Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

7 septembre 2011

(signé) g@rp lit Visions secondes de Laurent Margantin

Aujourd’hui Qui lit quoi ? #3 en compagnie de (signé) g@rp qui propose une lecture du recueil Visions secondes de Laurent Margantin, livre numérique publié par e-styx, maison d’édition axée sur la science-fiction, l’anticipation et autres textes à sensation directe. Ce recueil est disponible sur tous les sites des revendeurs de livres numériques, dont ePagine ou Place des libraires numérique (2,99€ sans DRM). Grand merci à (signé) g@rp d’avoir répondu à notre invitation !

 

Laurent Margantin, traducteur de Keist, Novalis et Kafka, habite le romantisme allemand – l’inverse est vrai – mais où habite Laurent Margantin ?

La réponse à cette question en boucle se trouve dans Visions secondes, mais n’allez pas croire une seconde que Laurent Margantin a des visions, car lorsqu’on réfléchit à ce titre, Visions secondes, une multitude de sens afflue. Prendre « visions » et l’accoler à « secondes », chacun dans l’une ou l’autre de ses significations, donne le tournis – tout autant qu’une (vague) idée de ce que l’on va trouver dans ces brefs et incisifs récits. Incisifs coups de canifs dans la chair de la réalité. Que celle-ci appartienne à l’écrivain, l’auteur, ou au lecteur lambda, les coups portent, marquent, et laissent des traces – la marque indélébile des bonnes lectures, des lectures différentes – traces rêvées réelles, réellement rêvées, avec cette dose d’incertitude qui, justement, nous parle : nous avons tous, à un moment ou un autre, eu ces visions – consciemment ou non – visions fugaces mais tenaces par la cohérence de leur incohérence ; l’une venant contrebalancer l’autre jusqu’à faire partie intégrante de nous-même, de notre vécu.

Il n’est pas question ici de disséquer chacun des récits de Visions secondes, leur forme nous en dissuade, mais qu’il soit permis d’allécher un instant à l’aide de quelques indices – une chose est sûre, ainsi qu’on l’a laissé entendre plus haut : chacun se retrouvera dans ces visions (premier indice, certes répété – martèlement qui ne s’adresse pas à tous mais s’avère nécessaire pour ceux du fond, oui, vous là-bas.)

L’employé à la poste d’un village perdu, les maisons sans murs, pluies d’oiseaux morts, l’ami toujours en partance, dictionnaire des pluies, raconteurs d’histoires, un monde sans objets, trop d’écrivains finissent toujours leurs phrases : autant de titres (et il y en a d’autres) qui, en eux-mêmes, parlent (deuxième indice), évoquent un univers oscillant entre conte et réalité, empreint d’une certaine poésie et, ainsi qu’on le découvre, dans lequel les récits vont « au-delà, là où personne ne va ». Vont ou reviennent. Car telle est leur structure, toute en glissements, pas chassés, dissolutions, réapparitions, parfois au sein de la même phrase – on y reviendra.

Alors oui, eu égard à ce qu’on a dit plus haut, Laurent Margantin est tombé dans la marmite étant petit, il y a du romantisme allemand qui transpire de ces récits, on pense Kafka bien entendu – le plus, disons, connu.
Mais pas que.
Il y a du Borges en Laurent Margantin. Le Borges conteur, le fantastique à la Borges et ses thématiques à savourer, un Borges contemporain – quand bien même ce dernier n’a pas pris une ride, le relire suffit à s’en convaincre – Pluies d’oiseaux morts, Maisons sans murs et Flèques en sont quelques-uns des exemples.

Le paragraphe ci-dessus ne dira peut-être (certainement) rien à ceux du fond – oui, toujours vous, là-bas – aussi reviendra-t-on sur le style, la phrase (cf. supra – tout le monde suit ?)

