Avis à tous les copropriétaires ! Cette contre-enquête du commissaire « Liberty » Wallance de Raphaël Majan est faite pour vous ! Mais je vous en prie, ne vous ruez pas tous en même temps sur ce livre publié par les éditions P.O.L, sinon il ne restera plus personne pour sortir le chien de la dame du 6ème. Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient tremper un orteil avant de plonger dans la piscine sanglante du commissaire Wallance, lisez donc les premières pages en ligne ou téléchargez ce même extrait sur votre ordinateur, votre liseuse ou votre iPad. Ces « contre-enquêtes » paraissent deux par deux, en général au printemps et à l’approche de l’hiver. Aujourd’hui, six d’entre elles ont été numérisées et sont téléchargeables sur ePagine ou chez les libraires partenaires du réseau.
C’est délirant, absurde, complètement immoral, parfaitement pervers et totalement cynique.
En un mot, extrêmement réjouissant ! (Michel Abescat, Télérama)
Connaissez-vous les « contre-enquêtes du commissaire Liberty » ? On vous en a peut-être parlé un jour ? Faux polars ? Polars de faussaire ? Ce n’est pas faux. Mais là n’est pas la question. Car il manque quelque chose. Vous-a-t-on dit qu’on mourait très souvent dans l’entourage de Wallance (le commissaire Liberty) et qu’on mourra également de rire dans le vôtre (d’entourage) quand vous lirez à haute voix des passages à votre voisine, maîtresse, collègue… ? D’accord donc pour confirmer que l’auteur connaît les codes du genre (le polar noir américain, par exemple Donald Westlake) et prêt aussi pour avancer qu’il a également lu (au moins) Proust et Perec. Mais au-delà des références littéraires ou cinématographiques (cf. John Ford également pour le surnom du commissaire) que j’aime tartiner sur les notes de lecture, Raphaël Majan, je l’imagine très bien au bout d’un comptoir, pleins comme un oeuf (lui et le comptoir), en train de préparer ses nouveaux coups (les meurtres du commissaire et l’arrestation des innocents) et de réfléchir à des tournures syntaxiques édifiantes. Oui, c’est là que je le vois préparer ses plus grands déboîtements, le coude sur le zinc derrière lequel pourrait également se trouver Jean-Marie Gourio qui noterait là quelques brèves qui n’auraient pas leur pareil. Au fait, l’auteur s’appelle Raphaël Majan et il en a déjà écrit une bonne vingtaine de ces contre-enquêtes. Vingt-six (exactement) ont été publiés par P.O.L. Six ans que ça dure et ce n’est pas prêt de se terminer.
Son héros est un serial killer de la pire espèce, froid, efficace et intelligent.
Pire encore, il est cultivé. Son créateur aussi. Quelle jubilation ! (Christine Ferniot, Lire)
Voici comment le commissaire Wallance (qui améliore à sa façon les statistiques de la police en coffrant les innocents de ses propres crimes) est généralement présenté : Vocation tardive : c’est à cinquante ans que le commissaire « Liberty » Wallance fait ses débuts dans la singulière carrière de serial killer au service de la sécurité. Il y montre d’emblée d’excellentes dispositions ainsi que la volonté, en bon lecteur de Proust, de rattraper le temps perdu. Hommes et femmes, jeunes et vieux, ceux qui le côtoient finissent aussi bien au cimetière qu’en prison. Quand il viole, les deux sexes passent à la casserole. Puisqu’il travaille pour la justice, n’est-il pas logique que Liberty tâche de réserver un sort égal à chacune de ses victimes ? (site de l’éditeur)
