Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

9 janvier 2015

Pas Pleurer

Filed under: Non classé — Stéphane Michalon @ 15:22

Pas Pleurer

 

 

8 janvier 2015

À Clarissa Jean-Philippe

Filed under: Non classé — Stéphane Michalon @ 15:06

« Penser est dangereux, mais ne pas penser est encore plus dangereux. » Hannah Arendt

Art 1er : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

À Clarissa JEAN-PHILIPPE, policière stagiaire tuée le 8 janvier entre Montrouge et Malakoff, juste là, juste quelqu’un de bien, quelqu’un de bien…

Av Pierre BrossoletteMarche Charlie

ePagine et Tite-Live76 av Pierre Brossolete

7 janvier 2015

Je suis Charlie

Filed under: Non classé — Stéphane Michalon @ 22:17
« Penser est dangereux, mais ne pas penser est encore plus dangereux. »
Hannah Arendt
Art 1er : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

1 janvier 2015

Fermeture de Virginmega.fr

Filed under: Non classé — Karen Etourneau @ 14:18

Le service de téléchargement Virginmega.fr  a cessé son activité au 31 décembre 2014.
L’arrêt du service a entraîné la fermeture des comptes Virginmega.fr.

bloc_cybook_epagine_bascule_virginPour les clients de livres numériques, depuis 1/01/2015 vous pouvez, si vous le souhaitez, continuer à télécharger des ebooks sur la boutique ePagine.fr et bénéficier d’une continuité de service et d’un support techniques.
A votre demande, vous pouvez également conserver l’historique de vos téléchargements effectués sur virginmega.fr en cliquant, dès maintenant, ici.

Si vous souhaitez relancer le téléchargement des titres à l’unité, albums, livres audio, ou vidéos qui se trouvent actuellement dans votre historique de téléchargement, nous vous invitons à vous connecter ici.

 

Like A Virgin, Richard Branson

21 novembre 2014

Opération 1000k – Partie 2 bis

Filed under: Non classé — David @ 10:15

Bandeau 1000K

Samedi – Deuxième jour

Voilà la liste complète des 100 ouvrages qui seront à 0,99€ ce samedi, de minuit à 23h59.

Que pourrais-je vous conseiller dans cette longue liste ?

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D’abord, les 1er et second tomes de Malhorne, Le Trait d’union des mondes, et Les Eaux d’Aratta par Jérôme Camus. Une série entre thriller, mainstream, S-F et fable mystique.

 

 

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9782820514868_1_75 Continuons dans les français. Le prix des lycéens aux Imaginales 2011, La langue du silence par Samantha Bailly. Et le tome 1 des Chroniques des Féals, Coeur de Phénix par Mathieu Gaborit. Pour découvrir la collection 100% numérique Snark, rien de mieux que La Brûlure de la nuit, de Sophie Dabat. La couverture à elle seule vaut le déplacement.

 

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N’hésitez pas ! Deux ouvrages de Robert E. Howard, avec le plus barbare des héros, Conan : Conan le Cimmérien et du fantastique à la Lovecraft : Les Ombres de Canaan – La Pierre Noire.

 

 

 

Voilà de quoi remplir ces longues soirées d’hivers par de belles lecture.

La suite demain, à 10h15.

David Queffélec.

