Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

3 novembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 24 au 2 novembre 2013]

Comme (presque) chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. À la une aujourd’hui, Horacio Quiroga, Claude Simon, Lyonel Trouillot, le festival Utopiales 2013 et 10 titres en promotion chez Folio.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 31.10.13 : Stéphane Michalon lit Parabole du Failli de Lyonel Trouillot
Aujourd’hui quinzième billet de la rubrique Qui lit quoi ? en compagnie du fondateur et directeur de ePagine, Stéphane Michalon, qui nous dit pourquoi et comment Parabole du failli de Lyonel Trouillot est entré en résonance avec son vécu. « Quoi de commun du Finistère et d’Haïti ? Tout, même le folklore de nos arrangements impossibles avec la mort, le bouleversement et le renversement des sentiments, la bouscule et la bascule de l’amitié, et la volonté de parole, la nécessité d’écrire pour tenter de poser quelque chose de sensé et de bien parler, vraiment, aux moments des rites de rassemblements, religieux ou non, qui rythment le temps des jours d’après », écrit-il. [lire la suite du billet]

► 29.10.13 : Utopiales 2013 – Festival International de science-fiction
Comme chaque année, et ceci depuis 13 ans maintenant, Nantes accueille du 30 octobre au 4 novembre 2013, le festival international de science-fiction. C’est un des événements majeurs en France, concernant ce « mauvais genre » qu’est la science-fiction. Littérature, BD, cinéma, arts plastiques, jeux vidéos, cosplay sont à l’honneur pour vous faire découvrir la science-fiction. Et côté numérique ? Une borne ePagine de vente de livres numériques sera présente sur le stand de la librairie en ligne emaginaire.com / Actu-SF. Ainsi, ceux qui souhaitent remplir leur liseuse pourront le faire à loisir. [lire la suite du billet]

* Dernière minute : Regardez également les photos prises par David Queffélec durant tout le week-end en cliquant ici (billet du 2 novembre 2013)

► 28.10.13 : Centenaire Claude Simon : expo, livres numériques, dossiers & extrait
À l’occasion de l’exposition littéraire à la BPI consacrée à l’œuvre de Claude Simon, Prix Nobel de Littérature en 1985 mais également peintre et photographe, Claude Simon qui aurait eu 100 ans cette année, la librairie ePagine propose sur sa page d’accueil une petite sélection de quelques-uns de ses romans publiés aux éditions de Minuit. Quasiment toute l’œuvre publiée par Jérôme Lindon est en effet aujourd’hui disponible en numérique (sauf Leçon de choses, 1975 et Le Jardin des Plantes, 1997) via le studio de fabrication ePub de ePagine. [lire la suite du billet]

► 24.10.13 : Près de 40 nouvelles fantastiques de l’auteur uruguayen Horacio Quiroga en numérique
L’écrivain uruguayen Horacio Quiroga, né en 1878, partageait avec ses aînés Edgar Allan Poe (1809-1849) et Maupassant (1850-1893) un goût certain pour les contes et nouvelles qu’il construisait d’ailleurs avec une efficacité redoutable : brièveté, sens du récit, chutes terribles, goût pour l’étrange, le fantastique et les morts violentes – en 1937 (l’année de la mort de Lovecraft, un autre maître de la nouvelle et du roman « d’horreur ») il s’est suicidé après avoir appris qu’il était atteint d’un cancer de la prostate. (…) Depuis quelques jours, les éditions Métailié ont fait le choix de proposer en numérique une sélection de contes et nouvelles de l’auteur uruguayen (avec nouveaux visuels de couvertures). Vous trouverez là cinq recueils complets (Contes d’amour de folie et de mort, Anaconda, Le Désert, Les Exilés, Au-delà, 4.99 € chacun), 36 nouvelles extraites de ces recueils et à lire séparément (entre 0.49 €  et 0.99 € sauf 5 titres gratuits). [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Gallimard propose de télécharger 10 titres phares des collections folio, folio policier, folio sf et folio biographies au prix de 3.99 € jusqu’au 11 novembre inclus. Cette sélection comprend des titres importants parus ces dernières années chez cet éditeur : La tache de Philip Roth, Montedidio d’Erri De Luca, Cleer de L. L. Kloetzer (dont nous avions donné un extrait à lire en 2010), Tranchecaille de Patrick Pécherot ou encore, plus ancien mais incontournable, Rue des boutiques obscures de Patrick Modiano. Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

24 octobre 2013

Près de 40 nouvelles fantastiques de l’auteur uruguayen Horacio Quiroga en numérique

L’écrivain uruguayen Horacio Quiroga, né en 1878, partageait avec ses aînés Edgar Allan Poe (1809-1849) et Maupassant (1850-1893) un goût certain pour les contes et nouvelles qu’il construisait d’ailleurs avec une efficacité redoutable : brièveté, sens du récit, chutes terribles, goût pour l’étrange, le fantastique et les morts violentes – en 1937 (l’année de la mort de Lovecraft, un autre maître de la nouvelle et du roman « d’horreur ») il s’est suicidé après avoir appris qu’il était atteint d’un cancer de la prostate. À la différence de ses prédécesseurs ou contemporains, Quiroga nous entraîne loin de la ville et de la campagne, plus précisément au cœur des forêts équatoriales et des jungles (où il a vécu un temps) qui est souvent un prétexte pour faire plonger ses personnages au “cœur des ténèbres” et de la folie, là où l’homme, l’animal et la nature ne font pas toujours bon ménage. À la fois réaliste, baroque, mélancolique et noir (voire cruel), le style de Quiroga a inspiré de nombreux auteurs latino-américains contemporains. En France, son œuvre est traduite et publiée aux éditions Métailié depuis les années 90 : huit titres en tout, dont trois sont destinés aux jeunes lecteurs.