Prenons le cas de Flèques (troisième indice) :

« comme une tache d’encre se propageant sur une feuille de buvard, ajoutait-il, fasciné par cette image, tache d’encre qui, après quelques instants pendant lesquels il avait observé son développement – car la tache s’agrandissait, se changeait en une véritable béance à même son genou – se révélait être un lieu ancien bien connu de lui, une pièce sombre où, enfant, il aimait non pas se cacher mais se réfugier (ainsi disait-il), pièce sombre qui était en même temps mansarde et grenier dans une grange, les deux lieux se mêlant dans cette vision, les deux lieux où il avait donc aimé se réfugier enfant, dans deux maisons différentes »

On assiste ici à un glissement, un pas chassé, une dissolution du présent dans le passé à travers une tache d’encre devenue pièce sombre : sous l’effet de la mémoire ou d’un Test de Rorschach ? (notons au passage la dualité de la vision, la seconde incluse dans la première – d’où le pluriel du titre du recueil ?)

De mémoire il est question quelques lignes plus bas, toujours dans le même Flèques :

« sous l’effet de l’écriture, la tache d’encre sur un point du corps apparaissait, ouvrant un abîme de la mémoire, abîme la plupart du temps composé d’un mélange d’images »

Gémellité, mélange, mémoire, certes, mais le conte, diront ceux du fond – ils se reconnaitront, d’autant plus que nous en étions au style… – où est le conte dans tout ça ?

Flèques est un conte – et c’est en cela qu’on pense à Borges – la preuve :

« Comment aurais-je pu le croire un instant, lui, avec sa folie d’écriture, lorsqu’il me racontait qu’écrire faisait apparaître sur lui, chez lui à certains endroits de son corps de petites flèques (c’est ainsi qu’il disait dans son mauvais français) ».

Enfonçons le clou du conte avec Les maisons sans murs – et lisez bien le phrasé de Laurent Margantin :

« Ceux qui n’y vivaient pas – de moins en moins nombreux – préféraient les croire abandonnées, d’ailleurs leurs murs à eux permettaient de ne pas y penser. Dans les maisons sans murs, il suffisait de soupirer pour ouvrir une porte, et de faire un mauvais rêve pour se croire chez soi. Faute de murs, il n’y avait pas de fenêtres, et les portes n’étaient que fictives (on les plaçait où on voulait, par exemple cachée des regards à l’arrière de la maison. »

Si après ça vous ne le lisez pas, ceux du fond inclus, c’est à désespérer.

Pour la bonne bouche, et les éventuels récalcitrants – s’il en reste – on ne résistera pas au plaisir de citer les derniers mots de L’ami toujours en partance :

« il pensait déjà au retour, et me prévenait très vite de son prochain départ pour une destination qu’il se choisirait dans les airs, là où il se sentait le plus concentré, le plus à l’aise aussi pour envisager son prochain voyage. »

Retour, puis départ – passé retourné au présent glissant vers le futur, et les visions secondes en filigrane. Chacun fera comme il le souhaite, mais, pour ma part, je retourne auprès de Laurent Margantin le conteur, m’asseoir…

À côté de lui

« J’aurais pu m’asseoir ailleurs, mais je me suis assis à côté de lui. Sans vraiment le voir, car il faisait sombre. Assis de profil à côté de lui, j’ai commencé à me taire, puis j’ai pris les devants en disant que j’aimais écouter les gens parler, que je pouvais les écouter longtemps, des heures et des heures, mais que cela ne me gênait absolument pas lorsqu’on se taisait, que je pouvais également parler pendant qu’on se taisait à côté de moi, parler longtemps, des heures et des heures, que cela ne me gênait absolument pas. Je lui ai dit aussi que je pouvais même dialoguer si on le souhaitait, que je pouvais parler de tout, vraiment de tout, que j’avais l’esprit ouvert, qu’aucun thème de conversation ne me rebutait, que je pouvais dialoguer des heures et des heures avec quelqu’un, même inconnu, que même dans cette semi-obscurité cela ne me gênait absolument pas. Et puis qu’est-ce que cela faisait, finalement, que nous soyons deux mannequins de bois abandonnés dans un atelier de peintre ? N’avions-nous pas droit à la parole nous aussi ? Et en quoi était-ce gênant que celui à côté duquel je m’étais assis ne fût que mon propre reflet dans le grand miroir du peintre ? N’avions-nous pas malgré tout le droit d’échanger quelques mots ensemble ? »

 

