Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

14 février 2014

Un dernier billet pour la route et 320 auteurs à découvrir ou à retrouver

Filed under: + Conseils de lecture — Étiquettes : , , , , — Christophe @ 17:38

J’ouvre une parenthèse, appuie sur la touche pause, fais un pas de côté…
Dès ce soir je m’absenterai pour plusieurs mois de ePagine (blog et site) mais avant ça je tenais à publier un dernier billet ici, un dernier pour la route − la route qui est devant. Mais si je me retourne sur ces presque cinq années, c’est le vertige assuré. 900 billets m’indique le compteur et sans doute dix fois plus de mises en avant sur le site de la librairie. Je ne m’amuserai pas à tout répertorier, à tout recenser car qui cela pourrait-il bien intéresser dans cette course en avant qu’est la diffusion de l’information sur Internet depuis l’avènement des réseaux sociaux où le plus important n’est pas ce qui vient d’être fait mais le prochain événement.
J’avais toutefois envie de mettre à jour cette liste, celle des auteurs cités, interviewés ou/et chroniqués (avec extraits parfois) sur le blog ePagine entre octobre 2009 et février 2014. Il en manque, oui. Mais d’autres lecteurs, libraires, internautes,…, s’en sont chargés c’est sûr.

Dès la semaine prochaine ce blog sera animé par Stéphane Michalon, David Queffélec, Yann Arribart,… et peut-être d’autres membres de l’équipe ePagine ou invités. Côté réseaux sociaux (notamment twitter et facebook) c’est David Queffélec qui s’en chargera. Il devrait y avoir un côté plus SF et plus techno aussi.

Dans cette parenthèse, durant cette pause, je nous souhaite de bonnes lectures. Merci d’avoir suivi ce blog et à bientôt !

Christophe Grossi

 

 

A

Mélikah Abdelmoumen
Philippe Adam (1) (2)
Etel Adnan
Hafid Aggoune
Mohammed Aïssaoui
Alain-Fournier
Henri Alleg
Vincent Almendros
Patrick Amine
Franck Ancel
Anthologie d’auteurs contemporains turcs #1 (Meydan | la place)
Joanne Anton
António Lobo Antunes
Florence Aubenas
Clémentine Autain
Ayerdhal
Sébastien Ayreault (1) (2)

 

B

Alain Badiou (1) (2)
Jeff Balek (1) (2) (3)
Gaëlle Bantegnie
Cathy Barreau
Franz Bartelt
Jean-Louis Basdevant (1) (2)
David Batov
François Beaune
Samuel Beckett
Felipe Becerra Calderón
Thierry Beinstingel (1) (2)
Pierre-Gilles Bellin
Stéphanie Benson (1) (2)
Hakim Bey
Hakan Bıçakçı
Bergsveinn Birgisson
Nicolas Bleusher
Alain Blottière
Robert Bober (1) (2)
Aliette de Bodard
François Bon (1) (2) (3) (4)
Jean-Jacques Bonvin
David Boratav
Pierre Bordage (1) (2) (3) (4) (5) (6)
Charlie Bossu
Samir Bouhadjadj
Pascale Bouhénic
Daniel Bourrion (1) (2)
Antoine Boute
Frédéric Boyer
Geneviève Brisac
Michel Brosseau
John Burnside
William Burroughs

 

C

Olivier Cadiot
Éric Calatraba
Albert Camus
Peter Carey (1) (2)
Antonio A. Casilli
Neal Cassady
Elizabeth Castro
Arnaud Cathrine
Manu Causse (1) (2)
Antoine Chainas
Mehdi Charef (1) (2)
Sorj Chalandon
Pierre Charras (1) (2)
Patrick Chatelier
Antoine Choplin
Aziz Chouaki
Sarah Cillaire (1) (2)
Thomas Clerc
William Cliff (1) (2)
Louis Codet
Michael Collins
W. Wilkie Collins
Ted Conover
Comte Kerkadek
Thierry Crouzet (1) (2)

 

D

Didier Daeninckx
Marina Damestoy
Kéthévane Davrichewy
André Delauré (1) (2)
Florence Dell’Aiera
Erri De Luca
Vincent Demulière
Agnès Desarthe
Maryline Desbiolles
Pascal Dessaint
Régine Detambel
Patrick Deville
Fatou Diome
Milad Doueihi

 

E

Jean Echenoz
Vincent Eggericx
Paul Éluard
Antoine Emaz
Jean-Michel Espitallier (1) (2)

 

F

Claude Favre (1) (2) (3)
Éric Faye
Mélanie Fazi
Jérôme Ferrari (1) (2)
Christophe Fiat
Francis Scott Fitzgerald
Naomi Fontaine
Philippe Forest
Éric Fottorino
Marc-André Fournier (1) (2) (3) (4)
Catherine Fradier
Rodrigo Fresán
Jacques Fuentealba

 

G

Mathieu Gaborit
Christian Gailly (1) (2)
Lucy Gareth
Pascal Garnier
g@rp (1) (2) (3)
Alain Gaschet
Pascale Gautier
Atul Gawande
Michèle Gazier (1) (2)
Allen Ginsberg
Jean Giono
Magali Giovannangeli
Brigitte Giraud
Robert Giraud
Édouard Glissant
Léa Godard
Philip Gourevitch
Iegor Gran
Daryl Gregory
Hubert Guillaud
Jean-Claude Guillebaud

 

H

Maryse Hache (1) (2)
Yannick Haenel
Ernest Hemingway
Léo Henry
Hugh Howey
Thomas Henry Huxley

 

I

Adamou Idé
Louise Imagine
Antonio Incorvaia
Arnaldur Indridason
ISHIDA Ira

 

J

Elias Jabre (1) (2) (3) (4)
Lawrence P. Jackson
Régis Jauffret (1) (2)
Christine Jeanney (1) (2) (3) (4)
Serge Joncour
Charles Juliet (1) (2)

 

K

Hédi Kaddour
Franz Kafka
Michèle Kahn (1) (2)
Leslie Kaplan (1) (2) (3)
Karin Karakaşlı
Laura Kasischke
Maylis de Kerangal
Jack Kerouac (1) (2)
Bachir Kerroumi
Laurent Kloetzer
L. L. Kloetzer
Malcolm Knox
Cloé Korman
Edgar Kosma

 

L

Éric Laurrent
Linda Lê
Bruno Léandri
Titiou Lecoq
Alain Lefebvre
Noémi Lefebvre
Doctoresse Légey
Arnaud Le Guicher
Marin Ledun
Éric Le Forestier
Nathalie Léger
Patrice Lelorain
Hélène Lenoir
Mahigan Lepage (1) (2)
Le Roi des éditeurs
Franck Leroy
Gilles Leroy
António Lobo Antunes
Anne Luthaud
Win Lyovarin

 

M

Perihan Mağden
Arnaud Maïsetti
Raphaël Majan
Léo Malet
Dominique Manotti
Canan Marasligil
Josée Marcotte
Greil Marcus
Laurent Margantin (1) (2) (3) (4)
Jean-Claude Marguerite (1) (2) (3) (4) (5)
Javier Marías
André Marois
Elsa Marpeau
Frédéric Martel (1) (2)
Antoine Martin
Jean-Charles Massera
Antoine Matha
Jean-Michel Maulpoix
Xavier Mauméjean
Laurent Mauvignier
Leroy K. May
Jesper Malmose
Herman Melville
Pierre Ménard (1) (2)
Juliette Mézenc
Pierre Michon
Céline Minard (1) (2)
Arnaud Modat
Patrick Modiano
Clément Monjou
Romain Monnery
Alain Monnier
Toni Morrison
Xavier de Moulins
Martín Mucha
Herta Müller
Alice Munro

