Le blog ePagine

Conseils de lecture, entretiens, actualité numérique :

le Livre-Avenir ne se fera pas sans les libraires.

20 mars 2015

Focus du jour

Filed under: + Événementiels,Non classé — David @ 14:07

La borne Reading-Room

Une borne Reading-Room permet à un libraire de mettre en avant une sélection de livres numérique de son choix.

Le client de la librairie peut ainsi feuilleter à volonté un extrait ou l’intégralité du livre (en fonction du choix de l’éditeur) et acheter directement chez son libraire préféré un livre numérique.

Ici, présentée sur le Salon du Livre de Paris, la borne reading-room de la librairie Albin Michel, boulevard Saint Germain à Paris.
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Gros plan sur la reading-room

Texte

16 mars 2015

Salon du Livre de Paris 2015

Filed under: + Événementiels — Étiquettes : — David @ 11:40

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Cette année encore, ePagine sera sur le Salon du Livre de Paris.
Les équipes techniques et commerciales sont sur le pied de guerre pour préparer cet événement.

Cette année encore, le numérique sera à l’honneur pour nos amis libraires et éditeurs.
Voici quelques images de ce nous vous préparons. N’hésitez pas à passer Allée E / Stand 25 pour les essayer.

Bornes en préparation

 

Borne avant - Tropismes

22 novembre 2014

Opération 1000k – Dernier jour

Filed under: + Conseils de lecture,+ Événementiels,+ SF/Fantasy — David @ 10:15

Bandeau 1000K

 

Demain dimanche 23 novembre, dernier jour des promotions fracassantes par Bragelonne/Milady/Castlemore.

Une nouvelle liste de 100 ouvrages à 0,99€.

Et de nouveau quelques suggestion de lecture.

Honneur aux français, pour commencer.

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9782820502810_1_75Vengeance de Fabrice Colin, un roman d’héroic Fantasy à lire à partir de 14 ans.

Aussi en fantasy, le premier tome de la trilogie Ikatar – La Voie des esprits, par la délicieuse Véronique Roméo. Cet ouvrage fait partie des essentiels de la Fantasy. S’approchant aussi de la fantasy, par les chemin du fantastique, Arlis des Forains, premier livre de Mélanie Fazi est à découvrir absolument.

Côté science-fiction, je ne peux que conseiller Ta-Shima de  Adriana Lorusso, un planet-opera dans la lignée de Jack Vance.

 

Côté fantastique, n’hésitez-pas à prendre Le poids de son regard de Tim Powers.

Oh il y en a d’autres, beaucoup d’autres à choisir dans cette liste de 100. Vous avez maintenant 36 heures pour faire votre choix. Dimanche à 23h59, les prix redeviendront normaux.

