Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

7 octobre 2015

Rien où poser sa tête, Françoise Frenkel, l’arbalète gallimard

Rien où poser sa tête

Françoise Frenkel

« Le destin éditorial de certains livres est à l’exacte mesure du texte qu’ils nous offrent, émouvant, surprenant, généreux, tout autant qu’irrémédiablement mystérieux. L’unique ouvrage de Françoise Frenkel, Rien où poser sa tête,publié en Suisse en 1945, et rédigé en 1943 et 1944 « sur les bords du lac des Quatre-Cantons » où son auteure, juive d’origine ­polonaise, avait trouvé refuge, en est l’exemple récent le plus ­saisissant.

De sa redécouverte à Nice, fin 2010, dans un vide-grenier des Compagnons d’Emmaüs, à sa ­parution chez Gallimard, que Patrick Modiano a accepté de préfacer, c’est une « histoire tramée par les livres » qui s’est déployée, selon les mots de Michel Francesconi, l’heureux découvreur de l’exemplaire. Un « mouvement d’intérêt et de solidarité, impliquant de nombreuses personnes, en France et en Allemagne, pour reconstituer le puzzle d’un texte et d’une auteure sur lesquels on ne savait rien », dit Frédéric Maria, qui a œuvré pour le faire éditer, et s’est chargé du dossier qui l’accompagne aujourd’hui. L’« histoire de gens qui sont tous fous de livres, qui ont fait passer celui-ci des mains des uns à celles des autres avec une simplicité telle qu’il paraît presque invraisemblable que l’aventure finisse par aboutir », comme le résume Thomas Simonnet, directeur de la collection « L’arbalète », chez ­Gallimard. »

Florence Bouchy


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/10/29/contre-l-oubli-de-francoise-frenkel_4798905_3260.html#565XuCiRdlo5OPqa.99

Rien où poser sa tête, Françoise Frenkel, l'arbalète gallimard

Rien où poser sa tête, Françoise Frenkel, l’arbalète gallimard

l’arbalète – gallimard

15 octobre 2015

Il faut saluer les éditions L’Arbalète-Gallimard d’avoir exhumé le livre de Françoise Frenkel qui est pour l’histoire de la présence du livre français à Berlin un legs inestimable.

Dans ses rapports à l’institution tout comme à la communauté francophone des années 1920, ainsi qu’au public exigeant d’amoureux du livre d’ici, c’est d’une collègue libraire impliquée dans son époque dont le premier chapitre de ce récit modianien avant la lettre, se propose de retranscrire la vérité.

Par le témoignage de ces rencontres d’auteurs où Henri Barbusse et René Crevel parmi tant d’autres éminents représentants de l’actualité francophone, venaient croiser là. Par l’obsession pour un lieu habité de livres dont les voix l’on hantée, à l’heure de plier boutique, en butte à la censure de la Gestapo.

Par la joie et la force que la parole écrite apporte à tous ses amoureux et ses flâneurs, qu’ils soient d’Orient ou d’Occident, de Méditerranée ou de Scandinavie, notre boussole à nous, libraires indépendants, Maison du livreou ZADIG Buchhandlung, n’est-elle pas de porter haut les couleurs d’un temps retrouvé, en mémoire des proses migrantes de demain ou d’hier ? Tenter de prolonger l’inaliénable rêve éveillé d’une culture européenne éprise d’ouverture aux mondes !

Patrick Suel – Librairie Zadig, Berlin

À l’occasion de la foire du livre de Francfort, ZADIG ouvrira sa porte au livre numérique…

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26 août 2015

SONATINE / R. J. Ellory : La Sœur & Les Assassins

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 » Si tu regardes trop longtemps l’abîme, l’abîme aussi regardera en toi. »» Friedrich Nietzsche

À tous ceux qui ont regardé l’abîme, mais sans jamais perdre l’équilibre.

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Pendant longtemps, John Costello tenta d’oublier ce qui s’était passé.

Fit semblant, peut-être, que ça n’était jamais arrivé.

Le diable se présenta sous la forme d’un homme, enveloppé par l’odeur des chiens.

À voir sa tête, on aurait cru qu’un inconnu lui avait donné un billet de 50 dollars dans la rue. Un air surpris. Une sorte d’émerveillement satisfait.

John Costello se souvenait d’un bruit d’ailes affolées lorsque les pigeons fuirent la scène.

Comme s’ils savaient.

Il se souvenait que l’obscurité était tombée à la hâte ; retardée quelque part, elle était maintenant soucieuse d’arriver à l’heure dite.

C’était comme si le diable avait le visage d’un acteur – un acteur oublié, au nom effacé, mais dont la tête rappellerait vaguement quelque chose.

« Je le connais… Oui, c’est… c’est… Chérie, l’autre type, là. Comment il s’appelle, déjà ? »

Il avait plein de noms.

Tous signifiaient la même chose.

Le diable possédait le monde entier mais il se souvenait de ses racines. Il se souvenait d’avoir été jadis un ange jeté dans la géhenne pour avoir trahi et s’être révolté, et il faisait de son mieux pour se contenir. Parfois, il n’y arrivait pas.

C’était aussi paradoxal que de coucher avec une vilaine putain dans un motel pas cher. Partager quelque chose de si intense, de si intime, sans jamais donner son nom. Ne se croire coupable de rien de grave, donc se croire innocent.

John Costello avait presque 17 ans. Son père possédait un restaurant où tout le monde allait manger.

Après ça, John ne fut plus jamais le même.

Après ça… Mon Dieu, aucun d’entre eux ne fut plus jamais le même.

 

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Pour la sortie du dernier polar de R.J. Ellory, Les Assassins, votre librairie vous offre Chicagoland #1 – La Soeur. Il est à téléchargé ici (sur le portail Librel.be).

 

24 août 2015

Booming, Mika Biermann, Anacharsis (24 août 2015)

Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.

« Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu’ils en aient » : on les avait pourtant prévenus. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.

Mais ça n’est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.

