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le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

4 janvier 2014

L’intégrale de la saga de Krondor de Raymond E. Feist : dernier week-end #operationfeist

Dernier week-end : #operationfeist se terminera demain
DIMANCHE 5 JANVIER 2014 juste avant minuit
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Milady lance une opération qui va ravir les amateurs de littératures de l’imaginaire et va sans doute permettre à de nouveaux lecteurs de découvrir l’un des maîtres de la Fantasy : Raymond E. Feist. La maison d’édition profite en effet de la période approchante des fêtes pour mettre en avant un des classiques incontournables de la Fantasy et un best-seller international : La Saga de Krondor. Cette saga foisonnante pleine de magie, de luttes et de personnages inoubliables, est l’œuvre d’une vie, l’auteur ayant écrit 27 tomes dans 9 séries.

Les éditions exclusives en numérique de La Saga de Krondor de Raymond E. Feist comportent également des couvertures inédites. Chaque série, contenant entre 2 et 4 tomes, sera vendue entre 9.99 € et 14.99 €. Et pour couronner le tout, Milady proposera l’intégrale de la saga de Krondor en un seul livre numérique (27 tomes, l’équivalent de 11.000 pages pour 99.99 €).

Infra, vous trouverez la liste des séries avec les visuels de couverture et les liens vers la librairie ePagine. Si vous souhaitez consulter les 10 références en un coup d’œil, suivez ce lien.

 

L’édition exclusive en numérique de La Saga de Krondor contient les ouvrages suivants :

 

•1 La Guerre de la Faille (4 tomes, 9,99 €)
Magicien, L’Apprenti (2005), Magicien, Le Mage (2005), Silverthorn (2005) et Ténèbres sur Sethanon (2005)
•2 La Trilogie de l’Empire (3 tomes, 9,99 €)
Fille de l’Empire (2011), Pair de l’Empire (2011) et Maîtresse de l’Empire (2011)
3• Le Legs de la Faille (3 tomes, 9,99 €)
Krondor : La Trahison
(2006), Krondor : Les Assassins (2006) et Krondor : La Larme des dieux (2007)

4• L’Entre-deux-guerres (2 tomes, 9,99 €)
Prince de sang (2005) et Le Boucanier du roi (2005)
5• La Guerre des Serpents (4 tomes, 9,99 €)
L’Ombre d’une reine noire (2004), L’Ascension du prince marchand (2004), La Rage d’un roi démon (2005) et Les Fragments d’une couronne brisée (2005)
6• Le Conclave des Ombres (3 tomes, 14,99 €)
Serre du Faucon argenté (2008), Le Roi des renards (2008) et Le Retour du banni (2009)

7• La Guerre des ténèbres (3 tomes, 14,99 €)
Les Faucons de la Nuit (2009), La Dimension des ombres (2010) et La Folie du dieu noir (2011)
8• La Guerre des démons (2 tomes, 14,99 €)
La Légion de la terreur (2011) et La Porte de l’Enfer (2011)
9• La Guerre du Chaos (3 tomes, 14,99 €)
Un royaume assiégé (2012), Une couronne en péril (2013) et La Fin du magicien (2013)

L’intégrale Krondor (9 séries, 27 tomes, 99,99 €)
pour les détails, se référer aux séries et tomes listés supra

20 novembre 2013

L’intégrale de la saga de Krondor de Raymond E. Feist #operationfeist

Milady lance une opération qui va ravir les amateurs de littératures de l’imaginaire et va sans doute permettre à de nouveaux lecteurs de découvrir l’un des maîtres de la Fantasy : Raymond E. Feist. La maison d’édition profite en effet de la période approchante des fêtes pour mettre en avant un des classiques incontournables de la Fantasy et un best-seller international : La Saga de Krondor. Cette saga foisonnante pleine de magie, de luttes et de personnages inoubliables, est l’œuvre d’une vie, l’auteur ayant écrit 27 tomes dans 9 séries. Attention ! comme pour les Intégrales Bragelonne, cette opération a une durée limitée : elle débutera le 22 novembre 2013 et se terminera le 5 janvier 2014.

Les éditions exclusives en numérique de La Saga de Krondor de Raymond E. Feist comportent également des couvertures inédites. Chaque série, contenant entre 2 et 4 tomes, sera vendue entre 9.99 € et 14.99 €. Et pour couronner le tout, Milady proposera l’intégrale de la saga de Krondor en un seul livre numérique (27 tomes, l’équivalent de 11.000 pages pour 99.99 €).

Infra, vous trouverez la liste des séries avec les visuels de couverture et les liens vers la librairie ePagine. Si vous souhaitez consulter les 10 références en un coup d’œil, suivez ce lien.