Longtemps écrivain de tiroir, g@rp éclôt sur Internet en 2002. Son nom apparaît dans les remerciements du traducteur des Lettres de Pelafina de Mark Z. Danielewski (Denoël), puis il mûrit sur Darbraleph.org où ses nouvelles sont publiées en ligne, au cœur d’un véritable labyrinthe à vocation ludique et artistique dont il réalise l’index. En juillet 2004, 6H50 corniche Kennedy est sélectionnée à l’occasion du concours « Nouvelles sur la ville » par la rédaction du quotidien 20minutes, qui la publie à raison d’un chapitre par jour. Depuis, ce gastéropode marseillais encoquillé, inconditionnel de Claro et Fabrice Colin, dont il est un des relecteurs, revendique l’appellation d’origine incontrôlée : “auteur labyrinthique bourré de TOC” ; il est par ailleurs membre de la revue littéraire en ligne Fric-Frac Club et animateur du site sans nom ou encore de la suite sous peu. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin (signé) g@rp a aussi commis un polar hilarant, Motel et autres légendes urbaines (publie.net, collection mauvais genres) ainsi qu’un ovni déjanté nommé Locked in Syndrome (publie.net / e-styx). C’est à ce titre qu’il a été maintes fois cité sur le blog ePagine.

Germaniste de formation, Laurent Margantin a publié un livre sur Novalis (Système minéralogique et cosmologie chez Novalis ou les plis de la terre, L’Harmattan, 1999) et une anthologie du romantisme allemand (en collaboration), La forme poétique du monde (2003) chez José Corti. Écrivain, il a publié des textes en revue, des recueils de poèmes et, outre Visions secondes chroniqué aujourd’hui, trois récits, L’enfant neutre, Insulaires et La Main de sable aux éditions Publie.net. Il dirige par ailleurs la revue de littérature en ligne Oeuvres ouvertes, où l’on trouve notamment des ressources et des études en littérature allemande (dossiers Ingeborg Bachmann, Herta Müller, Werner Kofler, Thomas Bernhard…) mais aussi des textes personnels (je vous conseille notamment sa série Pays inconnu ou La Marche au volcan qui est son prochain livre numérique), ses chroniques de la mutation numérique ainsi qu’une vision mordante et décalée du monde de l’édition parisienne (Le Roi des éditeurs). Il a également traduit les Grains de pollen de Novalis. Comme pour (signé) g@rp, Laurent Margantin a souvent été cité sur ce blog, notamment ici.

27 mai 2011

Lire comme 4 avec les éditeurs 100 % numérique

Il y a tellement de nouveautés numériques en ce moment que ce n’est pas lire comme quatre qu’il faudrait (pour bien faire) mais comme douze. Ceci dit, même si je n’arrive pas à tout écluser (la frustration faisant partie du jeu) c’est plutôt une bonne nouvelle. Surtout que les dernières propositions de lecture sont engageantes. Et si les éditeurs 100% numériques sont de plus en plus nombreux, actifs et innovants, ce qui depuis peu a également changé c’est que je reçois de nombreux services de presse (et pour certains, quelques semaines avant leur mise en ligne). Cette confiance-là je tenais à la souligner, seule manière de mieux travailler ensemble. Mais voilà, les textes s’accumulent et, bien que la schizophrénie me gagne je n’ai toujours pas le don d’ubiquité. Donc, dire aussi aujourd’hui à tous les éditeurs qui ont pu me solliciter qu’il leur faudra s’armer de patience, que je lirai les textes. En attendant, voici un bref aperçu de ce que j’ai pu recevoir ces derniers jours et que je chroniquerai au fur et à mesure de mes lectures (et si affinités) jusqu’à ce que mort s’ensuive (mais il paraîtrait que notre besoin de lire serait impossible à rassasier). Dire encore que tous ces textes se tiennent ensemble dans la même liseuse. Impossible de faire une photo de la pile de livres « au pied du lit » mais vous avez le droit de l’imaginer. Enfin, tous les ebooks proposés par ces éditeurs-ci sont sans verrous (DRM) mais avec tatouages (sauf pour les éditions Emue, ni DRM ni marquage).