 

Mika Biermann vit à Marseille, dont il a adopté l’accent bien que sa langue maternelle soit l’allemand. Il développe cependant sans accent et directement en français une œuvre littéraire des plus originales dans le paysage contemporain. Après Ville propre (La Tangeante, 2007), il publie en 2013 le très remarqué Un Blanc chez Anacharsis, puis, coup sur coup, Palais à volonté (POL, 2014) et Mikki et le village miniature (POL, 2015)

 

 

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Ça commence comme ça :

 

Une porte s’ouvre sur le désert.
Les méchants sont vêtus de manteaux.
Un homme tire plus vite que son ombre.
On aura tout vu.
Presque tout.

Lee Lightouch et Pato Conchi franchirent la frontière à l’aube. Lightouch était habillé de cuir, Conchi de lin. Le premier portait un couvre-chef gras de sueur, le deuxième allait boucles au vent. L’un était grand, l’autre rond. Le grand maigre, arborant moustache et barbiche, marchait mains dans les poches, le gros glabre avait glissé une machette dans sa ceinture. Leur mule les suivait comme une ombre. Ils voyagèrent cinq jours d’affilée. Le soir, ils mangèrent du lard ; une couenne était attachée au bat. Ils firent de petits feux sans fumée. Le matin, ils burent une infusion de chicorée. Les nuages à l’horizon ne changeaient ni de taille ni de couleur, quelle que soit l’heure, quel que soit le jour. Sauf le soir, quand ils viraient au rouge, comme d’ailleurs le reste du monde.
— C’est magnifique, dit Lightouch.
— Bof, dit Conchi.

Le sixième jour, ils entrèrent dans le village de Townsend. Lightouch se rendit à l’Eden Saloon. Accoudé au zinc, il leva son verre et regarda le barman barbu à travers le liquide ambré.
— Nous voudrions nous rendre à Booming.
— Booming ?
Le barman chauve expédia un mollard dans le crachoir.
— Personne ne va jamais à Booming.
— Pourquoi pas ?
— N’y a rien là-bas.
— Je suis artiste, mon ami. Vous ne voulez pas une belle fresque au mur ? Une chasse au bison ? Une charge de cavalerie ? Je vous fais un prix.
Le barman cracha de nouveau.
— Non.
Lightouch haussa les épaules. Il finit son whisky, bien mauvais d’ailleurs. Il avait bu pire, mais pas souvent. Ce qu’il aimait, c’était du champagne avec une goutte de sirop de figue. Il adorait le vin noir de Smyrne. Il ne crachait pas sur un verre de raki turc. Dans cette contrée, on avalait partout du whisky fait à base d’épluchures de patates et de la bière faite à base d’épluchures de patates. Il avait vu des durs à cuire vomir leurs tripes. Il n’aimait pas les cow-boys. Ils n’avaient jamais vu Rome.
— Vous avez déjà vu une cathédrale ?
—’Sais pas.
— C’est une énorme église, dont les flèches jettent leur ombre sur la ville. Le long du toit pendent des cages en fer où on enfermait les hérétiques. La pierre de la façade est travaillée comme une dentelle, même au sommet, là où personne ne la voit jamais. Des gargouilles, monstres hideux ou vierges ailées, crachent leur eau vers le dédale des rues. Autour du portail virevoltent des anges, et des saints décapités portent leurs têtes sous le bras. Une fois à l’intérieur, on se croit au fond d’une eau tiède et parfumée. Des losanges multicolores de soleil mouchettent les dalles. Un million de bougies chauffent l’air. Du vieil or entoure les tableaux de saints oubliés. Au plafond, on voit les blasons de rois morts et de villes détruites. Les colonnes torsadées de l’autel portent des nuages d’étain chevauchés par des putti aux derrières rebondis qui se perdent dans les combles. Dans les reliquaires jaunissent les osselets des martyrs. Des vieilles minuscules, écrasées par ces piliers, cette pénombre, cette odeur de cire, prient à genoux, à toute vitesse. L’orgue murmure un plain-chant. Une soif inexplicable vous serre la gorge.
— Je vous ressers ?
— D’accord…