 

L’édition exclusive en numérique de La Saga de Krondor contient les ouvrages suivants :

 

•1 La Guerre de la Faille (4 tomes, 9,99 €)
Magicien, L’Apprenti (2005), Magicien, Le Mage (2005), Silverthorn (2005) et Ténèbres sur Sethanon (2005)
•2 La Trilogie de l’Empire (3 tomes, 9,99 €)
Fille de l’Empire (2011), Pair de l’Empire (2011) et Maîtresse de l’Empire (2011)
3• Le Legs de la Faille (3 tomes, 9,99 €)
Krondor : La Trahison
(2006), Krondor : Les Assassins (2006) et Krondor : La Larme des dieux (2007)

4• L’Entre-deux-guerres (2 tomes, 9,99 €)
Prince de sang (2005) et Le Boucanier du roi (2005)
5• La Guerre des Serpents (4 tomes, 9,99 €)
L’Ombre d’une reine noire (2004), L’Ascension du prince marchand (2004), La Rage d’un roi démon (2005) et Les Fragments d’une couronne brisée (2005)
6• Le Conclave des Ombres (3 tomes, 14,99 €)
Serre du Faucon argenté (2008), Le Roi des renards (2008) et Le Retour du banni (2009)

7• La Guerre des ténèbres (3 tomes, 14,99 €)
Les Faucons de la Nuit (2009), La Dimension des ombres (2010) et La Folie du dieu noir (2011)
8• La Guerre des démons (2 tomes, 14,99 €)
La Légion de la terreur (2011) et La Porte de l’Enfer (2011)
9• La Guerre du Chaos (3 tomes, 14,99 €)
Un royaume assiégé (2012), Une couronne en péril (2013) et La Fin du magicien (2013)

L’intégrale Krondor (9 séries, 27 tomes, 99,99 €)
pour les détails, se référer aux séries et tomes listés supra

11 septembre 2013

Chroniques des Ombres, le feuilleton de Pierre Bordage (mise à jour)

Mise à jour du 11 septembre 2013 : comme annoncé sur le site ActuaLitté, suite à un problème de santé de Pierre Bordage qui l’empêche de terminer son feuilleton dans les temps, sa maison d’édition vient de mettre à jour le calendrier de parution des prochains épisodes, à savoir : épisode 28 le 16 septembre ; épisode 29, le 18 ; épisode 30, le 20 ; épisode 31, le 23 ; épisode 32, le 25 ; épisode 33, le 27 ; épisode 34, le 30 ; épisode 35, le 2 octobre et épisode 36, le 4 octobre. Quant à l’intégrale, elle sera disponible dès le 7 octobre.

 

 

 

Du 24 juin au 13 septembre 4 octobre, les éditions Au diable vauvert et l’auteur des Derniers Hommes (paru en feuilleton numérique il y a trois été chez le même éditeur) et d’une quarantaine d’autres titres disponibles sur ePagine vous invitent tout l’été à suivre une aventure post-apocalyptique en 36 épisodes, Chroniques des ombres de Pierre Bordage. Trois épisodes paraîtront chaque semaine (lundi, mercredi et vendredi) jusqu’à parution de l’intégrale en papier et en numérique. Les épisodes 1 et 2 sont gratuits et disponibles sur tous les sites de ventes de livres numériques, les suivants à 0.49 €.

« Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné une partie de la population mondiale dans des mégapoles équipées de purificateurs d’air. Les capitales sont regroupées en Cités Unifiées: la plus importante, NyLoPa, réunit New York, Londres et Paris. La sécurité est assurée par une armée suréquipée de super détectives, les fouineurs.

Soudain, dans toutes les villes et en quelques minutes, des centaines de meurtres sont perpétrés par d’invisibles assassins, les Ombres. On soupçonne la secte de la Fin des Temps d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir. Ils vont être entraînés hors des cités, dans le «pays vague», lieu de tous les dangers. »

Un grand feuilleton de SF en 36 épisodes à suivre en numérique cet été et cet automne puis à retrouver en librairie en septembre octobre. Pierre Bordage relève le défi des feuilletonistes du XIXe.

 

Pour accéder au premier épisode sur ePagine, cliquez ici !

19 juillet 2012

Pacifico, premier roman du Comte Kerkadek (éditions de Londres)

Le 16 mai dernier, nous annoncions ici-même l’entrée au catalogue numérique de 85 titres payants (0.99 €) des éditions de Londres. D’abord diffusés gratuitement sur leur site, ces titres pouvaient cette fois être téléchargés par les internautes chez tous les revendeurs de livres numériques ainsi que sur les sites des libraires en ligne (ePagine et le réseau de libraires partenaires inclus). Dans le même temps, les éditions de Londres avaient eu la bonne idée de proposer 15 autres titres, gratuits ceux-là et toujours aux formats PDF, ePub et Mobi. Aujourd’hui, le catalogue de cette maison d’édition numérique contient 111 textes. On y trouve surtout des classiques d’auteurs francophones (Londres, Verne, Jarry, Maupassant, Lafargue, Voltaire ou encore Xavier de Maistre), des pamphlets, des tragédies, des récits de voyages et des écrits politiques (Aristophane, Bougainville, Élisée Reclus, Bakounine, Étienne de La Boétie, Kropotkine, Marco Polo, Zo d’Axa…) et quelques œuvres d’auteurs oubliés ou trop méconnus (dernièrement Georges Darien). L’originalité de cette maison d’édition, outre de proposer un catalogue très orienté et de soigner ses fichiers, est de proposer à l’intérieur du livre numérique mais également sur le site des contenus fouillés et des points de vue intéressants (préfaces qui permettent d’apporter un angle différent sur l’œuvre choisie, biographies, couvertures originales, critique…).