 

N

Gary Paul Nabhan
Philippe Napoletano
Taslima Nasreen
Marie NDiaye
Abasse Ndione
Jo Nesbø
Bernard Noël
Jeff Noon
Valère Novarina

 

O

Faustine Ondry
Christian Oster
Julie Otsuka

 

P

Alexandre Pajon
Rithy Panh (1) (2) (3)
Germain Paris
Ray Parnac
Marc Pautrel (1) (2) (3)
Patrick Pécherot
João Ricardo Pedro
Éric Pessan (1) (2)
Fernando Pessoa
Alain Pierrot
Emmanuelle Pireyre
Olivier Poivre d’Arvo
Grégoire Polet
Maurice Pons
J.-B. Pontalis
Claude Ponti
Christophe Pradeau
Gérard Prunier

 

Q

Bernard Quiriny
Horacio Quiroga

 

R

Atiq Rahimi
Philippe Rahmy
Isabelle Rèbre
Léonor de Récondo
Revue Angle mort (1) (2) (3)
Revue Décapage
Revue d’ici là (1) (2)
Revue Luxe Intérieur
Revue Terrain
Nicolas Rey
Alessandro Rimassa
Monique Rivet
Alain Robbe-Grillet
Jean Rolin
Olivier Rolin (1) (2) (3) (4) (5) (6)
Sébastien Rongier
Olivia Rosenthal (1) (2)
Jean Rouaud (1) (2)
Jacques Roubaud
Jean-Christophe Rufin

 

S

Guillermo Saccomanno
Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Antoine de Saint-Exupéry
Nathalie Sarraute
Jean Sarzana
Serge Sautreau
Anne Savelli (1) (2) (3)
Eugène Savitzkaya
Frédéric Schiffter
Emilio Sciarrino
Jean-Jacques Schuhl
Ryoko Sekiguchi
Joachim Séné
Luis Sepúlveda
Jacques Serena
Lucius Shepard
Georges Simenon
Claude Simon (1) (2)
Anne Simonin
Lorenzo Soccavo
Karla Suárez
Lucien Suel (1) (2)

 

T

Gonçalo M. Tavares
Latife Tekin
Albert Thierry
Chantal Thomas
Balthasar Thomass
Camille de Toledo
Tolkien
Jean-Philippe Toussaint
Federigo Tozzi
Lyonel Trouillot

 

U

Ahmet Ümit

 

V

Antonin Varenne
Mario Vargas Llosa
Théo Varlet
Stéphane Velut
Marvin Victor
Pierre Vidal-Naquet
Enrique Vila-Matas
Marc Villard
Jean de La Ville de Mirmont
Fabio Viscogliosi
Guillaume Vissac (1) (2)
Auguste Gilbert de Voisins

 

W

WANG Anyi
Edward O. Wilson
Martin Winckler

 

Y

Irvin Yalom (1) (2)
Mo Yan

 

Z

Valérie Zenatti

6 janvier 2014

les 20 articles les plus consultés en 2013 sur le blog ePagine

Retour aujourd’hui sur les 20 articles les plus lus en 2013 sur le blog ePagine.

Sur les 875 billets écrits depuis la création de ce blog, 162 billets auront été postés en 2013 (contre 193 en 2012). En moyenne, tous les deux à trois jours, chroniques de lecture, extraits à lire en ligne, sélections et mises en avant, informations sur les livres numériques, projets des éditeurs traditionnels et 100% numériques, nouvelles traductions,…, auront ainsi été publiés en ligne. L’an passé, on aura également partagé quelques articles sur les outils développés par ePagine qui permettent aux libraires partenaires ou affiliés de proposer à leurs clients des livres papier et numériques (sites, applications, bibliothèque de lecture, ePagine Cloud Reader…). On aura d’ailleurs remis à jour la liste des éditeurs (présents au catalogue numérique) par diffuseur et distributeur et celle des libraires. Ce blog aura aussi tenté de relayer un maximum d’offres découvertes et promotionnelles proposées par les éditeurs.

En 2013, ePagine publications numériques (le studio ePub de ePagine), de son côté, aura  fabriqué six nouveaux livres numériques, dont Propos sur le métier de Libraire qui a fait l’objet d’un article dans Le Monde des livres (cf. le billet pour en savoir plus). Les huit ouvrages, tous Hors Commerce, sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres ou bien sur simple demande. Cliquez ici pour accéder à la liste complète.

En 2013, on aura également découvert les textes d’auteurs qui nous accompagneront longtemps (Bergsveinn Birgisson et Javier Marías entre autres).

Merci pour votre fidèle soutien et vos relais toujours aussi nombreux.

ChG

P.S. : Je vous rappelle que tous les livres numériques cités dans les billets sont au même prix partout (en France) et peuvent être téléchargés sur la librairie epagine.fr ainsi que sur les sites de vente de tous les libraires partenaires ou affiliés à ePagine (liste à jour ici).

 

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Les 20 articles les plus consultés sur ce blog en 2013
parmi ceux publiés du 1er janvier au 31 décembre 2013

 

1► Liste des éditeurs par distributeur et diffuseur | mise à jour du 25 janvier 2013
2► La Nouvelle Revue de Psychanalyse numérisée | billet du 12 février 2013
3► Liste des librairies affiliées et partenaires d’ePagine | mise à jour du 13 novembre 2013
4► Rainbow Warriors de AYERDHAL (Au diable Vauvert) | billet du 11 mars 2013
5► Fantôme, la 9e enquête de Harry Hole, par Jo Nesbø (série noire) | billet du 22 avril 2013

6► Un numéro spécial de la revue Angle mort offert | billet du 17 janvier 2013
7► Six libraires et ePagine vous offrent Propos sur le métier de Libraire | billet du 9 octobre 2013
8► Notabilia, nouvelle collection de Brigitte Bouchard, éd. Noir sur Blanc | billet du 13 mars 2013
9► L’Art de la thérapie de Irvin Yalom (éd. Galaade) | billet du 9 avril 2013
10► Rentrée littéraire 2013 : des extraits à télécharger gratuitement | billet du 22 août 2013

11► ePagine et Numilog s’allient pour proposer une solution commune de bibliothèques personnelles de livres numériques | billet du 14 mars 2013
12► [note de lecture] La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson | billet du 23 septembre 2013
13► SILO de Hugh Howey en cinq épisodes avant intégrale | billet du 10 septembre 2013
14► 19 Topo-guides numériques de Grande Randonnée | billet du 13 juillet 2013
15► L’intégrale de la saga de Krondor de Raymond E. Feist | billet du 20 novembre 2013

16► 400 titres de la collection Que sais-je ? en numérique | billet du 22 juin 2013
17► Quoi lire en numérique de Alice Munro, Prix Nobel 2013 ? | billet du 10 octobre 2013
18► [note de lecture] Comme les amours de Javier Marías | billet du 17 septembre 2013
19► Les 70 ans de l’édition américaine du Petit Prince de Saint-Exupéry | billet du 2 avril 2013
20► Création littéraire et numérique : les nouvelles traductions | billet du 1er mars 2013