Depuis quelques jours, les éditions Métailié ont fait le choix de proposer en numérique une sélection de contes et nouvelles de l’auteur uruguayen (avec nouveaux visuels de couvertures). Vous trouverez là cinq recueils complets (Contes d’amour de folie et de mort, Anaconda, Le Désert, Les Exilés, Au-delà, 4.99 € chacun), 36 nouvelles extraites de ces recueils et à lire séparément (entre 0.49 €  et 0.99 € sauf 5 titres gratuits). Toutes ces histoires fantastiques et cruelles peuvent être très brèves (quelques pages seulement) et d’autres dépasser la vingtaine de pages (je me réfère ici à l’équivalent papier n’ayant pas le nombre de signes). Tout ceci est en tout cas une bonne entrée en matière pour, le temps d’un voyage en bus, en métro,.., ou dans une salle d’attente, (re)lire cet auteur, goûter à son style et à ses histoires tropicales à la fois effrayantes, sensorielles et décapantes ! Essayez-les !

Infra vous trouverez les liens qui vous mèneront directement vers le site de la librairie ePagine. Notez également que les livres numériques proposés par les éditions Métailié sont tous sans DRM Adobe (avec tatouage numérique).

ChG

 

 

Œuvre d’Horacio Quiroga publiée aux éditions Métailié
(en gras, les recueils et les nouvelles disponibles en numérique)

 

► Anaconda, traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert, 2005
• à lire séparément : Les raies, Le Simoun, Diète d’amour, Le Yaciyatéré, Dans la nuit, Anaconda, Les Fabricants de charbon, Le Vampire, La Poulie folle, Gloire tropicale, Miss Dorothy Phillips, ma femme et La Tâche hyptalmique

Le dévoreur d’hommes, traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour, 2003

Lettres d’un chasseur, traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour, 2000

Contes d’amour de folie et de mort, traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert, 2000
à lire séparément : La Poule égorgée, Le Solitaire, À la dérive, L’Oreiller de plumes, Yaguaï, L’Insolation, Les Pêcheurs de grumes, Le Miel sylvestre et Les Barbelés

Le Désert, traduit de l’espagnol par François Gaudry, 1999
• à lire séparément : Un péon, Le Désert et Le Spectre

Contes de la forêt vierge, Collection Jeunesse, 1998

Les Exilés, traduit de l’espagnol par François Gaudry, 1995
• à lire séparément : Les Distillateurs d’oranges, L’Homme mortTacuara-Mansión et Les Exilés

Au-delà, traduit de l’espagnol par François Gaudry, 1993
à lire séparément : La Belle et la bêteLe Conducteur du rapide, La Méningite et son ombre, Au-delà, Le Fils, Son absence, Le Crépuscule et L’appel

 

13 octobre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 7 au 13 octobre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet hebdomadaire des liens vers les derniers articles de ce blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire dans la semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. Aujourd’hui Christian Gailly, Alice Munro (nouveau Prix Nobel de Littérature), La Foire de FrancfortPropos sur le métier de Libraire ou encore Le Cavalier bleu sont à la une…. J’en profite pour vous rappeler que 10 titres phares des collections Folio, Folio Policier, Folio SF et Folio Biographies sont proposés au prix exceptionnel de 3,99 € jusqu’à demain minuit. Une dernière chose : ePagine recrute, n’hésitez pas à en parler autour de vous.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 11.10.13 : ePagine recrute
Dans le cadre de ses développements, ePagine recrute un développeur web php/MySQL junior (f/h). Si vous souhaitez consulter les détails de l’annonce et/ou contacter le responsable du service pour avoir des informations complémentaires suivez le lien ci-contre. [lire la suite du billet]

► 10.10.13 : Quoi lire en numérique de Alice Munro, Prix Nobel de littérature 2013 ?
Le Prix Nobel de littérature vient d’être attribué à l’auteur de langue anglaise Alice Munro (82 ans), reconnue dans le monde entier pour son art de bâtir des histoires savamment dosées, des histoires généralement courtes, qu’on pourrait nommer nouvelles (short stories) mais que l’un de ses éditeurs en France préfère voir comme un genre à part entre la nouvelle et le roman. [lire la suite du billet]

► 09.10.13 : Six libraires et ePagine vous offrent Propos sur le métier de Libraire
ePagine, pour le compte de six librairies, vient de fabriquer (via son studio ePub) et de mettre en ligne un septième titre dans sa collection ePagine Publications Numériques : Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres. Cette publication et les six précédentes, toutes Hors Commerce, sont offertes en permanence sur la librairie ePagine avec tout téléchargement de livres numériques payants ou gratuits ou bien encore sur simple demande. [lire la suite du billet]

► 08.10.13 : ePagine à la Foire de Francfort 2013
La Foire de Francfort, qui s’est ouverte mercredi et se termine aujourd’hui, est le plus grand salon du livre et de la lecture au monde. Une fois encore, une partie de l’équipe de ePagine France et de ePagine Benelux était présente dans le Hall 4.0, stand B31. Elle présentera jusqu’à ce soir ses solutions aux éditeurs et aux libraires du monde entier qui envisagent de fabriquer ou de commercialiser des livres numériques. [lire la suite du billet]

► 07.10.13 : Christian Gailly pour mémoire : Rest in peace & swing
En 2004 (j’étais alors libraire aux Sandales d’Empédocle à Besançon) j’avais eu la chance de rencontrer Christian Gailly et de l’interviewer dans le bureau de Robbe-Grillet aux éditions de Minuit. Apprenant sa mort lundi sur les réseaux sociaux j’ai choisi, en hommage à cet écrivain important dans mon parcours de lecteur, de reproduire la chronique de Dernier amour et l’entretien tels qu’ils avaient été publiés alors dans le magazine Page des libraires. [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

Avec plus de 400 titres papier au catalogue, Le Cavalier Bleu est une marque bien identifiée de la vulgarisation en sciences humaines. Rédigé par des spécialistes reconnus, chaque ouvrage énumère les idées reçues pour les éclairer et les nuancer et constitue ainsi une excellente entrée en matière sur le sujet traité. Depuis quelques jours, en pleine Fête de la Science, l’intégralité du catalogue numérique du Cavalier Bleu (15 titres) est en promotion au prix de 4.99 €. Quasiment tous les titres retrouveront leur prix initial le jeudi 24 octobre sauf pour L’hyperactivité et Fascination du Japon qui bénéficieront de cette offre promotionnelle jusqu’au 31 octobre. Pour consulter la liste des titres du Cavalier bleu disponibles en numérique, cliquez ici.