———————–

La liste complète :
Le Seuil des ténèbres de Karen Chance catégorie Bit-lit
L’Appel de l’ombre de Karen Chance catégorie Bit-lit
Witchling de Yasmine Galenorn catégorie Bit-lit
Changeling de Yasmine Galenorn catégorie Bit-lit
Sale affaire de Diana G. Gallagher catégorie Bit-lit
Rage de dents de Marika Gallman catégorie Bit-lit
Dent pour dent de Marika Gallman catégorie Bit-lit
Traquée de Jess Haines catégorie Bit-Lit
Enlevée de Jess Haines catégorie Bit-Lit
Plaisir déchaîné de Larissa Ione catégorie Bit-lit
Désir déchaîné de Larissa Ione catégorie Bit-lit
Moi, F., 17 ans, tueuse de vampires de Robert Joseph Levy catégorie Bit-lit
Un pieu dans le cœur de J.F. Lewis catégorie Bit-lit
Pour le vampire et le meilleur de J.F. Lewis catégorie Bit-lit
Poison de Sarah Pinborough catégorie Bit-lit
La Diseuse d’Ombres de Sandy Williams catégorie Bit-Lit
Le Poids de son regard de Tim Powers catégorie Fantastique
Servir froid de Joe Abercrombie catégorie Fantasy
Le Peuple turquoise de Ange catégorie Fantasy
La Traque de l’ombre de Sarah Ash catégorie Fantasy
Fille du sang de Anne Bishop catégorie Fantasy
Héritière des ombres de Anne Bishop catégorie Fantasy
Le Vaisseau elfique de James P. Blaylock catégorie Fantasy
Les Ailes de l’orage de Chris Bunch catégorie Fantasy
Avis de tempête de Jim Butcher catégorie Fantasy
Lune fauve de Jim Butcher catégorie Fantasy
L’Antre des voleurs de David Chandler catégorie Fantasy
Vengeance de Fabrice Colin catégorie Fantasy
L’Initié de Louise Cooper catégorie Fantasy
Le Seigneur des Isles de David Drake catégorie Fantasy
La Reine des démons de David Drake catégorie Fantasy
Le Dragon du roi de Kate Elliott catégorie Fantasy
Le Prince des chiens de Kate Elliott catégorie Fantasy
Arlis des forains de Mélanie Fazi catégorie Fantasy
Un royaume assiégé de Raymond E. Feist catégorie Fantasy
Loup Blanc de David Gemmell catégorie Fantasy
Monument de Ian Graham catégorie Fantasy
Lame damnée de Jon Courtenay Grimwood catégorie Fantasy
Les Faucons d’Outremer de Robert E. Howard catégorie Fantasy
Dragon de E.E. Knight catégorie Fantasy
La Vengeance du dragon de E.E. Knight catégorie Fantasy
L’Honneur de l’exilé de Mercedes Lackey catégorie Fantasy
La Proie de la magie de Mercedes Lackey catégorie Fantasy
Les Flèches de la reine de Mercedes Lackey catégorie Fantasy
Sanctuaire de Alexandre Malagoli catégorie Fantasy
Les Ombres de Wielstadt de Pierre Pevel catégorie Fantasy
La Voie des esprits de Véronique Roméo catégorie Fantasy
Le Nom du vent de Patrick Rothfuss catégorie Fantasy
Frey de Chris Wooding catégorie Fantasy
L’Ombre de Camelot de Sarah Zettel catégorie Fantasy
Un beau jour peut-être de Lauren Graham catégorie Fiction
Loin de tout de J. A. Redmerski catégorie Fiction
Scarlett de Alexandra Ripley catégorie Fiction
Éphémère de Lauren deStefano catégorie Jeunesse
Monster High de Lisi Harrison catégorie Jeunesse
Sauvage de Golden Christoper Lebbon Tim catégorie Jeunesse
L’Appel du destin de Fiona McIntosh catégorie Jeunesse
Vampire Kisses de Ellen Schreiber catégorie Jeunesse
Assassin’s Creed Brotherhood de Oliver Bowden
Dissolution de Richard Lee Byers
Les Épées de Soirétoile de Ed. Greenwood
Révélation de Drew Karpyshyn
Ascension de Drew Karpyshyn
Darksiders de Ari Marmell
Gauntlgrym de R.A. Salvatore
Neverwinter de R.A. Salvatore
L’Or et la Nuit de Sara Agnès L. catégorie Romance contemporaine
Tendre veillée de Scarlett Bailey catégorie Romance contemporaine
Mariage à durée déterminée de Christine Bell catégorie Romance contemporaine
La Courbe parfaite de Jaci Burton catégorie Romance contemporaine
Entre les lignes de Portia Da Costa catégorie Romance contemporaine
Amoureuses anonymes de Jo Piazza catégorie Romance contemporaine
RSVP de Helen Warner catégorie Romance contemporaine
Scandaleuse Élisabeth de Éléonore Fernaye catégorie Romance historique
La Fiancée des Highlands de Hannah Howell catégorie Romance historique
Le Silence de Grey House de deanna Raybourn catégorie Romance historique
Le Temps des Grandes Chasses de Jean-Pierre Andrevon catégorie Science-Fiction
Lune fourbe de Algis Budrys catégorie Science-Fiction
Les Prairies bleues de Arthur C. Clarke catégorie Science-Fiction
Nova de Samuel R. delany catégorie Science-Fiction
Le Faucheur de David Gunn catégorie Science-Fiction
Offensif de David Gunn catégorie Science-Fiction
La Grande Route du Nord de Peter F. Hamilton catégorie Science-Fiction
Dragon déchu de Peter F. Hamilton catégorie Science-Fiction
Cette Terre de Michel Jeury catégorie Science-Fiction
Le Seigneur de l’Histoire de Michel Jeury catégorie Science-Fiction
Ta-Shima de Adriana Lorusso catégorie Science-Fiction
La Guerre tranquille de Paul McAuley catégorie Science-Fiction
Carbone modifié de Richard Morgan catégorie Science-Fiction
Aux marges de la vision de Linda Nagata catégorie Science-Fiction
La Grande Explosion de Eric Frank Russell catégorie Science-Fiction
La Cité de Perle de Karen Traviss catégorie Science-Fiction
Fog de James Herbert catégorie Terreur
Les Domestiques de Michael Marshall Smith catégorie Terreur
Le Portrait du mal de Graham Masterton catégorie Terreur
Waldgänger de Jeff Balek catégorie Thriller
Mais c’est à toi que je pense de Gary Braunbeck catégorie Thriller
Vlast de Peter Higgins catégorie Thriller
Faith de Peter James catégorie Thriller
Le Vent de la colère de Pierre Pelot catégorie Western

20 novembre 2014

Opération 1000k – Partie 2

Filed under: + Événementiels,+ SF/Fantasy — David @ 10:15

Bandeau 1000K

Pour fêter comme il se doit la barre du million de ventes, les équipes de Bragelonne/Milady/Castelmore ne pouvaient pas manquer de réitérer leurs promotions hallucinantes.

Voici donc le retour des ouvrages à 0,99€.
3 jours de promos, 3 fois 100 ouvrages à prix cassés.

Voici donc la liste des ouvrages du vendredi.
Les listes de samedi et dimanche seront accessibles sur cet article chaque veille à 10h15.

Parler des 100 ouvrages est impossible, donc voici quelques suggestions, dans le genre de la littérature de l’imaginaire. A noter que cette année, la liste comprend aussi des livres de romance.

Fantasy

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En fantasy, je retiens volontiers les chroniques des Ravens, par James Barclay : Aubemort, NoirZénith et OmbreMage, ainsi que le premier tome de la saga de Pug, par Raymond E. Feist, Magicien, l’apprenti

Science-Fiction

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En SF, on notera le premier tome d’une fresque de space-opera mâtiné de hard-science, par Peter F. Hamilton : Pandore abusée. Vous ne pourrez pas non plus passer à côté de Black Man de Richard Morgan, un techno-thriller SF efficace.

Thriller, Terreur, Romance, Bit-lit

Une multitude de titres vous attendent.

 

Pour les 100 suivants, rendez-vous vendredi matin.

David Queffélec.

12 novembre 2014

Opération 1000k – Partie 1

Filed under: + Événementiels,+ SF/Fantasy — David @ 20:36

Opération 1000k

Bragelonne sort l’artillerie lourde pour fêter un cap important dans leur stratégie numérique : le cap des 1 million d’exemplaires vendus.

Le site

La fête se déroulera en plusieurs actes. Le premier, qui ouvrira ce mercredi 13 novembre, mettra en avant un site dédié à l’événement : www.op1000k.com. Ce site, mis à jour quotidiennement, sera le point d’entrée pour avoir toutes les informations en détail.

