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Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

24 janvier 2014

Nouvel An Chinois : 99 livres numériques des éditions Philippe Picquier à 4.99€

Du 24 janvier au 9 février 2014, à l’occasion du Nouvel An Chinois, les Éditions Philippe Picquier proposent de télécharger 99 livres numériques de leur fonds de littérature asiatique au prix unique de 4.99 € (marquage sans DRM). La librairie ePagine participe à cette belle opération (cliquez ici pour découvrir les titres choisis ou suivez ce lien pour découvrir la page dédiée à cette opération sur ePagine). À ne pas manquer !

 

 

Pour la deuxième année consécutive, les éditions Philippe Picquier ont décidé de décliner dans l’univers numérique leur grande opération « poche » annuelle en librairie intitulée le NOUVEL AN CHINOIS DES ÉDITIONS PHILIPPE PICQUIER.

99 titres à 4.99 €

À l’occasion de l’année chinoise du CHEVAL, qui commence dans la nuit du 31 janvier 2014, marquant ainsi la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier, ePagine, en partenariat avec la maison d’édition, vous propose une mise en avant de 99 livres numériques du fonds Picquier, au prix unique de 4.99 € et sans DRM Adobe, du 24 janvier au 9 février 2014 (ces baisses de tarif pourront parfois dépasser les 50 % par rapport aux prix habituels du catalogue numérique). Romans, nouvelles, proses poétiques, rêveries, essais mais aussi romans érotiques ou enquêtes policières, cette sélection est une belle entrée en matière pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce catalogue et une aubaine pour les amateurs de littérature asiatique.

 

 

Vous trouverez ci-dessous le catalogue préparé pour l’occasion par la maison d’édition, un catalogue qui présente par pays les 99 titres du Nouvel An Chinois des éditions Picquier : 41 titres du domaine chinois, 27 du domaine japonais et 31 titres d’autres pays asiatiques : Vietnam (4 titres) Tibet (6 titres), Corée (4 titres), Inde (11 titres), Mongolie (5 titres), Birmanie (1 titre). Il vous suffira de cliquer sur l’image ou sur le lien infra pour télécharger gratuitement le catalogue au format ePub. Vous pouvez également visiter cette page réalisée spécialement pour Le Nouvel an Chinois, page dans laquelle nous avons classé les titres par pays mais aussi par thématiques (romans policiers, L’Asie immédiate, romans érotiques,…) ou par auteurs emblématiques. Vous trouverez également sur cette page plusieurs mises en avant de la librairie ePagine.

Ma sélection

Dans cette sélection figurent des auteurs importants dont les textes ont souvent été mis en avant par ePagine et qui parfois ont été chroniqués ici. Je pense notamment au diptyque Ikebukuro, West Gate Park de ISHIDA Ira, à la fois polar, portrait d’une génération, regard sur un quartier très « vivant » de Tokyo et dérive urbaine aussi noire que désopilante qui nous entraîne dans le quartier d’Ikebukuro en compagnie de Majima Makoto, un personnage vraiment très attachant. Japon toujours, ne passez pas à côté des Cent vues du mont Fuji de Osamu Dazai qui est pour moi l’un des plus grands (et des plus pessimistes aussi) auteurs japonais du XXe siècle. Petit détour aussi du côté de La submersion du Japon de Sakyo Komatsu qui était un roman d’anticipation et qui est devenu terriblement actuel. Enfin, last but not least, je ne peux pas ne pas vous conseiller de lire le grand poète du quotidien et du paysage, Sôseki (plusieurs titres figurent dans cette sélection, dont ces deux merveilles : La Porte et Petits contes de printemps).

Du côté de la littérature chinoise, on avait fait la part belle ici à WANG Anyi native de Shanghai qui écrit et publie dans son pays depuis les années 70 mais qu’on a découvert en France il y a dix ans seulement, grâce à Philippe Picquier. Quatre des cinq romans traduits chez Picquier figurent dans cette sélection et je vous conseille vivement Amour dans une petite ville, roman sensuel sur le corps, le désir et la danse au temps de la Révolution culturelle chinoise, un roman qui fit scandale lors de sa première parution en 1986 dans la revue Littérature de Shanghai. Si vous avez envie de découvrir un grand roman classique de la littérature érotique chinoise, jetez-vous sur De la chair à l’extase de Li Yu. Plus contemporain mais pas moins subversif, allez faire un tour dans les nuits électriques de Shanghai baby de Weihui. Enfin, pour ceux qui souhaiteraient savourer le regard lucide et l’humour très grinçant de Lao She, saisissez l’occasion : trois de ses romans et recueil de nouvelles sont dans cette liste.

À lire également l’excellent auteur mongole écrivant en langue allemande Galsan Tschinag, découvert en France par les éditions Métailié et L’esprit des péninsules. Cette année, quatre de ses romans (La fin du chant, La Caravane, Dojnaa et Belek, une chasse dans le Haut-Altaï) font partie de la sélection. Avec cet auteur vous voyagerez au cœur des steppes jusqu’aux sommets du Haut-Altaï, des temps anciens à nos jours, et en poésie.