Honneur à deux nouveaux éditeurs 100 % numérique

• Comme les éditions D-Fiction ont déjà fait l’objet d’une présentation il y a deux jours lors du billet consacré au texte d’Anne Savelli, Des Oloé, espaces élastiques où lire où écrire je ne vais pas me répéter et vous invite plutôt à aller le consulter si vous le souhaitez. Juste préciser qu’il s’agit ici du premier texte littéraire publié par cet éditeur après avoir proposé trois livres d’art contemporain et mis en ligne sur son site des dizaines de textes inédits, photos, vidéos et interviews.

• Née de l’impulsion de Sophie Marozeau, ancienne journaliste d’Europe 1 et éditrice pour les contenus numériques chez Lonely Planet, la toute jeune maison d’édition Emue est basée en Australie. C’est de là qu’elle diffuse ses livres français à travers le monde grâce au numérique et à l’édition à la demande. « Priorité est donnée aux textes frais, drôles, forts, et courts ! Nouvelles, théâtre, romans… les textes sont modernes tout en gardant une structure narrative indispensable », lit-on dans le communiqué de presse. Qu’ils soient d’origine française ou non, tous les auteurs de cette maison d’édition ont comme dénominateur commun la langue française. Deux recueils de nouvelles sont d’ores et déjà disponibles en numérique, Femmes contre nature de Léa Godard et Le doigt de l’historienne de Ray Parnac.

Place aux deux nouvelles collections chez publie.net

• La coopérative d’auteurs numériques publie.net s’ouvre à la co-édition avec la Revue des Ressources (choix éditoriaux des animateurs de la revue). Pour prolonger leur travail de revuiste en ligne (depuis 1998), la Revue des Ressources {La RdR} vient de créer les Éditions de la Revue des Ressources {ERR} à travers lesquelles seront publiés des textes parus en ligne ou totalement inédits. À peine imprimés le directeur de la publication Robin Hunzinger a demandé à publie.net comment proposer ces titres en numérique. C’est ainsi que la collection {ERR} a vu une deuxième fois le jour, chez l’éditeur 100% numérique cette fois. Dans cette première livraison on trouvera un roman, Manifeste du saumon sauvage de Rodolphe Christin et un recueil de nouvelles, Coupe de l’inaventure de Rodolphe Pradalier.

• Après la collection mauvais genres dédiée aux textes noirs, publie.net lance une nouvelle collection qui publiera des récits d’anticipation et de science-fiction. Baptisée e-styx elle accueillera, outre les retraductions de Lovecraft (que je vous conseille de lire sans tarder), des textes d’auteurs contemporains. Deux titres viennent d’être propulsés, celui d’Olivier Le Deuff, Print brain technology et un autre du talentueux g@rp qui avait m’avait fait mourir de rire avec son Motel, et autres légendes urbaines. Cette fois, avec Locked In Syndrome, texte plus long, plus ambitieux et tout aussi déjanté que son recueil (humour très noir), il sera question de la fin du monde, celle annoncée le 12 décembre 2012 et de la cité d’Ys.

Rejoignons les très actifs Numerik:)ivres

• Je viens de recevoir un texte que j’ai très envie de lire. Il s’agit de la réédition augmentée d’une remarque sur le courrier électronique et la lettre, Sevigne@internet, signée Benoît Melançon (directeur des littératures de langue française de l’Université de Montréal). Cette version numérique reprend intégralement l’édition qui avait rencontré un franc succès au moment de sa publication aux éditions Fides en 1996. À celle-ci se rajoute une postface inédite de l’auteur qui quinze ans plus tard fait le point sur le devenir de la lettre face au courrier électronique. Je signale également quatre autres nouveautés chez l’éditeur québécois : La petite fille qui voulait remourir de Nicole Dubroca (en co-édition avec Morey éditions), La tache originelle de Noël-Henri Montgrain (collection Histoires à lire debout), Les Hirondelles sont menteuses d’Anita Berchenko (collection Nouvelles à lire debout) et Manihi de Christine Machureau (collection Histoires à lire debout).

Terminons avec LC éditions

• J’ai appris (officieusement au salon du livre, officiellement sur leur site) que Chiens féraux, l’excellent premier roman du jeune auteur chilien Felipe Becerra Calderón que j’avais chroniqué sur ce blog, serait publié à la rentrée littéraire chez un grand éditeur parisien. La mauvaise nouvelle (temporaire heureusement) est que ce titre n’est plus disponible en numérique. Il le sera à nouveau à la rentrée dans une traduction revue et corrigée. Par ailleurs, LC éditions a fait paraître plusieurs textes dont Cornelia Battistini ou du Fighettisme de Massimiliano Perrotta, Les Coeurs cassés de Florence Day (service de presse reçu) et Le Talent tueur d’Alexandre Holsteing.