À la Cantina de Townsend, Conchi buvait du lait de chèvre. Son bol était émaillé de bleu. Dans son assiette en grès fumaient d’énormes haricots blancs. La robe de la dueña lui rappelait un étang couvert de lentilles d’eau, ses cheveux les nuits d’été au bord du Pacifique.
— C’est très bon, dit-il, la bouche pleine.
— Mon oisillon, mon bébé, mon héros, tu voudrais un piment pour te rafraîchir la bouche ?
— Ma caille, envoie le piment.
Un rideau de perles se sépara sur un garçon qui portait un panier. Les piments étaient longs et rouges et luisaient comme des flammes.
— C’est le tien ? demanda Conchi.
Il caressa la tête de l’enfant qui se laissa faire.
— Le mien, mon loup. Lui, et six autres, tous en bonne santé et vifs comme argent. Béni soit Dieu qui nous gâte ainsi.
— Amen !
La bouche pleine de haricots, ça sortait « ham’ ».
— Tu vas où ainsi, mon beau voyageur ?
— À Booming.
— Ne va pas à Booming. Il n’y a rien là-bas. Reste avec moi.
— Et ton mari, que dira-t-il ?
— Il te battra comme plâtre.
— Tu vois bien, mi corazón, ma fleur jolie-jolie, que je dois continuer mon chemin.
— Promeneur, il n’y a pas de chemin, seulement un sillage sur la mer, dit le garçon.
En passant devant la Cantina, Pato Conchi y voit un homme attablé, portant les mêmes vêtements que lui, coiffé des mêmes boucles huileuses, de la même corpulence, en train de manger des burritos. Il entre, s’assoit en face de l’étranger et engage la discussion. Ils parlent de la pluie et du beau temps, de Booming et de Townsend, des femmes et des prostituées, de mets et de boissons, de l’homme et de son destin. Ils sont d’accord : pour le bordel que c’est, on y vit avec un certain plaisir, dans ce monde, et pas dans l’autre. Quand Conchi se lève pour se retirer, l’homme l’arrête.
— Excuse ma question, l’ami, mais qui es-tu ?
— Qui je suis, répond Conchi, ça, je n’en sais rien. Mais j’ai toujours voulu avoir une petite conversation avec moi-même.
Ils se retrouvèrent devant l’étable. Lightouch paya les vingt cents pour une nuit dans le foin. Le lendemain matin, ils firent des provisions à la quincaillerie tenue par un homme grassouillet affublé d’un tablier. Lee essaya de marchander.
— Trois dollars pour une outre ? Je vous en donne la moitié.
— C’est à prendre ou à laisser.
— Qu’est-ce que vous en dites, Pato ?
— Et si on prenait quelques harengs ?
Conchi était penché sur un tonneau d’où s’échappaient les effluves évidents du poisson salé.
— C’est une outre premier choix, dit le commerçant. En peau de chèvre, cousue par ma femme. Garantie increvable. Touchez pas à ça !
Conchi recula devant une pyramide de cylindres en fer-blanc.
— C’est quoi, ces trucs ?
— C’est des boîtes de conserve.
— Qu’est-ce qu’il y a dedans ?
— Vous ne savez pas lire les étiquettes ?
— « Pêches au sirop », déchiffra Conchi. « Langue de bœuf ». « Haricots en sauce ». « Graisse de canard ». « Pemmican extra ». Lee, ça te dit, une boîte de saucisses de Francfort ? Comment ça s’ouvre ?
— Avec un ouvre-boîte.
— Combien, les saucisses ?
— Trois dollars. Et cinq dollars pour l’outil.
— Ça va pas la tête ? Cinq dollars pour l’ouvrir ?
— Vous pouvez toujours essayer avec une pierre pointue.
— Deux dollars pour l’outre, dit Lightouch. Il nous faut également une couenne de lard, un sac de haricots, une tresse d’oignons, une cruche de whisky, une pelle. Faites-nous un prix.
— Vous allez où, comme ça ?
— À Booming.
— À Booming ?
— C’est ça.
Le commerçant indiqua une jarre sur le comptoir.
— Personne ne va à Booming. Prenez un bonbon. Je ne crois pas que là-bas, ils en aient.
La piste de Santa Fe partait à gauche, vers les montagnes aux cimes blanches de neige ; la piste de Cribbs à droite, vers une rangée de cactus candélabre. Le chemin qui menait à Booming allait tout droit jusqu’au lieu-dit du Doigt-Dieu au bord de la grande falaise. Dans cette direction, la poussière était vierge de toute trace de botte, sabot ou roue.
— Maintenant vous allez me dire ce qu’on va faire à Booming, dit Lightouch.
— On va chercher une femme.
— Comment ça, une femme ? Une femme quelconque ? Pourquoi là-bas, où la terre s’arrête, où commence le brasier de Jahannam ?
— On va chercher ma femme.
— Vous n’êtes même pas marié.
— Tu ne peux pas comprendre, compadre. J’aime Conchita. Elle a été enlevée par un hijo de puta nommé Kid Padoon.
— Qui c’est, Kid Padoon ?
— Un petit voyou. Je ne l’ai jamais vu. Quelqu’un m’a dit les avoir vus à Booming.
— Je pourrais attendre votre retour sous un saule…
— Ne dis pas de bêtises, Lightouch. Il n’y a pas de saules ici.
— Je ne serai d’aucune utilité dans votre entreprise de récupération sentimentale.
— Au contraire. Je n’y arriverai pas tout seul. Aide-moi, amigo.
— Quand c’est si gentiment demandé…
Tous deux se mirent en branle, direction le Doigt-Dieu. La mule, n’ayant pas le choix, suivait du pas résigné de la bête de somme.

Une tortue traversa le sentier à la recherche d’ombre. En temps normal, elle évitait les heures chaudes, pendant lesquelles elle cuisait dans sa carapace, et les terrains sablonneux, où elle avançait à reculons. Un petit renard l’avait délogée de sa cavité sous les pierres en lui urinant dessus. Lee et Pato débattirent longuement de sa valeur culinaire, puis de son régime alimentaire. De toute évidence, elle ne chassait ni la souris ni la mouche. La limace eût été à sa portée, mais les gastéropodes n’existaient pas dans ces contrées.

… à suivre ; en achetant ce livre dans une « des dizaines de librairies indépendantes françaises qui vous permettent, via leur site Internet, d’acheter les livres numériques du catalogue Anacharsis. »

Booming

 

« À propos de la jouissance et de la lecture numérique »

« Les livres numériques préparés par les éditions Anacharsis sont commercialisés sans protection spécifique, autrement appelés DRM ou « verrous numériques ».

Pour Anacharsis, il est essentiel que le lecteur dispose avec sa copie numérique de droits de jouissance similaires à ceux d’un livre papier.

Pourtant, si vous achetez votre copie directement à partir de votre périphérique de lecture, au sein de la librairie en ligne associée à la marque de votre liseuse ou tablette, vous ne pourrez sans doute jamais transférer votre livre ailleurs, sur un appareil qui dispose d’un environnement de lecture différent.

Acheter vos livres numériques dans les magasins intégrés à chaque plate-forme de lecture est une démarche facilitée par les fabricants. Ils espèrent de cette manière faire de vous une clientèle captive et soumise, qui ne peut d’aucune manière transférer sa bibliothèque dans un autre environnement de lecture.

Les éditions Anacharsis considèrent que les droits concédés sur une copie numérique ne doivent pas être limités au seul droit d’accès à partir d’un environnement de lecture particulier, déterminé par la marque d’une tablette ou d’une liseuse.

À l’heure actuelle, il existe des dizaines de librairies indépendantes françaises qui vous permettent, via leur site Internet, d’acheter les livres numériques du catalogue Anacharsis. Dans ce cas, aucune restriction de lecture ne vous est imposée. Vous voilà libre. »

Anacharsis

à noter  :

Ce livre numérique a été fabriqué par Lekti.

En exergue de  Booming on trouve :

 La vérité doit forcément être plus étrange que la fiction, dit Basil avec calme. Car la fiction n’est qu’une création de l’esprit humain et, par conséquent, est à sa mesure.

Gilbert Keith Chesterton, Le Club des métiers bizarres

À la recherche du temps perdu

Titre d’un roman en sept tomes de Marcel Proust (1871-1922).

« Nous avons peut-être un peu exagéré, mais je ne savais pas comment terminer autrement. »

Howard Hawks, à propos de la fin de Red River.

Nous aimerions qu’à la fin les méchants mordent la poussière et les bons dans la brioche. Or, la réalité n’est pas faite ainsi. Le Far West a ses propres lois, et l’une d’elles stipule que rien ne peut aboutir, ni ce livre ni l’agonie des bisons ni la longue marche des Indiens ni le vol paresseux de la balle qu’un brave ou qu’un bandit envoie sur sa trajectoire vers une cible qui se dérobe toujours et à jamais.