Les concours

L’acte suivant, débutera le vendredi 14 novembre, avec un concours vous permettant de gagner entre autres un livre numérique par jour parmi 10 titres emblématique du catalogue Bragelonne/Milady/Castelmore.

Les intégrales

Pevel baillyfeist

A partir du 17 et ceci jusqu’au 21 novembre, 10 intégrales d’auteurs vous seront proposées.
Voici la liste des intégrales, avec leur prix. Attention, durée limitée !

Et pour une fois, soyons chauvin et fou (votre banquier ne me remerciera pas), je vous conseille fortement l’intégrale de nos deux auteurs français, Samantha Bailly et Pierre Pével, ainsi que celle de Feist, qui là vous permettra de vous régaler avec les histoires de Pug et de sa descendance.

Les essentielles

Les intégrales, c’est bien. Mais quoi de mieux pour découvrir un genre que des compilations d’extraits essentiels ?
Et là le trio infernal Bragelonne/Milady/Castelmore a pensé à vous  en mettant à gratuitement à disposition 10 ouvrages gratuits pour découvrir le genre

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Voilà pour un premier volet de l’opération 1000k.
La suite dans quelques jours.

28 août 2014

Le premier septembre, j’achète un livre de SFFF

Filed under: + Conseils de lecture,+ Événementiels,+ SF/Fantasy — David @ 18:26

L'invasion des Grenouilles

A l’initiative d’un collectif L’invasion des Grenouilles, le premier septembre 2014 sera le jour de la promotion de la SFFF, la littérature de Science-Fiction et Fantastique Francophone.

(Note : J’ai oublié, lors de la rédaction de l’article, le francophone. Donc apparaissent dans cette liste des auteurs non-francohones. On va dire que c’est la rentrée, le rythme n’a pas encore été pris, etc. etc. etc.)

Voilà donc l’occasion de vous proposer quelques ouvrages de littérature de l’imaginaire, à découvrir ou redécouvrir. Bien entendu, cette liste n’est qu’une toute petite partie des ouvrages que vous pouvez retrouver dans l’univers thématique dédié à ce « mauvais genre ».

Les derniers jours du paradisLes derniers jours du paradis, de Robert Charles Wilson, inédit en France, traduit par le talentueux Gilles Goullet, illustré de main de maître par Manchu, aux éditions Denoël. La 4ème nous dit : Un roman de science-fiction paranoïaque, haletant, dans la grande tradition du Village des damnés de John Wyndham.
(14,99€, avec DRM)

 

Métro Stories Vol 1Couverture Métro Stories, par Agnès Ruiz, chez NumerikLire. Avec ces deux histoires nimbées de fantastique, Agnès Ruiz nous emmène dans le passé, à la rencontre de personnages très attachants et des fantômes qui les escortent.
(2,49€, sans DRM)

 

 

Couverture Je suis ton ombreJe suis ton ombre, de Morgane Caussarieu, aux édition Mnémos. Un deuxième roman pour Morgane, toujours dans le registre fantastique, creusant une nouvelle fois la thématique du vampire, en la confrontant au double et à la gémellité et en projetant l’action dans un petit village du Sud-Ouest de la France.
(8,99€, sans DRM)
Couverture Zombie Ball
Zombi Ball, de Paolo BACIGALUPI, aux éditions Au Diable Vauvert, traduit par Sara Doke. Un roman fantastique jeunesse, par un auteur récemment connu en France, mais qui accumule les prix prestigieux  pour ses romans adultes (Hugo, Nebula, Locus, Bob Morane, GPI etc.).

Rabi, Miguel et Joe jouent près de l’abattoir de la ville. Il s’en dégage une terrible puanteur. Les adolescents mènent l’enquête et découvrent que l’alimentation toxique des vaches les transforme en zombies ! Les fast-foods de la région regorgent de burgers contaminés…
(5,99€, sans DRM)

 

Également :

Ikatar Tome 1 – La voie des esprit et Ikatar Tome 2 – Le sang du Dragon, de la nouvelle auteure Véronique Roméo, chez Bragelonne (4,99€ pièce, sans DRM).

La réédition de Poupée aux yeux mort, du regretté Roland C. Wagner, aux éditions Les moutons électriques (7,99€, sans DRM).

La réédition d’une superbe série La ballade de Pern, en commençant par ce tome, Le vol du dragon, le premier écrit par Anne McCaffrey en 1968, si on veut respecter la chronologie d’écriture (ce que je conseille) et non la chronologie de l’histoire de la planète Pern. (5,99€, avec DRM)

Voici donc quelques suggestions de nouveautés ou de rééditions (la liste complète est ici), mais vous pouvez acheter n’importe quel livre de SFFF, les auteurs de ce genre vous en remercient d’avance.

David Queffélec.

18 avril 2014

Centenaire de la naissance de Marguerite Duras

 

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

Dans le cadre du centenaire de la naissance de Marguerite Duras, Ombres Blanches et ePagine vous proposent un catalogue numérique Duras .

Construit à partir du dossier bibliographique Marguerite Duras de la librairie Ombres Blanches ce catalogue numérique Duras est en ligne sur ePagine.fr , et par dissémination sur l’ensemble des librairies rattachées aux animations proposées par ePagine.fr. Nous avons choisi de mettre en avant ses textes par ordre chronologique, par catégories (romans, récits et écrits pour la presse, cinéma/théâtre), par catalogue d’éditeur, mais aussi via des thèmes transversaux. Ce dossier sera mis à jour chaque semaine en fonction des offices de livres numériques sur ou de Marguerite Duras. La thématique de la semaine est autour de la filiation littéraire. Elle reprend l’article de Florence Bouchy intitulé les Enfants de Marguerite Duras, paru dans le Monde des Livres du 4 d’avril.