Il y a un mois, nous découvrions dix textes supplémentaires mais également une nouvelle charte graphique, des couvertures plus visuelles, plus travaillées.

Aujourd’hui (nouveauté attendue puisque annoncée très tôt), la maison d’édition vient de mettre en ligne non pas un texte d’un auteur classique mais d’un auteur contemporain. Et, une fois de plus, les éditeurs n’ont pas fait les choses à moitié. À la fois récit d’aventures initiatique, roman surréaliste, roman à feuilleton dans la tradition dix-neuviémiste, roman à tiroirs (il y a ici tout un jeu de miroir entre l’auteur, le narrateur, le lecteur et un certain Docteur Furtado, jeu qui démarre d’ailleurs dès la préface), road-novel,…, Pacifico (sous titré Roman vrai) joue aussi avec les codes du thriller, les romans conspirationnistes et paranoïaques tout en dénonçant le traitement inhumain des poulets en batterie et en offrant un regard acéré sur les États-Unis actuels. Si en plus de ça vous ajoutez une bonne dose de mystère autour de l’auteur, vous avez là un univers des plus délirants. Ça ne plaira pas à tout le monde c’est certain mais ce choix éditorial a le mérite d’être agréablement accompagné et dignement assumé. Pour en savoir plus, je vous conseille vivement de lire (et de savourer j’espère) la page consacrée à ce roman sur le site de la maison d’édition numérique ainsi que celle qui présente l’auteur de Pacifico, le Comte Louis de Kerkadek, dit La Pérouse, un navigateur, explorateur et écrivain français né au début des années soixante dans un hameau du Nord Finistère (où il vit toujours) dont « des périodes entières de sa vie restent à ce jour un mystère » et qui donne peu d’interviews (dixit les éditeurs).

Après un court résumé de l’histoire, je vous propose de lire infra la préface de l’auteur. Si vous souhaitez lire les trois premiers chapitres avant d’aller plus loin, sachez que vous pouvez télécharger gratuitement un extrait plus important ici. Ce roman, en France, est vendu au même prix partout : 3.99 €.

ChG

 

Récemment débarqués aux États-Unis, Gaspard et Léo trouvent du travail chez Furtado’s, la célèbre chaîne de poulets frits. Leur vie insouciante leur convient : amour, sexe, violence, cuisson des poulets. Tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où ils rencontrent Lucien, ancien agent de la CIA, qui leur sauve la vie puis leur révèle un incroyable secret : l’apoyotl. Cette plante du Pacifique serait le fil conducteur entre le naufrage de La Pérouse, l’assassinat de Trotsky, l’avance de l’armée rouge en 1944, Woodstock, et la disparition inexpliquée du fondateur de Furtado’s. Car l’apoyotl donnerait accès à l’Autre Monde. Gaspard et Léo comprennent alors que le destin de l’homme se lit dans le poulet, et qu’il leur faut à tout prix trouver le sens de la vie… avant qu’il ne soit trop tard.

Préface de l’auteur

“ Né de terre bretonne et de père lointain, c’est avec une certaine émotion que je vous dédie, cher lecteur, cet ouvrage, dont je suis certain, vous apprécierez à leur juste valeur les qualités humaines et littéraires.

Auteur novice, trop occupé pendant les quarante dernières années à vivre pleinement mes aventures plutôt qu’à les conter je me mis à la plume sur le tard. C’est donc non pas par facétie mais bien par modestie congénitale que je me refusai à la première personne, préférant utiliser le « il » pour narrer mes exploits. Je laissai la première personne au second rôle, à l’exception de la troisième partie. La première personne sera donc endossée par mon disciple, être prometteur que je ne décourage pas de l’ambition légitime qu’il a un jour de me ressembler.

Cet ouvrage, qu’il connaisse la gloire ou l’anonymat, est un organisme vivant, à l’instar des poulets dont il y est question. Déjà le fruit de multiples transformations, il est certainement destiné à enfanter une progéniture nombreuse. Pour le meilleur ou pour le pire, car il est des poulets comme des hommes, il ne faut jamais se fier à sa première impression. Les hommes comme les poulets sont perfectibles, à condition d’ouvrir les portes des hangars où tristement ils s’abîment dans l’oubli.

Un dernier mot. Longtemps j’hésitai entre deux titres : Mémoires d’Outre Tombe, en hommage au malouin Chateaubriand, et La danse macabre du poulet, en hommage aux poulets. Le choix de Pacifico fut le terme ultime d’une litanie de considérations légales. Mais les œuvres littéraires et leurs titres sont comme les poulets voués à disparaître dans l’oubli d’un nuage de plumes.