Des dizaines d’autres auteurs vous attendent, notamment l’auteur d’origine indienne, Chitra-Banerjee Divakaruni (à lire en anglais ou en français). Enfin, si vous voulez tout connaître de la cérémonie du thé ou des saumons, cliquez sur les liens !

Bonne année à celles et ceux nés sous le signe du Cheval (et aux autres aussi) en lectures asiatiques !

ChG

Téléchargez gratuitement le catalogue numérique des éditions Picquier
au format ePub ou en PDF

1 février 2013

Nouvel An Chinois : 49 livres numériques à 4.49€ aux éditions Philippe Picquier

Du 1er au 18 février 2013, à l’occasion du Nouvel An Chinois, les Éditions Philippe Picquier proposent de télécharger 49 livres numériques de leur fonds de littérature asiatique au prix unique de 4.49 € (marquage sans DRM). La librairie ePagine participe à cette belle opération (cliquez ici pour découvrir les titres choisis). En quatre mots : à ne pas manquer ! Il y a des petits bijoux dans cette sélection.

 

 

Pour la première fois, les éditions Philippe Picquier ont décidé de décliner dans l’univers numérique, leur grande opération « poche » annuelle en librairie intitulée le NOUVEL AN CHINOIS DES ÉDITIONS PHILIPPE PICQUIER.

49 titres à 4.49 €

À l’occasion de l’année chinoise du SERPENT D’EAU, qui commencera le 10 février 2013, marquant ainsi la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier, ePagine, en partenariat avec la maison d’édition, vous propose une mise en avant de 49 livres numériques du fonds Picquier, au prix unique de 4.49 € et sans DRM Adobe, du 1er au 18 février 2013 (soit des baisses pouvant aller jusqu’à 50 % par rapport au prix catalogue numérique). Romans, nouvelles, proses poétiques, rêveries, essais mais aussi romans érotiques ou enquêtes policières, cette sélection a été très bien pensée.

 

 

Vous trouverez ci-dessous le catalogue préparé pour l’occasion par la maison d’édition, un catalogue qui présente par pays les 49 titres du Nouvel An Chinois des éditions Picquier : 18 titres du domaine chinois, 15 du domaine japonais et 16 titres d’autres pays asiatiques : Vietnam (6 titres) Tibet (4 titres), Corée (2 titres), Inde (2 titres), Mongolie (1 titre), Birmanie (1 titre). Il vous suffira de cliquer sur l’image ou sur le lien infra pour récupérer le fichier au format PDF.

Ma sélection

Dans cette sélection figurent des auteurs importants dont les textes ont souvent été mis en avant par ePagine et qui parfois ont été chroniqués ici. Je pense notamment au diptyque Ikebukuro, West Gate Park de ISHIDA Ira, à la fois polar, portrait d’une génération, regard sur un quartier très « vivant » de Tokyo et dérive urbaine aussi noire que désopilante qui nous entraîne dans le quartier d’Ikebukuro en compagnie de Majima Makoto, un personnage vraiment très attachant. Japon toujours, ne passez pas à côté des Cent vues du mont Fuji de Osamu Dazai qui est pour moi l’un des plus grands (et des plus pessimistes aussi) auteurs japonais du XXe siècle. Petit détour aussi du côté de La submersion du Japon de Sakyo Komatsu qui était un roman d’anticipation et qui est devenu terriblement actuel. Enfin, last but not least, je ne peux pas ne pas vous conseiller de lire le grand poète du quotidien et du paysage Sôseki (deux titres figurent dans cette sélection, deux merveilles : La Porte et Petits contes de printemps).

Du côté de la littérature chinoise, on avait fait la part belle ici à WANG Anyi native de Shanghai qui écrit et publie dans son pays depuis les années 70 mais qu’on a découvert en France il y a dix ans seulement, grâce à Philippe Picquier. Trois des quatre romans traduits chez Picquier figurent dans cette sélection et je vous conseille vivement Amour dans une petite ville, roman sensuel sur le corps, le désir et la danse au temps de la Révolution culturelle chinoise, un roman qui fit scandale lors de sa première parution en 1986 dans la revue Littérature de Shanghai. Si vous avez envie de découvrir un grand roman classique de la littérature érotique chinoise, jetez-vous sur De la chair à l’extase de Li Yu. Plus contemporain mais pas moins subversif, allez faire un tour dans les nuits électriques de Shanghai baby de Weihui. Enfin, pour ceux qui souhaiteraient savourer le regard lucide et l’humour très grinçant de Lao She, saisissez l’occasion : trois de ses romans et recueil de nouvelles sont dans cette liste.

À lire également l’excellent auteur mongole écrivant en langue allemande Galsan Tschinag, auteur découvert en France par les éditions Métailié et L’esprit des péninsules. Attention ! Seule La Caravane fait partie de la sélection mais rien ne vous empêche de lire ses autres récits (Dojnaa et Belek, une chasse dans le Haut-Altaï sont extraordinaires).

Des dizaines d’autres auteurs vous attendent, notamment l’auteur d’origine indienne, Chitra-Banerjee Divakaruni (à lire en anglais ou en français) et l’auteur d’origine vietnamienne Tran-Nhut (3 titres en promo sur les 5 figurant au catalogue). Enfin, si vous voulez tout connaître de la cérémonie du thé ou des saumons, cliquez sur les liens !