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Voici la liste complète.
Le Baiser de minuit de Lara Adrian
Minuit écarlate de Lara Adrian
Pleine lune de Keri Arthur
Le Baiser du mal de Keri Arthur
Démon intérieur de Jenna Black
Moindre mal de Jenna Black
La Brûlure de la nuit de Sophie Dabat
Esprits Impurs de M.L.N. Hanover
Anges Noirs de M.L.N. Hanover
Naomi + Ethan + Javier de Ève Langlais
Vivants de Isaac Marion
Zombie thérapie de Jesse Petersen
Zombie business de Jesse Petersen
Nuit de sang de Michelle Rowen
C’est dans la poche ! – Mémoires de Jacques Sadoul
Anno Dracula de Kim Newman
La Langue du silence de Samantha Bailly
Le Nain qui disparaissait de James P. Blaylock
La Muraille interdite de Serge Brussolo
Le Serment de feu de Serge Brussolo
Farlander de Col Buchanan
Les Furies de Calderon de Jim Butcher
La Prêtresse blanche de Trudi Canavan
La Guilde des magiciens de Trudi Canavan
La Marque de Jacqueline Carey
L’Ombre de l’assassin de James Clemens
L’Ombre du chevalier de James Clemens
Cœur de Phénix de Mathieu Gaborit
Le Seigneur de l’Arc d’Argent de David Gemmell
Conan – Conan le Cimmérien de Robert E. Howard
Les Ombres de Canaan – La Pierre Noire de Robert E. Howard
L’Œil du monde de Robert Jordan
La Grande quête de Robert Jordan
Le Griffon Noir de Mercedes Lackey
Les Vents du destin de Mercedes Lackey
Le Prince Écorché de Mark Lawrence
Le Chacal de Nar de John Marco
Le Grand Dessein de John Marco
L’Ombre du conquérant de Ari Marmell
La Compagnie de la foudre de Stan Nicholls
Le Baiser du rasoir de Daniel Polansky
Bingo le Posstit de A.R.R.R. Roberts
Les Yeux de Leïlan de Magali Ségura
Forteresse Draconis de Michael A. Stackpole
Les Voleurs d’épées de Michael J. Sullivan
Destiny Quest: La Légion des Ténèbres de Michael J. Ward
La Voie des ombres de Brent Weeks
Les Mirages d’Elamia de Erik Wietzel
La Forteresse des Secrets de Erik Wietzel
Au cœur du silence de Graham Joyce
Ce soir, les souris sont bleues de Pierre Pelot
Ange gardien de Kim Harrison
Ange déchu de Kim Harrison
Traqueur de William Hussey
Legend de Marie Lu
Prodigy de Marie Lu
Bordemarge de Emmanuelle Nuncq
Le Pacte des Immortels de Eric Nylund
Hamburger Games – Une parodie de The Harvard Lampoon
Assassin’s Creed Renaissance de Oliver Bowden
Les Fautes du père de Christopher Golden
La Nuit des humains de David Llewellyn
Terre d’exil de R.A. Salvatore
Les Mille Orques de R.A. Salvatore
Serviteur du cristal de R.A. Salvatore
God of War de Matthew Stover
Les Navigateurs de l’infini de J.-H. Rosny aîné
Métro, boulot, paréo de Nicola Doherty
Un mariage et cinq célibataires de Meredith Goldstein
Suite nuptiale et quiproquos de J. Lynn
Rencontres d’un drôle de type de Gérard Palant
Irrésistible de Jill Shalvis
Confessions d’une fiancée malgré elle de Jennifer Haymore
Confessions d’une femme séduite de Jennifer Haymore
Captive du Highlander de Julianne MacLean
L’Équation amoureuse de Nina Rowan
La Cité à la fin des temps de Greg Bear
Le Prophète perdu de Algis Budrys
Les Chants de la Terre lointaine de Arthur C. Clarke
Les Enfants d’Icare de Arthur C. Clarke
Babel 17 de Samuel R. Delany
Fortune Cookies de Silène Edgar
Vide qui songe de Peter F. Hamilton
Le Rescapé de la Terre de P.-J. Hérault
Les Bâtisseurs du monde de P.-J. Hérault
La Croix et la Lionne de Michel Jeury
La Voie du Loup de E.E. Knight
Le Choix du Félin de E.E. Knight
Quatre cents milliards d’étoiles de Paul J. McAuley
Brasyl de Ian McDonald
Ch3val de Troi3 de Éric Nieudan
Magic Cottage de James Herbert
Hypnose de Peter James
Seuls de Mathias Moucha
Les chiens qui traversent la nuit de Pierre Pelot
Zombie Island de David Wellington
Le Trait d’union des mondes de Jérôme Camut
Les Eaux d’Aratta de Jérôme Camut
Le Voyageur de James Smythe
Quatre hommes pour l’enfer de Pierre Pelot

9 novembre 2014

Papier et numérique

Filed under: Non classé — David @ 11:13

qr-codeLe format numérique n’est pas en opposition avec le format papier. Cette semaine, le 12 novembre, les éditions Paul&Mike sortent au format papier un recueil de nouvelles d’Alain Emery, La racine du fleuve. Cet ouvrage, disponible dans toutes les librairies, aura une quatrième de couverture un peu spéciale. En effet, en partenariat avec ePagine, l’éditeur a décidé d’y ajouter un QR-Code permettant d’accéder au téléchargement gratuit d’une nouvelle inédite de l’auteur, Croire aux anges.