Comte Kerkadek, dit La Pérouse ”

© Pacifico, Comte Kerkadek, éd. de Londres, juillet 2012

16 février 2012

Hemingway | Le vieil homme et la mer | nouvelle traduction

Note du 17 février 2012, 22h00 : Ce soir on en sait plus sur les raisons qui ont poussé les éditions Gallimard à demander de manière soudaine à tous les diffuseurs de retirer ce titre de leurs différentes plateformes. Alban Cerisier, secrétaire général de la maison d’édition, s’en est expliqué via le site ActuaLitté. « Si on suit strictement la règle, nous sommes en effet les seuls à pouvoir publier une traduction de cette œuvre. Mais vis-à-vis de la succession Hemingway, on ne pouvait pas faire autrement que de réagir en demandant le retrait de ces œuvres. Nous sommes tenus contractuellement de faire respecter ces droits. François Bon n’avait probablement pas connaissance de ces accords contractualisés ». Cette affaire, plus complexe qu’elle n’y paraissait au premier abord, est d’ailleurs très bien analysée par Hubert Guillaud, rédacteur en chef d’InternetActu.net. « Cette histoire (une de plus) me semble emblématique d’une incompréhension de plus en plus aiguë entre la création et le droit, entre le partage et la propriété », écrit-il sur sur le blog La Feuille, billet que je vous invite à consulter avant d’ouvrir à nouveau les fenêtres sur le monde.

Note du 17 février 2012, 17h30 : Contrairement à ce que j’écrivais hier, ce titre ne peut plus être téléchargé pour l’instant, ni sur ePagine, ni sur les sites des libraires partenaires, les éditions Gallimard venant brutalement de demander à publie.net « de retirer cet ouvrage de la vente, dont la publication et la commercialisation constituent un acte de contrefaçon » ainsi qu’à tous les diffuseurs « de procéder à son retrait immédiat » de leur plateforme (cf. le billet de François Bon sur le tiers livre).
Pour l’instant, comme personne ne m’a encore demandé de « procéder au retrait immédiat » de ce billet avec extrait de la traduction du vieil homme et la mer par François Bon, je le laisserai en ligne. En soutien à tous les passeurs de textes, de savoir et d’émotions.
Je signale aussi à tous ceux qui ne connaîtraient pas et souhaiteraient découvrir ce que propose cette maison d’édition numérique d’aller jeter à œil à son catalogue exigeant (vous pouvez aussi visiter ce blog qui a chroniqué nombre de ses titres mis en ligne depuis 3 ans). Vous y trouverez là des écrivains classiques mais surtout des auteurs d’aujourd’hui. Vous y lirez de la poésie, des fictions, des polars, de la SF, des essais. Il n’y aura pas plus beau soutien (et agréable qui plus est) à cette maison d’édition (qui est une coopérative d’auteurs) passionnée par la diffusion de toutes les formes d’écritures, les langues singulières, les voix et les idées. Ce qui s’écrit là est notre mémoire de demain, la mémoire des hommes, la mémoire et la mer (« La marée, je l’ai dans le cœur/ Qui me remonte comme un signe »).

ChG


billet du 16 février 2012

Après Lovecraft, Melville et Kafka, un autre grand auteur du XXe siècle, Hemingway, vient de rejoindre le répertoire numérique de publie.net en bénéficiant lui aussi d’une nouvelle traduction. Si le Bartleby de Melville (cf. billet du 27 juillet 2011) et les histoires terrifiantes de Lovecraft sont traduites par Ruth Szafranski (cf. également ses récentes traductions de Dashiell Hammett), si les 57 récits brefs de Kafka (cf. billet du 6 février dernier) sont traduits par Laurent Margantin, Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway, lui, a été travaillé au plus près par François Bon. Voici d’ailleurs ce qu’il en dit : « Traduire c’est reprendre un texte comme du gravier, lentement. Par rapport aux autres textes d’Hemingway, presque un travail de statuaire : si peu de mots, et le tournoiement de leurs répétitions, des didascalies qui détourent les phrases comme un vitrail. Le jeu précis de miroitements entre les paroles que le vieil homme dit à haute voix pour le ciel, le poisson ou lui-même, et son monologue intérieur. Le travail comme sur du marbre entre homme et animal, et l’égalité terrible devant mort et destin. L’énorme défi de ce texte, c’est comment l’universel tient à ce rythme, et ce concret. Puis la violence de la fable, l’émergence crue de beauté qui en est le complément nécessaire, presque incestueux. »

Cette nouvelle traduction du vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway mise en ligne par publie.net peut être téléchargée sur toutes les plateformes de ventes de livres numériques, ePagine et ses libraires partenaires inclus (multi-formats dont ePub, marquage sans DRM, 2.99€).