Bonne année aux Serpents d’eau (et aux autres aussi) en lectures asiatiques !

ChG

Télécharger le catalogue numérique des éditions Picquier

11 octobre 2012

Extrait du « Veau » de Mo Yan (prix Nobel de Littérature 2012)

L’écrivain chinois Mo Yan a publié plus d’une vingtaine de romans et de recueils de nouvelles dans son pays. Traduit en français depuis le début des années 90, on trouve ses textes principalement aux éditions du Seuil mais aussi chez Actes Sud, Philippe Picquier et aux éditions Caractères. Depuis quelques heures, il est également le nouveau Prix Nobel de Littérature.

Je m’empresse de faire un tour sur la catalogue d’ePagine et remarque qu’un seul titre est disponible actuellement dans sa traduction française en numérique (d’autres à venir dans les prochains mois ?). Il s’agit du Veau suivi du Coureur de fond, un recueil de deux nouvelles qui vient de paraître au Seuil. Pour les autres titres, je vous renvoie sur le site des éditions du Seuil puisqu’une page lui est consacrée ainsi que sur la page Wikipédia qui dresse une bibliographie complète (à signaler qu’à peine apprenions-nous la nouvelle que la mention du prix Nobel était déjà en ligne sur la fiche de Mo Yan sur Wikipédia).

Ci-dessous, un extrait du début du Veau, nouvelle dans laquelle l’auteur revient sur son adolescence paysanne dans la province du Shandong en Chine, un exercice qui lui permet, à travers le prisme de l’enfance, de parler de l’époque maoïste, du quotidien, des querelles, de la pauvreté des villageois qu’il a connus mais aussi des astuces en tous genres pour pallier à la misère.

Le Veau suivi du Coureur de fond est disponible en numérique sur ePagine ainsi que sur les sites des libraires partenaires.

ChG


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Extrait du premier chapitre du Veau de Mo Yan,
traduit du chinois par François Sastourné
© Éditions du Seuil, 2012