Nous espérons vous avoir donné envie de quitter votre Vie Tranquille pour plonger dans Un Barrage contre le Pacifique, de rencontrer un Marin de Gibraltar dans un Camion ,de trouver l’Amour et de prendre un Amant, de passer Des journées entières dans les arbres à observer les Petits chevaux de Tarquinia Outside, de rejoindre le Square de Savannah Bay à Dix heures et demie du soir en été pour y rencontrer les Parleuses aux yeux bleus, cheveux noirs, de discuter entre vous, Moderato Cantabile, de cet Homme assis dans le couloir, de la Douleur, de la Maladie de la Mort, d’être renvoyé chez vous par la Pluie d’été sur le Monde extérieur, de rencontrer Agatha et Yann Andréa Steiner, son Amant de la Chine du Nord, de passer l’Été 80 avec la Pute de la côte normande et l’Homme Atlantique à Écrire , de polémiquer avec Emily L. de la Vie Matérielle, qu’elle souhaite Détruire, dit-elle comme Hiroshima mon amour… bref, de relire le Ravissement de Lol V. Stein !

 

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

Dossier Marguerite Duras sur ePagine

Stéphane Michalon, Nina Steffan

19 mars 2014

Un plaidoyer pour le développement de la lecture numérique francophone

Filed under: + Événementiels — Étiquettes : , , — David @ 12:36

Groupement pour le développement de la Lecture NumériqueLe GLN (Groupement pour le développement de la Lecture Numérique) est un regroupement d’acteurs de l’écosystème du livre numérique. ePagine en fait partie, représentée au conseil d’administration par votre serviteur en temps que « Vice-Président du GLN en charge des relations avec les plateformes de téléchargement, les diffuseurs, les distributeurs et les librairies traditionnelles ».

Le GLN vient donc de publier un plaidoyer en 10 points pour d’abord de faire connaitre sa position sur les différents points clés fondamentaux pour le développement de la filière du livre numérique et pour également poser le débat avec la profession, les pouvoirs publics et le lecteur final.

Je serai du vendredi 21 au lundi 24 au salon du livre de Paris. J’invite donc les responsables de plateformes, les diffuseurs et les libraires à venir me rencontrer sur le stand ePagine (Allée C / stand 21) pour discuter du GLN et des 10 points mis en avant dans ce plaidoyer.

Voilà les 10 fondamentaux que le GLN présente, et sur lesquels il a déjà positionné quelques commissions de travail.

David Queffélec.

 

1. Privilégier le marquage social plutôt que les DRM

Les DRM ne protègent pas efficacement du piratage et contraignent le lecteur dans l’utilisation de son livre. La quasi-totalité des réclamations client concerne des livres protégés par DRM.

2. Militer pour un seul format pour lire, partout et sur tout support

Un livre numérique doit pouvoir être lu facilement sur tout support de lecture numérique (tablettes, liseuses, ordinateur, etc.) et sur autant de support que le souhaite le lecteur dès lors qu’il a été payé.

Militons pour l’interopérabilité des formats et des machines. Nous souhaitons pouvoir discuter avec les fournisseurs de supports de la possibilité de n’avoir qu’un seul format de livre numérique.

3. Proposer au lecteur une véritable offre numérique

Compris entre 130 000 et 150 000 livres (offre payante), le catalogue francophone numérique est encore très faible comparativement aux catalogues étrangers ou à l’offre francophone papier. Pour « démocratiser » la lecture numérique, le lecteur doit avoir un choix comparable à ce qu’il peut trouver au format papier.

Dans ce domaine, nous préconisons 3 actions concrètes :

  • Encourager la numérisation, quand cela est possible, de notre héritage de livres papier afin de proposer au lecteur une offre numérique plus complète.
  • Valoriser et mettre en avant la création littéraire numérique.
  • Encourager le principe de parutions numériques/papier concomitantes.

4. Adopter une politique tarifaire adaptée au numérique et proposer une offre attractive et cohérente aux lecteurs

Un livre numérique doit être moins cher que son équivalent papier, et les lecteurs attendent une décote significative des prix.

Cette décote doit tenir compte des formats, des cycles de vie du produit et des différents modèles économiques.

Une offre numérique cohérente et attractive permettra aux différents points de vente de se démarquer par l’animation et la mise en avant de leur catalogue.

5. Multiplier et diversifier les canaux de distribution de la lecture numérique

Il est nécessaire de favoriser l’augmentation de points de consommation de lecture numérique, notamment dans les circuits traditionnels de la chaîne du livre (librairies physiques, bibliothèques, etc.). Nous devons favoriser un accès maximal à l’offre numérique payante.

6. Développer l’offre et les formes de commercialisation du livre numérique

Nous devons innover dans l’offre proposée au lecteur : offre couplée papier/numérique (Bundle), prêt en bibliothèque, streaming, abonnement, location, etc.

7. Favoriser la visibilité du livre numérique

À ce jour, le livre numérique ne bénéficie pas de la même couverture médiatique que son homologue papier. Il est également exclu des prix littéraires.

Rééquilibrons les choses et militons activement auprès des journalistes, des auteurs, des jurys de prix littéraires et des médias au sens large pour que le livre numérique soit considéré à sa juste valeur, c’est-à-dire comme un livre à part entière qui mérite les mêmes chances que le livre papier…

Nous invitons les acteurs de l’édition à associer systématiquement le format numérique dans toute médiatisation d’ouvrages.