Et tout de suite un long extrait qui rappellera bien des choses à tous les amateurs de ce monument de la littérature mondiale qui est aussi le dernier texte connu écrit par Hemingway avant son suicide en 1961.

ChG

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Extrait du vieil homme et la mer

« (…)

Juste avant la nuit, alors qu’ils passaient une grande île de sargasses qui se soulevaient et balançaient dans la lumière de la mer comme si l’océan faisait l’amour avec quelque chose qui se cachait sous une couverture jaune, un dauphin attrapa la ligne arrière. Il le vit tout d’abord quand il sauta en l’air, tout doré dans la dernière lumière du soleil, battant violemment dans son saut. Il sauta de nouveau et de nouveau, des sauts que la peur rendait acrobatiques, et il l’amena jusqu’à sa poupe, accroupi, tout en retenant la grande ligne de sa main et du bras droits, ramenant le dauphin de sa main gauche, retenant la ligne chaque brasse de son pied nu. Quand le poisson fut à toucher le canot, plongeant et se hérissant de tous les côtés par désespoir, le vieux se pencha sur le plat-bord, et souleva le poisson d’or poli avec ses taches mauves par-dessus la poupe. Ses mâchoires battaient convulsivement dans des morsures rapides contre l’hameçon, et il battait le fond du bateau de son long corps plat, de la queue et de la tête, jusqu’aux coups de gourdin sur la tête brillante et dorée qui le laissaient tressaillant, mais inerte.
Le vieux décrocha le poisson, remit un appât sur sa ligne avec une autre sardine et la remit à la traîne. Puis il revint laborieusement à la proue. Il lava sa main gauche et l’essuya sur son pantalon. Puis il passa la grande ligne de sa main droite à sa main gauche et lava sa main droite dans la mer tout en regardant le ciel plonger dans l’océan, et surveillant l’inclinaison de la ligne.
– Elle n’a pas changé du tout, dit-il. Mais suivant le mouvement de l’eau le long de sa main, il remarqua qu’ils avaient encore ralenti.
– Si je laisse les deux avirons à la traîne, ça devrait le ralentir encore pour cette nuit, dit-il. Il est bon pour la nuit et moi aussi.
Ce serait mieux de dépecer le dauphin un peu plus tard, pour que le sang reste dans la viande, pensa-t-il. Je peux faire ça dans un moment, quand je mettrai mes avirons à la traîne. C’est mieux de laisser le poisson tranquille maintenant, et de ne pas trop le déranger au crépuscule. Le coucher du soleil est un moment difficile pour tous les poissons.
Il sécha sa main droite dans l’air du soir, puis assura de nouveau sa prise sur la ligne et s’arrangea comme il put, se débrouillant pour s’allonger contre le plat-bord pour que le bateau ait sa part de la traction, et partage avec lui.
J’apprends comment le faire, pensa-t-il. Enfin, cette partie-là. Puis se souvint qu’il n’avait rien mangé depuis qu’il avait pêché ce thon gardé comme appât, et qu’il avait besoin de se nourrir. J’ai mangé le thon en entier, demain je mangerai le dauphin. Il l’appelait dorado. Peut-être que je devrais en manger un morceau quand je le viderai. Ce sera plus difficile à manger que la bonite. Mais ici rien n’est facile.
– Tu vas comment, le poisson, demanda-t-il à voix haute. Moi je me sens bien, ma main gauche va mieux, j’ai de quoi manger pour cette nuit et demain. Tire mon bateau, le poisson.
Il ne sentait pas si bien que cela, la douleur due à la corde en travers de son dos avait dépassé la simple douleur, était devenue un engourdissement dont il se méfiait. Mais j’ai traversé des choses bien pires, pensait-il. Ma main est seulement coupée et la crampe est partie de l’autre. Mes jambes vont bien. Et maintenant j’ai un avantage sur lui dans comment se nourrir.

(…) »

© Ernest Hemingway, Le vieil homme et la mer, traduction François Bon, publie.net, 2012.

29 juin 2011

Entretien avec Elias Jabre (collection One shot chez StoryLab)

Il y a quelques semaines l’éditeur pure player StoryLab lançait une nouvelle collection d’ebooks (des nouvelles pour moins d’un euro) : « One shot ». Initiateur de ce projet, Elias Jabre (que je croise depuis quelques mois chez ePagine) est également devenu le premier auteur à rejoindre cette nouvelle collection avec deux de ses nouvelles. Après Absolut barbarian trip (fin mai) c’est au tour de Un psychopathe et demi d’être désormais propulsé sur tous les sites de vente en ligne, mobiles ou non. Deux nouvelles donc et deux univers : Absolut barbarian trip semble avoir été écrit à cent à l’heure ; ici le trip (vous le lirez dans tous les sens du terme) vous entraînera dans une descente aux Enfers sur une île où des jeunes gens (dont le narrateur de cette histoire) ont été sélectionnés pour participer à un jeu où les règles (sex & drugs & rock ‘n’ roll) étaient sans doute trop simples pour être honnêtes… Un psychopathe et demi est en revanche une nouvelle beaucoup plus lente, plus angoissante aussi, quasiment un huis clos. Et ici Elias Jabre s’empare, via le thriller, de nos petites lâchetés avec une radicalité effrayante. Place maintenant à l’entretien auquel Elias a bien voulu participer. Merci à lui.