 

Alain Emery

Alain Emery est l’auteur de nombreux recueils de nouvelles – dont le précédent « D’aussi vastes déserts » (éditions de la Tour d’Oysel) était finaliste du prix Boccace 2014 – et de six polars. Il a aussi participé à d’autres œuvres collectives et signé des fictions pour Radio France. Depuis 2012, il anime en bibliothèque des rencontres autour de Giono, Faulkner, Cendrars, Céline…

« La racine du fleuve » est son huitième recueil.

 

La racine du fleuve

9782366510515_1_75_mini11 € le format papier
4,99€ le format numérique ePub

Extrait :
« Avant que je ne perde l’usage de mes souvenirs et que le temps ne corrompe l’idée que je me fais de la vérité, je voudrais être ces deux mains que joindraient encore autour de leur bouche, s’ils le pouvaient seulement, ceux qui en vain nous ont appelés à l’aide. Je dois porter leur voix. Et faire entendre la mienne.
À l’heure des comptes, je me sens comme le passager d’un navire en perdition qu’une montée brutale des eaux surprend dans sa cabine, en plein sommeil. Mon âme, d’ordinaire si mesurée, cède à la panique et suffoque. Je sais que je joue ma vie, cette fois. »

 

Croire aux anges

Croire aux angesNouvelle gratuite

Extrait :
« Les forts en gueule qui s’imaginent la clouer au mur rien qu’en la regardant devraient prendre garde : sous les grimaces peuvent battre des cœurs d’or et derrière le sourire le plus charmant du monde se cachent parfois des appétits de fauve. À jouer de la sorte, s’ils dépassent ses lisières, ce sera pour se retrouver – au mieux – à cheval sur la crête d’où dévalent ses versants opposés. Pas vraiment de quoi pavoiser…

Mais je sais ce qui les attire. Sans doute m’imaginent-ils dans le secret des dieux. Au fond, ce n’est pas si ridicule : de tous ceux qui ont croisé Nancy Miller, je suis peut-être le seul à m’être approché d’assez près pour voir au travers.

Après tout, elle est morte dans mes bras.»


David Queffélec.

24 mai 2014

Vikings, la saga Ragnarr Lodbrok, aux éditions Anacharsis.

Filed under: Non classé — Stéphane Michalon @ 17:51

« En ce temps-là, Sigurðr l’Anneau » régnait sur le Danemark. »

Saga de Ragnarr aux braies velues

La saga des Vikings, c’est tous les lundis sur Canal + tous les jours en librairie

Ragnarr, le Viking dans toute sa gloire, aventurier téméraire et guerrier ombrageux, sillonne les mers en quête d’exploits. Mais lorsqu’il s’élance à la conquête de l’Angleterre, il affronte un sort funeste. Précipité dans une fosse à serpents, il y déclame, agonisant, un farouche chant funèbre. Ce sera là, dit-on, la raison de l’invasion de l’Angleterre par les hordes du Nord, où les fils de Ragnarr tireront vengeance du roi son meurtrier en lui infligeant le terrible supplice de « l’aigle de sang ».

Mais cette légende est d’abord née du souvenir magnifié des grandes expéditions vikings historiques et, diffusée partout dans le Nord, elle a trouvé ses lettres de noblesse dans le Chant de Kráka, ou Krákumál, authentique chef-d’œuvre de la poésie scaldique.

Saga de Hrólfr kraki  La Saga d´Oddr aux Flèches  Saga de Bárdr Saga de Hrolfr sans terre La Saga des fiers-à-bras