Et maintenant, quelques maximes et autres axiomes attribués à Wallance qui tient un journal intime dans lequel l’auteur vient piocher pour alimenter le récit : « Le crime idéal serait celui qu’il effectuerait lui-même en en faisant porter la chapeau à des êtres objectivement antipathiques dont la culpabilité proclamée ne ferait de peine à personne. [Wallance deviendra alors] le premier assassin qui ne choisira pas tant ses victimes que ses coupables. (…) Si on veut vraiment l’impunité zéro, plutôt un innocent en prison qu’un crime sans coupable. (…) Plutôt cent innocents en prison qu’un crime impuni. (…) Si, après chaque meurtre, on arrêtait immédiatement le premier ou le deuxième venu, il n’y aurait plus de crime impuni, et la police gagnerait un temps fou qu’elle pourrait consacrer à des opérations de sécurité pour rassurer la population. »
Si on a l’esprit un peu mal pensant et du goût pour l’absurde,
il faut lire Raphaël Majan. (Astrid de Larminat, Le Figaro)
Si aujourd’hui j’ai choisi dans le catalogue Les Copropriétaires, contre-enquête publiée en 2007, ce n’est pas parce qu’elle serait la première, la meilleure ou la plus savoureuse de la série mais parce que la semaine dernière j’ai réalisé que l’assemblée générale de notre immeuble approchait à grands pas et que je n’avais toujours pas d’idées pour faire disparaître l’un ou l’autre de ceux qui ne payaient plus leurs charges depuis un an et demi ou passaient leur temps à en vouloir à ceux qui arrosent leurs jardinières ainsi que les parasols des voisins du dessous. Je me suis alors souvenu que le commissaire Liberty lui aussi s’était laissé entraîner dans une sale histoire de copropriétaires. Mais comme je ne savais plus comment il s’en était dépêtré j’ai relu cette contre-enquête afin de trouver là, parant du coup à mon manque d’imagination, d’imparables idées pour liquider le syndic, faire enfermer sa supposée maîtresse, s’arranger pour que l’ascenseur (qui joue toujours un rôle important dans les affaires de copropriétaires) devienne son complice, tenter de faire taire sa mère, la gardienne volage ou encore le SDF prétendument pédophile… Car, oui, tout le monde a un jour eu envie de faire disparaître l’un ou l’autre de ses voisins mais n’est pas Wallance qui veut ni commissaire et encore moins un commissaire serial killer qui a des principes moraux. « Ce n’est pas parce qu’on tue des gens qu’on n’est pas puritain », écrit-il dans ses carnets.
Je vous rappelle que Les Copropriétaires ainsi que toutes les autres contre-enquêtes numérisées du commissaire « Liberty » Wallance (six en tout) sont publiées par P.O.L. Qu’elles sont disponibles sur ePagine ou chez l’un des libraires partenaires du réseau. Que vous pouvez les feuilleter en ligne, télécharger (formats PDF et ePub) les premières pages et qu’elles sont lisibles sur iPad. Quant à l’auteur, Raphaël Majan, son éditeur nous informe qu’il serait né en 1963 à Saint-Sébastien et que, fonctionnaire, il aurait travaillé au ministère de l’Intérieur.
Christophe Grossi
Textes de Raphaël Majan numérisés à ce jour (chez P.O.L) :
- L’Examen de conduite (2008)
- Bref mariage (2007)
- Du carnage à la une (2007)
- Adieu les pauvres (2007)
- Les Copropriétaires (2007
- Chair aux enchères (2006)
Textes de Raphaël Majan non numérisés à ce jour (chez P.O.L) :
- Le Cimetière de la mort (2010)
- Amsterdam la débauchée (2010)
- Dans les griffes du bonheur intégral (2009)
- Massacre à l’art contemporain (2009)
- Déménagement sans ménagements (2009)
- Samba maudite (2009)
- Shopping sanglant (2008)
- Espion es-tu là ? (2008)
- Au cirque les orphelins (2008)
- La Légion d’honneur (2006)
- Au beau milieu du sexe (2006)
- La Gym de tous les dangers (2006)
- Cruelle télé (2005)
- Accouchement charcutier (2005)
- Vacances merveilleuses (2005)
- L’Auteur de polars (2005)
- Les Japonais (2004)
- Le Collège du crime (2004)
- Chez l’oto-rhino (2004)
- L’Apprentissage (2004)