 

Entretien avec Elias Jabre

 

Avec Absolut barbarian trip et Un psychopathe et demi, StoryLab vient d’inaugurer une nouvelle collection (« One shot ») réservée aux textes très courts, mobilité oblige. Qui a eu l’idée ? L’éditeur ? Toi ?
L’idée de lancer une collection de nouvelles me trottait dans la tête depuis un certain temps. On avait commencé à y réfléchir avec un petit groupe à l’époque où on essayait de monter une maison d’édition papier, et en calculant, publier des nouvelles papier à moins de deux euros, s’avérait injouable d’un point de vue économique. Travaillant également dans l’édition numérique, je savais qu’il y avait une autre carte à jouer. J’ai commencé par aller voir un éditeur traditionnel, mais l’ebook lui semblait trop nébuleux pour se lancer. Un jour, j’ai découvert Storylab et j’ai été fortement séduit par leur positionnement. Ils étaient arrivés aux mêmes conclusions : des textes courts, à prix réduit, pour la mobilité, en numérique. J’ai commencé par envoyer Absolut Barbarian Trip, qui a leur a plu, et quand j’ai rencontré Nicolas Francannet, l’un des fondateurs, je lui ai proposé de pousser leur logique jusqu’au bout : des formats « nouvelles » vendues sur le modèle des tracks de musique à 99 cents.

 

As-tu le projet d’écrire d’autres nouvelles pour cette collection ? Si oui seront-elles ensuite réunies dans un recueil ?
Rien n’est encore défini.

 

J’imagine que la collection est ouverte à d’autres projets d’écriture, à d’autres auteurs confirmés ou débutants. Qui fait la sélection et comment un auteur doit procéder s’il souhaite envoyer un de ses textes ?
Bien sûr, tant que le texte gagne nos faveurs ! La ligne éditoriale, c’est essentiellement deux critères. Le format court, des nouvelles entre 25 000 et 45 000 signes. Et des histoires, sans limite de thème, du thriller à la science-fiction, etc. L’idée que les auteurs développent des univers forts, à l’instar des séries américaines, nous plaît aussi beaucoup. La sélection est faite par le comité de lecture Storylab, et quelques lecteurs donnent également un premier avis. Les manuscrits peuvent être envoyés ici.

 

Tu travailles actuellement à un projet en Recherche et Développement pour ePagine, le livre numérique ne t’est donc pas étranger. Tu pourrais nous en parler un peu ?
Je suis le projet SOLEN, c’est une plate-forme de recherche destinée aux libraires qui associera par contexte des contenus de journaux, de revues et des livres numériques, le but étant de multiplier les croisements pertinents entre différents contenus. Concernant l’ebook, étant donné la facilité à produire un livre aujourd’hui (un ebook mais également un livre papier) à un coût limité, je crois que les éditeurs vont devoir réinvestir de façon ferme leur premier rôle, celui d’accompagner les auteurs, en prenant le temps de travailler leurs textes. Désormais, il va falloir se démarquer encore davantage pour être visible, et l’éditeur reste le principal garant des auteurs publiés. En plus de la production foisonnante où il faut trouver sa place, il y a également les nouveaux prescripteurs qui vous attendent au tournant, des nouvelles formes de critique professionnelle avec des sites comme nonfiction, aux critiques de lecteurs regroupés dans des communautés comme Babelio. De leur côté, les prescripteurs libraires vont sans doute voir leur rôle s’accentuer en même temps que leur métier évoluer. Ils pourraient se mettre à gérer des communautés de lecteurs en ajoutant une coloration plus humaine que la simple relation entre internautes qu’offrent les solutions pure web, sans compter leur expertise et leur relation étroite avec les éditeurs et les auteurs. Plus ancrés dans des pratiques traditionnelles, ils sont à même de créer un nouveau type de lien correspondant à une nouvelle évolution d’internet qui reflue vers le physique, et qui mêle le physique au web, le local au global, le ebook au papier. Par exemple, un libraire, aujourd’hui, est amené à proposer à la communauté de clients de sa librairie (physique et numérique) des contenus ebooks qui n’existent pas en papier, des extraits numériques pour des œuvres à paraître (en papier et numérique), les titres en numérique des livres qui sont épuisés au format papier. Il mêlera de plus en plus des offres papier et numérique à travers de nouvelles relations qu‘il reste encore à inventer, en plus des rencontres libraires avec les auteurs et de toutes les autres activités qu‘il propose déjà et qui vont également évoluer. C’est les outils qu’ePagine construit avec eux pour suivre ce mouvement de fond.