10 octobre 2013

Quoi lire en numérique de Alice Munro, Prix Nobel de littérature 2013 ?

Le Prix Nobel de littérature vient d’être attribué ce jour à l’auteur de langue anglaise Alice Munro (82 ans), reconnue dans le monde entier pour son art de bâtir des histoires savamment dosées, des histoires généralement courtes, qu’on pourrait nommer nouvelles (short stories) mais que l’un de ses éditeurs en France préfère voir comme un genre à part entre la nouvelle et le roman. Alice Munro est l’auteur de treize recueils de nouvelles et d’un roman. Dear Life (publié récemment en anglais mais pas encore traduit en français) devait être, selon cette ancienne libraire, sa dernière publication, l’auteur souhaitant s’écarter de la « vie littéraire ».

À chaque prix Nobel ses comptes d’apothicaires : il faut savoir que Alice Munro est la treizième femme, la première nouvelliste et la première ressortissante du Canada à recevoir le Prix Nobel de Littérature depuis sa création il y a 112 ans (1901).

En France, son œuvre est publiée par les éditions Rivages et les éditions de L’Olivier (cliquez ici pour accéder à tous ses titres disponibles en librairie). La plus grande partie de son œuvre est également disponible en poche (Points et Rivages/poche). Quant au numérique, si 23 références en langue anglaise figurent au catalogue (recueils de nouvelles, roman et nouvelles à l’unité), une seule est disponible en langue française (des problèmes de droits sans doute) : son dernier titre traduit en français et publié à L’Olivier, le très actuel (on le lui souhaite en tout cas) Trop de bonheur (Too much happiness). Sauf pour ce titre, les amateurs de littérature anglo-saxonne qui ne lisent pas dans la langue de l’auteur n’auront donc pour l’instant pas d’autre choix que de se ruer sur les éditions imprimées.

Pour retrouver nos anciens billets sur d’autres lauréats du Prix Nobel de Littérature, cliquez par exemple sur ces noms-ci : Mo Yan, Herta Müller, Mario Vargas Llosa. Pour accéder à l’œuvre de Alice Munro disponible en numérique (en V.O. & en français), suivez ce lien.

ChG

 

7 octobre 2013

Christian Gailly pour mémoire : Rest in peace & swing

© Hélène Bamberger/Minuit

Je viens d’apprendre, via une brève du Monde sur twitter (info également en ligne sur lepoint.fr), la mort de l’écrivain et saxophoniste Christian Gailly. Bien que je le lisais moins ces derniers temps il fait partie des auteurs importants découverts dans les années 90 et son écriture reste essentielle dans mon parcours de lecteur. En 2004 (je travaillais alors à la librairie Les Sandales d’Empédocle à Besançon) j’avais eu la chance de le rencontrer et de passer plus d’une heure en sa compagnie aux éditions de Minuit dans le bureau de Robbe-Grillet : je préparais alors un entretien pour le magazine Page des libraires. Impossible d’oublier cette rencontre d’abord tout en retenue et en silences habités puis parsemée de moments de grâce à partir du moment où les instruments se sont accordés et que la voix de Christian Gailly s’est mise à pulser avec beaucoup de pudeur. Je me souviens encore de mon trajet à pied jusqu’à la Gare de Lyon une fois l’entretien terminé : j’étais ému, très ému parce que durant cette heure il avait été beaucoup question d’écriture et de musique mais aussi d’amour et de mort. Aujourd’hui il est mort mais il me reste ses romans, le be-bop de sa langue, le rythme de sa phrase. Rest in peace & swing, Christian Gailly !

Christian Gailly est né à Paris en 1943. Il a exercé différents métiers dont celui de musicien de jazz, saxophoniste, avant de se consacrer à l’écriture et de publier son premier livre en 1987, Dit-il. En tout, il a publié aux éditions de Minuit une quinzaine de romans et de recueils de nouvelles. Ils sont tous disponibles en papier et treize d’entre eux, parce que fabriqués dans le studio ePub de ePagine, peuvent également être lus en numérique (cliquez ici pour accéder à ses 13 titres en numérique sur la librairie ePagine). Il a obtenu le prix France Culture pour Nuage Rouge en 2000 et le prix du Livre Inter en 2002 pour Un soir au club. La Roue et autres nouvelles est le dernier titre publié aux éditions de Minuit (2012). Deux de ses romans ont été adaptés au cinéma : L’Incident par Alain Resnais sous le titre Les Herbes folles (2009) et Un soir au club par Jean Achache (2009). Infra vous pourrez lire ma note de lecture de Dernier amour (2004) ainsi que l’intégralité de notre rencontre.

Prenant part à leur douleur, toute l’équipe de ePagine présente ses sincères condoléances à la famille, aux proches, aux amis ainsi qu’à la maison d’édition de Christian Gailly.

ChG

 

Dernier amour débute lors d’un festival d’été en 1987 à Zurich. Au programme, Haydn, Beethoven et une œuvre contemporaine, celle du personnage principal du roman, Paul Cédrat. Le quatuor à cordes entame l’opus 12 de Paul Cédrat, mais, très vite, tout dégénère. Le public se met à siffler, à huer le quatuor donc le compositeur, qui interrompt alors l’opus et se retire. C’est un échec pour Paul. Surtout qu’il n’a plus que quelques jours à vivre. Reste alors, avant de partir, la possibilité de se réconcilier avec lui-même. Il a tout préparé, a demandé à ses proches de le laisser seul, s’enferme dans sa maison près de la plage : il est prêt. Mais voilà, survient ce qu’il n’avait pas prévu : le grain de sable – en l’occurrence Debbie la baigneuse. L’émotion le submerge et l’amour, auquel il n’avait plus pensé, resurgit. L’histoire de la défaite d’un homme et de sa lente approche vers une mort annoncée laisse alors place à sa possible renaissance. Et la renaissance ne semble pouvoir se réaliser que si l’amour et l’émotion s’en mêlent.

