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24 juin 2011

#EbookFriday, 4e semaine

Déjà vendredi et un nouvel #EbookFriday en vue ! Pour les retardataires ou pour tous ceux qui voudraient connaître la règle du jeu lancée par Numerik:)ivres à la fin du mois de mai, vous pouvez cliquer ici. Ça ne fait pas mal, promis. Pour tout le monde, voici infra la liste des trois titres du jour (dont deux ont été chroniqués sur ce blog), tous piochés par l’éditeur pure player dans son catalogue et qui seront vendus 0,99 € pendant 24 heures sur toutes les plateformes de vente de livres numériques, dont ePagine, Place des libraires numérique et les sites des libraires-partenaires. À cette liste je rajouterai trois autres titres vendus 0.99 € ce vendredi mais également les autres jours de la semaine et publiés par deux autres éditeurs 100% numérique (publie.net via la collection stigme99 et StoryLab via sa collection One shot) ; trois titres, trois textes très différents mais qui tous traversent avec leur souffle propre des bouts de nos vi(ll)es ordinaires avec tension et brutalité.

 

Le Roi silence de Samir Bouhadjadj (recueil de 3 nouvelles chroniqué sur ce blog le 6 juillet 2010) (Numerik:)ivres)
Plongeant dans une première histoire qui laissera sa place à d’autres histoires au gré des événements soudains qui bouleversent souvent la trajectoire de nos vies, j’ai été saisi par cette manière qu’a l’auteur de nous faire traverser ainsi une trentaine d’années en si peu de pages. Et par ces filins à la fois discrets et solides qui relient les pères et les fils en passant par les militaires ou encore les camarades de promotion.

L’édition interdite de Thierry Crouzet (texte chroniqué sur ce blog le 14 mars 2011) (Numerik:)ivres)
Thierry Crouzet a construit son nouvel essai sous la forme d’une liste de 149 propositions, aphorismes et sentences à partir desquels sont venus répondre plusieurs auteurs, journalistes et lecteurs. Il reprend et prolonge ce qu’il défend par ailleurs sur son blog depuis très longtemps : comment Internet est en train de bouleverser la diffusion des textes et de manière plus générale l’édition ?

Tokyo, Québec de Leroy K. May (Numerik:)ivres)
Tokyo, Québec est un road book sans voiture, où le métro fait office de véhicule. À travers 18 chapitres au rythme effréné, Leroy K. May mène le lecteur dans les méandres d’un amour possible seulement dans le rêve, les chambres d’hôtel luxueuses et le sang.

 

Wagon de Jacques Serena (publie.net, stigme99)
Une femme interpelle un homme dans un wagon et les mots cognent en uppercut : « Et moi qui en étais à me dire : tiens, nous voilà un peu seuls, cet homme et moi, dans ce bout de wagon, alors il y a des chances pour que nous nous mettions, lui et moi, à ressentir l’espèce d’entente tacite, ce lien, cette intimité étrange, douce et un peu choquante, qui parfois arrive, dans un bout de wagon, passé une certaine heure. Lui, à savourer une nouvelle journée de travail accomplie, moi, tranquille, prête à regarder un peu par la vitre, à retarder le moment de m’offrir ce plaisir, rouler en regardant par la vitre. Mais voilà. Il faut que je me dise voilà, idiote, ton entente tacite, tu as vu l’œil qu’elle te jette, qu’est-ce que tu croyais. »

Morsure (une grève) de François Bon (publie.net, stigme99)
Tout démarre avec une grève de plus mais cette fois ce sont les camionneurs qui s’y collent et font pression. Sur les autoroutes, dans les stations essence, partout. On ne parle alors plus que de ça. Sauf qu’au milieu de cette activité qui semble s’être arrêtée des figures surgissent, comme autant de portraits : ce sans-abri par exemple ou encore cet ado qui cherche à mettre fin à ses jours dans une ville que nous pourrions connaître. Et qui l’en empêchera ? Et qu’avons-nous fait de notre rêve de ville demande François Bon ?

Un psychopathe et demi d’Elias Jabre (StoryLab)
« Rien de plus délicat que d’annoncer une rupture surtout quand votre partenaire pense vivre le parfait amour. Et si c’était votre jour de chance ? » lit-on sur la fiche de présentation de cette nouvelle. Sauf qu’ici l’auteur joue avec nos nerfs. Construite dans la lenteur et la tension cette nouvelle, quasiment un huis clos, est en effet assez angoissante. Surtout qu’Elias Jabre s’empare, via le thriller, de nos petites lâchetés avec une radicalité effrayante.

 

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