     En ce temps-là, Sigurðr l’Anneau* régnait sur le Danemark. C’était un roi puissant, célèbre pour la bataille qu’il avait livrée contre Haraldr Dent de Guerre** aux Brávellir***. Haraldr avait péri face à lui, comme on le sait dans toute la moitié nord du monde. Sigurðr avait un fils qui s’appelait Ragnarr. Il était grand et avait fière allure, l’esprit vif, et il était généreux envers ses hommes mais dur envers ses ennemis. Dès qu’il fut en âge de le faire, il leva des troupes et réunit des navires, et il devint un si grand guerrier qu’on avait peine à trouver son pareil.
Il apprit ce que le jarl Herruðr avait promis mais, n’y prêtant pas attention, il fit comme si de rien n’était. Il se fit faire des vêtements hors du commun, des braies et un manteau velus, et quand ils furent terminés, il les fit bouillir dans la poix. Puis il les conserva soigneusement.
Un été où il mena son armée en Gautland, il mouilla son navire dans une crique à l’écart, non loin de la demeure du jarl. Quand Ragnarr y eut passé une nuit, il se réveilla tôt le lendemain matin, se leva et enfila les vêtements dont on vient de parler. Il prit un grand épieu, quitta seul le navire et marcha jusqu’à une plage où il se roula dans le sable. Avant de se mettre en route, il ôta le clou qui fixait le fer au manche. Après quoi il s’éloigna des bateaux et partit en direction des portes de la forteresse du jarl qu’il atteignit à l’aube, alors que tout le monde dormait encore. Puis il se dirigea vers le pavillon. Dès qu’il franchit la palissade derrière laquelle était le serpent, il enfonça son épieu dans la bête et l’en retira aussitôt. Il frappa à nouveau, et ce coup-là atteignit le dos. Le serpent se tordit brusquement, si bien que le fer se détacha du manche, et son agonie fut si effroyable que tout le pavillon en trembla. Alors Ragnarr se retourna pour partir et il reçut un jet de sang entre les deux épaules, mais il n’en eut aucun mal car les vêtements qu’il avait fait faire le protégeaient… (La suite est à lire aux éditions Anacharsis)

***

* Sigurðr l’Anneau (hringr) est un roi semi-légendaire. Saxo Grammaticus, dans ses Gesta Danorum, le nomme en latin Sywardus Ring et en fait le petit-fils de Gotricus (ou Godfridus), autrement dit Guðfriðr.

** On raconte que Haraldr Dent de Guerre (hilditönn) – Saxo l’appelle Haraldus Hyldetan – s’était rendu maître du Danemark et d’une grande partie de la Suède, mais que, devenu très vieux (plus de cent ans, dit-on), il confia à Sigurðr – que Saxo nomme Ringo – le Svealand et le Gautland (ou Götaland). Toutefois c’était bien avant l’époque de Sigurðr l’Anneau, donné pour le père de Ragnarr.

*** Sigurðr (Ringo), à la tête de troupes suédoises (Svear et Gautar) et norvégiennes, affronta Haraldr Dent de Guerre, à la tête des Danois, lors de la célèbre bataille des Brávellir. Sigurðr l’emporta. En réalité cette bataille, célébrée dans toutes les légendes scandinaves, pourrait avoir eu lieu dès le milieu du VIe siècle, aux environs de l’actuelle ville de Norrköping, en Suède. La Ragnars saga, confondant les deux Sigurðr, la situe implicitement à la fin du VIIIe siècle

***

On pensera à raison à Tolkien. 
eP.sm

23 mai 2014

Dans les flux du 23 mai 2014

Filed under: Non classé — Stéphane Michalon @ 12:51

A signaler dans les nouveautés du jour, choisies et mises en avant sur les sites.

L’édition numérique du Clausewitz en GF pour accompagner le nouvel art de la Guerre de Scahill chez Lux (voir notre post précédent). A retrouver dans une sélection en home du site.

  en vente
De la guerre – Carl Clausewitz (von)
Flammarion (Flammarion – eden) – GF epub – 5.99 € 

 

Univers thématique Québec – Canada :

Nous souhaitons la bienvenue aux éditions La Pastèque et Hurtubise.

 en vente
Le Grand Antonio – Élise Gravel
La Pastèque (ePagine – entrepotnumerique) – Pamplemousse
epub – 6.99 € Jeunesse

 en vente
Dans l´ombre d´Edison T1 – Dominike Audet
Éditions Hurtubise (ePagine – entrepotnumerique) – Roman historique
epub – 18.99 € Romans historiques

 

Univers thématiques : Librairie de Science po

Si nous voulions de Bernard Attali (le jumeau de Jacques Attali) … Si nous voulions l’Europe par exemple ?

  en vente
Si nous voulions – Bernard Attali
Flammarion (Flammarion – eden) – Café Voltaire epub – 9.99 € Critiques et essais

 

A noter dans les « à paraître » annoncés ce jour

9782072448485 – à paraître le 27 mai
Le lac de Grunewald – Hans-Ulrich Treichel
Gallimard (Gallimard – eden) – Du monde entier Littérature Allemande