Spécialiste des variations autour d’un même thème mais aussi des improvisations, Christian Gailly retrouve ce qui, depuis son premier roman, le singularise : son ironie et sa poésie. À la fois drôle et touchante, sobre et gracieuse, son écriture sert à merveille cette histoire d’amour et de conciliation. Une fois encore, Dernier amour nous dit que le désespoir total n’est pas pour maintenant. Il suffit d’une couleur particulière, d’un enfant qui se baigne et vous rappelle votre jeunesse, d’une femme qui vient récupérer son peignoir, d’une berceuse, entre autres preuves, pour se sentir à nouveau en vie.

C’est tout de même bête d’avoir passé toute sa vie avec une femme et de s’apercevoir seulement maintenant qu’on est fait pour marcher au bras d’une autre.
L’a-t-il pensé ? Senti ? Bien sûr que oui. Mais ça n’était que cette vieille envie de vivre. Non pas de recommencer. Juste continuer.

Livre après livre, à travers les clins d’œil à sa famille d’écriture (Samuel Beckett, Marguerite Duras ou encore Jean Echenoz), les reprises, les répétitions et les récurrences (on retrouvera par exemple le Dauphin vert, Simon Nardis et Debbie du Soir au club), un visage de plus en plus précis apparaît. Bout de peau après bout de peau, cet amateur de peinture poursuit son autoportrait commencé en 1987 (même visage avec à chaque fois quelques années de plus) et qui nous émeut toujours. C’est donc encore une fois un Christian Gailly inquiet et chargé d’émotion qu’on devine dans Dernier amour même si l’écriture, elle, on dirait bien qu’elle tremble moins. C’est peut-être ça, la grâce. (ChG pour Page des libraires en septembre 2004)

 

* * *

 

Rencontre avec Christian Gailly
pour Page des libraires en septembre 2004

(j’étais alors libraire aux Sandales d’Empédocle à Besançon)

Chaque livre de Christian Gailly est une avancée supplémentaire dans sa tentative d’épuisement d’un visage familier. Cette fois, Dernier amour raconte l’histoire d’un compositeur de musique contemporaine, Paul Cédrat, qui n’a plus que quelques jours à vivre. Alors que tout semblait programmé, surgit une baigneuse et, avec elle, une possible renaissance – en musique.

Christophe Grossi : En 1964, lors d’un festival de jazz amateur, vous avez vécu le même drame que votre personnage principal. Pourquoi avez-vous choisi de revenir sur cet épisode précis de votre vie ?
Christian Gailly : Dans Dernier amour, j’aborde à nouveau l’expérience musicale parce qu’il n’y a que là où j’ai pu retrouver suffisamment d’émotion pour me faire écrire ; d’autre part, parmi les rares questions qui peuvent me tarauder encore, celle de la musique est certainement la plus importante. J’ai donc transposé cette expérience musicale plus de vingt ans plus tard, en 1987, lors d’un festival de musique classique et contemporaine. Il se trouve que j’aime particulièrement les quatuors à cordes et que je me pose un certain nombre de questions sur la musique contemporaine : ce qu’elle devient et pourquoi elle devient ce qu’elle devient. J’ai donc fait de Paul un compositeur qui serait confronté, comme moi, à ce questionnement paradoxal : la musique contemporaine est-elle contemporaine de quelqu’un ? Parce qu’à l’exception d’un petit cercle d’initiés, on peut dire qu’elle n’est entendue par personne et qu’elle n’intéresse personne. Je m’amuse donc à m’interroger sur cette non-contemporanéité.

L’écriture de romans n’est-elle pas une forme de réponse à vos questionnements ?
Oui, sauf que je ne prends pas vraiment le risque de me faire sortir de la salle. J’essaye de me battre autant que possible avec la banalité de la formulation, de l’écriture même, de la construction des choses. Mais, malgré tous mes efforts et tout ce que parfois je peux dire, je reste dans quelque chose de lisible et d’assez classique. je crois que si je me mêlais de faire de la littérature expérimentale, je serais illisible.

Parce que c’est toujours l’émotion qui vous guide, qui est le moteur de votre écriture et de vos histoires.
Cela prouve en effet que je n’arrive pas à écrire ni à être complètement désespéré. Dans Dernier amour, Paul est prêt à mourir ; mais comme à chaque fois, quelque chose surgit : de l’émotion, de l’amour. Cela prouve que l’on ne fait pas ce qu’on veut et que l’on n’est pas ce qu’on veut. On reste exposé. Cela rend les choses quasiment insupportables et en même temps d’une beauté noire. En effet, ce quelque chose qui vous arrive va vous faire regretter une vie que, jusque-là, vous ne rêviez pas. Pour Paul, il est temps de mourir mais, au fond, il aurait envie de continuer. Quelque chose ou quelqu’un vous donne envie de continuer. Et c’est d’autant plus atroce quand il s’agit non pas d’une tentation suicidaire mais d’une maladie.

Paradoxalement, votre écriture, elle, va en se simplifiant. Comme s’il y avait, d’un côté, un homme toujours aussi torturé par les échéances et, de l’autre, un écrivain de plus en plus serein.
C’est vrai, l’écriture aspire à de plus en plus de simplicité et la phrase se donne un air serein. Parce que ça devient de plus en plus périlleux. L’obsession de la mort est telle qu’elle empoisonne toute pensée, toute perspective. Il s’agit donc de se tenir le mieux possible et au plus près des choses et de soi, dans un état de tension. Il n’est plus question d’envolées lyriques, de laisser partir les phrases.