I

À cette époque, j’étais adolescent.
À cette époque, j’étais l’adolescent le plus turbulent du village.
À cette époque, j’étais aussi l’adolescent le plus pénible du village.
Le plus embêtant chez un adolescent de ce genre, c’est qu’il ne se rend pas compte à quel point les gens le détestent. Il va toujours se fourrer là où il se passe quelque chose. Quelle que soit la personne qui parle et quoi qu’elle dise, il tend l’oreille et écoute ; qu’il comprenne ou non, il faut qu’il intervienne. Lorsqu’il a entendu ou vu quelque chose, il fait le tour du village et le raconte à tout le monde : s’il rencontre un adulte, il lui en parle ; s’il rencontre un enfant, il lui en parle aussi ; s’il ne rencontre personne, il parle tout seul, comme si le fait de garder une phrase par-devers lui risquait de lui faire exploser la panse. Il croit à tort que les autres l’aiment. Il est capable de faire un tas de folies pour se faire aimer des autres.
Par exemple, cet après-midi-là, un groupe de villageois désœuvrés jouaient aux cartes sous le saule près du bassin ; je m’approchai et, pour attirer leur attention, je bondis dans l’arbre comme un chat, je m’assis sur la fourche d’une branche et me mis à imiter le coucou. Personne ne réagit. Au bout d’un moment, je m’en lassai et je me mis à observer la partie depuis ma position élevée. Puis la langue commença à me démanger, et je criai : « Zhang San a tiré un roi ! » Zhang San leva la tête et gueula : « Luo Han, t’en as assez de vivre ? » Li Si tira un valet et je ne pus me retenir : « Li Si a tiré un valet ! » Et Li Si dit : « Si la langue te démange, t’as qu’à la gratter contre l’écorce ! » Je continuai à jaser comme une pie dans mon arbre. Les joueurs finirent par se fâcher et se mirent à me lancer des bordées d’injures. Du haut de mon perchoir, je leur répondis sur le même ton. Excédés, n’y tenant plus, ils arrêtèrent leur partie, ramassèrent par terre des morceaux de brique ou de tuile, puis se mirent en ordre de bataille et les lancèrent sur moi. Au début je crus que c’était pour rire, mais je reçus une brique sur le crâne, et ma tête résonna comme un gong. Je vis mille étoiles, et heureusement que j’étais bien accroché à ma branche, sinon je serais tombé à coup sûr. C’est alors que je compris qu’ils étaient sérieux. Pour éviter les projectiles, je grimpai vers la cime, qui se cassa, et je tombai dans le bassin avec une branche morte, faisant un grand plouf et éclaboussant tout le monde. Les badauds éclatèrent de rire. J’étais très content du résultat : s’ils riaient, cela voulait dire qu’ils ne m’en voulaient plus. Mais j’avais une belle bosse et j’étais couvert de boue. Quand je sortis du bassin, tel un singe de terre, je me rendis compte confusément que j’avais fait exprès de me risquer en haut de l’arbre, pour attirer l’attention de tout le monde, pour les faire rire, pour les amuser. J’avais un peu mal à la tête, et l’impression que mille insectes me grimpaient sur le visage. Les gens me regardaient avec étonnement, et je les dévisageais. Lorsque j’arrivai en titubant au pied de l’arbre et que je m’appuyai sur le tronc, quelqu’un s’exclama : « Misère, ce gamin va y passer ! » Tout le monde se regarda, interdit, poussa un cri, et les badauds se dispersèrent comme sous le souffle du vent. Je trouvais cela plus qu’ennuyeux et je m’assis contre l’arbre. En un rien de temps, je m’assoupis.
Lorsque je me réveillai, il y avait de nouveau un attroupement au pied du saule. Un de mes oncles, au visage grêlé, chef de la brigade de production, me tira de sous l’arbre : « Luo Han, dit-il, m’appelant par mon petit nom, qu’est-ce que tu fais là ? Qu’est-ce que tu t’es fait à la tête ? Regarde-moi ça, tu es beau ! Ta mère s’égosille à t’appeler partout, et toi tu es là à traîner ! Fiche le camp, dépêche-toi de filer à la maison ! »
Debout sous le soleil éblouissant, j’avais le vertige. J’entendis mon oncle dire : « Et lave-moi cette boue et ce sang ! »
Je m’accroupis au bord du bassin, m’aspergeant d’eau, me lavant sommairement plusieurs fois. L’eau froide sur ma blessure me fit un peu mal, mais ce n’était pas grave. À ce moment-là, je vis maître Du, responsable de l’élevage dans notre brigade de production, approcher en tenant trois veaux par une corde. Il leur disait : « Allez, allez, pas la peine d’avoir peur, on dirait des laiderons qui ont peur de rencontrer leur belle-mère ! »
Aucun d’eux n’avait d’anneau dans le nez. Ils levaient la tête et, tirant sur leur corde, résistaient. Ces trois veaux étaient mes amis : lorsque le foin avait manqué à la fin de l’hiver, je les avais gardés avec maître Du dans les prés couverts de neige. Comme les autres, ils avaient appris avec la vache mongole à creuser la neige avec leurs sabots pour trouver l’herbe. Ils étaient alors petits et je n’aurais pas imaginé qu’en quelques semaines ils seraient devenus si grands. Deux d’entre eux étaient de la race Luxi, à la robe beige et au museau blanc. Ils se ressemblaient comme des jumeaux, avec le même air abruti. L’autre, à la robe rousse, avait une double bosse sur l’échine ; c’était un veau de cette vache mongole à la queue en tirebouchon ; je lui avais donné un nom : Double Échine. C’était un sacré chenapan : l’hiver dernier, lorsque nous l’avions gardé, il essayait à tout bout de champ de monter les vaches. Au début, maître Du se moquait de lui, il croyait qu’il grimpait les femelles pour rien, mais très vite il s’était aperçu qu’il était déjà tout à fait capable de commettre le péché de chair. Il s’était empressé de lui lier les deux pattes de devant – ce qui ne l’avait pas empêché de continuer à vouloir sauter toutes les vaches, y compris sa mère. Maître Du avait conclu : « Ce chameau se prend pour le roi, il veut même se taper sa mère. » (…)

17 avril 2012

Le Dalaï-lama et Stéphane Hessel chez Indigène éditions

Indigène éditions vient d’annoncer sur son site qu’allait paraître le 19 avril un nouveau texte de Stéphane Hessel, auteur chez eux du fameux Indignez-vous qui a fait le tour du monde via la collection « Ceux qui marchent contre le vent ». Cette fois, Stéphane Hessel (toujours dans la même collection, mais texte plus long qu’à l’accoutumée et donc un peu plus cher) s’entretient avec le Dalaï-lama. Ce dialogue réunit pour la première fois une des personnalités ayant participé à la rédaction de la Déclaration universelle de 1948 et, de l’autre, le très haut représentant du peuple tibétain dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués par le gouvernement chinois (triste actualité d’ailleurs puisque dans les zones tibétaines chinoises, une trentaine de moines bouddhistes tibétains se sont immolés par le feu depuis début mars en réaction à la vague de répressions dans cette région et à la domination de l’ethnie Han). « Les points forts du livre : l’appel à une réforme de l’ONU, avec la suppression du droit de veto des cinq « Grands » qui enraye le processus démocratique de la gouvernance mondiale ; l’avènement d’une « démocratie spirituelle » (Hessel) ou l’usage d’une « carte de l’esprit » (le Dalaï-lama) élaborée avec ses amis neuroscientifiques pour parer aux drames de la violence ou de l’intolérance qui déchirent notre XXIe siècle. Un texte essentiel », précisent les éditeurs.


De l’aveu même de Stéphane Hessel, ce texte tranche sur tous les autres parce qu’il s’y adresse pour la première fois à l’esprit. Inversement, ce qui frappe dans les interventions du dalaï-lama, c’est son souci de rendre compte d’une « éthique séculière », seule en capacité d’être universelle et sur laquelle ces représentants des deux pans du monde – l’Est et l’Ouest – convergent. Mais le grand charme de ce dialogue tient aussi à la manière dont ces deux figures désormais planétaires ancrent toutes leurs réflexions dans un vécu d’une épaisseur sans égale.