 

Et personnellement tu as quel rapport avec les nouveaux supports de lecture ? As-tu une liseuse, une tablette, lis-tu sur smartphone ? Pratiques-tu les sites, les blogs ? Lesquels ?
J’ai acquis sur le tard un iphone, et peu à peu, à force de lire de la presse, mes mails, et des extraits de nouveautés que je n’avais jamais eu l’idée d’ouvrir en librairie, je me suis fait plus rapidement que je ne pensais à la lecture ebook sur écran LCD. Sans compter des livres du domaine public et gratuits en numériques que je ne pense pas non plus acheter : la vie de Poe par Baudelaire, des nouvelles de Poe que je ne connaissais pas, des aphorismes et poèmes d’Oscar Wilde, etc. Mais je pense que le livre doit rester court, sinon j’ai tendance à revenir au papier. J’avais également obtenu une tablette E Ink d’un précédent travail, et cette fois, il n’y a plus de problème de format. J’ai lu Albertine disparue et la thèse d’un ami de 400 pages (si l’on compte en papier) sans difficulté. En revanche, je ne prenais pas la tablette E Ink avec moi en déplacement, je ne lisais qu‘à la maison. D’une technologie à l’autre, ce ne sont pas les mêmes usages de lectures, les mêmes textes qu’on a envie de lire, etc. Concernant les blogs, j’en fréquente quelques-uns en plus de celui d’ePagine. Par exemple, Le silence qui parle qui fait de belles propositions de textes, des extraits littéraires et critiques, de philo, de danse, de politique, etc.

 

Ton premier roman, Immortalis publié au Masque en 2004 (Prix du roman fantastique du festival de Gérardmer) était un thriller très enlevé où tu jouais beaucoup avec les codes du genre. On sent que tu t’es également amusé pour écrire Absolut barbarian trip qui pourrait être inspiré par des émissions et des jeux de télé-réalité. Est-ce une de tes marques de fabrique ou un hasard ?
Dans Immortalis, il y avait, je crois, comme une volonté de parodie qui traversait l’histoire, l’écriture et les personnages, tout en mêlant de nombreux codes comme les jeux vidéo et le manga, sans compter un jeu de référence constant à d’autres livres par des citations en début de chapitre, sorte de puzzle qui raconte encore une histoire, mais devenue suspecte à force d’insister sur le fait qu’elle est composée de vieilles pièces, tout en restant une histoire avec tout un mélange clinquant. Absolut barbarian trip est pour moi très différent, ou alors ça passe ailleurs. Aucune parodie directe. Il y a, je crois, une plus grande innocence dans ma façon d’écrire. Mon personnage est en plein dans la marmite et moi avec d’une certaine manière, aucune raison qu’on échappe au dehors et de ne pas être plongé dans cet univers qui va s’avérer tout aussi fabuleux qu’effroyable, aussi loin qu’il semble pousser les limites… Plutôt que les jeux de téléréalité, j’ai dû prendre des bouts de souvenirs, soirées étudiantes, voyages dans des similis Club Med, observations de fêtards en vacances, sans compter le springbreak des étudiants américains qui inspirent les écoles de commerce françaises où les fêtes ne sont peut-être pas encore aussi extrêmes, quoique… Nicolas, après avoir lu ma nouvelle, m’a dit : j’ai immédiatement pensé à l’île de Ricard, elle est réservée par les écoles de commerce pour des séminaires « festifs » ! Cette culture qui mêle fête, beuverie et sexe s’est propagée à très grande échelle. Dans mon autre nouvelle qui vient d’être mise en ligne, Un psychopathe et demi, j’essaye de mettre la même sincérité et jubilation dans l‘écriture, une histoire avec un type enfermé dans un espace conjugal menaçant qui ne supporte plus les coordonnées du monde, et où il ne voit pas d’échappatoire. Peut-on vivre dans les coordonnées que nous donne le monde à tel moment ? Comment se manifestent-elles dans les corps de mes personnages impuissants pour les pousser à l’impensable, à l’infamie, qui deviennent des pistes loufoques qu’il ne faut pas hésiter à explorer pour retrouver de la respiration…

 

 

Propos recueillis par Christophe Grossi pour le blog ePagine.