C’est d’ailleurs le rôle de l’ironie ça ?
Depuis deux ans, je n’arrivais plus à écrire ; l’ironie m’avait quittée. Je n’arrivais plus à être sincère. Jusqu’à ce que je m’aperçoive que la seule façon que j’avais de m’en tirer était d’accepter cette obsession de la mort ; au moins le temps de l’écriture du livre. Le plus simple était donc de m’identifier à un condamné à mort, à un malade. C’est seulement là que l’ironie m’est revenue. Toute cette production d’ironie, avec plus ou moins de férocité ou d’acuité, est là, en effet, pour injurier le destin.

Est-ce que l’ironie pourrait être une tentative de réconciliation avec soi, avec son passé ?
Une réconciliation ou une conciliation. C’est ce que j’appelle avoir pitié de soi. Accepter de se moquer de soi, c’est parvenir à se supporter comme on est. Paul, par exemple, s’obligeait jusque-là dans son travail musical à ignorer ce qui pouvait rendre cette musique insupportable. Il n’est pas réconcilié avec la musique mais avec lui-même. C’est toujours ça de gagné.

Votre goût pour la lenteur joue également un rôle important pour Paul dans sa lutte. J’avais déjà perçu cette même lenteur dans le film Sous le sable de François Ozon.
Paul n’a plus les forces nécessaires pour se dépêcher et allonger le pas. Il n’a pas le temps de voir les gens, d’entendre. Dans mes différentes variantes, il se trouve que j’avais pensé à ce film de François Ozon. J’avais d’abord cru que c’était la femme qui était menacée de mort et qui disparaissait. Mais ça n’a pas marché.

L’ombre de Samuel Beckett (et son Premier amour) plane encore dans ce roman.
J’y ai pensé à ce livre-là. J’ai d’ailleurs voulu ce titre comme ça et j’ai voulu qu’il soit inscrit sur deux lignes. C’est le même nombre de lettres et je le voulais comme un signe en miroir à Samuel Beckett. C’est un auteur qui m’a beaucoup influencé. Très vite je me suis senti de la même famille d’esprit. La première page de L’Innommable a été déterminante pour moi, comme une voie possible dans laquelle s’engager.

La peinture est toujours présente par le travail de la composition et des couleurs. On passe de Morandi à Hopper en une scène.
J’aime beaucoup la peinture. Chaque fois que je la rencontre, elle me fascine. C’est une façon de ne pas l’oublier, de rendre présent d’une manière forcée ce qui échappe à la littérature. Rien n’est à proprement parler audible ni visible dans ce roman, mais la peinture et la musique sont toujours présentes.

Comme des jaillissements ?
Il y a parfois des moments de grâce, des pulsions poétiques ; parfois on a une vision très nette, très colorée et la phrase surgit d’elle-même. À ce moment-la, on vit l’événement avec une intensité plus forte que celle du souvenir qui sous-tend l’écriture de la scène. C’est parfois tellement puissant qu’on en est à penser que la vie, c’est ça.

4 octobre 2013

Les 3 jours « Que sais-je ? » : 500 titres à 4.49 € du 4 au 6 octobre 2013

Pendant trois jours pleins (du 4 au 6 octobre), près de 500 titres de la collection « Que sais-je ? » seront proposés exceptionnellement au prix de 4.49 € en numérique.

En novembre 2012, 104 titres de la collection « Que sais-je ? » des Presses Universitaires de France (PUF) faisaient leur entrée au catalogue numérique de la librairie ePagine et de ses libraires partenaires. Presque un an plus tard (voir notre billet de novembre 2012), force est de constater que la maison d’édition a mis les bouchées doubles pour mettre à disposition de ses millions de lecteurs le plus de titres disponibles possibles : La traite des noirs d’Olivier Petre-Grenouilleau, Le récit de Jean-Michel Adam, Le tai chi chuan de Marianne Plouvier, Les grandes philosophies de Dominique Folscheid, La psychanalyse de Daniel Lagache, Le bouddhisme de Claude B. Levenson, Le Coran de François Déroche, L’humour juif de Joseph Klatzmann, L’hôpital de Jean De Kervasdoué, Les Mayas de Paul Gendrop, L’énergie nucléaire de Paul Reuss, Le nombre d’or de Marius Cleyet-Michaud, Platon de Jean-François Mattei, Le chamanisme de Michel Perrin ou encore La philosophie de l’éducation d’Olivier Reboul,… ce sont désormais près de 500 titres qui aujourd’hui peuvent être lus sur liseuse ou tablette, sur smartphone ou ordinateur.

La palette est très large, aussi large que celle que nous connaissons déjà en papier. Tous les sujets et matières développés par les éditeurs de cette collection font en effet partie de l’offre numérique : histoire et civilisation ; psychologie, pédagogie et psychanalyse ; droit et économie ; arts premiers et disciplines artistiques contemporaines ; philosophie et linguistique ; géopolitique et écologie… Ces 500 titres sont toujours livrés sans DRM Adobe, avec marquage ou tatouage numérique (watermark). S’ils peuvent habituellement être téléchargés au prix unique de 6,49 €, à l’occasion de la rentrée universitaire tous les titres numériques de la célèbre collection des PUF seront proposés exceptionnellement au prix de 4.49 €. Offre valable du vendredi 4 au dimanche 6 octobre 2013 inclus chez tous les revendeurs de livres numériques dont ePagine et ses libraires partenaires.

Pour accéder au catalogue complet des PUF, cliquez ici !

27 septembre 2013

Cinq romans et sagas adaptés au cinéma

Parmi les romans et sagas adaptés au cinéma dont la sortie en salle est plus ou moins proche (entre le 16 octobre 2013 et février 2014), nous trouverons deux auteurs français très populaires (Daniel Pennac avec sa tribu Malaussène et le Malavita de Tonino Benacquista) ainsi que trois sagas SF américaines pour adolescents et adultes dont Hunger Games, The Mortal Instruments et The Maze Runner. Ces films font l’objet d’une production très importante et la distribution attirera du monde sans aucun doute. Avant (ou plutôt que) d’aller voir ces films, vous pouvez vous jeter sur les textes qui les ont inspirés. Ils sont tous disponibles au format numérique pour une lecture sur liseuse, tablette, smartphone ou ordinateur. Pour chacun des films présentés nous indiquons le ou les liens vers la version numérique des textes originels ainsi que vers la bande-annonce lorsqu’elle est déjà en ligne. Retrouvez sur ePagine de nombreuses autres œuvres adaptées au cinéma en cliquant ici.