Bonnes lectures numériques

ChG

19 février 2011

Quelques lectures numériques

En attendant nouvelles rubriques (voire nouvelle formule) du blog ePagine, voici une petite sélection non exhaustive de lectures numériques via les blogs et sites que j’ai pu visiter cette semaine : conseils de lecture, veille numérique, entretiens, écritures web… Bon week-end à tou(te)s.

Des livres et des libraires numériques

Librairie Mollat : Bourlinguer avec Blaise
Un anniversaire qui aurait mérité plus de bruit, plus de vagues : les cinquante ans de la mort de Cendrars.

Bibliosurf : Interview de G@rp par Bernard Strainchamps
Entretien qu’on retrouve en bonus dans le polar mordant, hilarant et sacrément bien enlevé de g@rp, Motel et autres légendes urbaines, conçu comme une saison de Série américaine, de celles qui font le fond ronronnant d’un poste de télévision dans un motel de bord de route.

Veille et réflexions autour du numérique

La feuille (le blog d’Hubert Guillaud) : Développer l’offre légale… gratuite
Que cherche-ton ? Comment cherche-t-on ? Ce que l’on trouve. Ce que l’on nous propose. Ce qui pourrait être développé.

Christian Liboiron : La lecture sociale propulsera le livre numérique
Christian Liboiron est l’auteur du prochain titre à paraître chez Numerik:)ivres dans la collection 100% numérique « Comprendre le livre numérique » : La lecture sociale.

ActuaLitté.com : DRM : une grande partie des éditeurs s’y opposent
Pour la protection des oeuvres numériques, les éditeurs français sont censés consentir à l’application de DRM (verrous sur les fichiers numériques) mis en place par Adobe. Toutefois, pas moins de 100 éditeurs français et francophones s’opposent totalement ou en partie à cette solution.

Au coeur du web

Antonio Casilli : Le corps dans les réseaux sociaux : technologie du soi, technologie du nous (avec slides)
5ème séance de son séminaire à l’EHESS : Corps et TIC : approches socio-anthropologiques des usages numériques

Oeuvre collective

Olivier Auber : Générateur Poïétique (version mobile) : appel à contribution
Le Générateur Poïétique (oeuvre libre sans aucun caractère commercial – Licence Art libre) est un jeu en temps réel multi-utilisateurs.

Auteurs en ligne

Fenêtres Open Space (le blog d’Anne Savelli) : Crossroads /13
Rubrique dans laquelle Anne Savelli fait « de temps à autres, peut-être une fois par saison » le point sur ses multiples activités : livres publiés ou à paraître, résidence, lectures, rencontres publiques, revues, vases communicants…

Le blog d’Eric Chevillard : L’autofictif
Chaque jour, trois brefs fragments qui partent des observations et du vécu de l’auteur pour nous emmener au coeur de son univers décalé, acide, drôle et décapant.

Chroniques (blogs et sites)

Brigitte Célérier (sur Babelio) : Lecture et citations des Fichaises de Christine Jeanney
71 textes ciselés mis en ligne chaque matin pendant dix semaines, « alternant « elle » et « il », évoquant en mots alertes, en liaison avec une photo, un être, en ouvrant sur l’étrange étranger qui est en chaque vivant. »

Sébastien Rongier (sur remue.net) : Une lecture de Les petits de Frédérique Clémençon
« Les petits de Frédérique Clémençon, livre composé de huit nouvelles, est traversé par ces petits qui sont aussi bien des enfants que la relation que le monde (comprendre les parents comme la société) entretient avec l’enfance. »

IDBOOX / StoryLab : Des ados, la télé et un Geek
Interview de Hieronymus Donnovan l’auteur de Real TV (StoryLab, éditeur 100% numérique). « Du roman d’ado à la tragédie SF, ce jeune auteur dépeint un univers dans lequel les geeks se retrouveront. »

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