William Hintercaler, The Bad Sheriff

Les volumes de la collection WESTERN sont imprimés en très grande série. Un incident technique peut se produire en cours de fabrication et il est possible qu’un livre souffre d’une imperfection qui a pu échapper aux services de contrôle. Dans ce cas il ne faut pas hésiter à nous le renvoyer.

Il sera immédiatement échangé.

Les frais de port seront remboursés.

Note de l’éditeur pour La Vengeance de Kate Lundy de Louis L’Amour.

ePagine

 

 

 

23 juillet 2014

La précommande, pour vous simplifier la vie

Filed under: + Mises en avant,+ Nouveautés numériques,+ Rentrées littéraires — Mots-clés : — David @ 17:45

Principe

La précommande consiste à payer et réserver un livre qui n’est pas encore paru. Le jour de la mise en vente par l’éditeur, vous recevrez un email contenant le lien de téléchargement.
« Mais pourquoi précommander en numérique », me direz-vous, « je suis certain d’en avoir un le jour de sa sortie, la notion de  nombre de tirage et de stock n’existent pas en numérique ». C’est vrai, mais la précommande vous permet d’acheter un livre quand vous prenez connaissance de sa future parution (pourvu que l’éditeur nous ait fourni les informations, bien entendu). Et plus la peine de noter la date de sortie, vous le précommandez en avance et un mail vous permettra de le télécharger le jour J.

 Comment faire ?

C’est très simple, il suffit d’aller sur la fiche du livre en précommande, de l’ajouter au panier d’achat, grâce au bouton Précommander et une fois votre panier rempli, de payer de manière classique.

 

Exemple de livre en précommande

Le jour de la parution (le 21 août pour cet exemple ci-dessus), vous recevrez l’email habituel, avec un lien de téléchargement.

De plus, si vous lisez vos ouvrages sur l’application ePagine Reader, votre livre précommandé sera disponible automatiquement dans l’onglet Synchronisation.

Chez quels éditeurs ?

Voici un petit florilège d’éditeurs chez qui vous pouvez précommander :

  • Anne-Marie Métailié
  • Christian Bourgois
  • CNRS Editions
  • DLM
  • Éditions Actes Sud
  • Editions Asphalte
  • Editions de l`Olivier
  • Éditions du Rouergue
  • Éditions Thierry Magnier
  • Flammarion
  • Gaïa Éditions
  • Gallimard
  • Gallimard Jeunesse
  • Guides de voyage Ulysse
  • Le Passage
  • Les Echappés
  • Les Éditions XYZ
  • Minuit
  • Philippe Rey
  • Presses de l’Université du Québec
  • Sabine Wespieser
  • Scrineo
  • Seuil
  • Tallandier
  • Viviane Hamy
  • Bragelonne
  • Bragelonne Classic
  • Buchet/Chastel
  • Castelmore
  • Disruptive Publishing
  • Éditions Delpierre
  • éditions du Petit Caveau
  • French Pulp Éditions
  • L’Atalante
  • LC éditions
  • Les Éditions Noir sur Blanc
  • Les Editions Valentina
  • Les Livres Mouvants
  • Les Presses de Taizé
  • Libretto
  • Maxima
  • Milady
  • Milady Romance
  • Milady Romans
  • Milady Romantica
  • Phébus
  • Publie.net
  • Thaulk
  • 12-21
  • Belfond
  • Hugo Roman
  • Julliard
  • Kero
  • La griffe
  • La semaine
  • Les escales éditions
  • Les nouveaux auteurs
  • L’Homme
  • Lonely Planet
  • Média 1000
  • Nathan
  • Nil éditions
  • Plon
  • Plon-Perrin Presses de la Renaissance
  • Presses de la Renaissance
  • Quebec Livres
  • Robert Laffont
  • Seghers
  • VLB

6 juin 2014

Un 13e Note pour l’été

Filed under: + Conseils de lecture,+ Entretiens,+ Mises en avant — Nina @ 15:27

13e note éditions

Depuis avril 2009, les éditions 13è Note publient de la littérature étrangère, uniquement des inédits, uniquement des traductions et des publications de grande qualité. À partir du mois de juin, Éric Vieljeux, directeur des éditions 13e Note, est obligé de mettre la maison d’édition en sommeil pour « réfléchir aux moyens financiers nécessaires à la poursuite de notre activité ». Nous avons souhaité nous joindre à l’opération « Un 13è note cet été » pour montrer notre soutien à cette maison et à la diversité du paysage éditorial francophone. Vous trouverez le catalogue disponible en numérique pour cette maison sur la page d’accueil d’ePagine.

Par ailleurs, Eric Vieljeux a accepté de se prêter au jeu des questions et des réponses pour ePagine, afin de nous expliquer un peu mieux quel est son projet éditorial et qu’est-ce qui a causé sa décision qui provoque un raz-de-marée dans les librairies.

 

ePagine : Pourriez-vous m’en dire plus sur 13è Note ?

Eric Vieljeux : 13ENOTE est une maison que j’ ai créée en avril 2008 avec l’ aide d’ une personne.
Le premier livre est paru en avril 2009, et a partir de 2010 deux personnes m’ ont accompagné – Adeline Regnault et Patrice Carrer.

eP :  Vous publiez seulement de la littérature étrangère. Est-ce un choix dès l’origine ? Quelque chose qui s’est imposé ?

EV : La littérature étrangère parce que j’ ai des convictions beaucoup plus fortes en lisant des textes d’ auteurs étrangers plutôt que d’ auteurs français.

eP : Le livre numérique, une évidence ou une obligation ?

EV : Le livre numérique est une évidence et un complément au livre papier. Les deux doivent cohabiter et l’ ebook doit permettre la mise en valeur de l’ offre papier.

eP : Vous mettez votre maison en sommeil. Quel diagnostic faites-vous ?

EV : La littérature étrangère coûte très cher à publier,une maison monoproduit et indépendante a peu de chances de survivre dans un environnement où l’ offre est saturée.

eP : Et quelles sont les solutions envisagées ou envisageables ?