8. Valoriser l’activité de la filière

La lecture numérique doit être reconnue comme une filière d’avenir par la valorisation du format et du travail éditorial de qualité, la présentation des métiers, des avantages et des bonnes pratiques.

9. Sensibiliser le public à la lecture numérique 

Expliquer, montrer, démontrer les métiers du secteur numérique pour mieux promouvoir la lecture, tout en respectant les droits du lecteur et ceux des auteurs. Cela passe par l’union des différents acteurs professionnels sur cette problématique : libraires, éditeurs, institutionnels, etc.

10. Fournir aux professionnels actuels et futurs les moyens de leur développement 

Tout doit être mis en œuvre pour que chaque libraire puisse fournir les mêmes services à ses clients.

Nous souhaitons un cadre juridique clair, une stabilité et une égalité fiscale. Les mêmes règles pour tous pour le bien de tous !

11 mars 2014

ePagine au Salon du Livre de Paris

Filed under: + Événementiels — David @ 14:19

28 octobre 2013

Centenaire Claude Simon : expo, livres numériques, dossiers & extrait

À l’occasion de l’exposition littéraire à la BPI consacrée à l’œuvre de Claude Simon, Prix Nobel de Littérature en 1985 mais également peintre et photographe, Claude Simon qui aurait eu 100 ans cette année, la librairie ePagine propose sur sa page d’accueil une petite sélection de quelques-uns de ses romans publiés aux éditions de Minuit. Quasiment toute l’œuvre publiée par Jérôme Lindon est en effet aujourd’hui disponible en numérique (sauf Leçon de choses, 1975 et Le Jardin des Plantes, 1997) via le studio de fabrication ePub de ePagine. Les autres titres de Claude Simon publiés aux éditions du Sagittaire, Calmann-Lévy, Maeght, Skira, Rommerskirchen ou L’échoppe ne sont disponibles (quand ils ne sont pas épuisés) qu’en papier. Pour consulter l’ensemble de ses titres au format numérique, cliquez ici ou bien sur les liens ci-dessous.

L’extrait que j’ai choisi est le début du Vent. Tentative de restitution d’un retable baroque, son premier roman publié chez Minuit en 1957 (après quatre publications chez d’autres éditeurs), un roman dans lequel l’auteur dans un même mouvement tente, non pas de raconter une histoire à partir d’un fait divers local mais de la déconstruire pour la reconstruire autrement, tout en procédant de la même manière avec ses phrases. Le Vent a plus de cinquante ans. Même après plusieurs lectures, il reste pour moi un texte à part, à rapprocher de Faulkner ou des peintres cubistes.

ChG

 

 

► ŒUVRE DE CLAUDE SIMON (MINUIT) DISPONIBLE EN NUMÉRIQUE

Le Vent. Tentative de restitution d’un retable baroque, 1957, 8.99 € sans DRM
L’Herbe, 1958, epub, 6.99 € sans DRM
La Route des Flandres, 1960, 8.49 € sans DRM
Le Palace, 1962, 11.99 € sans DRM
Histoire, 1967, 9.49 € sans DRM
La Bataille de Pharsale, 1969, 16.99 € sans DRM
Les Corps conducteurs, 1971, 17.99 € sans DRM
Triptyque, 1973, 13.99 € sans DRM
Les Géorgiques, 1981, 9.99 € sans DRM
La Chevelure de Bérénice, 1984, 4.49 € sans DRM
Discours de Stockholm, 1986, 5.99 € sans DRM
L’Invitation, 1987, 9.49 € sans DRM
L’Acacia, 1989, 8.99 € sans DRM
Le Tramway, 2001, 5.99 € sans DRM
Archipel et Nord, 2009, 4.49 € sans DRM
Quatre conférences, 2012, 9.49 € sans DRM

 

► POUR ALLER PLUS LOIN

• Page de l’auteur sur le site des éditions de Minuit
• Site de l’exposition consacrée à Claude Simon à la BPI intitulée L’inépuisable chaos du monde (Bibliothèque publique d’information, Paris, jusqu’au 6 janvier 2014)
• Dossier documentaire Claude Simon, la construction de l’œuvre
• Sur le site de l’INA, extrait d’un film de la série Océaniques : Les hommes livres de Jerôme Prieur consacré à Claude Simon (réalisation Roland Allard, entretien avec Marianne Alphant (1988), La Sept, 17 sept. 1989)
• Dans le dernier numéro de De ligne en ligne : dossier Claude Simon
• Site de l’Association des lecteurs de Claude Simon
• Article d’Édouard Launet sur le site de Libération, Claude Simon : écrivain, au sens Nobel du terme

 