19 novembre 2013

ePagine soutient la création numérique

L’an passé, la librairie ePagine (spécialisée dans la vente de livres numériques et associée à plusieurs librairies indépendantes françaises) a créé à l’intérieur de son site ce qu’on peut appeler des univers thématiques. Nous avions déjà évoqué ici les espaces dédiés aux BD & Mangas, aux Littératures de l’imaginaire ou encore aux English Books. Un espace réservé à la Création numérique est également actif depuis quelque temps ; il accueille des maisons d’édition qui ont fait le choix de publier des livres numériques (même si certaines d’entre elles proposent aussi un service d’impression à la demande (POD)). Tous les genres sont ici représentés, de la littérature aux essais en passant par la jeunesse. On y trouve à la fois des romans traditionnels (lecture linéaire), d’autres qui offrent la possibilité d’une lecture aléatoire ou/et avec photos, lectures audio,… On peut également trouver son bonheur en piochant dans les textes courts, les revues inventives, les réflexions sur la pratique numérique, les polars, la SF, la poésie, la romance, l’érotisme ou encore en téléchargeant des feuilletons et des séries. Les titres mis en avant sur cette page ainsi que les listes des maisons d’éditions sont régulièrement mis à jour. Quelques éditeurs nous ont également fournis des bannières qui permettent d’animer cet espace. À signaler aussi qu’un palmarès dédié à cet espace a été spécialement développé par l’équipe d’ePagine. Il reste encore bien des choses à améliorer, notamment à mieux intégrer cet univers thématique sur la page d’accueil du site (développements prévus pour début 2014).

En attendant, n’hésitez pas à visiter cet espace qui en ce moment (voir les captures d’écran infra) met en avant une dizaine de titres lus et conseillés numériquement par ePagine, quelques nouveautés d’automne, deux auteurs à découvrir (Jiminy Panoz et Jacques Ancet) ainsi que trois maisons d’édition au catalogue bien identifié (Moyen-Courrier, Numeriklivres et La matière noire).

L’adresse à retenir, pour l’instant, est celle-ci : http://www.epagine.fr/index.php?ssh_id=8. N’hésitez pas à la faire circuler, à en parler autour de vous. La création numérique est en pleine effervescence, il serait vraiment dommage de passer à côté.

ChG

 

Exemple de page d’accueil de l’espace dédié à la Création numérique sur le site de la librairie ePagine (liste des maisons d’édition à gauche, bannières déroulantes en haut, mises en avant au centre, palmarès à droite).

 

Quelques-uns des titres lus en numérique et conseillés par ePagine : roman sentimental ou thriller à cent à l’heure, nouvelles déjantées ou roman d’aventures, revue de création sur la ville de Shanghai ou balade dans les taxis de Jérusalem, et d’autres encore à découvrir en ce moment.

 

Sélection de quelques titres mis en ligne cet automne par Numeriklivres, publie.net, Les éditions de Londres, emue, La matière noire, Les guides MAF, Emoticourt, Walrus ou encore StoryLab.

 

Coup de projecteur sur deux auteurs à découvrir : Jiminy Panoz qui nous aide à penser et à pratiquer le numérique ainsi que Jacques Ancet, pour l’élégance de sa phrase.

 

Exemple de trois maisons d’édition spécialisées dans la lecture numérique, Numeriklivres qui fait quasiment figure de pionnier aujourd’hui et qui, au fil du temps, a su s’adapter aux envies des lectrices et des lecteurs, notamment en leur proposant des feuilletons et séries (polars & thrillers, romances, érotisme,…), Moyen-Courrier qui s’est spécialisé dans les documentaires littéraires (on en parle ici) et La matière noire que nous venons de découvrir et qui propose des textes assez détonants.

17 novembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 11 au 17 novembre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet des liens vers les articles du blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire cette semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. À la une aujourd’hui Bob Dylan by Greil Marcus, Auguste Gilbert de Voisins, Les 10 articles les plus consultés en octobre et 15 Folio en promotion.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 15.11.13 : Bob Dylan by Greil Marcus (Galaade)
Après Like a Rolling Stone (2005) et L’Amérique et ses prophètes (2007), Galaade poursuit sa politique d’auteur avec la publication de Bob Dylan by Greil Marcus. Des notes sur les Basement Tapes de 1967 à l’exploration du Time Out of Mind de 1997, où Dylan réimagine l’expérience américaine, Marcus décrypte non seulement les enregistrements mais aussi les concerts, les livres et les films qui ont contribué à inscrire Bob Dylan au sein de notre culture. Bob Dylan by Greil Marcus, traduit de l’anglais par Pierre-Richard Rouillon, est publié dans la collection Essais aux éditions Galaade. [lire la suite du billet]

► 14.11.13 : ePagine vous offre Le Bar de la Fourche d’Auguste Gilbert de Voisins
Via son studio ePub, ePagine vient de fabriquer et de mettre en ligne un huitième titre : Le Bar de la Fourche d’Auguste Gilbert de Voisins. Cet ouvrage et les sept précédents, Hors Commerce, sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres. (…) Le Bar de la Fourche est un roman d’aventures (voire un western) d’Auguste Gilbert de Voisins sur les chercheurs d’or, dans l’Ouest américain. Il a été publié la première fois en 1909. Ce roman a inspiré le film éponyme d’Alain Levent qu’il a réalisé en 1972, avec Jacques Brel, Isabelle Huppert et Pierre-François Pistorio pour incarner les personnages principaux. [lire la suite du billet]

► 12.11.13 : Les 10 articles les plus consultés en octobre 2013 sur le blog ePagine
En octobre vous avez été surtout intéressés par les auteurs traduits : l’Islandais Bergsveinn Birgisson, la Canadienne Alice Munro, l’Américain Hugh Howey, l’Espagnol Javier Marías ou l’Uruguayen Horacio Quiroga. Peut-être parce que la Foire de Francfort est passée par là… Quelques auteurs français ont néanmoins retenu votre attention, le regretté Christian Gailly et l’excellent Eric Pessan. En octobre on aura par ailleurs pu se procurer le premier annuaire des acteurs du livre numérique ou encore Propos sur le métier de Libraire offert par la librairie ePagine. [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

Gallimard propose de télécharger 15 titres des collections folio, folio policier, folio sf et folio biographies au prix de 3.99 € jusqu’au 9 décembre inclus. Cette sélection comprend des titres remarquables parus ces dernières années chez cet éditeur : Trois femmes puissantes de Marie NDiaye (que nous avions chroniqué ici), Jan Karski de Yannick Haenel (nous en avions parlé par là), Inigo de François Sureau, Meurtres pour mémoire de Didier Daeninckx, Utu de Caryl Férey, Moloch de Thierry Jonquet ou encore, plus anciens mais incontournables, Maggie Cassidy de Jack Kerouac et L’Amant de la Chine du Nord de Marguerite Duras. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

20 octobre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 14 au 20 octobre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. À la une aujourd’hui, Éric Pessan, la Foire de Francfort en images, 8 titres chez Robert Laffont en promotion et le premier Annuaire des acteurs du livre numérique.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 18.10.13 : [note de lecture] Muette d’Eric Pessan
Note de lecture de Muette d’Éric Pessan (Albin Michel), roman visuel, choral, intime et portrait d’une jeune fille d’aujourd’hui. Muette est à l’âge où le corps désire et salit, où il jouit et se sent coupable, à l’âge des transformations, parfois rapides, souvent insupportables à montrer, douloureuses aussi et tellement fatigantes, à l’âge des possibles, celui des courses folles avec la mort qui chatouille les rêves où l’immortalité et la toute puissance font faire des bonds à toucher le ciel ou des sauts à frôler le vide. [lire la suite du billet]