 

Au bonheur des ogres de Nicolas Bary d’après la saga Malaussène de Daniel Pennac (Folio)

Avec Raphaël Personnaz, Bérénice Béjo, Emir Kusturica, Guillaume de Tonquedec, Thierry Neuvic et Mélanie Bernier

La famille Malaussène n’est pas comme les autres. La mère mène une vie amoureuse mouvementée accumulant les enfants de pères différents. C’est le frère aîné, Benjamin (bouc-émissaire professionnel), qui tente tant bien que mal de s’occuper de cette tribu vivante et désorganisée. Quand des évènements étranges surviennent autour de lui, Benjamin va devoir chercher qui lui en veut.

Sortie en salle : le 16 octobre 2013

Liens :
Bande-annonce du film
Au bonheur des ogres de Daniel Pennac en numérique

 

The Mortal Instruments (La Cité des ténèbres) de Harald Zwart d’après la série de Cassandra Clare (12-21)

Avec Lily Colins, Jamie Campbell Bower et Jonathan Rhys Meyers

New York, de nos jours. Au cours d’une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux… Elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer dans cette aventure un rôle qu’elle n’aurait jamais imaginé.

Sortie en salle : le 16 octobre 2013

Liens :
Bande-annonce du film
• Les 4 tomes en numérique
The Mortal Instruments – tome 1
The Mortal Instruments – tome 2
The Mortal Instruments – tome 3
The Mortal Instruments – tome 4 (à venir)

 

Malavita de Luc Besson d’après le roman de Tonino Benacquista (Folio)

Avec Robert de Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones…

Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

Sortie en salle : le 23 octobre 2013

Liens :
Bande-annonce du film
Malavita de Tonino Benacquista en numérique

 

Hunger Games (L’embrasement) de Francis Lawrence d’après la série de Suzanne Collins (12-21)

Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth

Sortie en salle : le 27 novembre 2013

Liens :
Bande-annonce du film
• Les 3 tomes en numérique
Hunger Games – tome 1
Hunger Games – tome 2
Hunger Games – tome 3

 

The Maze Runner (L’épreuve) d’après la saga SF de James Dashner (12-21)

Avec Dylan O’Brien, Thomas Brodie-Sangster, Aml Ameen…

Thomas, 16 ans, se réveille dans un ascenseur. Il ne sait plus qui il est ni d’où il vient, et ne semble se rappeler que de son prénom. Lorsque l’ascenseur s’ouvre, il est accueilli par d’autres garçons de son âge dans la clairière, un monde mystérieux entouré par un labyrinthe impénétrable, et où personne ne sait pourquoi il est là.

Sortie en salle : le 21 février 2014

Liens :
• Pas de bande-annonce du film à ce jour
• Les 2 tomes en numérique
L’épreuve – tome 1
L’épreuve – tome 2

26 septembre 2013

Sonatine propose 3 nouvelles inédites de R. J. Ellory en attendant sa Mauvaise étoile le 3 octobre

ce billet a été publié une première fois le 19 septembre 2013 et a été mis à jour le 26 septembre 2013.

Après sa trilogie consacrée à la mafia, à la CIA et au NYPD, R. J. Ellory reviendra le 3 octobre avec un nouveau roman noir, dans la veine de Seul le silence : Mauvaise étoile qui paraîtra en numérique et en papier le même jour. Pour faire patienter ses lecteurs, Sonatine Éditions propose depuis le 12 septembre de lire trois nouvelles inédites de l’auteur disponibles uniquement en téléchargement (voir les liens infra).

Ce triptyque est construit autour d’une jeune institutrice retrouvée étranglée dans son appartement à Chicago dans les années 1950. Trois nouvelles, trois points de vue sur un seul meurtre. Des années plus tard, alors que le meurtrier est sur le point d’être exécuté, la sœur de la victime, le flic qui a mené l’enquête et le tueur reviennent sur les circonstances de sa mort pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Les apparences sont trompeuses et seuls leurs trois témoignages pourront révéler la triste vérité. Après Seul le silence, Vendetta, Les Anonymes et Les Anges de New York, R.J. Ellory est aujourd’hui un auteur primé et acclamé par les critiques littéraires et le public. Avec Trois jours à Chicagoland, il signe trois nouvelles au suspense implacable.

À la suite de la troisième et dernière nouvelle, Sonatine donne également à lire les premières pages de Mauvaise Étoile.

Les deux premières nouvelles ont paru les 12 et 19 septembre, la dernière a été mise en ligne aujourd’hui, 26 septembre. Elles sont disponibles sur toutes les plateformes de vente en ligne dont ePagine et proposées au prix de 1.99 € chacune, avec tatouage numérique (sans DRM Adobe). Cliquez ici pour consulter les titres disponibles de l’auteur.