Déclarons la paix ! (Pour un progrès de l’esprit), Dalaï-lama & Stéphane Hessel — en vente en librairie et sur les sites de vente de livres numériques dès le 19 avril 2012 — 48 pages, 5 € la version imprimée, 2.99 € la version numérique.

La version numérique étant au même prix partout, privilégiez les libraires partenaires du réseau ePagine !

1 février 2012

romans, nouvelles, récits, thriller : une sélection

Les lectures s’accumulent, les billets aussi. Et ils disparaissent trop vite – comme si ce que nous avions découvert, et aimé, et partagé, ne devait durer que quelques jours, le temps que de nouvelles chroniques viennent les remplacer. Pourtant certaines lectures demandent du temps avant d’être digérées, comprises aussi parfois. Et nous aimerions pouvoir les conseiller une fois, deux fois, dix fois mais j’ai bien l’impression que l’effet répétitif pourrait agacer… Pour d’autres textes, nous ne savons pas pourquoi nous sommes soudain poussés par un sentiment d’urgence. Ces billets-là s’écrivent plus vite mais ils disparaissent tout aussi rapidement de la toile que les autres. Dans tous les cas (et il y a tant de textes qui m’ont remués et que je n’ai pas encore chroniqués), ces recommandations-là j’y tiens. Voilà pourquoi (désolé pour l’impression de ‘réchauffé’ et tant mieux si d’autres étaient passés à côté au moment de leur publication) j’ai décidé de lister aujourd’hui les textes chroniqués ces quatre dernières semaines sur ce blog. Ces sera aussi désormais un rendez-vous mensuel via la nouvelle rubrique. J’ai appelé ça Sélections parce que je n’ai jamais trop aimé la notion de Coups de cœur. Disons qu’il s’agit tout simplement de textes qui ont été lus en numérique et qui nous ont à chaque fois, pour une raison bien particulière, touchés (je dis nous parce qu’il y a dans cette liste un recueil admirable qui a été chroniqué par Roxane Lecomte via la rubrique Qui lit quoi ?). Vous trouvez donc là parmi ces dix titres (pour 13 auteurs) des récits, des romans et des recueils de nouvelles d’auteurs francophones et étrangers, un témoignage saisissant sur le génocide cambodgien et un thriller décapant proposé sous la forme d’un roman-feuilleton en six épisodes. Certains de ces auteurs ne sont pas connus ni encore très médiatisés, ils le mériteraient pourtant. À vous de nous dire et bonnes lectures à tou(te)s !

ChG


Romans, nouvelles et récits francophones


L’inquiétude d’être au monde
de Camille de Toledo
court et dense poème en prose, politique et po-éthique
6.30 € la version imprimée, 4.85 € en numérique
éditions Verdier
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Avez-vous connu l’amour ? & L’ange comme extension de soi
de Karl Dubost
regards sur le monde et sur soi via le Québec, le Japon, la Normandie…
2.99 € en numérique
Numerik:)ivres et publie.net
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Sous les toits et Le cri de l’oiseau moqueur
de Sébastien Ayreault
un roman urbain sur le lirécrire et une balade américaine très noire
illustrations Noémie Barsolle
2.99 € et 0.99 € en numérique
StoryLab, collection Urban stories et One shot
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L’Ora(n)ge
d’Emilio Sciarrino
recueil de nouvelles lu et chroniqué par Roxane Lecomte
4.49 € en numérique
emue
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Nouvelles et romans étrangers


Meydan | la place
anthologie d’auteurs contemporains turcs n°1
avec Ece Temelkuran, Latife Tekin, Hakan Bıçakçı, Perihan Mağden, Karin Karakaşlı et Ahmet Ümit
traduction Canan Marasligil
3.99 € en numérique
publie.net
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Amour dans une petite ville
de WANG Anyi
roman sensuel et troublant traduit du chinois par Yvonne André
6.50 € la version imprimée, 4.49 € en numérique
Philippe Piquier
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Thriller


Le Waldgänger
de Jeff Balek
thriller futuriste et fantastique
6 épisodes en numérique
le premier est gratuit, les autres à 0.99 €
Numerik:)ivres, collection 45 min
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Histoire du XXe siècle


 

L’élimination
de Rithy Panh avec Christophe Bataille
témoignage sur le génocide cambodgien et l’Enfer des prisons khmères
19 € la version imprimée, 14.99 € en numérique
Grasset
lire la chronique


Tous ces titres sont disponibles en numérique sur ePagine ainsi que sur les sites des libraires partenaires.