► 16.10.13 : Premier annuaire des acteurs du livre numérique (ActuaLitté et Primento)
Le média d’informations littéraires sur le web ActuaLitté et la société Primento viennent de mettre en ligne le premier Annuaire des acteurs du livre numérique. Disponible au format ePub (mais aussi sur le web) il recense pour la première fois l’essentiel des acteurs œuvrant actuellement dans le domaine du livre numérique, de l’édition à la création de fichiers numériques en passant par les revendeurs de livres numériques. [lire la suite du billet]

► 14.10.13 : ePagine à la Foire de Francfort 2013 en images
La Foire de Francfort 2013 a fermé ses portes dimanche dernier. Une partie de l’équipe de ePagine y tenait un stand où elle présentait les dernières solutions à destination des libraires et des éditeurs. Un ouvrage collectif faisant suite à des entretiens réalisés auprès de libraires, Hors Commerce et fabriqué par le studio ePub de ePagine, était également offert aux visiteurs. Aujourd’hui, petit tour du salon par les pavillons et les stands après quatre jours de Foire. [lire la suite du billet]

 

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Jusqu’au 31 octobre, les éditions Robert Laffont proposent une baisse de prix sur huit de leurs romans & nouvelles, policiers & thrillers, littératures de l’imaginaire. Vous retrouverez notamment Gordon de Edith Templeton, Histoire d’Alice, qui ne pensait à rien (et de tous ses maris, plus un) de Francis Dannemark ou encore La Nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen (seul titre proposé sans DRM Adobe). Ces livres numériques sont vendus entre 4.99 € et 7.99 € (50 % de moins que le prix conseillé habituellement par l’éditeur). Pour consulter la liste des huit titres en promotion, cliquez ici.

13 octobre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 7 au 13 octobre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. Aujourd’hui Christian Gailly, Alice Munro (nouveau Prix Nobel de Littérature), La Foire de FrancfortPropos sur le métier de Libraire ou encore Le Cavalier bleu sont à la une…. J’en profite pour vous rappeler que 10 titres phares des collections Folio, Folio Policier, Folio SF et Folio Biographies sont proposés au prix exceptionnel de 3,99 € jusqu’à demain minuit. Une dernière chose : ePagine recrute, n’hésitez pas à en parler autour de vous.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 11.10.13 : ePagine recrute
Dans le cadre de ses développements, ePagine recrute un développeur web php/MySQL junior (f/h). Si vous souhaitez consulter les détails de l’annonce et/ou contacter le responsable du service pour avoir des informations complémentaires suivez le lien ci-contre. [lire la suite du billet]

► 10.10.13 : Quoi lire en numérique de Alice Munro, Prix Nobel de littérature 2013 ?
Le Prix Nobel de littérature vient d’être attribué à l’auteur de langue anglaise Alice Munro (82 ans), reconnue dans le monde entier pour son art de bâtir des histoires savamment dosées, des histoires généralement courtes, qu’on pourrait nommer nouvelles (short stories) mais que l’un de ses éditeurs en France préfère voir comme un genre à part entre la nouvelle et le roman. [lire la suite du billet]

► 09.10.13 : Six libraires et ePagine vous offrent Propos sur le métier de Libraire
ePagine, pour le compte de six librairies, vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne un septième titre dans sa collection ePagine Publications Numériques : Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres. Cette publication et les six précédentes, toutes Hors Commerce, sont offertes en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. [lire la suite du billet]

► 08.10.13 : ePagine à la Foire de Francfort 2013
La Foire de Francfort, qui s’est ouverte mercredi et se termine aujourd’hui, est le plus grand salon du livre et de la lecture au monde. Une fois encore, une partie de l’équipe de ePagine France et de ePagine Benelux était présente dans le Hall 4.0, stand B31. Elle présentera jusqu’à ce soir ses solutions aux éditeurs et aux libraires du monde entier qui envisagent de fabriquer ou de commercialiser des livres numériques. [lire la suite du billet]

► 07.10.13 : Christian Gailly pour mémoire : Rest in peace & swing
En 2004 (j’étais alors libraire aux Sandales d’Empédocle à Besançon) j’avais eu la chance de rencontrer Christian Gailly et de l’interviewer dans le bureau de Robbe-Grillet aux éditions de Minuit. Apprenant sa mort lundi sur les réseaux sociaux j’ai choisi, en hommage à cet écrivain important dans mon parcours de lecteur, de reproduire la chronique de Dernier amour et l’entretien tels qu’ils avaient été publiés alors dans le magazine Page des libraires. [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Avec plus de 400 titres papier au catalogue, Le Cavalier Bleu est une marque bien identifiée de la vulgarisation en sciences humaines. Rédigé par des spécialistes reconnus, chaque ouvrage énumère les idées reçues pour les éclairer et les nuancer et constitue ainsi une excellente entrée en matière sur le sujet traité. Depuis quelques jours, en pleine Fête de la Science, l’intégralité du catalogue numérique du Cavalier Bleu (15 titres) est en promotion au prix de 4.99 €. Quasiment tous les titres retrouveront leur prix initial le jeudi 24 octobre sauf pour L’hyperactivité et Fascination du Japon qui bénéficieront de cette offre promotionnelle jusqu’au 31 octobre. Pour consulter la liste des titres du Cavalier bleu disponibles en numérique, cliquez ici.

6 octobre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 30/09 au 06/10 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. Aujourd’hui la collection Que sais-je ?, les Intégrales Bragelonne, la rentrée littéraire et Anna Gavalda sont mis à l’honneur.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 04.10.13 : Les 3 jours « Que sais-je ? » : 500 titres à 4.49 € du 4 au 6 octobre 2013
Pendant trois jours pleins (du 4 au 6 octobre), près de 500 titres de la collection « Que sais-je ? » (sans DRM Adobe, avec marquage ou tatouage numérique (watermark)) seront proposés exceptionnellement au prix de 4.49 € en numérique au lieu de 6.49 €. [lire la suite du billet]

02.10.13 : Les Intégrales Bragelonne : Peter F. Hamilton, Gudule, Jérôme Camut et Lisi Harrison
Intégrales Bragelonne, nouvelle série. Après Samantha Bailly, John Marco et Chloe Neill, ce mois-ci ce sont 4 nouveaux auteurs des éditions Bragelonne, Milady et Castelmore qui voient chacun leurs romans rassemblés en une intégrale : Peter F. Hamilton, Jérôme Camut, Lisi Harrison et Gudule. Au programme, de la SF, du fantastique, du Space Opéra, de l’horreur, des vampires et même du thriller. [lire la suite du billet]

► 01.10.13 : Les 10 articles les plus consultés en septembre 2013 sur le blog ePagine
Retour aujourd’hui sur les dix articles les plus consultés au mois de septembre 2013 sur ce blog, un mois où chaque année en France abondent des centaines de nouveautés en quelques semaines et où tenter de s’y repérer est à chaque fois un travail de fourmi. Alors comment faire le tri ? [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

Les six titres d’Anna Gavalda, dont son nouveau roman Billie ainsi que L’Échappée belle, Ensemble, c’est tout, Je l’aimais, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part et La Consolante, tous publiés par Le Dilettante, sont disponibles en numérique au prix de 4.99 € chacun. Trois de ses romans peuvent également être lus en anglais. Pour retrouver tous les titres de l’auteur en français et en anglais sur ePagine, suivez ce lien.