 

Trois jours à Chicagoland : la soeur, disponible depuis le 12 septembre
Trois jours à Chicagoland : le flic, disponible depuis le 19 septembre
Trois jours à Chicagoland : le tueur, disponible depuis le 26 septembre

 

À paraître le 3 octobre

Mauvaise étoile, Sonatine éditions
en librairie et en ligne le 3 octobre

 

Ses autres titres disponibles en numérique sur ePagine

Les Anges de New York
Les Anges de New York, Sonatine éditions
14.99 € sans DRM avec tatouage

SEUL LE SILENCE
Seul le silence, Sonatine éditions
9.99 € sans DRM avec tatouage

VENDETTA
Vendetta, Sonatine éditions
9.99 € sans DRM avec tatouage

Les anonymes
Les Anonymes, Sonatine éditions
11.99 € sans DRM avec tatouage

25 septembre 2013

Franck Leroy : Réseaux sociaux et Cie (le commerce des données personnelles)

À chaque clic sur les réseaux sociaux, des données personnelles sont enregistrées puis revendues. Menaçant les plus élémentaires libertés et provoquant de nouvelles formes de marketing, cette marchandisation de nos secrets, de nos préférences, de nos déplacements représente un coût exorbitant. Dans Réseaux sociaux & Cie, publié par Actes Sud (collection « Questions de société »), Franck Leroy, après enquête, identifie les acteurs de ce nouveau fait social, dévoile leurs stratégies ainsi que leurs moyens actuels et à venir, comme par exemple la dernière génération de logiciels de reconnaissance faciale. Cet essai a paru en avril 2013 et depuis l’affaire PRISM/Snowden il est à nouveau cité un peu partout. À l’heure des débats sur l’utilisation des données personnelles sur Internet, l’éditrice de cette enquête a choisi d’en dire quelques mots, consciente qu’il y a aujourd’hui matière à penser pour mieux se protéger demain. Réseaux sociaux & Cie est disponible dans sa version papier (22 €) et en numérique (9.99 €) chez tous les libraires numériques, dont ePagine [cliquez ici pour accéder à la fiche du titre].

 

« Nous sommes tous sur écoute, et ce sont les multinationales comme Google, Facebook, Instagram, LinkedIn… qui dressent notre portrait de cybernaute à chaque clic, chaque photo échangée. Au travail comme à la maison, toutes nos données sont récoltées et utilisées à des fins commerciales (publicité ciblée) ou revendues à qui s’y intéresse.

L’affaire PRISM/Snowden a confirmé l’étendue des liens entre le monde politique international et les grands acteurs sur Internet. L’essai de Franck Leroy a mis le doigt sur cette question avant même que le scandale PRISM n’éclate.

Le commerce des données personnelles, clé de voûte du système de surveillance, porte gravement atteinte aux valeurs exprimées par la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’atteinte à nos libertés est immense, l’enjeu financier gigantesque. Ni Google, ni Facebook ne pourraient survivre sans nous espionner.

Mediapart (14 avril) et quelques autres journaux ont salué le travail de Franck Leroy. Libération (2 juillet) et Ouest France (25 juin) ont publié une tribune de lui commentant l’affaire Snowden. » (Martina Wachendorff, éditrice des éditions Actes Sud)

 

Franck Leroy est consultant en informatique ; il est chargé de protéger de grandes société contre le cyber-espionnage. Par ses missions et sa pratique du web au quotidien, il doit constamment faire face aux problèmes de sécurité des ordinateurs, tablettes, smartphones… Dans son essai/enquête, il informe mais protège aussi tous les cybernautes en montrant comment se défendre de tels processus.

7 septembre 2013

L’état du Monde 2014 en numérique aux éditions La Découverte : titre complet et vente au chapitre

Pour la première fois, L’état du monde, que publie chaque année les éditions La Découverte (en l’occurrence L’état du monde 2014) peut être téléchargé soit intégralement ou par chapitre. Si l’ensemble proposé sans DRM Adobe (avec tatouage numérique uniquement) est vendu 12.99 €, chacun des six extraits thématiques sont proposés au prix de 1.99 €. Cliquez ici pour accéder au titre complet ainsi qu’aux six chapitres sur la librairie ePagine.

 

Présentation de Puissances d’hier et de demain

« Cette livraison 2014 de L’état du monde 2014 : Puissances d’hier et de demain, établie sous la direction de Bertrand Badie et de Dominique Vidal, se penche sur la dynamique des puissances mondiales. Contrairement à bien des prévisions, la victoire de l’Occident dans la guerre froide n’a pas débouché sur une longue période de domination américaine. Si les États-Unis restent à bien des égards le pivot des équilibres géopolitiques mondiaux, la puissance américaine est confrontée des concurrences nouvelles. Un constat qui s’applique également aux autres puissances occidentales, en particulier européennes, profondément secouées par la crise économique. Cette évolution structurelle s’accompagne de la montée en puissance de nouveaux mouvements sociaux, revendicatifs ou révolutionnaires, qui bouleversent directement ou indirectement les fondements de l’ordre international hérité de l’après-guerre froide.

Outre une réflexion globale sur les dynamiques de la puissance, L’état du monde 2014 fait également le point sur les grandes tendances observables dans les relations internationales, de la recomposition des mafias à l’essor de nouveaux mouvements religieux en passant par le rôle stratégique croissant du pétrole non conventionnel, et sur les situations conflictuelles à travers le monde, de l’Iran à la Colombie en passant par le Mali, la Syrie ou la Corne de l’Afrique. »

 

Liens vers le titre complet et les 6 chapitres

L’état du monde 2014 : Puissances d’hier et de demain (12.99 € le titre complet)

La puissance revisitée
Bertrand Badie (1.99 € le chapitre)
Crise stratégique pour le mouvement palestinien
Dominique Vidal (1.99 € le chapitre)
Puissance et « leadership » américains dans un monde en mutation
Philippe Golub (1.99 € le chapitre)
Permanences et métamorphoses de la puissance militaire à l’horizon 2020
Olivier Zajec (1.99 € le chapitre)
Internet, les réseaux et la puissance sur la scène internationale
Pierre Alonso (1.99 € le chapitre)
D’ouest en est : les ambitions eurasiennes de Vladimir Poutine
Andreï Gratchev (1.99 € le chapitre)

 

Cliquez sur la bannière pour consulter la fiche de l'ouvrage complet en numérique ainsi que les six chapitres.

 

Les auteurs

Bertrand Badie, professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), est l’auteur de nombreux ouvrages phares sur les relations internationales, dont La diplomatie de connivence (La Découverte/Poche, 2013).

Dominique Vidal, journaliste et historien, spécialiste des questions internationales, est l’auteur de nombreux ouvrages sur le Droit et sur le Proche-Orient.