9 janvier 2012

Saluer les éditions Philippe Picquier avec WANG Anyi

Les éditions Philippe Picquier, qui sont incontournables quand on s’intéresse de près aux littératures asiatiques et extrêmes orientales, continuent sur leur bonne lancée. 16 titres à ce jour figurent au catalogue numérique sur tous les sites des libraires connectés. Proposés au format ePub sans DRM, les moins chers sont vendus 4.49€ et le plus cher 12.99€ (mais la plupart se situant plutôt autour de 6€), vous avez dans 80% des cas la possibilité de télécharger gratuitement un extrait en ePub. Pour les saluer et vous faire entrer dans leur catalogue, je vous propose aujourd’hui de lire un extrait de Amour dans une petite ville de WANG Anyi la shanghaienne qui écrit et publie dans son pays depuis les années 70 et qu’on a découvert en France grâce à Philippe Picquier il y a 10 ans. Amour dans une petite ville, roman sensuel sur le corps, le désir et la danse au temps de la Révolution culturelle chinoise « fit scandale lors de sa première parution en 1986 dans la revue Littérature de Shanghai, au point qu’il fallut attendre près de huit ans pour que paraisse enfin en Chine populaire un recueil intitulé Sanlian (« Trois amours »), qui reprenait ce roman ainsi que deux autres publiés à la même époque, Amour sur une colline dénudée et Amour dans une vallée enchantée (dispo en numérique également). Ce texte, tranchant sur la pruderie officielle ambiante, osait parler d’amour physique, sujet considéré jusqu’alors comme tabou. » (note de Yvonne André la traductrice de ce roman).



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Amour dans une petite ville de WANG Anyi,
traduction Yvonne André,
Éditions Philippe Piquier, 2007
(2011 pour la version numérique).

« C’est une toute petite ville ceinte de plusieurs cours d’eau, avec une route étroite qui conduit à la voie ferrée. Son originalité lui vient de ses arbres. Sophoras, ormes et saules, peupliers, cédrèles et pêchers, pruniers, abricotiers, jujubiers et plaqueminiers lui font un cerne d’émeraude. Depuis les bateaux qui descendent le cours du fleuve, s’aperçoit au loin une oasis débordant de verdure. S’approchant, on distingue les maisons de briques grises à toits rouges. Encore plus près, on entend la mélopée sereine des porteurs d’eau. En effet, les habitants ont l’habitude de boire l’eau de la rivière car celle des puits leur donne la colique. Les porteurs livrent l’eau à domicile par charrette à bras portant un tonneau goudronné. Les cahots sur le chemin inégal font jaillir des éclaboussures du tonneau plein d’eau. Les roues des charrettes ont raviné plus ou moins profondément le chemin qui longe la rivière. D’innombrables ornières s’entrecroisent et quand la roue d’une charrette passe de l’une à l’autre, elle bute sur la bosse de terre qui les sépare, transformant le chant du porteur d’eau en trille rythmé. Le chant s’éloigne tandis qu’un autre se rapproche, obsédant, toujours associé à la verdure des bouquets d’arbres. Cependant, le bateau est reparti après avoir abandonné quelques dizaines de voyageurs et plus de dix palanches lourdement chargées. Par la passerelle vacillante, tous les arrivants sont montés sur la berge et s’éloignent par le chemin de terre en direction du centre de la ville.
La plupart des rues sont revêtues de pavés polis par l’usage. À travers les semelles de coton, les passants ressentent la bienfaisante chaleur des pierres chauffées au soleil. Les charges des marchands oscillent au bout des palanches, leurs pas font trembler le sol. Ils ne déposent leur fardeau que lorsqu’ils sont parvenus au cœur de la ville. Ils apportent de la ciboule nouvelle fraîchement cueillie, où perle encore la rosée. Aujourd’hui, dans neuf foyers sur dix, on mangera des raviolis farcis à la ciboule et toute la rue exhalera son odeur alliacée. La palanche libérée de ses bottes de ciboule s’éloigne tout doucement, portant une charge de beignets.
Une charrette qui part vers le sud acheter du fourrage passe au trot dans la rue. Elle arbore, en guise de voile¹, un morceau de drap. Tête basse, la vieille jument souffle ; près d’elle caracole un poulain en liberté, levant haut ses jambes grêles. Tantôt il ouvre la marche, tantôt reste à la traîne, tantôt folâtre de droite et de gauche, bousculant l’éventaire de gelée de pois verts d’une grand-mère, sans que personne ne s’en formalise. Tout le monde s’écarte devant lui et le laisse batifoler.
Sur les murs où la chaux pelée laisse voir les briques sont placardées de grandes affiches annonçant les programmes du cinéma et du théâtre. La place de cinéma coûte dix centimes et trente celle de théâtre. Les films montrent des ombres qui se meuvent avec talent, tandis qu’au théâtre les acteurs, certes moins bons, sont présents en chair et en os. Somme toute, le prix est justifié. Chaque soir, les deux salles font le plein de spectateurs, juste comme il faut.
Le soir venu, quand tous les marchands ambulants sont repartis et que les boutiques ont fermé leurs volets, dans l’obscurité de la rue, les pavés reflètent le brillant clair de lune. Les portes se ferment, les fenêtres se closent, puis, un moment plus tard, les lumières s’éteignent. Les enfants rêvent à leur vie quand ils seront grands, les vieux songent au temps de leur jeunesse. Quant aux hommes et aux femmes qui ne sont ni jeunes ni vieux, ils se livrent dans l’obscurité à d’autres plaisirs et sèment des graines de vie. L’an prochain à pareille époque, dans la petite ville, seront apparues de nouvelles vies vagissantes.
A présent règnent calme et obscurité.
Au cinéma, sur l’écran lumineux, s’agitent des silhouettes humaines, jouant une histoire faite de tristesse de la séparation et de joie des retrouvailles. Au théâtre, sur la scène brillamment éclairée, des acteurs bien réels jouent des personnages imaginaires.