29 septembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [23-29 septembre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi que quelques mises en avant récentes de la librairie ePagine. Aujourd’hui cinq romans adaptés au cinéma, trois nouvelles inédites de R. J. Ellory, qui fait quoi avec nos données personnelles, La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson et la rentrée des sciences-humaines sont mis à l’honneur.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 27.09.13 : Cinq romans et sagas adaptés au cinéma
Parmi les romans et sagas adaptés au cinéma dont la sortie en salle est prévue entre octobre 2013 et février 2014, nous trouverons deux auteurs français très populaires (Daniel Pennac avec sa tribu Malaussène et le Malavita de Tonino Benacquista) ainsi que trois sagas SF américaines pour adolescents et adultes dont Hunger Games, The Mortal Instruments et The Maze Runner. Avant (ou plutôt que) d’aller voir ces films, vous pouvez vous jeter sur les textes qui les ont inspirés. [lire le billet]

► 26.09.13 : Sonatine propose 3 nouvelles inédites de R. J. Ellory en attendant sa Mauvaise étoile le 3 octobre
Après sa trilogie consacrée à la mafia, à la CIA et au NYPD, R. J. Ellory revient le 3 octobre avec un nouveau roman noir, dans la veine de Seul le silence : Mauvaise étoile qui paraîtra en numérique et en papier le même jour. Pour faire patienter ses lecteurs, Sonatine Éditions leur propose de lire trois nouvelles inédites de l’auteur disponibles uniquement en téléchargement. (Mise à jour du billet publié une première fois le 19 septembre 2013 avec les liens vers les trois nouvelles.) [lire le billet]

► 25.09.13 : Franck Leroy : Réseaux sociaux et Cie (le commerce des données personnelles)
À chaque clic sur les réseaux sociaux, des données personnelles sont enregistrées puis revendues. Menaçant les plus élémentaires libertés et provoquant de nouvelles formes de marketing, cette marchandisation de nos secrets, de nos préférences, de nos déplacements représente un coût exorbitant. Dans Réseaux sociaux & Cie, publié par Actes Sud (collection « Questions de société »), Franck Leroy, après enquête, identifie les acteurs de ce nouveau fait social, dévoile leurs stratégies ainsi que leurs moyens actuels et à venir, comme par exemple la dernière génération de logiciels de reconnaissance faciale. [lire le billet]

► 23.09.13 : [note de lecture] La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson
Récit à la fois rustique et archaïque (sans régionalisme) tout en étant bien ancré à la fin du XXe siècle, La Lettre à Helga se nourrit de chansons traditionnelles, de poésie médiévale, de mythologie nordique et de croyances populaires (qui sont universelles). L’auteur donne à Bjarni Gíslason de Kolkustadir, son personnage principal, une voix bien à lui : humble et âpre, poétique et imagée tout en étant incarnée. On écoute la vie de cet homme dans son quotidien et son élément mais on le découvre aussi dans son versant plus animal et charnel, torturé voire écartelé. [lire le billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Une seule mise en avant aujourd’hui mais c’est du lourd !

On parle surtout de la rentrée littéraire mais chaque année en septembre et en octobre, c’est la période de l’année où se publient le plus d’essais, d’études et de documents, où les nourritures essentielles que sont les sciences-humaines affluent. Parmi toutes les nouveautés, le site ePagine recommande vivement la réflexion de Michel Schneider, Miroirs des princes, sur le rapport entre pouvoir et narcissisme à partir de l’analyse psychanalytique des deux derniers présidents de la République Française. Le site a également repéré La mystique de la croissance de Dominique Méda qui nous invite à réfléchir autour de la notion de « reconversion écologique » qui pour l’économiste est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur terre, de permettre à tous d’accéder à l’emploi et de changer le travail. À lire, dans le même mouvement, La violence des riches des sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot qui, après enquêtes, entretiens, portraits et réflexions, s’intéressent ici à la casse sociale et à l’intensification multiforme de la violence sociale des dominants. La librairie en ligne recommande enfin Puissances d’hier et de demain (l’état du monde 2014) de Bertrand Badie et Dominique Vidal dont nous avions fait une présentation sur ce blog (lire le billet). Pour retrouver ces titres ou découvrir d’autres essais publiés et mis en ligne en cet automne 2013 sur ePagine, suivez ce lien.

 

ChG

22 septembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 16 au 22 septembre 2013]

Comme dimanche dernier vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi que quelques mises en avant récentes de la librairie ePagine. Si la semaine précédente la SF avait été mise plus d’une fois à l’honneur, cette semaine c’est la littérature et le polar qui ont fait l’actualité de la librairie et du blog ePagine : Philippe Rahmy, R. J. Ellory, Javier Marías, Marcel Proust en tête. Et depuis hier, trois prix Nobel peuvent également être lus à prix promotionnel.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 20.09.13 : [note de lecture] Béton armé de Philippe Rahmy
Langue, rythme, tension, tout est remarquable dans Béton armé, le récit de Philippe Rahmy (La Table Ronde). L’écriture, prolongement du regard, montre le corps-à-corps, tantôt sensuel tantôt douloureux, du narrateur avec la ville de Shanghai et avec ceux qui la traversent, la gravissent, s’y enfoncent ou s’y cognent, ces multiples corps qui pourraient ployer et se briser à n’importe quel moment, à commencer par celui du narrateur. De la poésie, de l’humour et un travail poignant sur la mémoire, la filiation et le deuil.

► 19.09.13 : Sonatine propose 3 nouvelles inédites de R. J. Ellory en attendant sa Mauvaise étoile le 3 octobre
Après sa trilogie consacrée à la mafia, à la CIA et au NYPD, R. J. Ellory revient le 3 octobre avec un nouveau roman noir, dans la veine de Seul le silence : Mauvaise étoile qui paraîtra en numérique et en papier le même jour. Pour faire patienter ses lecteurs, Sonatine Éditions leur propose de lire trois nouvelles inédites de l’auteur disponibles uniquement en téléchargement.

► 17.09.13 : [note de lecture] Javier Marías, Comme les amours
Lecture du roman Comme les amours de Javier Marías (Gallimard, collection Du monde entier), traduit de l’espagnol par Anne-Marie Geninet et disponible en papier et en numérique. Faux roman à enquête mais tout aussi passionnant parce que bouleversant tous les codes du genre, Comme les amours s’amuse à jouer avec les sentiments (l’amitié, l’amour, le désir, la fidélité et la confiance par exemple) ainsi qu’avec le vrai et le faux.

 

— DEUX MISES EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Vous savez sans doute déjà que Du côté de chez Swann, le premier volume de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, a été publié en novembre 1913. À la veille de ce centenaire, plusieurs maisons d’édition viennent de publier récits, romans, essais, biographies et études où revenir sur cet écrivain et son œuvre précurseurs du roman moderne. Nous avons sélectionné pour vous quelques-unes des nouveautés dont Proust est une fiction de François Bon (Seuil), Chambres de Proust d’Olivier Wickers (Flammarion), Proust contre Cocteau de Claude Arnaud (Grasset), “Notre cher Marcel est mort ce soir” de Henri Raczymow (Denoël) et Dictionnaire amoureux de Marcel Proust de Jean-Paul & Raphaël Enthoven (Plon/Grasset). Cliquez ici pour accéder à plus de titres.