28 août 2013

Adaptation de la saison 1 de la série Borgen par les éditions Gaïa

Emblématique de la réussite des séries scandinaves, la première saison de la série TV danoise créée par Adam Price et diffusée au Danemark en 2010, Borgen, a rencontré immédiatement un grand succès tant auprès du public que dans la presse (Prix Italia de la meilleure série 2010, Fipa d’or de la meilleure fiction 2011, Bafta de la meilleure série internationale 2012). En France, même triomphe lors de sa première diffusion sur ARTE en février 2012. Fidèle à son aînée, la saison 2 a continué moins d’un an plus tard à entraîner tambour battant les téléspectateurs dans les coulisses d’une démocratie d’aujourd’hui et l’intimité d’une femme au pouvoir. Si la série en est à sa troisième saison au Danemark, en France il va falloir attendre un peu avant de la découvrir (sauf si, comme Jean-Jacques Birgé, vous l’avez vue dans sa version danoise sous-titrée en anglais). Pour patienter, ARTE a commencé à rediffuser depuis quelques jours les deux saisons.

Une autre façon d’attendre la suite est de lire le roman de la saison 1 de la série danoise culte que les éditions Gaïa publient en feuilleton depuis le 25 juillet : pour rester dans l’esprit « série TV », le roman est dans un premier temps diffusé exclusivement en numérique et en sept épisodes (tous les quinze jours, le jeudi, jusqu’au 17 octobre) avant d’être proposé en un seul volume en papier au moment de la mise en ligne du dernier épisode, le 17 octobre, donc. Pour l’adaptation littéraire de Borgen, on a fait appel au scénariste Jesper Malmose, auteur lui aussi de séries TV danoises à succès mais également dramaturge, qui a travaillé en étroite collaboration avec l’auteur de la série, Adam Price. Borgen, Une femme prend le pouvoir est donc l’adaptation de la saison 1. Pour la traduction française, les éditions Gaïa ont sollicité Andréas Saint Bonnet, déjà traducteur de Morte la bête de Lotte & Søren Hammer chez Actes Sud, collection Actes noirs, de Maurice et Mahmoud de Jensen Flemming ou encore de Une vie de racontars (vol. 1) de Jorn Riel, tous deux publiés aux éditions Gaïa.

Chaque épisode est vendu sur tous les sites de vente de livres numériques, dont ePagine, au prix unique de 2.49 €. La version complète imprimée (octobre 2013, 480 pages) sera proposée à 22 €, la version ePub coûtant, quant à elle, 17.43 € (7 épisodes x 2.49€).

Ci-dessous, retrouvez quelques infos sur la première saison de l’adaptation, les dates de mise en ligne, les liens utiles ainsi qu’une présentation des personnages.

Borgen, Saison 1 : Une femme au pouvoir
roman de Jesper Malmose traduit du danois par Andréas Saint Bonnet, Gaïa Éditions

Birgitte Nyborg défend avec ardeur ses convictions politiques en tant que chef du parti centriste danois. Le jour où elle accède au pouvoir, sa vie bascule. Devenue Premier ministre elle fait son entrée à Borgen, « le château », où siège le Parlement danois. Soutenue par mari et enfants, elle est une femme épanouie et dont le caractère bien trempé a fait sa réputation tant auprès de ses adversaires que de son audacieux spin doctor. Saura-t-elle tout mener de front ? Contracter les bonnes alliances ? De compromis en compromissions, jusqu’où exercer le pouvoir ? Avec une tension permanente, Jesper Malmose dresse le tableau d’un Danemark en proie aux questions contemporaines, et approfondit sans complaisance la question des relations entre politique et médias.

Dates de mise en ligne :

Jeudi 25 juillet : épisode 1
Jeudi 8 août : épisode 2
Jeudi 22 août : épisode 3
Jeudi 5 septembre : épisode 4
Jeudi 19 septembre : épisode 5
Jeudi 3 octobre : épisode 6
Jeudi 17 octobre : épisode 7 et parution simultanée de la version intégrale en papier

Autres liens utiles :

• Site des éditions Gaïa
Catalogue numérique des éditions Gaïa sur ePagine
• Entretien avec Adam Price, le créateur de la série
• Focus : Les séries politiques : entre fiction et réalité
• Du 23 août au 27 septembre, ARTE rediffuse tous les vendredis soirs les deux premières saisons (saison 1 & saison 2)
• (Re)voir les saisons 1 & 2 de Borgen sur ARTE+7
• Les saisons 1 et 2 de Borgen sont également disponibles en coffret de 4 DVDs
• La saison 3 sera diffusée sur ARTE en octobre 2013

ChG

 

27 juillet 2013

Ouverture de la chasse aux Pavillons avec Robert Laffont le 1er août 2013

Au mois d’août, pour l’achat de deux titres de la collection PAVILLONS POCHE en numérique, les éditions Robert Laffont vous offrent le célèbre roman de E. M. Forster, Avec vue sur l’Arno, qui a inspiré le film de James Ivory, Chambre avec vue. Attention, si vous pouvez choisir de télécharger vos livres numériques sur le site de la librairie numérique de votre choix, les achats doivent avoir lieu entre le 1er et le 31 août et l’envoi du titre Pavillons Poche gratuit est réservé aux 150 premières demandes.

Actuellement, 34 titres de cette collection sont disponibles sur la librairie ePagine, dont Barnabo des montagnes de Dino Buzzati, L’orange mécanique de Anthony Burgess, Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, Les quatre Hollandais de William Somerset Maugham, Comment j’ai raté mes vacances de Geoff Nicholson, Voyage en France de Henry James, Les après-midi d’un fonctionnaire très déjanté de Upamanyu Chatterjee ou encore Cassandra au mariage de Dorothy Baker.

Cliquez ici pour accéder au catalogue complet sur ePagine
Cliquez là pour connaître les conditions de l’offre

 

 

Bonne chasse aux Pavillons !
ChG

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