EV : La reprise par un groupe éditorial qui peut se permettre de défendre/supporter une ligne éditoriale telle que la nôtre, où le lectorat est passionné mais où les ventes restent marginales.

eP : Quel est votre dernier coup de cœur ? Et qu’est-ce qui attend sur votre table de nuit ?

EV : Un recueil de nouvelles par Tod Goldberg Other resort cities .
Sur la table de nuit ? Une statue de Ganesh.

 

Retrouvez les ouvrages des éditions 13è Note sur ePagine.fr et chez nos libraires partenaires.

7 mai 2014

Dirty Wars, Le Nouvel Art de La Guerre

Dirty Wars, Le nouvel art de la guerre,  Jeremy Scahill

Une armée secrète
Une mission sans frontières
Une guerre sans fin

Dirty Wars, Le nouvel art de la Guerre, de Jeremy Scahill, vient de paraître, en français, aux excellentes éditions québécoises Lux Éditeur. Il est à la une d’ePagine. En prix de lancement, le livre bénéficie d’un -50% en version numérique (9.99 € au lieu de 19.99 €) uniquement pendant la première semaine de parution, à partir du 6 mai.

A vous de lire.
eP.sm

 

Avertissement
Jeremy Scahill

« Ce livre raconte comment les États-Unis ont fait de l’assassinat un élément central de leur politique de sécurité nationale. Il explore aussi les conséquences de cette décision sur les peuples de dizaines de pays et sur l’avenir de la démocratie américaine. Bien que les attentats du 11 septembre 2001 aient eu un impact déterminant sur la politique étrangère des États-Unis, ce virage a été entrepris bien avant le matin où se sont effondrées les tours jumelles. En ce monde de l’après-11-Septembre, on tend à observer les affaires extérieures de Washington à travers un prisme partisan voulant, d’une part, que l’invasion de l’Irak par le président George W. Bush ait été une catastrophe absolue et ait amené les Américains à croire qu’ils vivent une guerre planétaire, et, d’autre part, que son successeur Barack Obama soit contraint de réparer le gâchis. Les conservateurs considèrent qu’Obama fait montre de faiblesse à l’égard du terrorisme, tandis que les libéraux estiment qu’il mène une guerre mieux «avisée». La réalité est cependant beaucoup plus nuancée.

Ce livre résume l’histoire de l’expansion des guerres secrètes menées par Washington, du recours abusif aux privilèges de l’exécutif et au secret d’État, et de la consolidation, au sein des forces armées, d’innombrables unités d’élite n’ayant de comptes à rendre qu’à la Maison-Blanche. Le nouvel art de la guerre révèle aussi la persistance, dans les administrations tant démocrates que républicaines, d’une mentalité selon laquelle «le monde est un champ de bataille».

L’ouvrage s’amorce avec une brève histoire de la stratégie antiterroriste américaine dans les années ayant précédé le 11-Septembre. Partant de là, j’explore divers épisodes se déroulant des premiers jours de l’administration Bush fils au second mandat d’Obama. On y rencontre des dirigeants d’Al-Qaïda au Yémen, des seigneurs de guerre soutenus par les États-Unis en Somalie, des espions de la Central Intelligence Agency (cia, Agence centrale de renseignement) au Pakistan et des commandos des forces spéciales chargés d’éliminer des individus considérés comme des ennemis. On y découvre les agents et soldats qui mènent les opérations les plus secrètes des forces armées et de la cia, et on y entend les récits de personnes bien informées qui ont passé leur vie dans l’ombre. Certaines, d’ailleurs, n’ont accepté de me parler qu’à condition que je taise leur identité.

Aujourd’hui, tout le monde connaît la Navy SEAL Team 6 et le Joint Special Operations Command (jsoc, qu’on prononce «djay-soc», Commandement interarmées des opérations spéciales), ces forces spéciales qui ont tué Ben Laden. Ce livre fait état de missions non encore révélées ou peu connues qu’ont menées ces unités, missions dont les gens de pouvoir ne parleront jamais et que Hollywood se gardera d’immortaliser. Je m’attarde sur la vie d’Anwar Al-Awlaki, premier citoyen américain voué à être assassiné par son propre gouvernement sans jamais avoir fait l’objet de la moindre accusation officielle. Je m’intéresse également au sort des personnes qui se retrouvent prises entre deux feux, ces civils confrontés aux tirs de drones et aux actes terroristes. Nous rendons visite à des Afghans dont la vie a été détruite lors d’un raid des forces spéciales qui a mal tourné, les faisant passer d’alliés des États-Unis à kamikazes en puissance.

De prime abord, les récits qui constituent ce livre pourront sembler disparates, mais, pris comme un tout, ils offrent la perspective d’un avenir hypothéqué par des guerres sales qui ne cessent de s’étendre. »

 

18 avril 2014

Centenaire de la naissance de Marguerite Duras

 

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

Dans le cadre du centenaire de la naissance de Marguerite Duras, Ombres Blanches et ePagine vous proposent un catalogue numérique Duras .

Construit à partir du dossier bibliographique Marguerite Duras de la librairie Ombres Blanches ce catalogue numérique Duras est en ligne sur ePagine.fr , et par dissémination sur l’ensemble des librairies rattachées aux animations proposées par ePagine.fr. Nous avons choisi de mettre en avant ses textes par ordre chronologique, par catégories (romans, récits et écrits pour la presse, cinéma/théâtre), par catalogue d’éditeur, mais aussi via des thèmes transversaux. Ce dossier sera mis à jour chaque semaine en fonction des offices de livres numériques sur ou de Marguerite Duras. La thématique de la semaine est autour de la filiation littéraire. Elle reprend l’article de Florence Bouchy intitulé les Enfants de Marguerite Duras, paru dans le Monde des Livres du 4 d’avril.

Nous espérons vous avoir donné envie de quitter votre Vie Tranquille pour plonger dans Un Barrage contre le Pacifique, de rencontrer un Marin de Gibraltar dans un Camion ,de trouver l’Amour et de prendre un Amant, de passer Des journées entières dans les arbres à observer les Petits chevaux de Tarquinia Outside, de rejoindre le Square de Savannah Bay à Dix heures et demie du soir en été pour y rencontrer les Parleuses aux yeux bleus, cheveux noirs, de discuter entre vous, Moderato Cantabile, de cet Homme assis dans le couloir, de la Douleur, de la Maladie de la Mort, d’être renvoyé chez vous par la Pluie d’été sur le Monde extérieur, de rencontrer Agatha et Yann Andréa Steiner, son Amant de la Chine du Nord, de passer l’Été 80 avec la Pute de la côte normande et l’Homme Atlantique à Écrire , de polémiquer avec Emily L. de la Vie Matérielle, qu’elle souhaite Détruire, dit-elle comme Hiroshima mon amour… bref, de relire le Ravissement de Lol V. Stein !