 

Gallimard propose de télécharger 10 titres phares des collections folio, folio policier, folio sf et folio biographies au prix de 3.99 € pendant trois semaines. Depuis hier samedi 21 septembre jusqu’au 14 octobre inclus ce ne sont pas moins de trois Prix Nobel qui sont mis en avant à prix promotionnel (Ernest Hemingway, Kenzaburô Ôé, Orhan Pamuk) mais aussi des auteurs comme Antoine Chainas que la librairie ePagine soutient depuis plusieurs années ou encore le Gatsby de Francis Scott Fitzgerald. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

ChG

20 septembre 2013

[note de lecture] Béton armé de Philippe Rahmy

Lecture du récit de Philippe Rahmy Béton armé (La Table Ronde, collection Vermillon), disponible en papier et en numérique [cliquez ici pour consulter la fiche sur ePagine]. Langue, rythme, tension, poésie, humour, travail sur la mémoire, la filiation et le deuil : tout est remarquable dans ce récit où l’écriture, prolongement du regard, montre le corps-à-corps, tantôt sensuel tantôt douloureux, du narrateur avec la ville de Shanghai et avec ceux qui la traversent. Ce récit fait partie de la sélection « ePagine Automne 2013 ».

 

« Shanghai. Ce nom explose sous sa masse. Dans aucun pays, sous aucun régime, l’homme n’a produit un tel dieu. Il tranche l’espace, il prolifère. Irrésistiblement, le petit jeu des analogies se met en place. À quoi ressemble ce qu’on n’a jamais vu ? Des images folles se bousculent. Le réel est une machine à rêver… » (Philippe Rahmy, Béton armé)

 

Jusque-là le narrateur de Béton armé, un écrivain suisse atteint de la maladie des os de verre, n’avait jamais voyagé. Après avoir accepté l’invitation de l’Association des écrivains de Shanghai qui lui propose de l’accueillir pour une résidence d’écriture dans la mégalopole chinoise, le narrateur-écrivain va devoir transbahuter du jour au lendemain son corps fragile dans les rues shanghaiennes, prendre en pleine face son activité débordante mais découvrir aussi des moments de pure magie, lorsque par exemple quelques habitants se retrouvent dans un parc pour danser. Son regard affuté, circulaire (où embrasser les lignes horizontales et verticales mais aussi les diagonales), n’abdique jamais. Et malgré les souvenirs que lui renvoient les vitres des buildings ou les yeux des passants, des souvenirs parfois douloureux, le narrateur reste dans le présent (le « moi ici maintenant » mais aussi le cadeau des jours).

 

« Il n’y a pas de vision d’ensemble. Il y a en chaque homme, à chaque instant, le kaléidoscope des choses à sa portée. » (Philippe Rahmy, Béton armé)

 

J’aime la langue de ce récit, son rythme, sa tension : un arc bandé où sont tendues l’énergie vitale et meurtrière, la brutalité imbécile et soumise, la beauté malade d’elle-même de cette ville qui se dresse et s’enfonce, s’étend et se comprime à mesure que les hommes la font, la défont. J’aime le corps-à-corps du narrateur (et le mot n’est pas assez fort encore) avec la ville et avec ceux qui la traversent, la gravissent, s’y enfoncent ou s’y cognent, ces multiples corps qui pourraient ployer et se briser à n’importe quel moment : celui du narrateur (il revient régulièrement sur sa maladie), celui des travailleurs, des errants urbains, des exilés, des assoiffés de sang, de sexe, de musique, celui de la ville elle-même. Et c’est dans ce rapport à corps perdu dans la ville que soudain la mémoire de celui qui a entrepris de raconter son séjour et ses allées et venues va prendre le pouvoir et le dessus sur l’événement (la résidence d’écriture). Le récit partira ici dans une autre direction, celle de la quête intime (quasi proustienne), de la dette : la vue d’un corps inerte sur la route faisant ressurgir de manière inattendue un autre corps immobile. C’est d’un autre combat qu’il sera question désormais : corps cassé accueillant ceux qui ne sont plus, corps fragile et toujours plus alourdi par les pertes dans cette ville où les corps sont portés, transportés, emportés. Le narrateur refera alors le voyage, des dizaines d’années en arrière et des milliers de kilomètres plus à l’Ouest, parce que la mort aura posé le visage d’un enfant disparu sur celui d’un autre, à cet endroit précis où se comprime et résiste la ville, où elle ne tient debout que par l’astucieux assemblage d’un matériau qui allie béton et acier et où les vitres posées par les hommes, en Narcisse, se reflètent indéfiniment en défiant les mortels, le ciel et peut-être même l’invisible.

 

« J’ai plus de quarante ans. Je n’ai jamais voyagé. Je pensais que je finirais ma vie comme je l’avais menée, réglée par des rituels permettant d’atténuer les effets de ma maladie. J’ai aussi pensé que je ne pourrais être que déçu du monde que j’allais découvrir après l’avoir imaginé depuis le fond d’un lit ou d’un fauteuil. Je me rends à l’évidence. Ma tristesse a d’autres causes, car les joies fulgurantes que la ville me procure ne sont en rien amoindries quand elles me soulèvent. » (Philippe Rahmy, Béton armé)

 

Ce qui pourrait s’opposer à la maladie des os de verre est au contraire une image saisissante dans ce récit sensoriel : comme pour le béton, le corps du narrateur résiste très faiblement aux efforts de traction, lui aussi a dû s’armer pour tenir debout, non pas en s’alliant à l’acier mais à une autre armature : la littérature, aux histoires lues par sa mère qui l’ont fait se relever et, plus tard, en se coltinant aux mots, au rythme, au souffle, à l’écriture. Et au-delà de sa manière d’être au monde, dans ce monde inconnu, étrange, étranger, c’est cette langue qui donne sa puissance au style de Philippe Rahmy, une langue qui tente de résister à la compression et à la traction.

 

« Voyager à travers le langage comme à travers le paysage. Être, à parts égales, le monde et les mots. Shanghai est le texte que je porte, autant que l’espoir de pouvoir l’écrire. » (Philippe Rahmy, Béton armé)

 

Le sujet pourrait paraître gravement traité et pourtant il ne l’est pas. Le récit, souvent poignant, est d’ailleurs ponctué de moments très drôles et touchants, de scènes absurdes aussi. On est touché par ce narrateur doté d’un regard perçant, d’une grande force mentale mais aussi d’un humour littéraire (ironique jamais cynique). On y lit sa peur de blesser et sa joie de vivre malgré les douleurs répétées dues à l’extrême fragilité de ses os. On le suit dans son combat, celui qui le fait écrire « pour faire taire la bête en soi. »

ChG

 

Pour aller plus loin

► Visiter le site de Philippe Rahmy, rahmyfiction
► Lire Philippe Rahmy sur remue.net
Bio-bibliographie de l’auteur sur Wikipédia
► Consulter ses titres disponibles en numérique sur ePagine

17 septembre 2013

[note de lecture] Javier Marías, Comme les amours

• SÉLECTION EPAGINE AUTOMNE 2013 • Lecture du roman Comme les amours de Javier Marías (Gallimard, collection Du monde entier), traduit de l’espagnol par Anne-Marie Geninet et disponible en papier et en numérique [cliquez ici pour consulter la fiche sur ePagine].