9782355361432 – à paraître le 30 mai 
Une vie pour se mettre au monde – Marie De Hennezel ; Bertrand Vergely
Carnets nord (C.D.E. – eden) – Littérature Générale Psychologie, psychothérapie
Une « spéciale dédicace » à toutes celles et ceux qui sont nés un 30 mai

 

Bonne lecture sur ePagine
Stéphane Michalon

13 avril 2014

Thomas Géha – Portrait et interview

Portrait

Portrait de Thomas GéhaCe n’est pas dévoiler un secret que de dire que Thomas Géha est le pseudonyme d’un auteur, éditeur, libraire, critique, jury de prix, préfacier habitant Rennes.
Et non ce n’est pas le pseudonyme d’un collectif, mais bien d’une seule et même personne.
Thomas Géha a sorti son premier livre, A comme Alone en 2005, aux éditions Rivière Blanche.
Depuis, ce ne sont pas moins de 13 nouvelles et 8 romans que Thomas Géha a fait publier. Son premier diptyque, A comme Alone et A contre Alone vient d’être réédité au format papier sous une forme augmentée par les éditions Critic. De plus, le Sabre de Sang (Tome 1 et 2) vient lui d’être réédité au format poche chez Folio SF.

Et côté nouveautés ?

Couverture Cent visagesUn premier roman jeunesse est sorti le 9 avril en numérique chez Rageot Editions, Cent Visages (7,99€, Collection Rageot Thriller).
2025, aux environs d’Évry. Adolescent, Gregor appartient à la frange marginalisée de la population. Alors qu’il pénètre dans un entrepôt en quête de nourriture, il surprend le criminel Cent Visages et est agressé par un inconnu qui lui injecte un produit dans le bras. Gregor s’échappe grâce à une clandestine qui lutte contre le pouvoir autoritaire en place et l’entraîne à Paris chez les militants de la Capucine. Mais ne cherchent-ils pas à l’instrumentaliser ? Et quels liens les relient à Cent Visages ?

On regrettera que la version numérique soit avec une DRM, surtout pour un roman jeunesse. On le sait bien, la DRM d’Adobe nuit à l’usage facile d’un ouvrage numérique.

Interview

eP : Tout d’abord l’exercice bateau, peux-tu nous présenter Cent Visages, sans nous refaire la 4ème ?
Thomas Géha : c’est un thriller d’anticipation dont l’idée m’est venue pendant le mandat de Nicolas Sarkozy. A l’époque, on parlait beaucoup de l’exclusion des Roms, de les renvoyer manu militari… où au fait ? Dans des camps ? Dans un pays… d’où ils ne sont pas ? Les parquer dans un ghetto ? En règle générale, je commence à trouver plus qu’ignoble la façon dont nos gouvernements successifs traitent les gens, en termes d’humanité. Cent Visages part de ce constat : j’ai donc imaginé une France alternative, qui aurait pu être, qui commence peut-être à être, allez savoir, où les gens qui ont refusé l’identification biométrique sont parqués dans des ghettos autour des villes, où les campagnes sont désertifiées, et où la pauvreté est encore décuplée. Évidemment, tout cela n’est qu’une toile de fond, sans doute plus légère que je ne l’aurais voulu, parce que le roman reste avant tout un thriller d’aventures pour la jeunesse, que j’ai voulu trépidant et plein d’action. On suit donc un jeune garçon du ghetto d’Evry, Gregor, pris dans une histoire compliquée, après avoir croisé le chemin d’un criminel masqué (comme Fantomas un peu) que tout le monde appelle Cent Visages. Son destin va être intiment lié à celui du criminel.

eP : Cent Visages est une virée de ta part dans deux lieux que tu ne nous avais jamais présentés : la jeunesse et le thriller. Après la science-fiction et la fantasy, pourquoi le thriller (même si celui-ci baigne dans l’anticipation ou comme tu le dis sur ton blog avec « une teinte dystopique ») ?
Thomas Géha : j’ai envie de te répondre simplement : parce que Guillaume Lebeau, le directeur de la collection Rageot thriller, est venu me proposer le projet à grands coups de pieds dans l’arrière-train. C’est plus lui que moi qui y a cru parce que la première fois qu’il m’a proposé la chose, j’ai pensé qu’il me faisait une blague… du coup, j’avais laissé filer l’opportunité. On s’est revus au salon du livre de Paris 2013 et c’est là qu’il m’a relancé, par l’entremise d’Anne Fakhouri. Ensuite, comme je ne me sens pas particulièrement enfermé dans un genre en particulier (sic), tant que je me sens l’envie ou plutôt à l’aise, je dis oui ou non. Là, je sentais bien le truc, donc j’ai dit oui.