¹ Dans la plaine du Nord, on tend souvent une voile sur les brouettes ou les charrettes pour s’aider de la force du vent. »

 

Née à Nankin en 1954, WANG Anyi a passé son enfance à Shanghai, la ville natale de sa mère. Née de parents tous deux écrivains, et enfant précoce, elle est capable dès l’âge de quatre ans de réciter des poèmes classiques, dont Le Chant des regrets éternels du poète Bai Juyi (IXe siècle), dont elle reprendra le titre, bien des années plus tard, pour le donner à son roman. Le chant des regrets éternels, paru en 1995, obtiendra d’ailleurs l’une des plus hautes distinctions chinoises, le prix Maodun, en l’an 2000. C’est encore une enfant quand son père, traité de droitiste en 1957, est démis de ses fonctions dans l’armée. Dix ans après, la Révolution culturelle va ranger sa mère, comme nombre d’écrivains, parmi les “esprits malfaisants”. Elle se réfugie dans la lecture des grands écrivains chinois et étrangers, notamment Balzac. Depuis la parution de ses premiers textes en 1976, elle ne va plus cesser de publier nouvelles, romans, essais et récits de voyage, remportant de nombreux prix littéraires. Elle aime à faire revivre sur un mode intimiste les ruelles de Shanghai et ses années d’adolescence marquées par la Révolution culturelle. Elle est élue en 2001 présidente de l’Association des écrivains de Shanghai.

Œuvres publiées en français (les deux titres disponibles en numérique sont suivis d’un *)

Les Lumières de Hong Kong. Éditions Philippe Picquier, 2001.
Amère Jeunesse. Bleu de Chine, 2004. (épuisé chez l’éditeur)
Le Chant des regrets éternels. Éditions Philippe Picquier, 2006.
Amour dans une petite ville. Éditions Philippe Picquier, 2007. *
Amour dans une vallée enchantée. Éditions Philippe Picquier, 2008. *
Amour sur une colline dénudée. Éditions Philippe Picquier, 2008.
À la recherche de Shanghai. Éditions Philippe Picquier, 2011.

10 janvier 2011

La collection « Comprendre » chez Ulysse disponible en epub

Jusque-là tous les guides et chapitres Ulysse disponibles en numérique sur ePagine (299 à ce jour) pouvaient être lus en PDF. Depuis quelques jours, la maison d’édition québécoise spécialisée dans les guides de voyage propose de télécharger les cinq guides de la collection « Comprendre » en ePub à 10,99 € (même prix que pour le PDF).

La collection « Comprendre », créée par les éditions Ulysse, vous donnera les clés essentielles pour mieux vous ouvrir aux cultures riches et complexes que sont les cultures chinoises, japonaises, thaïlandaises, brésiliennes ou cubaines. Vous trouverez dans chacun de ces cinq guides un tableau vivant des us et coutumes de chaque pays, les règles à respecter lors de rencontres, d’invitations ou d’événements spéciaux ainsi que des conseils pour éviter tout faux pas. Ces guides, qui proposent de solides résumés pour découvrir  notamment l’art de vivre local, sont des outils indispensables aux voyageurs d’affaires ainsi qu’aux étudiants ou aux expatriés qui doivent s’installer dans ces pays. Mais ces livres intéresseront aussi les voyageurs curieux qui veulent en savoir plus sur le mode de vie de leurs hôtes. Pour découvrir toute la collection « Comprendre » désormais disponible au format ePub afin de pouvoir être lue sur toutes les liseuses et tablettes, cliquez ici ; sachez qu’un extrait de chacun de ces guides peut être feuilleté en ligne via ePagine. Il vous suffira de vous rendre sur la fiche détail du guide qui vous intéresse en cliquant sur son titre.

Comprendre la Chine par Annabelle Masclet : Les différences culturelles constituent une formidable barrière qui empêche le développement de relations fructueuses entre les peuples. Aujourd’hui la Chine devient un acteur prédominant sur la scène mondiale et ce livre vous apportera toute l’aide souhaitée pour mieux réussir dans votre approche de celle-ci. Que votre déplacement en Chine soit dans un but commercial, académique, culturel, politique ou touristique, Comprendre la Chine vous permettra de mieux profiter de votre voyage et d’améliorer vos relations avec le peuple chinois. Ce livre vous apporte l’essentiel à savoir sur l’histoire et la culture chinoise ; il vous donne les clés du calendrier et de ses fêtes ainsi que des croyances dont il faut tenir compte. Il vous permettra d’éviter les faux pas qui vous placeraient dans l’embarras. Comment se débrouiller dans la vie quotidienne ? Comment se régaler de la gastronomie chinoise ? Comment respecter les règles de politesse ? En affaires et dans toutes transactions, comment négocier au mieux avec ses interlocuteurs chinois ? Pour mieux s’intégrer sur place, pour réussir en affaires, pour favoriser les échanges culturels ou sportifs, pour le rapprochement humain ou simplement pour mieux découvrir les richesses du premier pays au monde par sa population, il faut Comprendre la Chine.