 

« Chaque matin, dans le café où elle prend son petit déjeuner, l’éditrice madrilène María Dolz observe un couple qui, par sa complicité et sa gaieté, irradie d’un tel bonheur qu’elle attend avec impatience, jour après jour, le moment d’assister en secret à ce spectacle rare et réconfortant. Or, l’été passe et, à la rentrée suivante, le couple n’est plus là. María apprend alors qu’un malheur est arrivé. Le mari, Miguel Desvern, riche héritier d’une compagnie de production cinématographique, a été sauvagement assassiné dans la rue par un déséquilibré. Très émue, elle décide de sortir de son anonymat et d’entrer en contact avec sa femme, Luisa, qui est devenue un être fragile, comme anesthésié par la tragédie. Dans l’entourage de Luisa, María rencontre Javier Díaz-Varela, le meilleur ami de Miguel, et elle comprend vite que les liens que cet homme tisse avec la jeune veuve ne sont pas sans ambiguïté… »

 

Ma première rencontre avec Javier Marías a eu lieu au début des années 2000 avec L’Homme sentimental, publié alors aux éditions Rivages (non disponible en numérique). Cet observateur attentif au moindre détail, à la psychologie et aux gestes des personnages, cet écrivain aux longues phrases sinueuses et aux digressions, cet amateur de romans à tiroirs… a très vite fait partie des auteurs dont j’ai eu envie de tout lire, et avec lenteur. Depuis ce jour j’ai lu Un cœur si blanc, Demain dans la bataille pense à moi (lire l’extrait) et Comme les amours qui vient de paraître chez Gallimard (désormais son éditeur en France).

Partant toujours d’un sujet très simple et resserré autour de quelques personnages, Marías parvient à chaque fois à faire progresser son histoire tout en ellipses à la manière de Proust. Les longues discussions très littéraires avec ses nombreuses descriptions et ellipses peuvent également rappeler certains romans de Thomas Bernhard mais sans la haine jubilatoire contre sa nation ni l’humour noir de l’auteur autrichien. L’amour, la jalousie, la mort, l’exil, le désir, la trahison, sont autant de thèmes que Marías creuse, démonte, découpe avant de les reconstruire avec une extrême minutie. La littérature est également toujours au cœur de ses romans : Shakespeare mais aussi Balzac ou Alexandre Dumas pour ne citer que ceux-là. Il y a également une douce ironie chez lui que j’affectionne. C’est parce qu’il aime profondément ses contemporains qu’il n’hésite pas à dénoncer leurs travers complexes. Ce n’est jamais cynique, jamais amer, plutôt drôle et très intelligent. Dans son dernier roman, ce qu’il peut dire par exemple du monde de l’édition via sa narratrice me paraît très juste, pas manichéen ni stéréotypé, simplement clairvoyant.

Si je dis tout ça c’est pour signaler que Comme les amours ne surprendra pas ceux qui connaissent et apprécient l’œuvre de cet auteur. Et pourtant, la magie opère à nouveau : sa phrase, c’est encore et toujours sa phrase qui mène le bal. Comme dans d’autres romans de lui, la moindre phrase qui nous harponne peut faire des pages. Et aujourd’hui encore j’ai beau relire toutes ces phrases (ces pages) surlignées sur la tablette, il m’est très difficile d’en extraire quelques mots tellement tout y est enchevêtré : forme et fond, rythme de la phrase et idées développées. À la fin de ce billet, je donnerai néanmoins quelques exemples que je trouve remarquables.

Comme on peut le lire dans le résumé des éditeurs, le roman est entièrement tourné vers l’assassinat du producteur de cinéma Miguel Desvern (ou Deverne) sauf que l’histoire est racontée par une narratrice, María Dolz. Après avoir été attitée par cet homme et sa femme au café (un rituel important pour elle avant de rejoindre la maison d’édition dans laquelle elle peine à travailler) et après avoir été bouleversée par la mort du producteur, María se décide de parler à sa veuve, Luisa. S’ensuivent de longues réflexions sur la mort, le crime, la responsabilité, le deuil (les passages sur la peur de la mère face à ses enfants devenus orphelins de père sont splendides) mais aussi sur le sentiment amoureux et l’amitié.

Une nouvelle de Balzac court tout au long du roman de Marías, il s’agit du Colonel Chabert décortiqué et même retraduit parce qu’il y est question d’un homme annoncé comme mort, un soldat qui voudrait revenir chez lui auprès de sa femme mais qui finira par gêner ceux qui en avaient fait leur deuil et ont recommencé une autre vie ailleurs, sans lui. Et c’est également un des sujets centraux de Comme les amours sauf qu’ici le mort a été amené à réfléchir à cette question avant son assassinat.

Faux roman à enquête mais tout aussi passionnant parce que bouleversant tous les codes du genre, Comme les amours s’amuse à jouer avec les sentiments (l’amitié, l’amour, le désir, la fidélité et la confiance par exemple) ainsi qu’avec le vrai et le faux. L’auteur coupe les cheveux en quatre et rajoute des nœuds au fil déjà complexe. Il décortique ainsi les rapports ambigus entre les hommes et les femmes via leurs discussions, nous démontre comment parvenir à ses fins alors même qu’on est mort. Marías tente enfin de nous faire comprendre quel pacte lie certains personnages de l’histoire, un pacte tenu longtemps secret, un secret que ne doit pas connaître la belle absente autour de qui tout le roman s’écrit : la veuve tant convoitée.

C’est par la présence de Javier Díaz-Varela que le roman psychologique prendra des allures de thriller, au fil des discussions rapportées par la narratrice (qui fait part de ses observations, de ses réflexions, de ses craintes et de ses doutes mais qui rapporte précisément les discussions qu’elle peut avoir avec les autres protagonistes de l’histoire qui eux-mêmes ont pour habitude de décortiquer leurs sentiments, leurs actes). Des dizaines de tiroirs secrets s’ouvrent à mesure que le récit avance, ce qui le rend plus dense, plus opaque, plus mystérieux encore, jusqu’à la libération, jusqu’aux aveux.

ChG

 

Extraits

« Je n’arrête pas de me représenter ce moment, ces secondes, celles qu’a duré l’agression jusqu’à ce qu’il cesse de se défendre et ne se rende plus compte de rien, jusqu’à ce qu’il perde connaissance et ne ressente plus rien, ni désespoir ni douleur ni… (…) Ni la sensation d’un adieu. »

« (…) chacun se conduit ainsi avec ses morts. On tente d’oublier la manière, on reste avec l’image du vivant, à la rigueur avec celle du mort, mais on évite de penser à la frontière, au passage, à l’agonie, à la cause. »

« (…) nous le faisons tous à des degrés divers, chercher refuge dans ce qui a existé et qui n’existe plus. »

« Nous ne pouvons prétendre être les premiers, ou les préférés, nous sommes tout simplement ce qui est disponible, les laissés-pour-compte, les survivants, ce qui désormais reste, les soldes, et c’est sur des bases si peu nobles, que s’érigent les amours les plus grandes et que se fondent les meilleures familles, nous provenons tous de là, de ce produit du hasard et du conformisme, des rejets, des timidités et des échecs d’autrui, et même dans ces conditions nous donnerions parfois n’importe quoi pour continuer auprès de celui que nous avons un jour récupéré dans un grenier ou une brocante, que par chance nous avons gagné aux cartes ou qui nous ramassa parmi les déchets ; contre toute vraisemblance nous parvenons à nous convaincre de nos engouements hasardeux, et nombreux sont ceux qui croient voir la main du destin dans ce qui n’est autre qu’une tombola de village quand l’été agonise… »