17 juin 2011

#EbookFriday pour tous

Créé par les utilisateurs de Twitter, le FollowFriday associé à son hashtag (#FollowFriday ou #FF) est, chaque vendredi, un moyen de faire découvrir aux personnes qui vous suivent de nouveaux membres que vous appréciez ou ceux dont vous recommanderiez de suivre les tweets durant le week-end par exemple. Il y a presque un mois maintenant Jean-François Gayrard de Numerik:)ivres, s’inspirant de cette coutume, a lancé l’EbookFriday (#EbookFriday ou #EF sur Twitter). Chaque vendredi jusqu’à minuit sa maison d’édition 100% numérique propose 3 titres de son catalogue à 0,99€ alors que d’ordinaire ils sont vendus entre 1.99 € et 5.99 €. Ces titres (romans, nouvelles, polars…) peuvent être achetés sur tous les sites de vente de livres numériques, notamment sur ePagine, Place des libraires numériques ou via le reader ePagine pour ceux qui liraient avec iPhone ou iPad. La semaine dernière un autre éditeur, publie.net, s’est associé à l’événement via sa collection stigme.99 ; comme pour Numerik:)ivres on ne trouvera ici que de la littérature contemporaine voire hyper-contemporaine à la différence près que cet éditeur pure player a choisi de commercialiser ses titres-là (30 à ce jour) en permanence à 0.99 €. Pour jouer le jeu, aux trois titres de Numerik:)ivres j’en ai choisi aujourd’hui 3 autres de la collection stigme.99 dont je recommande la lecture ainsi que trois titres mis en vente à moins d’un euro (et sans DRM) par d’autres éditeurs du catalogue ePagine. Ainsi on arrive à 9, chiffre du jour ! Je tiens aussi à préciser que cette opération ne vise pas à brader les textes numériques mais permet, grâce aux outils mis à disposition sur le web (merci en passant à immatériel pour la manip !), de faire connaître à la fois de nouveaux acteurs du livre numérique, des éditeurs, des catalogues et surtout des auteurs que vous ne connaitriez peut-être pas encore. Bon EbookFriday à tou(te)s !

 

Sélection Numerik:)ivres du jour

 

Fracture mentale, André Delauré
Charly est un schizophrène. Il enlève des enfants pour les éduquer selon son mode de pensée et cela se passe très mal… Il nous entraîne dans sa dérive ; un suspens intenable écrit par un spécialiste du roman noir. Âmes sensibles, certaines scènes peuvent vous heurter !

 

Zoé Bonhomme (épisode 1, Zoé a trop bu), Lucy Gareth
Zoé Bonhomme est à la recherche de l’âme-soeur. Jeune femme active, urbaine, fêtarde et hyperconnectée, Zoé Bonhomme a un gros problème : lors de sa dernière sortie elle a un peu trop abusé de la vodka au miel et il y a comme un grand voile blanc au matin… À lire au second degré !

 

Reine(s), Astrid Monet
En 5 nouvelles, l’auteure amène ses lecteurs à franchir 5 étapes de la vie d’un couple (Georges et Clara) face à la question de l’engagement en jouant avec plusieurs codes et procédés narratifs.

 

 

Sélection ePagine du jour

 

Cartons, Christine Jeanney, publie.net, coll. stigme.99
On a tous déménagé au moins une fois. On a tous rempli, numéroté, annoté les cartons. On a tous retrouvé, à mesure que les cartons se remplissaient et la maison se vidait, des traces de notre passé récent ou ancien, des histoires qu’on avait pu oublier… L’auteur de Signes cliniques ou de Fichaises, profitant d’un déménagement, a choisi de numéroter et de répertorier à sa manière chacun de ses cartons. Il y en a 50 et ça déménage !

 

Au troisième étage, Sébastien Rongier, publie.net, coll. stigme.99
La voix de l’enfance, d’un enfant. Tenter avec le style et le rythme mais aussi avec la ponctuation de faire sortir la violence rentrée et l’événement. Comme ça par exemple : « La voiture. À l’arrière l’enfant pleure. encore. Des larmes presque sèches. Presque écoulées. Devant, le père conduit. Sans se retourner. Pas même le rétroviseur pour vérifier que le monde s’éteint avec la route. Et la nuit. »

 

Les villes fantômes, Jean Rouaud, publie.net, coll. stigme.99
Ensemble de textes sur la ville que Jean Rouaud avait remis précédemment à Place publique, « revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines (…) qui privilégie la raison à l’émotion, la durée à l’éphémère, [qui croise] les savoirs, les regards, les approches [et] permet la confrontation des projets. »

 

Absolut barbarian trip, Elias Jabre, Storylab, coll. One shot
Cette nouvelle écrite à cent à l’heure, ce trip (dans tous les sens du terme), vous entraînera vers une descente aux Enfers sur une île où des jeunes gens (dont le narrateur de cette histoire) ont été sélectionnés pour participer à un jeu où les règles sont simples : éclatez-vous, ici c’est sex & drugs & rock & roll !

 

Le poids des mots, le choc des reliures, André Marois, Les éditions de la courte échelle
Nouvelle noire extraite du recueil Du cyan plein les mains. Avec un beau sens de la formule et un humour très grinçant, l’auteur nous invite ici à une bataille rangée entre libraires et lecteurs au beau milieu du magasin. Et ça fuse de tous les côtés, bouquins et noms d’oiseaux !

 

Les derniers hommes, Pierre Bordage, Au diable vauvert
Partez en compagnie des aquariotes à la recherche de l’eau potable dans un monde devenu invivable (radiations nucléaires, poisons déversés dans les rivières et les lacs, armes robotisées, animaux fous…). 6 épisodes vous attendant, le 1er est gratuit, les 5 autres sont vendus 0.99 €.

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