► EXTRAIT

« Un idiot. Voilà tout. Et rien d’autre. Et tout ce qu’on a pu raconter ou inventer, ou essayer de déduire ou d’expliquer, ça ne fait encore que confirmer ce que n’importe qui pouvait voir du premier coup d’œil. Rien qu’un simple idiot. Seulement, lui, avec le droit de se promener en liberté, de parler aux gens, de signer des actes et de déclencher des catastrophes. Parce qu’il paraît que les médecins classent les types comme ça dans les inoffensifs. Très bien. C’est leur affaire. Mais si, au lieu de se contenter de leur avis, on demandait aussi celui des gens comme nous qui en savent peut-être un peu plus long sur l’espèce humaine que tous ces types de la Faculté… Parce que, écoutez-moi : en fait de spécimens humains, tout défile ici, vous pouvez me croire, et en ce qui concerne les mobiles auxquels obéissent les gens, si j’ai appris quelque chose pendant les vingt ans que j’ai passés dans cette étude, c’est ceci : qu’il n’en existe qu’un seul et unique : l’intérêt. Et alors, voilà ce que je dis… » Et tandis que le notaire me parlait, se relançait encore – peut-être pour la dixième fois – sur cette histoire (ou du moins ce qu’il en savait, lui, ou du moins ce qu’il en imaginait, n’ayant eu des événements qui s’étaient déroulés depuis sept mois, comme chacun, comme leurs propres héros, leurs propres acteurs, que cette connaissance fragmentaire, incomplète, faite d’une addition de brèves images, elles-mêmes incomplètement appréhendées par la vision, de paroles, elles-mêmes mal saisies, de sensations, elles-mêmes mal définies, et tout cela vague, plein de trous, de vides, auxquels l’imagination et une approximative logique s’efforçaient de remédier par une suite de hasardeuses déductions – hasardeuses mais non pas forcément fausses, car ou tout n’est que hasard et alors les mille et une versions, les mille et un visages d’une histoire sont aussi ou plutôt sont, constituent cette histoire, puisque telle elle est, fut, reste dans la conscience de ceux qui la vécurent, la souffrirent, l’endurèrent, s’en amusèrent, ou bien la réalité est douée d’une vie propre, superbe, indépendante de nos perceptions et par conséquent de notre connaissance et surtout de notre appétit de logique – et alors essayer de la trouver, de la découvrir, de la débusquer, peut-être est-ce aussi vain, aussi décevant que ces jeux d’enfants, ces poupées gigognes d’Europe Centrale emboîtées les unes dans les autres, chacune contenant, révélant une plus petite, jusqu’à quelque chose d’infime, de minuscule, insignifiant : rien du tout ; et maintenant, maintenant que tout est fini, tenter de rapporter, de reconstituer ce qui s’est passé, c’est un peu comme si on essayait de recoller les débris dispersés, incomplets, d’un miroir, s’efforçant maladroitement de les réajuster, n’obtenant qu’un résultat incohérent, dérisoire, idiot, où peut-être seul notre esprit, ou plutôt notre orgueil, nous enjoint sous peine de folie et en dépit de toute évidence de trouver à tout prix une suite logique de causes et d’effets là où tout ce que la raison parvient à voir, c’est cette errance, nous-mêmes ballottés de droite et de gauche, comme un bouchon à la dérive, sans direction, sans vue, essayant seulement de surnager et souffrant, et mourant pour finir, et c’est tout…) tandis que le notaire parlait, donc, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer l’autre, celui qui avait ainsi défrayé la chronique de la ville et dont les gens comme le notaire n’avaient probablement pas encore fini de parler, tel que je l’avais vu la veille encore, tel qu’il était sans doute déjà quelques mois plus tôt (car il semblait appartenir à cette sorte d’êtres qui ont vieilli une fois pour toutes, non pas même au cours de leur adolescence, mais de leur enfance et qui, ce pas franchi, se trouvent sans doute hors d’atteinte, sinon du mal, de la souffrance, du temps, mais de leurs stigmates, de sorte que tout ce qui venait de se passer pendant cette brève période de quelques mois, les événements qu’il déclencha, ou plus exactement débrida – et ceci, sembla-t-il, bien plus que par ses actes, par sa seule apparition, sa seule présence, à la façon de ces réacteurs chimiques, de ces excitateurs, ou plutôt encore de ces objets chargés d’une vertu bénéfique ou maléfique et qui n’ont besoin pour manifester leur puissance de faire autre chose que se contenter d’exister, d’être là – semblaient avoir passé sur lui, sinon sans l’atteindre, du moins, apparemment, sans laisser de traces, ni plus ni moins que n’importe quelle tempête venue du fond des âges sur n’importe quel galet roulé lui aussi depuis le fond des âges : seulement peut-être un peu plus lisse d’avoir encore été traîné et brassé, un peu plus poli, débarrassé de ses dernières aspérités pour présenter à la fin cette surface sans repères, l’impénétrable visage de cette insoluble, oiseuse énigme du bien et du mal) lorsqu’il débarqua, tombant là au milieu de nous, à l’improviste, comme un caillou dans la mare, avec pour tout bagage cet appareil de photo qui ne le quittait jamais, sa bicyclette, et un antique sac de voyage à courroies datant au moins du début du siècle et renfermant sans doute en tout et pour tout avec quelques mouchoirs et chaussettes, trois ou quatre de ces chemises de flanelle grisâtre, décolorées à force d’avoir été lavées, au col et aux poignets élimés, et enfin cet énorme dossier que je vis une fois dans sa chambre, à couverture de toile, fermé par une sangle et contenant à grand-peine un fatras de vieilles lettres, d’épreuves de photos et de papiers jaunis qui constituaient, semblait-il, la totalité de sa fortune ; et alors, par une sorte de paradoxe facétieux et cruel, faisant naître, à peine apparu, révolte, désirs, discorde et colère, lui qui, selon toute apparence, se voulait, s’était choisi, était le contraire de tout cela et que l’on découvrit avec stupeur, lorsque tout fut fini, lorsque furent retombées et la vase soulevée, et les passions, non pas à vrai dire intact mais entier, peut-être parce qu’aucun être humain ne peut, même en se niant, arriver à se détruire tout à fait s’il ne va pas jusqu’à le faire dans sa personne physique, peut-être parce qu’il existe une sorte de pitoyable paix par-delà ou