« Certes, les morts ont tort de revenir, et malgré cela ils le font presque tous, ils ne renoncent pas et s’efforcent de devenir le fardeau des vivants jusqu’à ce que ces derniers s’en débarrassent pour avancer. Nous n’éliminons jamais tous les vestiges, cependant, nous ne parvenons jamais à ce que la matière passée se taise vraiment et pour toujours, et parfois nous entendons un souffle presque imperceptible, comme celui d’un soldat agonisant que l’on aurait jeté nu dans une fosse avec ses compagnons morts, ou comme les gémissements imaginaires de ces derniers, comme les soupirs étouffés que certaines nuits celui-là croyait encore entendre, peut-être pour les avoir trop longtemps côtoyés et par sa condition si proche, car il fut sur le point d’être l’un d’eux ou peut-être le fut-il, et alors ses aventures postérieures, sa déambulation dans Paris, son retour de flamme et ses misères et sa soif de restitution, se résumèrent-ils à un fragment de pierre tombale dans une salle de musée, aux ruines d’un tympan aux inscriptions désormais illisibles, brisées, à l’ombre d’une trace, à un écho d’écho, à l’esquisse d’une courbe, à une cendre, à une matière passée et muette qui refusa de passer et de se taire. J’aurais pu être moi-même quelque chose de semblable pour Deverne, mais je n’ai pas su l’être. Ou peut-être n’ai-je pas voulu que sa lamentation la plus ténue filtre dans le monde, à travers moi. »

© extraits de Comme les amours de Javier Marías, Gallimard (collection Du monde entier), traduit de l’espagnol par Anne-Marie Geninet, 2013

15 septembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 9 au 15 septembre 2013]

À partir d’aujourd’hui je proposerai chaque dimanche un billet dans lequel revenir sur la semaine écoulée. Vous y trouverez des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine mais aussi quelques mises en avant récentes de la librairie ePagine. En bonus aujourd’hui, un roman que je viens de terminer et qui m’a beaucoup plu, La main de Joseph Castorp de João Ricardo Pedro publié aux éditions Viviane Hamy.

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 13.09.13 : ePagine publications numériques vous offre La Grande panne de Théo Varlet
ePagine vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne sur epagine.fr son sixième livre numérique : La Grande panne de Théo Varlet, un roman d’anticipation publié en 1930 par un passionné d’astronomie et de sciences, à la fois poète et auteur de science-fiction, un visionnaire souvent salué par la critique littéraire dans les années vingt et trente mais dont l’œuvre n’a quasiment pas été rééditée après sa mort. Ce texte et les cinq précédents sont offerts en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. La préface est signée Xavier Dollo.

► 11.09.13 : Chroniques des Ombres, le feuilleton de Pierre Bordage (mise à jour)
Depuis le 24 juin, Pierre Bordage et les éditions Au diable vauvert nous invitent à suivre une aventure post-apocalyptique en 36 épisodes intitulée Chroniques des ombres. Trois épisodes par semaine (lundi, mercredi et vendredi) jusqu’à parution de l’intégrale en papier et en numérique. Comme annoncé sur le site ActuaLitté, un problème de santé a empêché Pierre Bordage de terminer son feuilleton dans les temps. La maison d’édition a donc mis à jour le calendrier de parution des prochains épisodes, à savoir : épisode 28 le 16 septembre ; épisode 29, le 18 ; épisode 30, le 20 ; épisode 31, le 23 ; épisode 32, le 25 ; épisode 33, le 27 ; épisode 34, le 30 ; épisode 35, le 2 octobre et épisode 36, le 4 octobre. Quant à l’intégrale, elle sera disponible dès le 7 octobre.

► 10.09.13 : SILO de Hugh Howey (Actes Sud, coll. Exofictions) en cinq épisodes avant intégrale
Après avoir été auto-édité aux États-Unis et vendu via Amazon US à plus de 500.000 exemplaires mais avant d’être adapté au cinéma, le roman de Hugh Howey, Wool, arrive en France (sous le titre SILO) grâce aux éditions Actes Sud qui profitent du lancement de ce titre pour inaugurer leur nouvelle collection de SF, « Exofictions ». Respectueux du procédé d’écriture et de diffusion de l’auteur, Actes Sud, avant de le proposer en papier dans les librairies, a choisi de le publier en numérique de manière fragmentée : toutes les semaines, le mercredi, un nouvel épisode est mis en ligne (du 4 septembre au 1er octobre) et le 2 octobre l’intégrale paraîtra conjointement en papier et en numérique.

09.09.13 : Les 10 articles les plus consultés en août 2013 sur le blog ePagine
Retour sur les dix articles les plus consultés au mois d’août 2013 sur ce blog, un mois très creux dans ses trois premières semaines et qui s’est rapidement rempli au moment de la rentrée littéraire et du salon international du livre insulaire à Ouessant où ePagine était invité dans le cadre de Numér’île.

 

— DEUX MISES EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Le généticien Albert Jacquard est mort cette semaine à l’âge de 87 ans. De son engagement, de son humanisme et de ses travaux, il nous reste la lecture de ses ouvrages. ePagine a sélectionné cinq titres parmi la petite vingtaine disponible en numérique. Cliquez ici pour accéder à plus de titres.

 

Vient de paraître Pietra viva de Léonor de Récondo (Sabine Wespieser éditeur) qui revient sur un moment douloureux de la vie de Michelangelo, roman qui suit pas à pas le Maître à Carrare en 1505. Cet été j’ai lu Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard (Actes Sud), roman sur la création, l’utilisation des artistes par les puissants et la confusion des sentiments, un texte très sensuel paru en 2010 qui met en scène un supposé autre épisode de la vie de Michelangelo, en 1506 cette fois : sur invitation du Sultan de Constantinople, le génie de la Renaissance va tenter de concevoir un pont grandiose sur la Corne d’Or, défi que n’aurait pas réussi à relever Léonard de Vinci. Je me suis souvenu aussi que les guides MAF (spécialistes de Vinci) avaient publié en mai dernier un guide où visiter la Toscane sur les pas du sculpteur, peintre et poète. D’autres titres (romans, essais, biographies,…) sont bien entendu disponibles en numérique mais regrouper au moins ceux-là me semblait important. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

 

— PARMI MES DERNIÈRES LECTURES —-

 

Dans ce que j’ai lu cette semaine, je retiendrai surtout La main de Joseph Castorp, premier roman traduit en français de l’auteur portugais João Ricardo Pedro (Viviane Hamy) tout fraîchement publié (disponible en papier et en numérique). Je ne connaissais pas l’auteur mais j’avais une grande confiance avant de l’aborder (souvenez-vous comme j’avais déjà été emballé l’an passé par l’inoubliable Un voyage en Inde de Gonçalo M. Tavares). A priori cet auteur n’a rien à voir avec Tavares ni sur la forme ni sur le fond sauf peut-être cette manière qu’il a lui aussi de renouveler le genre romanesque en racontant l’histoire d’une famille portugaise sur plusieurs générations sans se soucier de la linéarité ni de raconter les faits exacts. Il tourne autour des personnages, mélange les époques et les registres de langues, construit son roman-puzzle avec de courts chapitres qui peuvent être lus de manière autonome, comme des nouvelles. Il n’oublie rien des grandes blessures ni des sauvageries contemporaines (période salazariste, répressions, guerre d’Angola, exil massif…), s’empare de tout un pan de l’histoire de la musique classique, nous bringuebale dans tout le Portugal mais aussi en Europe et en Amérique du Sud, décrit à la Perec les faits et gestes de personnages, soigne les dialogues, les chutes, parle de l’amour, de la maladie ou de la mort avec une grande habileté, a un style époustouflant… Pour moi c’est du grand art. On me dit souvent que la littérature portugaise n’est pas facile à lire. Et si pour une fois vous alliez voir ce qui s’écrit, s’invente et se crée dans ce pays ?

 

ChG

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