eP : Et pourquoi destiné d’abord à la jeunesse (même si la lecture du roman sera forcément agréable aussi à un adulte) ? Par envie ou est-ce une commande ?
Thomas Géha : comme on l’a deviné dans mes autres réponses, c’est une sorte de commande de la part de Guillaume Lebeau pour Rageot. J’ai néanmoins dû passer par l’étape du synopsis avant d’être « validé ». La jeunesse, oui, j’avais déjà des envies. J’ai une idée de série qui traîne dans mon placard virtuel depuis des années. Je me dis que Cent Visages, c’est aussi une entrée et un apprentissage. Et que le projet de série jeunesse que j’ai pourrait bien trouver preneur plus facilement par la suite. Enfin, pas avant que j’aie rendu les trois autres romans adultes qu’on m’a demandés !

eP : Ta liste d’ouvrages à venir est bien remplie (un roman de fantasy urbaine écrit à mains avec Anne Fakhouri, et deux autres, en space-opéra et en fantasy rurale (???). Penses-tu qu’écrire un pur thriller adulte te plairait ?
Thomas Géha : pourquoi pas. Mais le pur thriller, ça ne me fait pas fantasmer plus que ça. Je n’ai pas d’idée. Pas de bonne en tout cas. Je serais plus proche d’écrire un roman noir qu’un thriller. Dommage, les romans noirs, ça ne vend pas… on m’a refusé le projet, que j’ai reconstruit dans ma tête, du coup, et transformé en roman noir fantasy rurale (!!!), que je compte écrire pour un éditeur que j’adore.

eP : Tu as eu affaire il y a quelques temps à une petite aventure en relation avec un forum de diffusion gratuite voire pirate de livres numériques, tu es toi-même éditeur et pas encore numérique. Quel est ton rapport avec le livre numérique ? Lis-tu toi-même sur tablette ou liseuse ?
Thomas Géha : c’est faux (^___^). Ad Astra a publié deux ouvrages de son catalogue en numérique. Ils sont disponibles sur le site. Preuve que je n’ai rien de particulier contre le numérique. La différence avec les acharnés du tout numérique, c’est que je suis un modéré (c’est beau ce que je dis ?), et qui plus est un amoureux du livre papier. Je ne considère pas un ebook comme un livre. Un ebook c’est un ebook. Un livre, c’est un autre objet. Les deux sont compatibles, et les deux sont capables, à mon sens, de coexister, parce qu’une banane n’est pas une pomme, même si ce sont deux fruits, si tu vois ce que je veux dire. Ce qui me dérange, dans tous les domaines, c’est le fanatisme. Eh bien, le fanatisme du numérique, ça me dérange aussi. Je trouve ça crétin et contre-productif. Ça ne m’empêche pas de penser qu’il y a de l’avenir dans l’édition numérique et ça ne m’empêche pas de lire sur ma liseuse (la très bonne Bookeen Odyssey). Oui, j’en ai une, je la trouve bien pratique quand je suis en déplacements. J’y lis avant tout des classiques de la littérature et des manuscrits. Je ne l’utilise jamais chez moi, en revanche. Je n’ai toujours rien trouvé de plus plaisant que de m’allonger sur mon lit avec un bon bouquin papier.

Quelques dates

Thomas Géha sera présent en juin à Étonnants Voyageurs , mais le rendez-vous majeur de ce mois sera Les Imaginales à Epinal, où cette année il est invité. Il y sera présent pendant toute la durée du festival, qui se tiendra du 22 au 25 mai. Une de ses nouvelles, « Guetteurs de Nuages », figurera au sommaire de l’anthologie officielle du festival. Comme d’habitude désormais, le livre paraîtra aux éditions Mnemos et est dirigé par Sylvie Miller et Lionel Davoust.
– En juin, du 13 au 15, il sera au festival ImaJn’Ere à Angers, festival dont il est un des parrains avec David S. Khara.

David Queffélec

 

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