuba ou la libreta, ce système de ravitaillement et de rationnement de la nourriture. L’émergence du tourisme médical à Cuba est également abordée, de même que l’univers des médias cubains. L’auteur s’attarde aussi à décrire le système économique bien particulier de Cuba. Il conseille les entrepreneurs étrangers pour qu’ils puissent composer avec la bureaucratie, négocier avec les Cubains et gérer les ressources humaines. Que votre voyage à Cuba ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre Cuba est un ouvrage essentiel pour approfondir vos connaissances et améliorer votre compréhension du pays de Fidel.

Les éditeurs proposent également deux guides complets, l’un sur La Havane et l’autre sur le pays en lui-même (descriptions détaillées de tous les attraits, sélection des meilleurs restaurants et hôtels dans toutes les catégories de prix, suggestions d’activités de plein air, cartes et plans précis pour les itinéraires à votre mesure et innombrables tuyaux pour voyager de manière autonome.) De ce guide Ulysse Cuba, cinq chapitres ont été extraits : Ciego de Avila, Camaguey et Holguin, Santiago de Cuba et l’Oriente, Trinidad et les provinces du Centre, Varadero et la province de Matanzas, Isla de la Juventud et Cayo Largo. Ils peuvent tous être téléchargés séparément si vous n’êtes intéressés que par une région précise par exemple ou si vous envisagez un séjour de courte durée.

Les fiches des ouvrages cités et conseillés dans cette chronique (guides, romans, essais…) peuvent être consultées sur ePagine et les sites des libraires partenaires. Tous ces livres numériques pourront également être téléchargés sur votre ordinateur personnel ou votre liseuse en quelques clics. Si vous souhaitez accéder à la liste des autres guides numériques d’Ulysse (294 ouvrages disponibles en ligne à ce jour), suivez le guide !

Quelques lectures pour vous accompagner avant, pendant ou après votre séjour :

Christophe Grossi

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