 

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

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Stéphane Michalon, Nina Steffan

24 janvier 2014

Nouvel An Chinois : 99 livres numériques des éditions Philippe Picquier à 4.99€

Du 24 janvier au 9 février 2014, à l’occasion du Nouvel An Chinois, les Éditions Philippe Picquier proposent de télécharger 99 livres numériques de leur fonds de littérature asiatique au prix unique de 4.99 € (marquage sans DRM). La librairie ePagine participe à cette belle opération (cliquez ici pour découvrir les titres choisis ou suivez ce lien pour découvrir la page dédiée à cette opération sur ePagine). À ne pas manquer !

 

 

Pour la deuxième année consécutive, les éditions Philippe Picquier ont décidé de décliner dans l’univers numérique leur grande opération « poche » annuelle en librairie intitulée le NOUVEL AN CHINOIS DES ÉDITIONS PHILIPPE PICQUIER.

99 titres à 4.99 €

À l’occasion de l’année chinoise du CHEVAL, qui commence dans la nuit du 31 janvier 2014, marquant ainsi la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier, ePagine, en partenariat avec la maison d’édition, vous propose une mise en avant de 99 livres numériques du fonds Picquier, au prix unique de 4.99 € et sans DRM Adobe, du 24 janvier au 9 février 2014 (ces baisses de tarif pourront parfois dépasser les 50 % par rapport aux prix habituels du catalogue numérique). Romans, nouvelles, proses poétiques, rêveries, essais mais aussi romans érotiques ou enquêtes policières, cette sélection est une belle entrée en matière pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce catalogue et une aubaine pour les amateurs de littérature asiatique.

 

 

Vous trouverez ci-dessous le catalogue préparé pour l’occasion par la maison d’édition, un catalogue qui présente par pays les 99 titres du Nouvel An Chinois des éditions Picquier : 41 titres du domaine chinois, 27 du domaine japonais et 31 titres d’autres pays asiatiques : Vietnam (4 titres) Tibet (6 titres), Corée (4 titres), Inde (11 titres), Mongolie (5 titres), Birmanie (1 titre). Il vous suffira de cliquer sur l’image ou sur le lien infra pour télécharger gratuitement le catalogue au format ePub. Vous pouvez également visiter cette page réalisée spécialement pour Le Nouvel an Chinois, page dans laquelle nous avons classé les titres par pays mais aussi par thématiques (romans policiers, L’Asie immédiate, romans érotiques,…) ou par auteurs emblématiques. Vous trouverez également sur cette page plusieurs mises en avant de la librairie ePagine.

Ma sélection

Dans cette sélection figurent des auteurs importants dont les textes ont souvent été mis en avant par ePagine et qui parfois ont été chroniqués ici. Je pense notamment au diptyque Ikebukuro, West Gate Park de ISHIDA Ira, à la fois polar, portrait d’une génération, regard sur un quartier très « vivant » de Tokyo et dérive urbaine aussi noire que désopilante qui nous entraîne dans le quartier d’Ikebukuro en compagnie de Majima Makoto, un personnage vraiment très attachant. Japon toujours, ne passez pas à côté des Cent vues du mont Fuji de Osamu Dazai qui est pour moi l’un des plus grands (et des plus pessimistes aussi) auteurs japonais du XXe siècle. Petit détour aussi du côté de La submersion du Japon de Sakyo Komatsu qui était un roman d’anticipation et qui est devenu terriblement actuel. Enfin, last but not least, je ne peux pas ne pas vous conseiller de lire le grand poète du quotidien et du paysage, Sôseki (plusieurs titres figurent dans cette sélection, dont ces deux merveilles : La Porte et Petits contes de printemps).

Du côté de la littérature chinoise, on avait fait la part belle ici à WANG Anyi native de Shanghai qui écrit et publie dans son pays depuis les années 70 mais qu’on a découvert en France il y a dix ans seulement, grâce à Philippe Picquier. Quatre des cinq romans traduits chez Picquier figurent dans cette sélection et je vous conseille vivement Amour dans une petite ville, roman sensuel sur le corps, le désir et la danse au temps de la Révolution culturelle chinoise, un roman qui fit scandale lors de sa première parution en 1986 dans la revue Littérature de Shanghai. Si vous avez envie de découvrir un grand roman classique de la littérature érotique chinoise, jetez-vous sur De la chair à l’extase de Li Yu. Plus contemporain mais pas moins subversif, allez faire un tour dans les nuits électriques de Shanghai baby de Weihui. Enfin, pour ceux qui souhaiteraient savourer le regard lucide et l’humour très grinçant de Lao She, saisissez l’occasion : trois de ses romans et recueil de nouvelles sont dans cette liste.

À lire également l’excellent auteur mongole écrivant en langue allemande Galsan Tschinag, découvert en France par les éditions Métailié et L’esprit des péninsules. Cette année, quatre de ses romans (La fin du chant, La Caravane, Dojnaa et Belek, une chasse dans le Haut-Altaï) font partie de la sélection. Avec cet auteur vous voyagerez au cœur des steppes jusqu’aux sommets du Haut-Altaï, des temps anciens à nos jours, et en poésie.

Des dizaines d’autres auteurs vous attendent, notamment l’auteur d’origine indienne, Chitra-Banerjee Divakaruni (à lire en anglais ou en français). Enfin, si vous voulez tout connaître de la cérémonie du thé ou des saumons, cliquez sur les liens !

Bonne année à celles et ceux nés sous le signe du Cheval (et aux autres aussi) en lectures asiatiques !