Comprendre le Japon par Martin Beaulieu : Ce guide brosse un tableau des us et coutumes du pays pour transformer votre séjour au Japon en une expérience réussie. Que votre voyage en ce pays ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre le Japon vous permettra de nouer des relations avec le peuple japonais. Il présente un portrait de la vie quotidienne ainsi que des croyances courantes dans la société japonaise, en plus de s’attarder aux règles de l’étiquette à respecter lors de rencontres, d’invitations ou d’événements spéciaux. Il comporte de plus de nombreux conseils pour les francophones désireux de faire des affaires au Japon.

Comprendre la Thaïlande par Olivier Girard : La Thaïlande projette dans l’imaginaire occidental des images fortes mais la complexité de cette société peut constituer une difficulté dans le développement des rapports entre visiteurs et habitants. Ce livre a pour but de vous aider à réussir dans votre approche de la Thaïlande. Que votre déplacement en Thaïlande ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre la Thaïlande vous permettra de nouer des relations avec le peuple thaïlandais et de mieux profiter de votre voyage. Ce livre vous apporte l’essentiel à savoir sur l’histoire et la culture thaïlandaises ; il donne les clés du calendrier et de ses fêtes, des us et coutumes ainsi que des croyances dont il faut tenir compte. Il vous permettra également d’éviter les faux pas. Comment se débrouiller dans la vie quotidienne ? Comment se régaler de la gastronomie thaïlandaise ? Comment respecter les règles de politesse ? Comment négocier au mieux avec ses interlocuteurs siamois ? Pour mieux s’intégrer sur place, pour réussir en affaires, pour favoriser les échanges et le rapprochement humain, ou simplement pour mieux découvrir les richesses de ce pays, leader économique de l’Asie du Sud-Est et destination touristique phare, il faut Comprendre la Thaïlande.

Comprendre le Brésil par Natasha Prévost : Comprendre le Brésil est un ouvrage pour tous les voyageurs qui se rendent au Brésil pour y travailler, pour y étudier ou pour un court ou un long séjour. Comprendre le Brésil est aussi destiné à tous ceux qui par leur travail ou leurs loisirs sont en relations avec le Brésil ou la culture brésilienne. Ce guide vous aidera à mieux saisir les us et coutumes de ce géant économique et culturel de l’Amérique du Sud. Une section sur l’histoire et la géographie vous permettra de mieux cerner les enjeux sociaux, culturels, politiques et économiques du Brésil et les différences entre les régions qui le composent. Des textes sur la diversité des arts brésiliens, sur la passion du peuple brésilien pour la musique et la danse, et sur le syncrétisme religieux vous révèleront les particularités de la culture brésilienne. Un chapitre complet sur la vie quotidienne au Brésil et sur la façon d’y faire des affaires vous permettra de nouer plus facilement des relations avec les résidants.

Comprendre Cuba par Hector Lemieux : Comprendre Cuba est un ouvrage pour les voyageurs curieux, séduits par l’île communiste et qui veulent en savoir plus sur la société cubaine, sa culture et sa vie quotidienne. Au-delà des clichés, des vieilles voitures et des slogans révolutionnaires, Cuba demeure méconnue des milliers de touristes et voyageurs qui s’y rendent chaque année. Le guide Comprendre Cuba, écrit par un reporter international spécialiste de Cuba, Hector Lemieux, vous aidera à mieux saisir les us et coutumes d’une société passionnante et plus complexe qu’il n’y paraît, façonnée par une histoire tumultueuse unique. Cet ouvrage est ponctué de témoignages de Cubains rencontrés par l’auteur aux quatre coins de l’île, qu’il s’agisse d’entrevues avec des compagnons de Che Guevara aux confessions des jineteras, ces escortes qui accompagnent les touristes jusqu’à des âges canoniques. Ce livre à nul autre pareil vous en apprendra davantage sur le régime politique, la religion, les classes socioéconomiques et les systèmes de santé et d’éducation de Cuba. Il vous révélera tout ce que vous devez savoir sur la musique cubaine, l’histoire du rhum, l’industrie du cigare et la passion du baseball. Il vous surprendra en abordant des sujets plus délicats comme la dissidence et le rêve d´exil des Cubains, le tourisme sexuel à Cuba ou la libreta, ce système de ravitaillement et de rationnement de la nourriture. L’émergence du tourisme médical à Cuba est également abordée, de même que l’univers des médias cubains. L’auteur s’attarde aussi à décrire le système économique bien particulier de Cuba. Il conseille les entrepreneurs étrangers pour qu’ils puissent composer avec la bureaucratie, négocier avec les Cubains et gérer les ressources humaines. Que votre voyage à Cuba ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre Cuba est un ouvrage essentiel pour approfondir vos connaissances et améliorer votre compréhension du pays de Fidel.

ChG

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