plutôt au tréfond de toute souffrance et de toute douleur, comme au paroxysme de tout vouloir et de tout orgueil. Il me semblait donc le voir, assis là, dans ce même fauteuil où je me trouvais moi-même, aux motifs sculptés qui vous entraient dans le dos, en face du notaire derrière son bureau de bois noir, et, derrière le notaire, les vantaux vitrés de la bibliothèque, noire elle aussi, portant à son sommet quelque chose comme un fronton, un écusson sculpté représentant sur un cartouche ovale deux initiales dorées et entrelacées, la pièce tout entière, à l’aspect vieillot, solennel et funèbre contrastant avec son occupant actuel : un homme jeune encore, aux cheveux courts, taillés en brosse, au visage de sportif, au costume coupé dans un de ces tissus riches et laids choisis en vitesse avec pour seule référence leur cherté et leur anonymat, au débit pressé, vulgaire et cordial d’homme d’affaires, et qui, comme il était en train de me le raconter, pour la première fois peut-être depuis qu’il s’était assis derrière ce bureau vingt ou vingt-cinq ans auparavant, se trouvait à ce moment sinon désarçonné, en tout cas un peu agacé, mal à l’aise, quoiqu’il s’efforçât de n’en rien laisser paraître, continuant à s’exprimer avec cette même faconde, cette même aisance, cette sorte de vulgarité apprise à l’usage des bars, des salons et des marchandages, cependant qu’il essayait non de pénétrer, de comprendre ce qui se passait derrière le visage de son visiteur, mais de classer celui-ci dans une des cinq ou six catégories, non pas humaines, mais en quelque sorte utilitaires dans lesquelles il avait appris à ranger ses semblables : « Parce que, me dit-il, en vingt ans de notariat, je pense avoir vu à peu près tout ce qu’un prêtre ou un médecin peuvent avoir l’occasion de connaître en fait de gens, et d’histoires, qu’elles soient du genre privé, public, ou familial. Et même un peu plus : parce que moi, je suis à même de voir un côté de la question sur lequel ni le prêtre ni le médecin n’ont d’aperçus, du moins autres que ce qu’on veut bien leur raconter. Et alors permettez-moi de vous dire que ce n’est pas très varié. Je ne sais plus dans quel journal ni à propos de quoi j’ai lu une fois qu’on avait dénombré trente-deux ou trente-six situations théâtrales. Laissez-moi rire. Parce qu’avec les cinq doigts de la main je vous garantis que vous avez amplement de quoi compter les différents cas auxquels tout peut se ramener, et même avec un seul, parce que, vous me connaissez, et je n’ai pas besoin de vous dire que je n’ai rien d’un communiste et qu’aucune chose ne me révolte plus que cette conception du monde et de la vie fondée sur la force de je ne sais quelles lois de la matière ou de l’économie, et pourtant, croyez-moi, un seul doigt peut suffire, parce que l’unique mobile de toutes les actions humaines, de tous les prétendus drames psychologiques, et j’en ai vu passer suffisamment dans ce bureau pour avoir le droit d’en parler, eh bien c’est l’intérêt, et rien d’autre, et ce n’est pas à moi qu’il faut venir raconter des histoires de bonnes femmes. Seulement, je reconnais que lorsque je l’ai vu là, assis en face de moi, avec cette figure d’épouvantail à moineaux, cette tête de noyé qu’on aurait tout juste repêché l’heure d’avant à la plage et amené ici directement sans même prendre la peine de l’essuyer, ou plutôt de le rincer, ou plutôt de l’essorer, avec ces cheveux noirs trop longs de dix centimètres et cet appareil de photo d’au moins cent mille francs accroché sur son ventre alors qu’aucun clochard de la ville n’aurait seulement voulu, si vous le lui aviez donné, de cet imperméable qui doit lui servir à la fois de tenue de sortie et de chemise de nuit probablement, à moins qu’il ne dorme pas, ne se couche pas, promène toute la nuit dans les rues cette dégaine de rescapé de Buchenwald simplement pour rendre service aux mères de famille dont les enfants ne veulent pas dormir, quoique même pour ça il ne serait probablement d’aucune utilité puisque, paraît-il, il n’y a qu’aux gosses qu’il ne réussisse pas à faire peur à en juger par les trois ou quatre qui sont toujours à courir derrière lui pour qu’il les photographie et leur donne une de ces sucettes dont il fait sans doute provision le matin avant de sortir comme d’autres font provision de cigarettes ou de petite monnaie. Oui : les gosses et les femmes. Comprenez si vous le pouvez : qu’une putain de serveuse comme cette Rose ait essayé de l’embobiner et de lui mettre le grappin dessus, ça devait arriver, mais qu’une jeune fille aille se compromettre comme… Enfin ce ne sont pas mes affaires. Bon. Très bien. Je le reconnais : je me suis trompé, fichu dedans, fourré le doigt dans l’œil, tout ce que vous voudrez. Et pas à moitié. Du tout au tout. Parce que ce jour-là, quand je l’ai vu entrer ici pour la première fois, pas une minute, je vous le jure, je n’aurais cru qu’il allait faire autre chose que me dire “Vendez”, me signer tout de suite un pouvoir et repartir comme il était venu en me donnant non pas le numéro d’un compte en banque pour que je fasse virer les fonds quand ce serait fait, mais l’adresse d’une Trappe quelconque ou peut-être même d’une maison de cinglés. Mais au bout d’une heure et alors que je lui avais expliqué en long et en large pour la vingtième fois ce qu’il en était et que jamais qui que ce soit ne remettrait sur pied une propriété dans cet état, il n’avait pas encore ouvert la bouche autrement que pour dire : “oui”, “non”, “peut-être”, ou “je ne sais pas”, et je me demande même s’il s’était donné la peine de m’écouter, parce que dès que je le quittais des yeux, je le retrouvais, en relevant la tête, occupé à regarder cette gravure, ou le haut de la bibliothèque, ou le tapis, ou cette lampe, exactement comme s’il voulait faire un inventaire ou n’était jamais entré de sa vie dans un bureau comme celui-ci, ce qui me paraît le plus probable, quoique ce n’aurait pas été le premier que j’aurais vu, avec cette différence que les autres, les types de la campagne qui s’amènent ici, ou ceux qu’on voit une fois pour un contrat de mariage et puis jamais plus, se tiennent le plus souvent posés sur le bord de leur chaise sans oser bouger le petit doigt, tandis que lui… »