ChG

Téléchargez gratuitement le catalogue numérique des éditions Picquier
au format ePub ou en PDF

20 novembre 2013

L’intégrale de la saga de Krondor de Raymond E. Feist #operationfeist

Milady lance une opération qui va ravir les amateurs de littératures de l’imaginaire et va sans doute permettre à de nouveaux lecteurs de découvrir l’un des maîtres de la Fantasy : Raymond E. Feist. La maison d’édition profite en effet de la période approchante des fêtes pour mettre en avant un des classiques incontournables de la Fantasy et un best-seller international : La Saga de Krondor. Cette saga foisonnante pleine de magie, de luttes et de personnages inoubliables, est l’œuvre d’une vie, l’auteur ayant écrit 27 tomes dans 9 séries. Attention ! comme pour les Intégrales Bragelonne, cette opération a une durée limitée : elle débutera le 22 novembre 2013 et se terminera le 5 janvier 2014.

Les éditions exclusives en numérique de La Saga de Krondor de Raymond E. Feist comportent également des couvertures inédites. Chaque série, contenant entre 2 et 4 tomes, sera vendue entre 9.99 € et 14.99 €. Et pour couronner le tout, Milady proposera l’intégrale de la saga de Krondor en un seul livre numérique (27 tomes, l’équivalent de 11.000 pages pour 99.99 €).

Infra, vous trouverez la liste des séries avec les visuels de couverture et les liens vers la librairie ePagine. Si vous souhaitez consulter les 10 références en un coup d’œil, suivez ce lien.

 

L’édition exclusive en numérique de La Saga de Krondor contient les ouvrages suivants :

 

•1 La Guerre de la Faille (4 tomes, 9,99 €)
Magicien, L’Apprenti (2005), Magicien, Le Mage (2005), Silverthorn (2005) et Ténèbres sur Sethanon (2005)
•2 La Trilogie de l’Empire (3 tomes, 9,99 €)
Fille de l’Empire (2011), Pair de l’Empire (2011) et Maîtresse de l’Empire (2011)
3• Le Legs de la Faille (3 tomes, 9,99 €)
Krondor : La Trahison
(2006), Krondor : Les Assassins (2006) et Krondor : La Larme des dieux (2007)

4• L’Entre-deux-guerres (2 tomes, 9,99 €)
Prince de sang (2005) et Le Boucanier du roi (2005)
5• La Guerre des Serpents (4 tomes, 9,99 €)
L’Ombre d’une reine noire (2004), L’Ascension du prince marchand (2004), La Rage d’un roi démon (2005) et Les Fragments d’une couronne brisée (2005)
6• Le Conclave des Ombres (3 tomes, 14,99 €)
Serre du Faucon argenté (2008), Le Roi des renards (2008) et Le Retour du banni (2009)

7• La Guerre des ténèbres (3 tomes, 14,99 €)
Les Faucons de la Nuit (2009), La Dimension des ombres (2010) et La Folie du dieu noir (2011)
8• La Guerre des démons (2 tomes, 14,99 €)
La Légion de la terreur (2011) et La Porte de l’Enfer (2011)
9• La Guerre du Chaos (3 tomes, 14,99 €)
Un royaume assiégé (2012), Une couronne en péril (2013) et La Fin du magicien (2013)

L’intégrale Krondor (9 séries, 27 tomes, 99,99 €)
pour les détails, se référer aux séries et tomes listés supra

19 novembre 2013

ePagine soutient la création numérique

L’an passé, la librairie ePagine (spécialisée dans la vente de livres numériques et associée à plusieurs librairies indépendantes françaises) a créé à l’intérieur de son site ce qu’on peut appeler des univers thématiques. Nous avions déjà évoqué ici les espaces dédiés aux BD & Mangas, aux Littératures de l’imaginaire ou encore aux English Books. Un espace réservé à la Création numérique est également actif depuis quelque temps ; il accueille des maisons d’édition qui ont fait le choix de publier des livres numériques (même si certaines d’entre elles proposent aussi un service d’impression à la demande (POD)). Tous les genres sont ici représentés, de la littérature aux essais en passant par la jeunesse. On y trouve à la fois des romans traditionnels (lecture linéaire), d’autres qui offrent la possibilité d’une lecture aléatoire ou/et avec photos, lectures audio,… On peut également trouver son bonheur en piochant dans les textes courts, les revues inventives, les réflexions sur la pratique numérique, les polars, la SF, la poésie, la romance, l’érotisme ou encore en téléchargeant des feuilletons et des séries. Les titres mis en avant sur cette page ainsi que les listes des maisons d’éditions sont régulièrement mis à jour. Quelques éditeurs nous ont également fournis des bannières qui permettent d’animer cet espace. À signaler aussi qu’un palmarès dédié à cet espace a été spécialement développé par l’équipe d’ePagine. Il reste encore bien des choses à améliorer, notamment à mieux intégrer cet univers thématique sur la page d’accueil du site (développements prévus pour début 2014).

En attendant, n’hésitez pas à visiter cet espace qui en ce moment (voir les captures d’écran infra) met en avant une dizaine de titres lus et conseillés numériquement par ePagine, quelques nouveautés d’automne, deux auteurs à découvrir (Jiminy Panoz et Jacques Ancet) ainsi que trois maisons d’édition au catalogue bien identifié (Moyen-Courrier, Numeriklivres et La matière noire).

L’adresse à retenir, pour l’instant, est celle-ci : http://www.epagine.fr/index.php?ssh_id=8. N’hésitez pas à la faire circuler, à en parler autour de vous. La création numérique est en pleine effervescence, il serait vraiment dommage de passer à côté.

ChG

 

Exemple de page d’accueil de l’espace dédié à la Création numérique sur le site de la librairie ePagine (liste des maisons d’édition à gauche, bannières déroulantes en haut, mises en avant au centre, palmarès à droite).

 

Quelques-uns des titres lus en numérique et conseillés par ePagine : roman sentimental ou thriller à cent à l’heure, nouvelles déjantées ou roman d’aventures, revue de création sur la ville de Shanghai ou balade dans les taxis de Jérusalem, et d’autres encore à découvrir en ce moment.

 

Sélection de quelques titres mis en ligne cet automne par Numeriklivres, publie.net, Les éditions de Londres, emue, La matière noire, Les guides MAF, Emoticourt, Walrus ou encore StoryLab.

 

Coup de projecteur sur deux auteurs à découvrir : Jiminy Panoz qui nous aide à penser et à pratiquer le numérique ainsi que Jacques Ancet, pour l’élégance de sa phrase.

 

Exemple de trois maisons d’édition spécialisées dans la lecture numérique, Numeriklivres qui fait quasiment figure de pionnier aujourd’hui et qui, au fil du temps, a su s’adapter aux envies des lectrices et des lecteurs, notamment en leur proposant des feuilletons et séries (polars & thrillers, romances, érotisme,…), Moyen-Courrier qui s’est spécialisé dans les documentaires littéraires (on en parle ici) et La matière noire que nous venons de découvrir et qui propose des textes assez détonants.

10 novembre 2013

Actualité de la semaine ePagine [du 4 au 10 novembre 2013]

Comme chaque dimanche vous trouverez dans ce billet des liens vers les articles du blog que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire cette semaine ainsi qu’une mise en avant récente de la librairie ePagine. À la une aujourd’hui Laura Kasischke, Albert Camus, les Intégrales Bragelonne et les prix littéraires.

En avant pour quelques invitations à la lecture !

ChG

 

— LES BILLETS DE LA SEMAINE DU BLOG EPAGINE —

 

► 08.11.13 : Stéphane Michalon lit Esprit d’hiver de Laura Kasischke (Christian Bourgois éditeur)
Aujourd’hui seizième billet de la rubrique Qui lit quoi ? en compagnie de Stéphane Michalon qui nous dit comment Esprit d’hiver de Laura Kasischke peut continuer à agir dans l’esprit du lecteur plusieurs heures après l’avoir terminé, notamment au réveil. « J’ai fini ce livre hier soir. Je me réveille dans un demi-sommeil », écrit-il. [lire la suite du billet]

►06.11.13 : Francis Huster dans la peau d’Albert Camus (Le Passeur éditeur)
À l’occasion du centenaire de la naissance d’Albert Camus, Le Passeur éditeur a choisi de remettre en avant Albert Camus un combat pour la gloire de Francis Huster paru au printemps dernier et qui a fait un peu parler de lui en librairie et dans la presse, un texte dans lequel le comédien se met dans la peau de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1957. Tout le mois de novembre, Albert Camus un combat pour la gloire pourra être téléchargé au prix de 4.99 € sur toutes les plateformes de téléchargement de livres numériques. [lire la suite du billet]

►05.11.13 : Les Intégrales Bragelonne : Michael Marshall Smith, Trudi Canavan & Brent Weeks
Intégrales Bragelonne, nouvelle série du 6 novembre au 4 décembre 2013. Ce mois-ci, Michael Marshall Smith, Trudi Canavan & Brent Weeks des éditions Bragelonne et Milady voient leurs romans ou nouvelles rassemblés en une intégrale. Au programme, de la SF, de l’horreur, du fantastique, de la fantasy et aussi de la magie. La recette, elle, reste inchangée : des séries complètes en numérique pour une durée limitée et à des prix plus que raisonnables. Dans le lot, à ne pas manquer, un recueil de trente nouvelles de Michael Marshall Smith dans lesquelles il s’empare de notre quotidien et où, avec son imaginaire foisonnant, il parvient à déployer toutes les facettes de son talent : de la littérature générale à la science-fiction en passant par le thriller. [lire la suite du billet]

 

— UNE MISE EN AVANT DE LA LIBRAIRIE EPAGINE —

 

La saison des prix littéraires s’est ouverte la semaine dernière, après l’ouverture de la chasse. Chaque jour le/la nouvel/le élu/e d’une catégorie bien déterminée, chèque en poche ou royalties à venir, appelle son banquier, ses parents, ses amis et peut commencer à imaginer où il passera ses prochaines vacances. Face aux caméras, les vainqueurs ont un air de vainqueur et les vaincus, on n’en sait rien, on ne les voit pas. Les éditeurs, eux, se frottent les mains : papier ou numérique, ils auront fait ce qu’il fallait. Rien ne change, rien ne bouge, pensez-vous ? Pour découvrir la sélection compète sur ePagine, cliquez ici.

6 novembre 2013

Francis Huster dans la peau d’Albert Camus (Le Passeur éditeur)

Le Passeur Éditeur a mis en ligne ses premiers livres numériques en mars 2013. Un peu plus de six mois plus tard, son catalogue comporte près de 25 titres. On y trouve des romans, des essais ou encore des biographies, notamment Le Clown et la geisha d’Alexandre Naos (un monologue en forme d’hommage à La Chute d’Albert Camus) ou Les Impostures du réel, une quête initiatique de Frédérick Tristan. Tous les titres de cette maison d’édition sont proposés sans DRM Adobe, avec tatouage numérique, et les prix sont compris entre 4.99 € et 9.99 €, la moyenne se situant autour de 5.99 €.

À l’occasion du centenaire de la naissance d’Albert Camus, Le Passeur éditeur a choisi de remettre en avant Albert Camus un combat pour la gloire de Francis Huster paru au printemps dernier et qui a fait un peu parler de lui en librairie et dans la presse, un texte dans lequel le comédien se met dans la peau de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1957. Tout le mois de novembre, Albert Camus un combat pour la gloire pourra être téléchargé au prix de 4.99 € sur toutes les plateformes de téléchargement de livres numériques et, aujourd’hui mercredi 6 novembre jusqu’à minuit, il sera même proposé à 1.49 €. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la librairie ePagine.

Le texte de Francis Huster, sorte de testament imaginaire que nous aurait légué Camus, se présente comme un long monologue. « Je suis revenu de la mort pour parler aux générations futures. Parce que je ne veux pas qu’on leur mente. Et qu’elles subissent ce que nous avons dû souffrir, comme un aboutissement logique », écrit Huster. On retrouve ici tous les thèmes abordés par Camus dans son œuvre ou à travers ses engagements : la justice, la politique, la religion, son enfance, l’Algérie, le terrorisme, le nazisme, la France de Vichy, l’artiste, Dieu, la liberté, la révolte, le nihilisme… « Le comédien, qui partage avec l’écrivain la passion du théâtre et qui a adapté avec succès La Peste sur scène, nous fait redécouvrir cette voix essentielle penchée sur le destin de l’humanité. Un plaidoyer vibrant pour un humanisme contemporain contre la barbarie », peut-on lire dans la présentation de ce récit par l’éditeur.

Albert Camus, un combat pour la gloire, Francis Huster, Le Passeur éditeur

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