© Claude Simon, Le Vent. Tentative de restitution d’un retable baroque, Minuit, 1957, disponible en numérique au prix de 8.99€ (sans DRM Adobe, avec marquage numérique)

18 août 2013

ePagine invité à Numér’île (Salon du Livre Insulaire de Ouessant)

Le Salon International du Livre Insulaire de Ouessant (qui a démarré vendredi 16 août) met cette année en lumière les écrivains et les éditeurs de la matière insulaire, réelle ou imaginaire (jusqu’au mardi 20 août). « L’île de l’île » est le thème choisi pour cette 15e édition, comme un paradigme. « Pour des insulaires ou géographes, cela évoque bien sûr les îles-secondes, ou la double insularité. Une notion plus intime que celle de l’archipel. Le salon d’Ouessant ne peut se détacher de la réalité physique et humaine des îles, car il est organisé par des îliens : Keller et Ouessant, Inish Mor pour l’Irlande, Lifou pour la Nouvelle-Calédonie, l’île rousse pour la Corse… » (source). Consultez le catalogue en pdf ici ou en ligne.

Depuis 2008 sont également organisés des débats et tables rondes où réfléchir sur l’évolution du monde du livre et de l’écriture vers le numérique. Intitulées « Numer’île », associant le numérique et l’île, les programmations des numér’îles se déroulent sur l’île d’Ouessant en lien avec le Salon du Livre Insulaire. Cette année ePagine, qui fait partie des invités, interviendra lundi lors de la matinée réservée aux professionnels et à la table ronde du mardi matin. Ci-dessous, retrouvez le programme en détail et pour plus de renseignements, cliquez ici.

 

Numér’île #6 du 16 au 20 août 2013

© photo publie.net

 

Du 16 au 20 août – espace salon : démonstration de liseuses et tablettes avec le soutien de publie.net

Lundi 19 août 2013 – 9 h à midi
Matinée réservée aux professionnels sur inscription
en écrivant à : numerile@livre-insulaire.fr

Mardi 20 août 2013 – 11 h – espace salon
« Lecture numérique : nouveaux comportements ou nouveaux lecteurs ? » : table ronde avec la participation de Michèle Fitamant, Directeur de la Bibliothèque du Finistère – Gwen Catalá, auteur numérique – Christophe Grossi, libraire numérique ePagine et d’un/e lecteur/lectrice.

– Introduction : lire en numérique, qu’est-ce que cela change ? Supports, accessibilité, partage.
– Méditation numérique : du rôle de la librairie à l’heure de la diffusion tous azimuts. Là où internet permet à chacun, auteur, éditeur et même lecteur, de devenir prescripteur d’une œuvre, comment le libraire se positionne-t-il ?
– Bibliothèque numérique : prêt de liseuses ou d’ouvrages : enjeux locaux face aux géants d’internet.
– Le lecteur numérique face aux idées reçues.
– Et l’auteur dans tout ça ? Présentation du projet Les Veilleuses de Gwen Catalá.

17 mai 2013

Les littératures à l’honneur aux Etonnants voyageurs

À l’occasion du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo (du 18 au 20 mai 2013), la librairie ePagine propose sur son site une sélection de plus de 90 récits, romans, polars et essais à lire en numérique sur le thème du voyage, de l’imaginaire et du déplacement. Ici sont mis en avant les auteurs invités à participer à l’un des thèmes retenus cette année par le festival : « Le monde est un roman », « L’Afrique qui vient », « L’Amérique est une légende », « Littératures de l’imaginaire »… mais également des auteurs non invités à ce festival et dont le travail a à voir avec le voyage ainsi que des auteurs classiques. Avec ces récits de voyage ou initiatiques, ces romans historiques, policiers ou maritimes et ces romans d’aventures ou fantastiques écrits par des auteurs des quatre coins du monde, la mise en avant se veut la plus large possible. Les écrivains médiatisés, français ou étrangers, côtoient de jeunes auteurs. De la même manière, les éditeurs traditionnels et les éditeurs numériques n’ont pas été séparés ni les genres littéraires. On y trouve pêle-mêle Nick Stone, Catherine Mavrikakis, Deon Meyer, Alexander Kent, Albert Londres, Christian Garcin, Lionel Duroy, Ayerdhal, Jørn Riel, Arnaldur Indridason, Hubert Haddad, Jérôme Ferrari, Patrick Deville, Atiq Rahimi, Laurent Margantin, Julie Otsuka, Sorj Chalandon, Comte Kerkadek ou encore Maydan, l’anthologie d’auteurs turcs contemporains. Venez tenter l’aventure en numérique !

Tous ces titres peuvent être téléchargés sur l’ensemble des sites des librairies en ligne et des plateformes de vente de livres numériques, dont ePagine, au format ePub (à lire sur une liseuse, une tablette, un ordinateur ou un smartphone) et ses libraires partenaires. Si certains fichiers ne contiennent pas de DRM (seulement un tatouage numérique ou rien), d’autres au contraire sont proposés par l’éditeur avec la DRM Adobe. Le site de la librairie ePagine le signale à chaque fois. Enfin, tous ces titres en France sont vendus au même prix sur tous les sites, le prix étant fixé par la maison d’édition (dans cette liste, la fourchette varie entre 3.99 € pour le moins cher à 19.99 € pour le plus cher). Bonnes lectures !

ChG

 

Pour consulter les titres sélectionnés, cliquez ici.

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